En direct
Best of
Best of du 3 au 9 août
En direct
© Reuters
combattant de l'Etat islamique drapeau Irak Atlantico.fr
Dirty business

Un ancien dirigeant de Lafarge admet des versements d'argent à l'Etat islamique

Publié le 21 septembre 2017
L’organisation terroriste aurait perçue une somme de "l'ordre de 20 000 euros par mois", d'après un article du Monde.
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
L’organisation terroriste aurait perçue une somme de "l'ordre de 20 000 euros par mois", d'après un article du Monde.

Le dossier sent le "soufre", selon Le Monde. Le quotidien français a publié ce mercredi des extraits de l'enquête judiciaire sur les agissements de Lafarge, soupçonné d'avoir payé des taxes à l’Etat islamique afin de maintenir l'activité d’une partie de ses activités en Syrie. Les neuf principaux responsables du groupe ont été entendus dans le cadre de l'enquête, ouverte en octobre 2016 pour "relations financières illicites entre la France et la Syrie".

D’après Le Monde, depuis 2010, le cimentier français "n’a qu’une obsession : maintenir coûte que coûte l’activité de son usine de Jalabiya, à 87 kilomètres de Rakka, quitte à financer indirectement des organisations terroristes". Le directeur général adjoint opérationnel de Lafarge, Christian Herrault, a reconnu que le groupe s'est soumis à une "économie de racket" menée par des milices armées dès "septembre ou octobre 2012" afin de rester sur le site, dans l'optique d'une construction de la Syrie après la guerre. Et d'estimer que cette stratégie était validée par les autorités françaises. "Tous les six mois, on allait voir le Quai d'Orsay, qui nous poussait à rester".

Mais les bouleversements vont alors se succéder dans le pays en proie au chaos. Le 13 juin 2013, l'Etat islamique prend le contrôle de Rakka. "Daech vient dans la liste des racketteurs", lance Christian Herrault aux enquêteurs. Selon lui, un responsable du groupe terroriste rencontre alors l'intermédiaire mandaté par Lafarge. Directeur de Lafarge Syrie, Bruno Pescheux avoue avoir lu le nom de Daech sur des documents. La somme perçue par l'organisation terroriste était de "l'ordre de 20 000 euros par mois", a-t-il affirmé. Le groupe djihadiste s'empare finalement du site de Jalabiya le 19 septembre 2014 : Lafarge cesse alors ses activités.

Vu sur : Lu sur Le Monde
Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Crise de foie, 5 fruits et légumes : petit inventaire de ces fausses idées reçues en nutrition

02.

Jean-Bernard Lévy, celui qui doit faire d’EDF le champion du monde de l’énergie propre et renouvelable après un siècle d’histoire

03.

Manger du pain fait grossir : petit inventaire de ces contre-vérités en médecine et santé

04.

Un été tranquille ? Pourquoi Emmanuel Macron ne devrait pas se fier à ce (relatif) calme apparent

05.

Au Yémen, les Emirats Arabes Unis défendent leurs intérêts... au détriment des Saoudiens

06.

Pourquoi le ralentissement économique occidental n'a que peu de liens avec la guerre commerciale sino-américaine

07.

Comme Richard Ferrand, nous appelons à un « sursaut collectif contre la violence ». Oui, mais contre toutes les violences !

01.

« La France a une part d’Afrique en elle » a dit Macron. Non, Monsieur le Président, la France est la France, et c'est tout !

02.

​Présidentielles 2022 : une Arabe à la tête de la France, ça aurait de la gueule, non ?

03.

Crise de foie, 5 fruits et légumes : petit inventaire de ces fausses idées reçues en nutrition

04.

La saga du Club Med : comment le Club Med résiste à la crise chinoise

05.

Manger du pain fait grossir : petit inventaire de ces contre-vérités en médecine et santé

06.

Peugeot-Citroën : le lion résiste aux mutations mondiales

01.

Ces quatre pièges qui pourraient bien perturber la rentrée d'Emmanuel Macron (et la botte secrète du Président)

02.

"Une part d'Afrique en elle" : petit voyage dans les méandres de la conception macronienne de la nation

03.

« La France a une part d’Afrique en elle » a dit Macron. Non, Monsieur le Président, la France est la France, et c'est tout !

04.

​Présidentielles 2022 : une Arabe à la tête de la France, ça aurait de la gueule, non ?

05.

Quand le moisi (Jean-Michel Ribes) s'en prend à la pourriture (Matteo Salvini)

06.

Italie : quelles leçons pour la droite française ?

Commentaires (3)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
vangog
- 21/09/2017 - 23:14
Oui, les deux commentaires précédents sont justes!
Fabius et les socialos ont promu le terrorisme islamiste, aveuglés qu'ils étaient par leur haine d'Assad. Lafarge n'a fait que s'adapter à la diplomatie de phoques à la française...
kilian
- 21/09/2017 - 18:12
@ ikaris
Ceux que fabius désignait pour leur bon boulot était Al Nostra, un moment dépendant d' al quaida mais pas de l'état islamique qu'ils ont fini par combattre ...un peu. Ça reste des islamistes terroristes. Sacré fabius stratège d'opérette.
ikaris
- 21/09/2017 - 11:30
Lafarge victime expiatoire ?
Je ne vois vraiment pas pourquoi on sanctionnerait Lafarge alors que, exactement sur la même période, les services des pays occidentaux ont soutenu indirectement la montée en puissance de Daesh. Fabius en était alors à parler du "bon boulot" faits par les extremistes locaux et la France distribuait armes, munition et entrainement à tout ce qui était contre Assad.