Bucarest, 17 jan 2019 (AFP) - La plupart des mineurs grévistes du sud de la Roumanie ont accepté jeudi de reprendre le travail après avoir obtenu des hausses salariales, alors que le pays redoutait des difficultés d'approvisionnement en électricité après l'arrêt de l'une des principales usines thermiques.

"Les mineurs de sept mines (sur un total de dix en grève, ndlr) ont commencé à retourner au travail", a annoncé le ministère de l'Energie, à l'issue de négociations avec les grévistes.

Au total 7.000 mineurs du combinat CEO Oltenia (sud) avaient déclenché une grève sauvage le 11 janvier pour exiger des hausses de salaires et de meilleures conditions de travail.

Ce mouvement avait notamment entraîné l'arrêt jeudi de l'une des trois unités de la centrale thermique de Rovinari, en manque de charbon. Les deux autres unités risquaient à leur tour d'être mises à l'arrêt si la grève se poursuivait.

Selon le ministère, la direction a notamment offert aux grévistes une hausse de 585 lei net (soit 137 euros) par mois et une prime annuelle de vacances d'environ 300 euros, alors que leur salaire moyen net s'élève actuellement à 500 euros.

"Une partie des mineurs sont déçus car ils avaient demandé une hausse de 220 euros net par mois", a indiqué à l'AFP un responsable syndical, Nicu Bunoaica, précisant que les employés de chacune des dix mines à ciel ouvert allaient analyser cette offre avant de prendre une décision quant à la reprise ou non du travail.

Evoquant une "situation particulièrement grave", la Première ministre sociale-démocrate Viorica Dancila avait dépêché sur place le ministre de l'Energie, qui a évoqué le risque d'une fermeture du combinat, déjà très déficitaire.

"Si l'activité ne reprend pas aujourd'hui (jeudi, ndlr), j'aurais du mal à dire quel sera l'avenir du combinat", avait lancé le ministre Anton Anton.

Pour pallier le risque de pénurie d'électricité, Bucarest avait été contraint ces derniers jours d'augmenter les importations, à des prix nettement supérieurs à ceux de la production locale.

Le CEO Oltenia, qui fournit jusqu'à 30% de la consommation d'électricité du pays, a enregistré des pertes d'environ un milliard de lei (220 millions d'euros) en 2018, alors que l'extraction de charbon devient de moins en moins rentable.

La Roumanie s'est engagée auprès de l'Union européenne à fermer graduellement ses mines de charbon et à se tourner vers des sources d'énergie non polluantes. Mais Bucarest a demandé à Bruxelles l'autorisation de maintenir en activité plusieurs d'entre elles afin notamment de limiter les suppressions d'emplois.

Publié le 17/01/2019 07:17
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