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L'étrange défaite de la France dans la mondialisation Partie 4 : La société civile minée par la bulle étatique
Auteur : Olivier Marteau
Selon l'Insee, plus d'un tiers des emplois en France sont liés aux entreprises publiques et parapubliques ! Un chiffre qui surprend par son ampleur mais qui traduit surtout la dépendance des Français à l'Etat et entretenue par lui. Une logique encore renforcée par l'encouragement depuis 40 ans d'une immigration motivée par des questions sociales plutôt que par la recherche de travail et la production de valeur.
Publié le 11 juin 2014
28 pages
46min de lecture
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Olivier Marteau
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Fonction publique pléthorique, oligarchie d'entreprises para-étatiques, redistribution sociale représentant près de la moitié du budget de l'Etat, subventions abondantes... l'Etat s'est immiscé dans tous les rouages de l'économie. L'objectif : rendre un nombre croissant de citoyens dépendants de l'Etat en maintenant à un fort niveau la demande intérieure.

Pour cela, depuis plusieurs décennies, tous les gouvernements français, de droite comme de gauche, ont favorisé la venue de populations non qualifiées plutôt que des travailleurs ; c'est ainsi qu'en 2010, selon l'INSEE, 72% des entrées sur le territoire français répondaient au motif familial contre 9% répondant au motif travail. Un constat qui éclaire davantage sur les raisons du déclassement de la France dans la mondialisation. 

Le poids de l'Etat dans l'économie a d'autres conséquences au moins aussi dommageables : exode des plus riches et des entrepreneurs, destruction de richesse et perte d'emplois...

 

Les trois autres parties sont également disponibles à la vente: 

On le voit, les chiffres officiels font apparaître deux traits spécifiques à la stratégie migratoire organisée par les gouvernements successifs en place depuis 1974. Première caractéristique, le choix de remplacer une immigration de travail justifiée par des critères économiques par une immigration de peuplement basée sur des critères familiaux. Deuxième caractéristique, le choix d’une immigration africaine et maghrébine présentant pourtant le plus faible taux d’emploi parmi les immigrés. La politique migratoire française en cours depuis quarante ans s’avère donc objectivement incohérente, irrationnelle et non rentable pour la France. Elle témoigne de la divergence entre l’intérêt économique national - entendu par celui des citoyens – et celui de l’Etat - entendu par la technostructure au pouvoir. Car, contrairement à la théorie marxiste, l’immigration en France n’a pas servi à faire baisser le coût de la main d’œuvre du secteur privé qui avait tout loisir de puiser dans le large volant de chômeurs disponibles depuis le premier choc pétrolier. En effet, entre 1973 et 1981 le taux de chômage est multiplié par deux pour se stabiliser jusqu’à aujourd’hui à une moyenne élevée de 9%, soit trois fois le taux résiduel de 3% qui marque le point de tensions sur le marché du travail provoquant des hausses salariales. De plus, l’état aurait pu facilement accroître le volant de main d’œuvre disponible en renonçant au suremploi public qui cumule en 2012 à 1,5 million de fonctionnaires. L’immigration de peuplement telle qu’organisée par la technostructure étatique a permis de rendre incontournable la sphère publique qui en a retiré l’essentiel des bénéfices à l’encontre des besoins économiques de la sphère privée qui fut mise elle à contribution pour la financer. Car l’installation d’une population à la fois très nombreuse et surtout peu intégrée économiquement créait une demande continue de biens et services dans de nombreux secteurs que seul l’Etat était en mesure de gérer. Il fallait ainsi plus de logement social pour les primo-arrivants, plus d’écoles pour leurs enfants, plus d’enseignants dans les classes surchargées d’élèves non francophones, plus de policiers dans les zones de non-droits, plus de juges pour envoyer en prison les délinquants, plus de commissions, associations, sous-secrétariats, haute autorité pour répondre aux revendications communautaires, ethniques, religieuses. Au lieu de cibler une immigration de travailleurs qualifiés adaptés à l’économie-monde et répondant aux besoins du secteur privé, les élites politico-administratives françaises ont semblé privilégier constamment l’importation de populations faiblement éduquées, socialement dépendantes et issues de pays peu intégrés dans la mondialisation constituant pour l’Etat une clientèle captive. Il n’est donc pas surprenant de constater aujourd’hui les difficultés qu’ont ces immigrés à sortir de la trappe publique formée des aides sociales et des emplois aidés. Au bilan, s’il est de bon ton de signaler que dans la Sillicon Valley américaine près d’une entreprise sur deux est créée par un immigré, force est de constater que le profil socioprofessionnel type de l’immigré français révèle une forte dépendance à l’Etat qui le tient bien éloigné de l’entrepreneur libéral inscrit dans les nouvelles technologies. Les représentants politiques des minorités ethniques témoignent de ce travers en cela qu’ils militent constamment pour toujours plus d’intervention étatique à destination des populations immigrées et non pour une libéralisation de l’économie. En s’en remettant ainsi à l’Etat, ils confortent le rôle dominant d’une élite qui les instrumentalise. 

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Mots-clés
France, Cac 40, mondialisation, Atlantico éditions, Olivier Marteau, A-book, avantages comparatifs
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