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Revivez le deuxième débat de la primaire de la droite et du centre, minute par minute
Publié le 04 novembre 2016
Alain Juppé, Nicolas Sarkozy, François Fillon, Bruno Le Maire, Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-François Copé, et Jean-Frédéric Poisson se sont affrontés ce jeudi 3 novembre avant le vote qui se tiendra les 20 et 27 novembre.
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Alain Juppé, Nicolas Sarkozy, François Fillon, Bruno Le Maire, Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-François Copé, et Jean-Frédéric Poisson se sont affrontés ce jeudi 3 novembre avant le vote qui se tiendra les 20 et 27 novembre.
  • C'est le deuxième débat de la primaire de la droite avant les votes du 20 et 27 novembre
  • Les sept candidats à cette élection se sont affrontés en direct de la salle Wagram à Paris, sur BFMTV, RMC, Dailymotion et iTélé
  • L’émission a été divisée en trois parties et a abordé l'Europe, l'éducation et la sécurité
  • Il y a eu 243.370 tweets pendant ce débat, par 32.253 utilisateurs, utilisant le hashtag #LaPrimaireLeDébat (ou un autre mot-clé lié au débat) entre 20h30 et 23h15. 

 

Davantage que lors du premier débat télévisé, les sept candidats de la primaire à droite se sont interpellés jeudi lors de la seconde confrontation organisée par BFMTV/ITélé/RMC. 

Les spectateurs ont ressenti d’avantage les divergences de chaque candidat. Ils ont abordé la question des migrants sur laquelle Alain Juppé s’est démarqué en insistant davantage sur le contrôle aux frontières de l’espace Schengen. Jean-Frédéric Poisson s’est fait remarquer en déclarant qu’il "faut modifier la Constitution pour revenir au septennat".
 
Pour ce qui est de la sécurité, les candidats se sont mis presque tous d’accord sur le fait qu’il faut augmenter le nombre de postes (réaffectation et augmentation concrète) ainsi que sur une réforme du concept de légitime défense.
 
Nicolas Sarkozy a été la cible des candidats lui reprochant d’avoir diminuer le nombre de postes de fonctionnaires de police durant son quinquennat. Ils ont ensuite abordé la question des banlieues et de la politique de la ville.
 
Sur le terrorisme, les candidats étaient d’accord sur le fait de retirer la nationalité française aux djihadistes de retour en France. L’influence de l’Arabie Saoudite en France a mené lieu à une véritable polémique, Jean-Frédéric Poisson défendant sa proximité avec Bachar Assad en clamant que que "la France a oublié que ses premiers alliés au Moyen-Orient sont les chrétiens d'Orient".
 
Fillon a, selon elle, dénaturé les propos de Nathalie Kosciusko-Morizet en déclarant qu'il n'était pas d'accord pour la mise en place d'un financement public au bénéfice d'un culte religieux spécifiant le cas de la religion chrétienne et juive. NKM lui a alors répondu qu'"il ne s'agi[ssait] pas d’un financement public pour le culte musulman mais juste de mettre en place une redevance d’1 % auprès de la communauté musulmane sur le halal (qui représente 6 milliards d'euros par an)."
 
François Bayrou, absent de la scène, fut néanmoins au centre des discussions, à la suite de nombreuses polémiques autour du leader centriste. "Je suis pour un projet qui rassemble la droite et le centre, mais avec un centre qui est avec nous matin, midi et soir, pas un centre qui n'est avec nous que quand il a besoin de nos voix pour être élu à Pau.", a déclaré Nicolas Sarkozy. Alain Juppé a expliqué de son côté qu’il n’a "rien promis à François Bayrou, il ne m'a rien demandé. Je ne vais pas refuser son soutien". Bruno Le Maire a trouvé " très surprenant" de parler du président du MoDem. NKM a également été ennuyée par ce sujet.
 
Puis après un bref échange sur le Front national, les candidats se sont penchés sur l’éducation. NKM a proposé de supprimer les nouveaux rythmes scolaires, Copé a déclaré que  "le collège n'est pas unique, c'est l'enfant qui est unique. Il faut accompagner chaque enfant, leur proposer pas seulement un diplôme, mais un métier. Je veux l'idée d’un rendez-vous républicain pour chaque élève avec La Marseillaise, drapeaux tricolores, avec uniforme et écusson de son collège, comme en Angleterre, plus un service national obligatoire pour chaque garçon et jeune fille." Ce dernier s'est trouvé un allié du nom de Fillon sur le fait d'instaurer un contrôle en fin de primaire pour s'assurer que les fondamentaux soient bien assimilés par les élèves. Sarkozy a de nouveau parlé du fait que "tout jeune entre 18 et 25 ans sans emploi ou formation sera envoyé au service militaire obligatoire." Pour Jean-Frédéric Poisson, "l'Etat n'est pas éducateur des enfants. Ce sont les familles qui éduquent, l'Etat n'a qu'une délégation pour l'instruction."
 
In fine, l’échange de ce soir est apparu plus naturel avec une mise en exergue des divergences entre les candidats sans oublier quelques  "règlements de comptes".  Mais aucun réel gagnant ne semble encore se dégager.
 
PRÉCÉDEMMENT : 
 

23h12 : C'est maintenant l'heure de conclure pour les sept candidats. Chacun d'entre eux dispose d'une minute pour inciter les électeurs à voter pour eux lors de la primaire de la droite les 20 et 27 novembre. François Fillon commence le premier : "La France se perd et s’abîme dans des querelles intestines, je veux être président qui travaille pour les Français, qui travaille pour permettre aux Français d’améliorer leur vie et d'aller au bout de leur rêves." Il est suivi par Alain Juppé : "Nous vivons dans un monde instable et dangereux. Pour relever tous ces défis nous avons besoin de réformes profondes, je ne suis pas homme à changer de cap tous les six mois." Nicolas Sarkozy assure qu'il a "l’énergie, j’ai la volonté, je veux par dessus tout mettre cette volonté et cette énergie au service de la France, je sens que je peux relever ce défi. Je ne crois pas que notre identité soit heureuse, je n'ai pas envie d’une alternance molle." Nathalie Kosciusko-Morizet "invite à un vote antidote, j’appelle tous les Français qui ne veulent plus de Hollande et ne veulent pas de Marine Le Pen. Donnez-moi de la force." Pour Jean-François Copé "il faut proposer une vision. Il faut une droite décomplexée pour une France décomplexée, pour parler de tout, sans avoir peur de la gauche caviar. Une France décomplexée qui remonte à cheval, comme Zorro." Jean-Frédéric Poisson pose une question et répond : "Comment on redonne à la France un Etat protecteur, fort, régalien, comment on refait de notre communauté nationale un peuple ? Je suis volontaire pour changer de cadre." Bruno Le Maire clôture le débat et le fait remarquer : "Il paraît que les derniers seront les premiers. Le rôle du prochain président sera de redonner du sens à ce que c'est qu’être Français. Le vrai combat est un combat culturel."

 

23h08 : Sarkozy déclare que "tout jeune entre 18 et 25 ans sans emploi ou formation sera envoyé au service militaire obligatoire." Pour Jean-Frédéric Poisson, "l'Etat n'est pas éducateur des enfants. Ce sont les familles qui éduquent, l'Etat n'a qu'une délégation pour l'instruction."

22h58 : Selon Copé,  "le collège n'est pas unique, c'est l'enfant qui est unique. Il faut accompagner chaque enfant, leur proposer pas seulement un diplôme, mais un métier." Je veux l'idée d’un rendez-vous républicain pour chaque élève avec La Marseillaise, drapeaux tricolores, avec uniforme et écusson de son collège, comme en Angleterre, plus un service national obligatoire pour chaque garçon et jeune fille.", déclare-t-il.  Fillon souhaite "une école primaire des fondamentaux, qui commence à cinq ans, pour qu'on ait un an de plus pour les acquérir." Il trouve que "la situation est catastrophique : 40 % d'élèves de CM2 ne maîtrisent pas les fondamentaux. (...) Je propose un uniforme parce que je pense que c'est moderne, c'est une bonne manière de montrer à un enfant qu’il rentre dans une nation." 

 

22h53 : "Aujourd'hui, notre système éducatif est en situation de faillite. Il ne permet pas à tous les enfants de trouver leur place dans la société.", estime Le Maire. Pour lui, "il faut rétablir l'autorité de l'enseignant, rétablir 15 heures d'apprentissage du Français en primaire, mettre fin au collège unique, qui ne reconnaît qu'une forme d'intelligence."

22h50 : Les candidats sont maintenant invités à s'exprimer sur l'éducation. "Je veux la suppression des nouveaux rythmes scolaires", commence NKM. "Çà coûte très cher. Je veux que le maître soit maître de sa classe et dans sa classe. Je crois à l'autonomie si les établissements souhaitent expérimenter des rythmes nouveaux ce sera sans financement public. En 1976 entre primaire et collège il y avait 2 800 heures de français, aujourd'hui il y en a 600 de moins."

22h45 : Les candidats parlent désormais du Front National. NKM et Nicolas Sarkozy s'affrontent sur le "ni ni", une stratégie face au FN qu'elle a toujours rejetée, contrairement à Nicolas Sarkozy dont la position a semblé évoluer ces derniers jours. Une nouvelle fois l'ancien président la ramène à son ancien poste de porte-parole de sa campagne de 2012, façon de rappeler que c'était lui le patron."Je ne voterai pas pour Marine Le Pen, mais je ne voterai pas non plus pour François Hollande.", déclare Fillon, pour sa part. "Je ne voterai pas pour François Hollande, pour la bonne raison qu'il ne sera pas au deuxième tour, sauf si nous faisons les imbéciles.", Juppé. 

22h40 : Et Jean-Frédéric Poisson devient la cible. "Il m'a été reproché de jouer avec la ligne rouge [avec le Front National].", déclare-t-il. Il a notamment parlé du fait que NKM aurait sollicité par mail le parainnage du maire de Béziers. L'intéressée évoque un e-mail circulaire envoyé "par erreur"."La vérité, c'est que Jean-Frédéric Poisson a dit qu'il se sentait plus proche de Marion Maréchal-Le Pen que de moi. Quand je vois certains de ses propos, je m'en honore.", s'est défendue NKM. 

 

22h30 :  Même si le sujet embête la plupart des candidats, c'est le moment d'attaquer Sarkozy :"Nicolas, tes propos [sur François Bayrou] seraient plus crédibles si tu n'avais pas fait l'ouverture à gauche en 2007.", lance Bruno Le Maire. Nicolas Sarkozy réplique illico à cette attaque : "Tu faisais parti du gouvernement, tu as même postulé pour être Premier ministre, tu ne devais pas être en désaccord avec cela", lâche-t-il. Jean-Frédéric Poisson choisit une autre cible et joue les intervieweurs avec Alain Juppé. "Quelle est la position de Juppé dans le cas où il ne gagnerait pas la primaire ?" Juppé répond simplement : "Je soutiendrai le gagnant de la primaire."

22h28 : "Je trouve aberrant que François Bayrou soit au centre de nos conversations.", annonce Copé. "C’est un retour à la république des partis, moi je ne rentre pas dans ce pugilat.", soutient Fillon. "Je ne sais pas pour les Français qui nous écoutent, mais moi, ça fait quelques minutes que j'ai décroché du débat François Bayrou.", NKM.

22h25 : Alain Juppé : "Je persiste et je signe : moi je veux rassembler la droite le centre les déçus du hollandisme ainsi que les déçus du FN s'il y en a." "Je n'ai rien promis à François Bayrou, il ne m'a rien demandé. Je ne vais pas refuser son soutien.", ajoute-t-il. "Je trouve très surprenant tout le temps que nous accordons à François Bayrou. C'est le complice de l'élection de François Hollande, il n'a pas sa place dans notre famille politique.", lance Bruno Le Maire. "C'est suicidaire" de refuser le soutien de François Bayrou, dit Alain Juppé.

22h20 : Nouvelle pause dans ce débat. Les candidats reprendront avec les questions sur la ligne politique. Les candidats sont interrogés sur le centre et François Bayrou. "Je suis pour un projet qui rassemble la droite et le centre, mais avec un centre qui est avec nous matin, midi et soir, pas un centre qui n'est avec nous que quand il a besoin de nos voix pour être élu à Pau.", commence en premier Nicolas Sarkozy. La relation entre Nicolas Sarkozy et François Bayrou est tendue depuis plusieurs années. Depuis le début de la campagne présidentielle, les deux hommes sont ennemis. 

22h10 : En parlant de l'influence de l'Arabie Saoudite, Fillon a dénaturé les propos de Nathalie Kosciusko-Morizet en déclarant qu'il n'était pas d'accord pour la mise en place d'un financement public au bénéfice d'un culte religieux spécifiant le cas de la religion chrétienne et juive. NKM lui a alors répondu qu'"il ne s'agi[ssait] pas d’un financement public pour le culte musulman mais juste de mettre en place une redevance d’1 % auprès de la communauté musulmane sur le halal (qui représente 6 milliards d'euros par an)."

22h05 : Les candidats abordent désormais l'actualité liée au Moyen-Orient. "Si vous croyez qu'on va ramener la paix autour de la Méditerranée sans avoir l'Arabie Saoudite, Moscou et Téhéran avec nous, alors vous ne connaissez pas ce dossier.", lance Sarkozy. "Je suis d'accord avec Nicolas, la politique étrangère, cela ne consiste pas à couper les ponts avec ceux qui ne partagent pas nos idées.", Alain Juppé. Pour Jean-Frédéric Poisson, "la France a oublié que ses premiers alliés au Moyen Orient sont les chrétiens d'Orient.Pour avoir présidé la commission d'enquête sur les moyens de Daech je peux vous dire que les saoudiens et les turcs font ce qu’ils peuvent contre Daech. Mais nous avons eu fort soupçon de négligence ou de sympathie pour Daech au moment de son installation (...) Je suis retourné en Syrie je voulais m’assurer que Bachar était sur le départ ça fait 5 ans qu’on le dit, ça permet aussi de rencontrer un certain nombre d’autorités locales"
 

22h03 : Nathalie Kosciusko-Morizet a évoqué les liens entre certains élus et le Qatar. Bruno Le Maire s'est senti visé et s'est défendu : "J'ai rendu la montre Nathalie. Celle que je porte m'a été offerte par ma femme, pas par l'émir du Qatar."

22h00 : Bruno Le Maire a fait une erreur en affirmant que Nicolas Sarkozy a envoyé des troupes au sol en Libye. Officiellement il n'y en avait pas (sauf forces spéciales). Bruno Le Maire se fait reprendre dans la cacophonie par François Fillon et Alain Juppé.

21h58 : Nicolas Sarkozy, sur les djihadistes de retour en France : "S'ils ont la double nationalité, on les met dehors et on leur retire la nationalité immédiatement. S'ils sont français, on les envoie dans un centre de rétention." Pour François Fillon, "ces personnes ont choisi de tourner leurs armes contre la France. Ce sont des combattants, nous sommes en guerre contre eux. Il faut leur interdire le territoire national en leur retirant la nationalité, qu'ils aient une double nationalité ou pas. (...) S'ils sont apatrides, cela ne m'empêchera pas de dormir."

 

21h56 : Bruno Le Maire tient François Hollande pour responsable de l'absence d'une coalition internationale pour combattre l'Etat islamique. Pourtant, celle-ci existe bien depuis 2014. Un avis partagé par Nicolas Sarkozy :  "il faut une justice d'exception. Les barbares qui ont tué le prêtre ont été libérés avec un bracelet électronique parce qu'un juge les a traité comme des délinquants de droit commun."

21h52 : Juppé a été attaqué sur "l'identité heureuse" qu'il défend. Pour lui, c'est "un objectif" auquel il ne renonce pas. "Mais ne mélangeons pas tout, cela ne veut pas dire qu'on va se montrer laxiste vis-à-vis des terroristes.", explique-t-il. 

21h50 : On en vient maintenant à la question de l'éventuel retour des jihadistes français partis combattre à l'étranger. "A menace d'exception, il faut une justice d'exception. Il faut élargir les possibilités d'interpeller de manière préventive des individus liés à la mouvance terroriste.", Bruno Le Maire. 

21h45 : Les candidats sont maintenant interrogés sur la question des banlieues et de la politique de la ville. Jean-François Copé estime qu'"il faut faire sauter les tours pour mettre des immeubles de quatre étages et créer des zones franches défiscalisées pour que les entreprises embauchent dans les quartiers. Mais la priorité, c'est la sécurité." De son côté, Nicolas Sarkozy reprend un ton très "premier flic de France" dans les questions liées à la sécurité, refusant d'aller sur le terrain de la prévention. "On ne peut plus traiter les sujets comme ça, les quartiers d'un côté, les zones de l'autre. C'est tout le pays qui est en crise. Aujourd'hui, il faut redonner de l'espoir, de l'activité économique", déclare François Fillon. 

21h42 : De son côté, Nathalie Kosciusko-Morizet déclare qu'"il y a quelque chose de choquant aujourd’hui, les policiers et gendarmes peuvent se trouver strictement dans la même position que les voyous et n’ont pas les mêmes droits. Pardon, mais moi, j’ai fait un service militaire et je ne balayais pas la cour de la caserne." Jean-Frédéric Poisson, qunt à lui, "partage cet esprit de légitime défense." "Je suis frappé par le fait que les policiers demandent des conditions de travail dignes et décentes, davantage que des effectifs. Il y a un effort particulier à faire pour la police judiciaire. Mais tout ça pose la question des causes : politiques familiales, en amont, politique éducative, présence de l’Etat dans les quartiers."

 

21h40 : Bruno propose "10 000 places de prison supplémentaires. Qu’un délinquant qui a été condamné à de la prison fasse effectivement de la prison. Le plus rapidement possible et surtout vous changez les règles pénales pour être plus strict. Il faut permettre aux policiers de faire usage de leur arme après sommation pour ne pas à avoir des policiers qui risquent leur vie à chaque fois qu’ils vont en intervention. Ils sont là pour nous protéger, pas pour risquer leur vie. Petit désaccord avec François : moi, je propose 6 000 embauches de policiers. On ne peut pas comparer enseignants et policiers. Les policiers ont un retard en termes de temps de travail, en termes d'heures supplémentaires. On ne peut pas dire qu’il y a suffisamment de policiers en France." 

21h35 : Alain Juppé : "Il faut régler le problème de la légitime défense (...), la Convention européenne des droits de l'homme ne doit pas empêcher que les policiers puissent se protéger. Mon objectif est de rétablir un Etat qui assure la sécurité des Français." "Je veux une politique efficace, il y a un problème d'effectifs. Aujourd’hui nos policiers sont harassés par leur charge de travail. Le gouvernement n’a pas mis en place 5000 policiers, il les a promis, mais ne les a pas mis en place ; il faut une programmation triennale de recrutement de magistrats. Et enfin, réponse pénale, il faut durcir un certain nombre de peines, pas de réductions automatiques, des peines planchers. Je propose de lancer immédiatement un programme de 10 000 places de prison et la création d‘une police pénitentiaire.", a-t-il ajouté. 

21h30 : Après avoir marqué une pause, l'émission reprend pour aborder la question de la délinquance et la sécurité. Nicolas Sarkozy est revenu sur les agressions dont ont été victimes des policiers à Viry-Châtillon : "Je veux une présomption de légitime défense (pour les policiers). J’ai été très choqué que le ministre de l'intérieur ose désigner comme 'sauvageons' des individus qui sont des criminels." Jean-François Copé n'a pas manqué de faire remarqué : "Il y a une erreur folle de commise : réduire de manière drastique les effectifs alors que la droite était au pouvoir. Nous avons diminué les effectifs entre 2007 et 2012, c'est un fait. Je préconise 50 000 embauches de policiers, de gendarmes et magistrats."

21h20 : Passe d'armes à présent entre NKM et Sarkozy, l'ancienne ministre de l'environnement demandant à l'ancien président s'il est toujours fier du Grenelle de l'environnement. En septembre, Nicolas Sarkozy avait surpris avec des propos remettant en cause le réchauffement climatique.

 

21h10 : Jean-Frédéric Poisson ne rigole pas ce soir et reste sérieux."Il faut modifier la Constitution pour revenir au septennat". Jean-François Copé était interrogé sur les ordonnances et avait alors déclaré : "C'est une erreur de penser que les parlementaires ne feraient que regarder les TGV passer. Je m’inspire de ce qu’a fait le général de Gaulle en 58 : il est arrivé avec un paquet de décisions qui ont été prises dans les trois premiers mois de son gouvernement et ont mis la France en état de marche." Un point que Jean-Frédéric Poisson ne partage pas : "Je veux simplifier les modalités du référendum d’initiative populaire. Je ne partage pas l’avis de Copé sur les ordonnances. Je me vois mal sur le principe engager un débat de ce genre." 

21h05 : "Les échecs ça forme, beaucoup plus que les victoires, je peux en porter témoignage autant que lui", dit Jean-François Copé dans un sourire à Nicolas Sarkozy.

 

21h00 : Passe d'armes entre Bruno Le Maire et Nicolas Sarkozy sur l'engagement de se retirer de la vie politique quand on est battu dans une élection.... "Certains ici ont promis de ne pas se représenter ou de se concentrer sur leur ville. S'ils avaient tenus leurs promesses, on serait moins nombreux ici.", a lancé Bruno Le Maire. "Nos institutions ont plein de défauts, mais si on ne les avait pas, je ne sais pas où nous en serions aujourd'hui. J'ai choisi de ne pas y toucher. La priorité, c'est de donner du travail aux Français.", a lancé Nicolas Sarkozy, ajoutant "Commence d'abord par essayer d'être élu, tu verras que c'est très difficile." "Tu avais dit avant 2012 que tu ne te représenterais pas si tu perdais. Les mots ont un sens", s'est défendu Le Maire. 

20h55 : Jean-Frédéric Poisson n'échappe pas aux piques des journalistes mais s'en sort plutôt bien. Alors que Ruth Elkrief lui indique que les sondages ne le donnent pas gagnant, il lâche : "je ne suis pas le seul dans ce cas-là".

20h50 : Décidément, Nicolas Sarkozy enchaîne des lapsus ce soir. Il a déclaré que l'on ne pouvait pas être président en se préparant mais en vivant la responsabilité présidentielle. Sous-entendant que l'on ne peut pas être Président sans l'avoir été au préalable. Une phrase qui a fait rire Jean-François Copé. De plus, Nicolas Sarkozy a déclaré à propos des six autres candidats : "Ils ont le droit d’être candidats de même. Aucun ne m’a supplié de quitter le gouvernement [entre 2007 et 2012], tous ont été loyaux et solidaires. Il y a une démocratie, la compétition n’a jamais fait de mal à personne."

 

20h48 : Alain Juppé a déclaré : "Je ne me présente pas contre Nicolas Sarkozy. Je me présente contre le Front national et contre le président sortant. Je veux que la fonction présidentielle retrouve sa dignité perdue." De leur côté, Bruno Le Maire a ciblé sans le dire Nicolas Sarkozy en disant quelle présidence il veut incarner s'il est élu : honnête, pas candidat pour prendre une revanche...

20h45 : Décidément, les candidats ont décidé de faire bloc contre Nicolas Sarkozy. Nathalie Kosciusko-Morizet  attaque la première : "Je me présente devant les Français. Concernant Nicolas Sarkozy, cela fait quelque temps que nos lignes politiques ont divergé."

20h40 : Touché par les attaques, Nicolas Sarkozy riposte :"Calais n'a pas été démantelé", en ajoutant qu'"il faut négocier avec l'Angleterre l'ouverture d'un centre, d'un hotspot pour que les Anglais décident eux-même qui ils veulent accueillir." En ce qui concèrne le droit d'asile, il estime que "le droit d'asile est aussi ancien que la chrétienté en France."

20h38 : De son côté, Bruno Le Maire souhaite que les demandes d'asile soient réalisées avant de quitter le pays d'origine. Certains s'interrogent, notamment avec le chaos en Syrie.

20h36 : "Des années et des années d’hypocrisie qui ont conduit notre pays a être incapable d’avoir une politique claire. Ce qui est derrière tout ça : incapacité à porter une politique de droit d’asile qui soit claire, il faut qu’on soit beaucoup plus rapide, remettre de l’ordre, avec des délais." Ainsi, Jean-François Copé fait allusion à Calais et au traité signé en 2003 avec le Royaume-Uni. Ce n'est pas un hasard, car c'est Nicolas Sarkozy qui a signé ce traité lorsqu'il était ministre de l'intérieur.

 
20h35 : C'est Jean-Frédéric Poisson qui ouvre le bal. Il répond à une question sur les migrants de la place Stalingrad. "Il me semble que la France est dans l'incapacité d'accueilir les migrants dans des conditions dignes et décentes. L'exaspération des Français est à son comble."

 

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bd
- 04/11/2016 - 11:58
Pas de seconde chance pour Nicolas Sarkozy!
Sarkozy n'est pas Donald Trump mais on en est pas loin. 
Il a bon nombre de caractéristiques d'un narcissique... et en neuropsychiatrie, les narcissiques sont classés dans la même catégorie que les sociopathes et les psychopathes. 
Pourquoi lui donner une seconde chance alors qu'il a échoué lors de son précédent mandat et que l'offre politique est pléthorique? L'empathie est un meilleur critère pour un politique et le charisme est malheureusement une qualité bien différente de l'empathie. 
Le charisme de Nicolas Sarkozy cache bien son déficit d'empathie. 
Ne vous fiez donc pas au charisme d'un politicien pour effectuer votre choix. 
Débusquer et neutraliser les narcissiques en politique, c’est aussi lutter contre les propagateurs de haine.
bd
- 04/11/2016 - 11:57
Labelliser les politiciens selon leur aptitude comportementale?
Pour éviter, comme cela se présente aux U.S., de focaliser les débats sur des postures, des attitudes ou des comportements au détriment des vraie questions de fond, il faudrait une sorte de "sur-parti" qui garantit le contrôle de la qualité psychiatrique des candidats comme le ferait un label. 
Ce "label" garantirait au citoyen qu’un candidat -quelle que soit sa couleur politique- validé par ce label serait psychologiquement sain. 
Le premier critère serait l'aptitude à l'empathie. 
Un politicien sans empathie n'est intéressé que par lui-même et le pouvoir au prix de n'importe quelle manipulation. 
Les «sans empathie» sont souvent des propagateurs de haine. 
Ils sont aussi souvent attirés par la complosphère. 
Si l’on pouvait éviter ce genre de personne toxique en politique…
cloette
- 04/11/2016 - 08:35
Les journalistes
Comme ledit Assougoudrei, n'étaient pas à la hauteur .