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L'étrange défaite de la France dans la mondialisation Partie 3 : Un échec singulier parmi les pays développés
Auteur : Olivier Marteau
Alors que depuis dix ans, la plupart des pays développés se sont engagés à réduire la part de l'Etat dans l'économie ou bien encore le niveau de la redistribution sociale, la France préfère recourir au déficit public. Objectif : maintenir le niveau de vie des Français afin de cacher le déclassement du pays face à ses concurrents dans la course à la mondialisation.
Publié le 11 juin 2014
20 pages
33min de lecture
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Olivier Marteau
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Accroissement du nombre d'actifs employés dans la fonction publique, du niveau de la redistribution sociale, de la part des recettes publiques ramenée au PIB... et donc du niveau de déficit et de dette : les principales raisons du déclassement de la France face à ses concurrents des pays développés. Ayant entamer les réformes nécessaires, ces derniers ont pris conscience de la contrainte extérieure pesant sur leur économie. 

Pendant ce temps, la France donne l'illusion d'avoir maintenu, malgré tout, le niveau de vie des Français et ce grâce à l'accroissement massif de l'endettement. La réalité des chiffres est tout autre : selon Eurostat, le taux de parité de pouvoir d'achat des Français est de 108 depuis 2005 alors que la moyenne pour l'UE à 15 est de 110. Une politique qui, outre le creusement des déficits, ne stimule pas la croissance.

 

Les trois autres parties sont également disponibles à la vente: 

 

Concrètement, en 2011, la France comptait 90 fonctionnaires pour 1000 habitants contre seulement 50 en Allemagne et aux Pays-Bas. Aujourd’hui, avec 25% d’actifs employés dans la fonction publique, la France n’est devancée que par la Norvège et le Danemark. Notable différence avec la France, les deux pays scandinaves présentent la particularité de financer une puissante fonction publique sans recourir à l’endettement national. Hormis le cas de ces deux pays de tradition sociale-démocrate, la France devance très largement les autres nations au nombre de fonctionnaires au point de se demander comment des pays comme l’Allemagne et le Japon arrivent à tourner avec respectivement seulement 15% et 8% d’emplois publics! Pléthorique, cette fonction publique française est aussi très bien payée avec un salaire mensuel moyen net de 2 459 euros nets (INSEE 2012, fonction public d’Etat) qui est 20% supérieur au niveau allemand. Selon les chiffres de Bercy les salaires dans le public ont augmenté de 3,7% par an en moyenne en euros courants entre 1995 et 2008 contre 2% dans le privé.

Alors que la fonction publique territoriale présente un absentéisme trois fois supérieur à celle du secteur privé, vingt-deux jours par an contre huit, l’abrogation décidée en 2013 du jour de carence d’arrêt maladie pour les fonctionnaires contribue à renforcer les écarts de traitements au détriment du secteur privé. Ainsi, quelque 80% des agents des trois grandes fonctions publiques ont le statut de fonctionnaire à vie tandis qu’Eurostat indique que leur temps de travail est inférieur aux actifs du privé. Alors que la commission Fragonard suggère une modulation des allocations familiales inversement proportionnelle aux revenus des ménages, les fonctionnaires bénéficient eux en sus de ces allocations d’un « supplément familial de traitement» qui croît avec leur rémunération et qui coûte annuellement au budget 1,3 milliard d’euros selon la Cour des Comptes. Les cotisations maladie et chômage du public sont là aussi très inférieures à celles du privé tandis que les mutuelles santé des fonctionnaires sont privilégiées par la loi. Dans le logement, 15% du parc HLM est réservé à la fonction publique contre 20% pour le privé pourtant trois fois plus nombreux. Enfin, le régime des retraites n’a toujours pas été aligné alors que le public prend en compte les 6 derniers mois d’activité par opposition aux 25 meilleures années dans le privé !


 

 
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Mots-clés
France, Cac 40, mondialisation, Atlantico éditions, Olivier Marteau, A-book, avantages comparatifs
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