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Communication politique, le plus vieux métier du monde Partie 3 : Le peuple à l'assaut des rois
Roi guerrier, protecteur des arts et des lettres, bâtisseur, roi de paix, etc. Autant d'images véhiculées par les représentations picturales ou monumentales des monarques français. Experts en communication politique, ils vont pourtant être mis en difficulté par les philosophes des Lumières et les révolutionnaires qui se révèlent aussi très doués en matière de communication politique.
Publié le 11 juin 2014
43 pages
68min de lecture
Grand Public
ISBN: 978-2212-86932-3
Jean-Noël Dibie pour Culture-Tops
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Du XVIème au XVIIIème siècle, les monarques français ont brillé par leur utilisation de la communication politique. De François Ier à Louis XIV, en passant par Henri IV, chacun a su développer une communication singulière. 

La communication politique de François Ier repose sur le triptyque suivant : le roi chevalier, guerroyant en Italie et se faisant adouber par l'humble chevalier Bayard pour signifier qu'il n'est pas l'otage des grands du royaume ; le roi bâtisseur, faisant ériger de véritables bijoux d'architecture (Chambord, Blois, Fontainebleau, etc.) ; et l'amateur d'arts et de belles lettres, invitant les artistes italiens en France et favorisant l'émergence de la peinture française de l'école de Fontainebleau emmenée par François Clouet. 

Henri IV, lui, met davantage l'accent dans sa communication sur l'image du roi guerrier parti à la reconquête du royaume suite aux guerres de Religion, ainsi que sur celle du monarque apportant la paix et la prospérité. Portraits, gravures, placards imprimés...tous les supports sont bons pour véhiculer de telles images. 

Comme dans le cas de François Ier, la communication politique de Louis XIV repose sur un triptyque : le défenseur de la foi, à travers son opposition marquée au pape et à la révocation de l'édit de Nantes ; le chef des armées, par l'établissement de frontières sûres ; le maître des arts et des lettres comme l'illustre le château de Versailles. 

Leurs successeurs, Louis XV et Louis XVI, éprouvent davantage de difficultés à communiquer efficacement vis-à-vis de leurs sujets. En cause ? L'émergence des idées des Lumières portées par des intellectuels comme Diderot, Rousseau, Montesquieu, Voltaire, etc. Plaçant l'individu au centre des activités humaines, les Lumières vont redonner la parole au peuple, dont le point culminant demeure la Révolution française. Mais pour un temps seulement, avant que Napoléon Bonaparte ne retrouve le monopole de la communication politique, fondant celle-ci sur le culte de la personnalité. 

Dans son A-book en six parties, Jean-Noël Dibie va à l'encontre des idées reçues : non, la communication politique n'est pas née au XXIème siècle! 

 

Les cinq autres parties sont également disponibles à la vente : 

 

 

L’instauration de l’ordre de la Légion d’honneur et la noblesse d’Empire, qui a vocation à installer le régime dans la durée, révèle l’un des traits de caractère de Napoléon Ier, qui considérait que «c’est avec des hochets qu’on mène les hommes.

Napoléon Ier s’inscrivant dans la ligné des empereurs romain, il installe des sénateurs et des préfets, la communication de l’Empire s’inspirant de celle de la Rome impériale, glorifie l’empereur, notamment par une communication politique monumentale. Les architectes, invités à puiser leur inspiration dans les monuments romains, ornent les bâtiments publics de frontons, colonnades, coupoles, moulures et bas-reliefs plaqués sur de grands murs nus. Ce style est celui de l’église de La Madeleine à Paris, au modèle de la Maison carrée de Nîmes, de la bourse de Paris, du théâtre de la Scala à Milan, mais aussi de palais de justice, de musées, d’hôpitaux, ou autres bâtiments publics. 

A l’imitation des empereurs romains, Napoléon Ier fait ériger les arcs de triomphe du Carrousel et de la place de l'Etoile. Il marque l’urbanisme par la création de perspectives, dont la rue impériale, future rue de Rivoli à Paris, ou l’aménagement de places : Piazza del Popolo avec la montée vers le jardin du Pincio à Rome, ou Piazza del Plebiscito à Naples.

Pour respecter la pureté de ligne des monuments romains, les ébénistes éliminent des meubles la décoration pompéienne du Directoire qui ont encore les élégantes proportions du XVIIIème siècle. Les décors en bronze doré, victoires, amours, sphinx ou flambeaux, appliqués sur les meubles empires souvent en acajou, n'allège pas la ligne très massive des commodes et secrétaires, des lits et des bureaux, flanqués de lourdes colonnes.

La symbolique du style Empire n’est pas sans message politique. Sur le berceau du roi de Rome, Perrier et Fontaine font figurer l’essentiel des symboles de l’Empire : feuilles de laurier, couronnes de fleurs, palmes, casques, boucliers, trophées militaires, mais aussi, la Renommée tenant la couronne de laurier du vainqueur au-dessus de la tête de l’enfant, l’aigle qui renvoie au mythe des origines de Rome, sans oublier l’abeille évoquant la lignée des rois mérovingiens. Les images mythologiques d’éphèbes, de cygnes, de singes, de Psyché ou d’Apollon, décorant les meubles et les murs des palais, symbolisent la séduction et la virilité de l’empereur et de ses officiers.

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Mots-clés
Atlantico éditions, Eyrolles, A-book, e-book, Jean-Noël Dibie, Henri IV, François Ier, Louis XIV, Louis XVI, révolution, bastille, Lumières, philosophie, Rousseau, Napoléon, monarchie absolue, France, Parlement
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