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Bernard Squarcini s'exprime sur l'affaire Merah

Publié le 23 mars 2012
"Nous ne pouvions pas aller plus vite", assure le directeur central du renseignement intérieur.
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"Nous ne pouvions pas aller plus vite", assure le directeur central du renseignement intérieur.

Ce genre d'interview est rare, si peu de temps après le dénouement d'une enquête. Attaqué concernant la gestion par le renseignement intérieur du cas Mohamed Merah, Bernard Squarcini a répondu ce vendredi aux interrogations du Monde. Il l'assure : ses services n'avaient aucune raison de suspecter le jeune homme avant les tueries, ils n'auraient pas pu l'interpeller plus tôt.

Le directeur central du renseignement intérieur explique que le profil de Merah n'était pas celui d'un islamiste radical. "Il n'y a rien. Pas d'activisme idéologique, pas de fréquentation de la mosquée", précise-t-il. "Ni les services pakistanais, ni les Américains, ni la DGSE ne nous ont alertés" qu'il s'était rendu dans les zones frontalières du Pakistan contrôlées par Al-Qaïda, ajoute Squarcini.

Le patron du renseignement intérieur revient également sur le contenu des négociations de mercredi, et ce que Mohamed Merah a révélé aux enquêteurs. "Selon les déclarations qu'il a faites lors du siège par le RAID, il s'est autoradicalisé en prison, tout seul, en lisant le Coran. C'est un acte volontaire, spontané, isolé. Et il dit que de toute façon, dans le Coran, il y a tout. Donc, il n'y a aucune appartenance à un réseau", explique-t-il. De la même manière, il a "bénéficié d'un entraînement particulier au Waziristan par une seule personne. Et pas dans les centres de formation, où il aurait pu se faire repérer puisqu'il parlait français".

"Pour avoir fait ce qu'il a fait, cela relève davantage d'un problème médical et de fanatisme que d'un simple parcours djihadiste", insiste Squarcini. "C'est évident qu'il peut y avoir d'autres solitaires comme lui. C'est la crainte de tous les services de renseignements mais cela ne change pas fondamentalement notre grille de lecture du phénomène terroriste".

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diana
- 23/03/2012 - 15:12
cette personne d'origine
cette personne d'origine algérienne a effectué des séjours au Pakistan et Afghanistan - il se réclame du salafisme et jyhadisme - fiché par la DCRI - DZRI, fiché sur CRISTINA - inscrit sur la liste noire aux USA dixit C Gueant - vous avez bien raison Mr Gueant , les grands terroristes sont en Corse - ici ils sont fichés, balisés - filés -interceptés à l'aube ainsi que toute la famille y compris les grand-mères de 80 ans!les appartements,maisons mises à sac, pour un simple plasticage! interceptés avec des armes de gros calibres certainement pas avec des armes non-létales-
nous avons des crimes régulièrement perpetrés, voir tous les 2 mois (je ne parle pas des fratricides) en plein jour, en pleine saison, jamais une arrestation - !
continuez MM Squarcini et Mr Gueant -
Kakou
- 23/03/2012 - 13:12
Le Pote
Les mosquée distillent leurs venin ..et les merah en font leur beurre ..les prèche sont orientés contre l'occident...contre les ..chrétiens...contre ..les laiques ...contre la ..France..
laurentso
- 23/03/2012 - 13:12
Ah bon ?
"Ni les services pakistanais, ni les Américains, ni la DGSE ne nous ont alertés" qu'il s'était rendu dans les zones frontalières du Pakistan contrôlées par Al-Qaïda, ajoute Squarcini.
Il y a bien un souci quelque part, donc.