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Un droit en moins ?
Après la mise en examen de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino réclame la fin du syndicalisme chez les magistrats
Publié le 03 juillet 2014
Invité de BFMTV ce jeudi, le député a défendu vigoureusement l'ancien président.
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Invité de BFMTV ce jeudi, le député a défendu vigoureusement l'ancien président.

Haro sur les syndicalistes. Ce jeudi, au lendemain de l’allocution radiotélévisée de Nicolas Sarkozy après sa garde à vue et sa mise en examen pour "corruption active", "trafic d’influence actif" et "recel de violation du secret de l’instruction", son ancienne plume Henri Guaino s’en est pris violemment aux magistrats syndiqués. Un droit dont ce dernier a réclamé la suppression.

Dans son collimateur, comme nombre de ses collègues sarkozystes : le syndicat de la magistrature, classé à gauche, et auquel Claire Thépaut, l'une des deux juges d'instruction qui a mis en examen l’ancien président de la République, appartient. En avril 2013, le syndicat avait provoqué un tollé après la découverte dans ses locaux, et la diffusion par Atlantico, d’une vidéo montrant un "mur des cons" qui épinglait des hommes politiques (surtout de droite), des intellectuels et des journalistes.

"Le système judiciaire français est pourri par le syndicalisme, qui est devenu l'un de ses plus grands maux", assène Henri Guaino, jeudi matin, sur BFMTV. avant de réclamer la suppression du droit à se syndiquer pour les magistrats : "Il faut supprimer le syndicalisme dans la magistrature, et puisque c'est un principe constitutionnel, il faut faire un référendum pour que ça ne soit possible ni dans l'armée, ni dans la magistrature." Un appel qui a trouvé écho notamment chez Nadine Morano, mais aussi Eric Ciotti.

Comme le souligne Henri Guaino, les juges, comme n’importe quel fonctionnaire, ont le droit d’être syndiqué et cela constitue même une des libertés constitutionnelles ;  Seule exception : les militaires.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
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assougoudrel
- 03/07/2014 - 18:53
Suite
A l'Armée, tout est cloisonné, structuré. Je ne me suis jamais laissé marcher sur les pieds. Chaque fois qu'on a voulu me sanctionner pour une raison bidon, je faisait un rapport et j'étais blanchi. Mais, un jour, mes nouveaux chefs, voyants mes compétences, ne comprenant pas, m'envoyèrent a mon Bureau d'Armes à Paris: Sur les 1500 Sous-officiers de mon grade, je faisais partie des 3 plus mal notés. Ors, je n'avais jamais été punis. Il suffit d'oublier de saluer son chef et on est déja punissable. Normalement, celui qui note,ne doit pas regarder les notes de son prédecesseur. Normalement. J'étais juste bon pour être muté comme chien au dépot de munitions. Chaque militaire de carrière peut écrire un énorme livre sur les abus et les magouilles dans l'Armée ( à par, bien sur, celui qui est près du Bon Dieu). Je peux en écrire trois tomes. Syndicat, je je sais pas, mais le militaire est seul, très seul quand il se bat. Aucun copain, collègue ne peut témoigner, car à son tour, il sera massacré.
assougoudrel
- 03/07/2014 - 18:34
@Zouk... Je ne suis pas très chaud pour un syndicat dans l'Armée
car, en Opex, j'ai vu les militaires italiens laisser tout tomber pour aller manger à midi pile, ne réfléchissant plus. Mais dans ma carrières, j'ai vu tant d'abus de pouvoir. Pour beaucoup, le militaire n'a que des devoirs, mais aucun droit, sauf ceux qui sont près du Bon Dieu (les Etats Majors) (EM). Dans les petits organismes, ça va. Mais dans les régiments, on ne doit pas chercher à comprendre. Réfléchir, c'est désobéir. Personne ne connait ses droits (sauf toujours, à l'EM). si un militaire fait une demande écrite (pour se couvrir) en inscrivant les textes, elle sera acceptée (exemple sa femme doit accoucher et il demande ses 15 jours pour surveiller les enfants). Par contre, quand il lira ses notations, aussi bon soit-il, il se fera plomber (Sous-officier indisponible). Il est attendu au virage avec un fût d'huile. Les croix seront mises à droite dans les cases et il perdra des années pour le grade supérieur. S'il fait un stage régional qui est payé en frais de mission (par le régiment en liquide), on le paiera en sortie terrain, payé par le ministère (beaucoup moins intéressant et imposable). S'il fait le moindre recours, il sera harcelé. Je parle en connaissance de cause.
zouk
- 03/07/2014 - 17:36
Magistrats et syndicalisme
Comme les militaires, les magistrats ne devraient absolument pas être syndiqués. Cela ne saurait nullement les empêcher d'avoir des convictions, ni ne serait la garantie de décisions impartiales, mais ce serait en tous cas un rappel très fort de leur obligation fondamentale d'impartialité dans l'exercice de leurs fonctions. Je ne suis pas d'ailleurs certain que cela ne soit partie de leur serment lors de leur première affectation.