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Communication politique, le plus vieux métier du monde Partie 2 : Christianisme et islam
Une deuxième partie qui s'intéresse au moment où le politique devient l'expression de la volonté de Dieu, jusqu'à celui où l'usage de l'imprimerie permet la diffusion d'idées nouvelles remettant en cause la vérité révélée de l'Eglise. Dans les deux cas, la communication politique s'adapte et poursuit son évolution.
Publié le 11 juin 2014
54 pages
74min de lecture
Grand Public
ISBN: 978-2212-86931-6
Jean-Noël Dibie pour Culture-Tops
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Chute de l'Empire romain : c'est à ce moment que l'Eglise se voit investie de responsabilités politiques. Très rapidement, l'institution met en place sa communication politique qui gagne les villes et les cœurs : construction de cathédrales, d'églises, de paroisses; développement de l'image afin de sensibiliser les populations majoritairement illettrées, etc. 

Le VIIème siècle marque un premier tournant pour la communication politique de l'Eglise: la naissance de l'islam. En termes de communication politique, la troisième religion du Livre n'a rien à envier aux rois chrétiens : mosquées telles le Dôme du Rocher à Jérusalem construite par le calife omeyyade Abd al-Malik; palais à l'instar de celui de la Porte d'Or à Bagdad, édifié par le calife abbasside al-Mansour ; calligraphies sunnites ; fresques et miniatures chiites, etc. L'islam va jusqu'à influencer l'Occident dans ses techniques de communication politique, en développant la pratique de l'écrit. C'est ainsi que les rois de la Chrétienté redécouvrent l'usage de la chronique comme outil de communication politique. 

Les Croisades sont aussi le moment où chrétiens et musulmans érigent la communication politique en arme : les chrétiens l'utilisent pour présenter les musulmans comme des barbares sanguinaires qui font parvenir au calife la tête du vainqueur dans un coffre d'argent ; les musulmans pour affirmer que les chrétiens sont des cannibales mangeant le corps du Christ. 

Le Moyen Age tendant vers sa fin, de nouvelles techniques de communication voient le jour, aussitôt accaparées par les politiques : la peinture à l'huile, l'art de la fresque, etc. Les rois, seigneurs, prélats et riches bourgeois aiment à s'entourer d'artistes. Leurs motivations ? Valoriser leur image, tant en les représentant à leur avantage qu'en édifiant de somptueux monuments. 

Des artistes qui commencent aussi à développer leur propres idées à travers leurs œuvres : c'est ainsi que les humaniste italiens du XIVème siècle (Dante, Pétrarque, Boccace, etc.) commencent à mettre en cause la vérité révélée de l'Eglise et son pouvoir politique. Désormais, l'homme est capable d'égaler la nature; Dieu n'est plus au centre de toute pensée humaine.

L'imprimerie est véritablement l'invention qui marque un tournant majeur dans la diffusion des idées et des connaissances. Répandant la Réforme protestante à travers l'Europe, elle remet ainsi en cause le monopole de l'Eglise sur la communication politique et met les souverains au défi : communiquer avec des peuples qui apprennent à penser et à s'exprimer hors du cadre déformant de l'Eglise.

Dans son A-book en six parties, Jean-Noël Dibie va à l'encontre des idées reçues : non, la communication politique n'est pas née au XXIème siècle!

 

Les cinq autres parties sont également disponibles à la vente : 

Alors que les rois de France entreprennent de construire le royaume de France, l’art de la communication politique bénéficie de la résurgence de l’art de l’écriture et des développements de l’art pictural, deux pratiques de communication se complétant. La première demeure l’apanage de quelques clercs et d’une petite élite de lettrés tandis que la seconde est accessible au plus grand nombre.

L’image de Saint Louis est redevable plus encore aux illustrateurs des clichés du Livre des saintes paroles et des bons faits de notre Roi Saint Louis qu’à Joinville, chroniquer et ami de Louis IX, qui a présenté dans cet ouvrage un roi sublime et humain, emporté et doué du sens de l'humour, charitable et pieu.

Une nouvelle technique picturale, la peinture à l’huile, vient alors révolutionner l’art pictural. Les peintres, tenus jusqu’alors par deux techniques, celle de la fresque et celle de la miniature, commencent à peindre à l’huile sur bois des portraits que rois et seigneurs aiment à conserver auprès d'eux, ou à offrir à des proches ou des obligés. En France, l’un des premiers artistes à peindre à l'huile est Jean de Fouquet, enlumineur reconnu, à qui l’on doit le portrait de Charles VII, celui de son trésorier Etienne Chevalier et celui de la maitresse royale, "la Vierge sous les traits d'Agnès Sorel".

Charles VII, couronné à Reims le 16 juillet 1429 à l’initiative de Jeanne d'Arc auréolée de gloire, redécouvre les vertus de la communication politique, dont il fait usage dans son œuvre de reconstruction du royaume, qu’il dote d’une armée de métier. En substituant à l’oriflamme, bannière du roi, la bannière du royaume "d’azur à fleur de lys", il associe son image à la reconstruction du royaume de France. Entendant être le seul à accoler son image à la grandeur retrouvée du royaume, il fera arrêter son trop voyant banquier, Jacques Cœur, quelques deux siècles avant que Louis XIV fasse arrêter un autre banquier du Roi, amateur de luxe ostentatoire, Nicolas Fouquet.

 

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Mots-clés
Atlantico éditions, Eyrolles, e-book, A-book, Jean-Noël Dibie, communication politique, islam, christianisme, religion, Eglise, humanisme, renaissance, imprimerie, Luther, Jérusalem, croisade, pape, papauté
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