Paris, 6 fév 2019 (AFP) - Guillaume Lacroix, jusqu'alors secrétaire général du Mouvement radical (MR) - fusion du Parti radical de gauche et des Valoisiens - a indiqué mercredi qu'il quittait ses fonctions et que le PRG "reprenait son indépendance", une position contestée par le MR.

"Les dirigeants du Parti radical de gauche (PRG) prennent acte que les bases d'indépendance lancées pour la réunification des radicaux sont battues en brèche par l'organisation d'un nouveau congrès programmé le 9 mars prochain en vue de rejoindre la majorité présidentielle pour les européennes", écrit dans un communiqué M. Lacroix.

"Dans un contexte national et européen qui nécessite de la clarté, le PRG tire les conséquences de ce renoncement et reprend son autonomie", poursuit-il.

Guillaume Lacroix, a par ailleurs indiqué qu'il était désormais à la tête du PRG en succédant à Sylvia Pinel, ancienne ministre de François Hollande et candidate à la primaire de la gauche en 2017.

Cette dernière n'était pas joignable dans l'immédiat, mercredi après-midi.

"Il valait mieux retrouver une autonomie, tout en gardant des liens avec les Valoisiens", a expliqué à l'AFP M. Lacroix, à l'issue d'un comité exécutif.

Laurent Hénart, qui co-préside le Mouvement radical, a toutefois minimisé auprès de l'AFP la position de M. Lacroix, selon lui isolée, et qui ne remet pas en cause le processus de réunification des radicaux.

"La large majorité des élus du Mouvement radical issus du PRG restent au Mouvement radical", a-t-il assuré.

Lors de la réunification, à l'occasion d'un congrès de décembre 2017, ni le PRG, ni les Radicaux valoisiens n'avaient été juridiquement dissous et les statuts prévoyaient une période transitoire de deux ans.

"Ce qu'un congrès a fait, seul un congrès peut le défaire", a encore fait valoir M. Hénart, alors qu'une très large majorité des participants au comité exécutif de mercredi ont acté le principe d'un congrès en mars prochain.

C'est par ailleurs un ex-PRG qui a été nommé secrétaire général du MR en remplacement de M. Lacroix, Harold Huwart, vice-président de la région Centre-Val-de-Loire.

M. Lacroix reproche pour sa part que "depuis un an, l'existence politique du mouvement a été très limitée".

Les radicaux de gauche emmenés par Guillaume Lacroix n'entendent par ailleurs pas faire "un retour aux alliances du passé", a indiqué le secrétaire général démissionnaire, alors que le PRG était autrefois l'allié quasi systématique du PS.

"L'idée, c'est une troisième voie à trouver entre Emmanuel Macron et le chaos", a poursuivi M. Lacroix.

En octobre, les parlementaires du MR s'étaient trouvé des alliés à l'Assemblée nationale pour fonder un nouveau groupe politique, "Libertés et Territoires", qui s'était inscrit comme "groupe minoritaire" et non "groupe d'opposition", mais se voulait "indépendant et libre".

Depuis, plusieurs sources avaient fait état d'un probable ralliement du Mouvement radical à la "grande liste centrale" voulue par La République en Marche pour les élections européennes, aux côtés du MoDem de François Bayrou ou de certains Juppéistes.

Publié le 06/02/2019 07:41
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