Francfort, 24 jan 2019 (AFP) - La Banque centrale européenne a maintenu ses taux d'intérêt au plus bas jeudi, sur fond de conjoncture frôlant la stagnation, un mois après l'arrêt de son programme historique de soutien à l'économie.

Comme attendu, le principal taux de refinancement des banques a été maintenu à zéro et celui taxant les liquidités excédentaires des banques à -0,40%.

La BCE a répété que ses taux ne bougeront pas "jusqu'à l'été 2019 au moins", avant ce qui serait le premier tour de vis monétaire depuis juillet 2011.

Compte tenu des risques mondiaux et du tassement de l'inflation en zone euro, les observateurs ont déjà repoussé leurs attentes de hausse des taux à la fin 2019 au plus tôt, et jusqu'en 2021 pour certains.

Les regards vont désormais se tourner vers le président de l'institut, Mario Draghi, qui livrera à partir de 13H30 GMT son analyse de la situation économique, dans la foulée d'un nouvel indice inquiétant sur l'activité privée dans la zone euro.

Celle-ci s'est rapprochée en janvier de la stagnation, à son plus bas niveau depuis juillet 2013, selon la première estimation de l'indice PMI composite du cabinet Markit publiée jeudi.

Aussi, les observateurs vont scruter tout changement de ton concernant les risques entourant l'économie, après les circonvolutions de langage de la BCE en décembre: M. Draghi avait maintenu que ces risques étaient "globalement équilibrés", tout en estimant que leur "balance évolue à la baisse".

Dans ce contexte troublé, l'institution de Francfort est donc loin d'arrêter tout soutien à l'économie. Même si elle a cessé fin décembre d'acheter de la dette publique et privée, après avoir accumulé 2.600 milliards d'euros de titres depuis mars 2015, la BCE entend renouveler son portefeuille au gré des échéances et ce "pendant une période prolongée au-delà de la première hausse de taux", a-t-elle confirmé jeudi.

Il s'agit d'éviter un durcissement trop précoce des conditions financières, susceptible de nuire à l'activité.

Publié le 24/01/2019 02:00
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