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Vancouver, 23 jan 2020 (AFP) - Une juge canadienne a annoncé jeudi, à l'issue de quatre jours d'audience devant un tribunal à Vancouver, qu'elle mettait en délibéré sa décision de poursuivre ou non la procédure d'extradition vers les Etats-Unis d'une dirigeante chinoise du géant des télécoms Huawei.

"Je réserve mon jugement sur cette question", a déclaré la juge de la Cour suprême de Colombie-Britannique Heather Holmes, qui n'a pas fixé de date pour une décision. La directrice financière de Huawei, Meng Wanzhou, est accusée de fraude bancaire par les Etats-Unis, qui réclament son extradition.

Washington accuse notamment Mme Meng d'avoir menti à la banque HSBC sur la relation entre Huawei et Skycom, une filiale qui vendait des équipements de télécoms à l'Iran, ce qui exposait la banque à une possible violation des sanctions américaines contre Téhéran. L'intéressée a toujours démenti ces allégations.

Au cours de cette semaine d'audiences, les débats ont porté sur la "double incrimination": pour pouvoir être extradée aux Etats-Unis, Mme Meng doit y être poursuivie pour un délit également punissable au Canada.

La décision de la juge Holmes sur cette question déterminera la suite de la procédure. Si la magistrate estime que la double incrimination n'est pas remplie, Meng Wanzhou pourrait être rapidement libérée.

Dans le cas contraire, la procédure suivra son cours et de nouvelles audiences sont prévues en avril, juin et septembre. Elles devraient porter sur les conditions de son arrestation à l'aéroport de Vancouver, jugée illégale par ses avocats.

Cette arrestation le 1er décembre 2018 avait provoqué une crise sans précédent entre le Canada et la Chine.

Neuf jours après, deux Canadiens, l'ex-diplomate Michael Kovrig et l'homme d'affaires Michael Spavor, avaient été arrêtés par la Chine et accusés d'espionnage.

Pendant cette semaine d'audiences, le procureur a plaidé la fraude bancaire pour justifier une éventuelle extradition de la fille du fondateur de Huawei, Ren Zhengfei, et pour contrer les affirmations de la défense. Cette dernière estime au contraire que les éléments essentiels de la fraude ne peuvent être établis.

Les avocats de Mme Meng ont fait valoir que les faits qui lui sont reprochés aux Etats-Unis n'ont pas d'équivalent au Canada. D'après eux, il est demandé au Canada -- qui n'avait pas pris les mêmes sanctions contre l'Iran à l'époque des faits -- d'appliquer de fait ces sanctions.

Pour le ministère public, les sanctions fournissent simplement le contexte "pour mieux comprendre pourquoi les intérêts économiques de HSBC étaient exposés à un risque".

amc-ast/et/la

HSBC HOLDINGS

Publié le 23/01/2020 09:29
Paris, 23 jan 2020 (AFP) - Des retraites aux flambeaux étaient organisées jeudi soir dans plusieurs villes, dont Paris, pour protester contre la réforme des retraites, à la veille de la présentation du projet de loi en Conseil des ministres et d'une nouvelle journée nationale de mobilisation, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Les manifestants étaient plusieurs milliers au départ de la place de la Nation à Paris en direction de République, beaucoup d'entre eux portant des flambeaux distribués par les organisateurs en échange de contributions financières libres pour alimenter les caisses de grève. Certains arboraient des lampions artisanaux faits de guirlandes électriques dans des bouteilles tenues au bout d'une ficelle.

Parmi les banderoles et slogans: "Macron retire ton projet! Sauvegardons et améliorons nos retraites!" ou "à bas le roi et sa cour". "On n'aime pas les lacrymos, on aime bien les flambeaux", chantait une manifestante.

"Le mouvement se renouvelle, essaie de toutes les manières que ce soit de se faire entendre", a déclaré l'eurodéputée LFI Manon Aubry, croisée dans le cortège, pour qui "peut-être que le gouvernement n'a pas vu la lumière au bout du tunnel depuis un mois mais qu'il va la voir aujourd'hui avec cette nouvelle forme de mobilisation".

Mêmes scènes dans plusieurs autres villes, comme Dijon, Rouen ou Lyon, où à chaque fois plusieurs centaines de personnes ont défilé, selon des journalistes de l'AFP. A Metz, ils étaient 300 selon la police, chantant "on est là, même si Macron le veut pas nous on est là".

A Lille, où la préfecture avait interdit de manifester avec des "objets enflammés de type torche", notamment pour des raisons d'"ordre public", les flambeaux ont été remplacés par bougies, lampes torches ou encore sabres laser par les manifestants (1100 selon la police, au moins 3.000 selon la CGT), au son de la musique de Star Wars.

A Nantes, la manifestation a réuni plus de 3.000 personnes selon l'intersyndicale, 1.400 selon la préfecture. Les forces de l'ordre ont dû reculer vers 20H00, entourés par des manifestants, et des lacrymogènes ont été tirés pour leur permettre de se dégager. Beaucoup de manifestants étaient venus accompagnés d'enfants, a constaté une journaliste de l'AFP. Un garçon d'une dizaine d'année, à côté de ses parents, portait une pancarte à laquelle était accrochée une guirlande lumineuse: "Le monde est construit par des gens en salopettes et détruit par des gens en cravates".

"Le gouvernement ne veut rien céder (...) Je ne pense pas que les gens vont arrêter de manifester. Moi, je ne vais pas arrêter. On trouve d'autres façons de manifester", comme cette retraite aux flambeaux, a déclaré à Dijon Alain Lomberget, 59 ans, qui travaillait "dans le social" mais est aujourd'hui en invalidité.

- "Grève recombustible" -

"Ça change sur la forme. Il faut marquer les esprits différemment. Toutes les actions sont bonnes à prendre. Et concrètement, faire des manifestations en fin d'après-midi, ça permet de mobiliser des personnes qui ne peuvent plus se permettre de faire grève", a souligné à Lyon Mickaël Goyot, qui manifestait sous les drapeaux de la CNT.

A Bordeaux, ils étaient 800 selon la police et ont traversé la Garonne avec leurs flambeaux. A Strasbourg (800 participants selon la police, 1.200 selon la CGT), des manifestants tenaient une grande banderole sur laquelle était inscrite "Macron, Etat, patrons, battez en retraite", tandis qu'un autre brandissait un pantin en costume noir avec un masque d'Emmanuel Macron, de faux billets sortant des poches et une pancarte autour du cou affirmant "c'est de l'enfer des pauvres qu'est fait le paradis des riches".

A Rennes, où 1.400 personnes ont défilé selon la préfecture, 2.000 selon les organisateurs, les slogans filaient la métaphore du feu: "Notre colère s'enflamme" et "grève recombustible", indiquaient des pancartes, ou encore "il fait bien sombre au pays des lumières". L'open de tennis de Rennes a été interrompu par l'intrusion de manifestants qui ont lancé des fumigènes dans la salle.

burs-ab-cel/pb

Publié le 23/01/2020 09:01
Lille, 23 jan 2020 (AFP) - Le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand (ex-LR), et deux élus locaux ont qualifié jeudi de "totalement incompréhensible" la décision de fermer deux sites métallurgiques du groupe américain NOV dans le Nord.

"L'annonce brutale par le groupe américain NOV (National Oilwell Varco) de la fermeture de ses deux sites français d'Aulnoye-Aymeries (ex-Vallourec Drilling) et de Berlaimont, qui emploient 129 salariés, est totalement incompréhensible. D'autant que NOV avait racheté il y a moins de deux ans le site Vallourec d'Aulnoye-Aymeries", écrivent les trois élus dans une lettre au ministre de l'Economie Bruno Le Maire transmise à la presse.

Outre Xavier Betrand, Benjamin Saint-Huile, président PS de la communauté d'agglomération Maubeuge-Val de Sambre, et Bernard Baudoux, maire PCF d'Aulnoye-Aymeries, ont signé ce courrier dans lequel ils estiment qu'au-delà "de la catastrophe économique et du drame social qui découlent de cette décision, se posent plusieurs questions".

"Comment le groupe Vallourec, dont l'Etat est le premier actionnaire, a pu céder en avril 2018 une entreprise dont la fermeture est annoncée aujourd'hui ? Pourquoi un groupe américain fait deux acquisitions dans les Hauts-de-France pour s'en séparer deux ans après ?", interrogent ainsi les trois responsables politiques.

Les trois élus ont également demandé "une réunion sur place, avec toutes les parties prenantes, pour faire un point précis sur les conditions de la cession de 2018, et les raisons de la fermeture des sites".

Dans un communiqué, le groupe américain a évoqué un "contexte difficile" marqué par "un environnement de marché incertain" où "les activités françaises de production de tiges de forage continuent à rencontrer des difficultés économiques importantes malgré les nombreuses initiatives menées pour tenter de réduire leurs coûts, améliorer leur compétitivité et relancer leur croissance".

"Nous devons réagir sans attendre et prendre des décisions difficiles pour résorber la situation de surcapacité structurelle dans laquelle nous nous trouvons et assurer la pérennité de nos activités", affirme dans ce communiqué le président de NOV Grant Prideco, R. Brett Chandler.

Vallourec, spécialiste des tubes sans soudure, avait cédé en 2018 son activité produits de forage, déficitaire, à NOV, spécialiste des services pétroliers, pour 63 millions d'euros.

rl-cmk/cbn

VALLOUREC

Publié le 23/01/2020 08:57
Paris, 23 jan 2020 (AFP) - Des retraites aux flambeaux étaient organisées jeudi soir dans plusieurs villes, dont Paris, pour protester contre la réforme des retraites, à la veille de la présentation du projet de loi en Conseil des ministres et d'une nouvelle journée nationale de mobilisation, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Les manifestants étaient plusieurs milliers au départ de la place de la Nation à Paris en direction de République, beaucoup d'entre eux portant des flambeaux distribués par les organisateurs en échange de contributions financières libres pour alimenter les caisses de grève. Certains arboraient des lampions artisanaux faits de guirlandes électriques dans des bouteilles tenues au bout d'une ficelle.

Parmi les banderoles et slogans: "Macron retire ton projet! Sauvegardons et améliorons nos retraites!" ou "à bas le roi et sa cour". "On n'aime pas les lacrymos, on aime bien les flambeaux", chantait une manifestante.

"Le mouvement se renouvelle, essaie de toutes les manières que ce soit de se faire entendre", a déclaré l'eurodéputée LFI Manon Aubry, croisée dans le cortège, pour qui "peut-être que le gouvernement n'a pas vu la lumière au bout du tunnel depuis un mois mais qu'il va la voir aujourd'hui avec cette nouvelle forme de mobilisation".

Mêmes scènes dans plusieurs autres villes, comme Dijon, Rouen ou Lyon, où à chaque fois plusieurs centaines de personnes ont défilé, selon des journalistes de l'AFP. A Metz, ils étaient 300 selon la police, chantant "on est là, même si Macron le veut pas nous on est là".

A Nantes, la manifestation a réuni plus de 3.000 personnes selon l'intersyndicale, 1.400 selon la préfecture. Les forces de l'ordre ont dû reculer vers 20H00, entourés par des manifestants, et des lacrymogènes ont été tirés pour leur permettre de se dégager. Beaucoup de manifestants étaient venus accompagnés d'enfants, a constaté une journaliste de l'AFP. Un garçon d'une dizaine d'année, à côté de ses parents, portait une pancarte à laquelle était accrochée une guirlande lumineuse: "Le monde est construit par des gens en salopettes et détruit par des gens en cravates".

"Le gouvernement ne veut rien céder (...) Je ne pense pas que les gens vont arrêter de manifester. Moi, je ne vais pas arrêter. On trouve d'autres façons de manifester", comme cette retraite aux flambeaux, a déclaré à Dijon Alain Lomberget, 59 ans, qui travaillait "dans le social" mais est aujourd'hui en invalidité.

- "Grève recombustible" -

"Ça change sur la forme. Il faut marquer les esprits différemment. Toutes les actions sont bonnes à prendre. Et concrètement, faire des manifestations en fin d'après-midi, ça permet de mobiliser des personnes qui ne peuvent plus se permettre de faire grève", a souligné à Lyon Mickaël Goyot, qui manifestait sous les drapeaux de la CNT.

A Bordeaux, ils étaient 800 selon la police et ont traversé la Garonne avec leurs flambeaux. A Strasbourg (800 participants selon la police, 1.200 selon la CGT), des manifestants tenaient une grande banderole sur laquelle était inscrite "Macron, Etat, patrons, battez en retraite", tandis qu'un autre brandissait un pantin en costume noir avec un masque d'Emmanuel Macron, des faux billets sortant des poches et une pancarte autour du cou affirmant "c'est de l'enfer des pauvres qu'est fait le paradis des riches".

A Rennes, où 1.400 personnes ont défilé selon la préfecture, 2.000 selon les organisateurs, les slogans filaient la métaphore du feu: "Notre colère s'enflamme" et "grève recombustible", indiquaient des pancartes, ou encore "il fait bien sombre au pays des lumières". M'open de tennis de Rennes a été interrompu par l'intrusion de manifestants qui ont lancé des fumigènes dans la salle.

Alan, 40 ans, travaille dans le BTP à Saint-Malo, et arbore gilet jaune et lampe frontale. "Je vais partir à 64 ans alors que j'ai commencé à 15 ans pour une retraite qui va pas dépasser les 1.200 euros", raconte-t-il. "Les Français acceptent davantage ce mouvement que celui des +gilets jaunes+, on garde espoir même si, je le vois autour de moi, c'est difficile de mobiliser les gens pour manifester".

burs-ab-cel/pb

Publié le 23/01/2020 08:49
Genève, 23 jan 2020 (AFP) - L'OMS a jugé jeudi qu'il était "trop tôt" pour déclencher l'alerte internationale face au virus apparu Chine et qui s'est répandu dans plusieurs pays, demandant à Pékin que le confinement de millions d'habitants soit de "courte durée".

"Je ne déclare pas aujourd'hui une urgence de santé publique de portée internationale", a indiqué aux journalistes le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, à l'issue d'une réunion de deux jours de son comité d'urgence.

"Ne vous y trompez pas, c'est une urgence en Chine", a-t-il averti. "Ce n'est pas encore une urgence sanitaire mondiale", mais "cela pourrait le devenir", a-t-il ajouté.

Au total, près de 600 personnes ont été contaminées par ce virus de la famille du Sras, essentiellement sur le territoire chinois. 18 sont mortes, toutes en Chine, dont 17 dans la ville de Wuhan ou dans la province dont elle est la capitale, le Hubei.

La Chine a confiné jeudi quelque 20 millions d'habitants autour de Wuhan.

Le directeur de l'OMS a estimé que la Chine avait pris les "mesures qu'elle juge appropriées pour contenir la propagation du coronavirus à Wuhan et dans d'autres villes". Et "nous espérons qu'elles seront à la fois efficaces et de courte durée".

Le président du groupe du comité d'urgence ad hoc de l'OMS, Didier Hussain, a expliqué pour sa part qu'après avoir reçu des informations de Pékin, les experts avaient "compris que les mesures prises dans la ville de Wuhan ont résulté de l'initiative de cette ville et ne résultaient pas d'une évolution épidémiologique".

Symbole de l'inquiétude qui s'est emparée de tout le pays, la Cité interdite de Pékin, l'ancien palais des empereurs, a annoncé sa fermeture jusqu'à nouvel ordre pour éviter tout risque de contamination entre les visiteurs

Le branle-bas de combat en Chine a commencé lorsqu'un scientifique chinois a admis que la transmission du virus pouvait se faire d'humain à humain et pas seulement de l'animal à l'homme.

L'OMS a confirmé l'existence d'une transmission interhumaine en Chine, assurant qu'elle "semblait être limitée à des groupes familiaux et à des travailleurs de la santé qui s'occupent des patients infectés". Et, pour l'instant, "il n'y a aucune preuve de transmission interhumaine en dehors de la Chine", a assuré le chef de l'OMS.

Publié le 23/01/2020 08:43
Jérusalem, 23 jan 2020 (AFP) - Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son rival politique Benny Gantz se rendront la semaine prochaine à Washington afin de discuter du futur plan de paix américain pour le Moyen-Orient, a annoncé jeudi à Jérusalem le vice-président américain Mike Pence.

"Le président (Donald) Trump m'a demandé d'inviter le Premier ministre Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche la semaine prochaine pour discuter des enjeux régionaux et de la perspective d'une paix en Terre sainte", a déclaré M. Pence, aux côtés de M. Netanyahu à l'ambassade américaine à Jérusalem.

A Washington, la Maison Blanche a affirmé que Benjamin Netanyahu se rendrait mardi à Washington. Benny Gantz "a également accepté l'invitation du président à se rendre à Washington", a-t-elle ajouté sans préciser si sa visite interviendrait le même jour.

Après de nombreux reports, le plan de paix voulu par Donald Trump pour mettre fin au conflit israélo-palestinien était déjà attendu à l'automne, après les élections israéliennes de septembre.

Mais ce scrutin, opposant Benjamin Netanyahu et l'ancien chef de l'armée Benny Gantz, n'a pas réussi, comme lors des élections précédentes d'avril, à déboucher sur un gouvernement d'où la tenue de nouvelles législatives le 2 mars.

Les Etats-Unis n'ont pas attendu ce nouveau duel entre MM. Netanyahu et Gantz et ont invité les deux leaders politiques israéliens à la Maison Blanche la semaine prochaine afin de discuter d'une initiative rejetée par les Palestiniens qui jugent l'administration Trump trop favorable à Israël.

A la "suggestion" de Benjamin Netanyahu, les Etats-Unis ont aussi invité Benny Gantz à la Maison Blanche, et ce dernier a accepté, a précisé M. Pence lors du point de presse à l'ambassade américaine.

"Nous n'avons pas de meilleur ami que le président Trump", a réagi M. Netanyahu. "Avec tant d'amis à la Maison Blanche, nous devrions arriver à un consensus le plus large possible, afin d'assurer la sécurité et la paix d'Israël".

Publié le 23/01/2020 08:21
Paris, 23 jan 2020 (AFP) - Des retraites aux flambeaux étaient organisées jeudi soir dans plusieurs villes, dont Paris, pour protester contre la réforme des retraites, à la veille de la présentation du projet de loi en Conseil des ministres et d'une nouvelle journée nationale de mobilisation, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Les manifestants étaient plusieurs milliers au départ de la place de la Nation à Paris en direction de République, beaucoup d'entre eux portant des flambeaux distribués par les organisateurs en échange de contributions financières libres pour alimenter les caisses de grève. Certains arboraient des lampions artisanaux faits de guirlandes électriques dans des bouteilles tenues au bout d'une ficelle.

Parmi les banderoles et slogans: "Macron retire ton projet! Sauvegardons et améliorons nos retraites!" ou "à bas le roi et sa cour". "On n'aime pas les lacrymos, on aime bien les flambeaux", chantait une manifestante.

"Le mouvement se renouvelle, essaie de toutes les manières que ce soit de se faire entendre", a déclaré l'eurodéputée LFI Manon Aubry, croisée dans le cortège, pour qui "peut-être que le gouvernement n'a pas vu la lumière au bout du tunnel depuis un mois mais qu'il va la voir aujourd'hui avec cette nouvelle forme de mobilisation".

Mêmes scènes dans plusieurs autres villes, comme Dijon ou Lyon, où à chaque fois plusieurs centaines de personnes ont défilé, selon des journalistes de l'AFP. A Metz, ils étaient 300 selon la police, chantant "on est là, même si Macron le veut pas nous on est là".

"Le gouvernement ne veut rien céder (...) Je ne pense pas que les gens vont arrêter de manifester. Moi, je ne vais pas arrêter. On trouve d'autres façons de manifester", comme cette retraite aux flambeaux, a déclaré à Dijon Alain Lomberget, 59 ans, qui travaillait "dans le social" mais est aujourd'hui en invalidité.

- "Grève recombustible" -

"Ça change sur la forme. Il faut marquer les esprits différemment. Toutes les actions sont bonnes à prendre. Et concrètement, faire des manifestations en fin d'après-midi, ça permet de mobiliser des personnes qui ne peuvent plus se permettre de faire grève", a souligné à Lyon Mickaël Goyot, qui manifestait sous les drapeaux de la CNT.

A Strasbourg (800 participants selon la police, 1.200 selon la CGT), des manifestants tenaient une grande banderole sur laquelle était inscrite "Macron, Etat, patrons, battez en retraite", tandis qu'un autre brandissait un pantin en costume noir avec un masque d'Emmanuel Macron et des faux billets sortant des poches et une pancarte autour du cou affirmant "c'est de l'enfer des pauvres qu'est fait le paradis des riches".

A Rennes, où 1.400 personnes ont défilé selon la préfecture, 2.000 selon les organisateurs, les slogans filaient la métaphore du feu: "Notre colère s'enflamme" et "grève recombustible", indiquaient des pancartes, ou encore "il fait bien sombre au pays des lumières".

Alan, 40 ans, travaille dans le BTP à Saint-Malo, et arbore gilet jaune et lampe frontale. "Je vais partir à 64 ans alors que j'ai commencé à 15 ans pour une retraite qui va pas dépasser les 1.200 euros", raconte-t-il. "Les Français acceptent davantage ce mouvement que celui des +gilets jaunes+, on garde espoir même si, je le vois autour de moi, c'est difficile de mobiliser les gens pour manifester".

burs-ab-cel/shu

Publié le 23/01/2020 08:17
Paris, 23 jan 2020 (AFP) - Les sept suspects interpellés lundi lors d'un coup de filet antiterroriste dans le Finistère ont été transférés au siège de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), où leur garde à vue se poursuivait jeudi, a-t-on appris de source judiciaire.

Ces sept hommes, âgés de 16 à 38 ans, étaient jusqu'à présent entendus dans plusieurs commissariats du département, notamment à Brest. Ils ont été transférés mercredi soir au siège de la DGSI, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), selon cette source.

Parmi eux figure un homme né en Syrie et arrivé en France en 2015. Ce trentenaire, qui disposerait d'un passeport palestinien, a obtenu le statut de réfugié quelques mois après son entrée sur le territoire français, selon une source proche de l'enquête.

D'après des sources concordantes, il est soupçonné d'avoir appartenu au groupe Etat islamique (EI).

Selon une des sources proches de l'enquête, il s'agirait du personnage central de cette cellule, démantelée dans le cadre d'une information judiciaire pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Des documents de propagande ont été saisis par les enquêteurs.

Parmi les autres protagonistes figure un lycéen de 16 ans, fils d'un commerçant brestois, et plusieurs personnes fichées "S" (pour Sûreté de l'Etat) faisant l'objet d'un suivi pour leur appartenance à la mouvance islamiste radicale, dont le responsable d'une boucherie halal de Brest.

Au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, cet homme, âgé d'une trentaine d'années, avait été interpellé après avoir mimé un tir à l'arme automatique au passage d'une patrouille de police.

Après son interpellation, 15.000 euros avaient été découverts à son domicile ainsi que des images de propagande islamiste, selon le quotidien régional Le Télégramme. Cette affaire lui avait valu une condamnation à trois ans de prison avec sursis pour "apologie du terrorisme".

Ce commerçant brestois est par ailleurs soupçonné d'avoir voulu se rendre en Syrie en septembre 2014, en compagnie de son épouse - décrite par les autorités comme radicalisée- et de leurs deux enfants mineurs.

Selon des sources concordantes, les sept hommes sont soupçonnés d'avoir préparé un projet d'"action violente" en France et un départ vers la zone irako-syrienne. Aucune arme et aucun explosif n'ont cependant été découverts lors des perquisitions menées lundi.

Interrogé sur BFMTV jeudi matin, le secrétaire d'Etat à l'Intérieur Laurent Nuñez a rappelé que le risque terroriste demeurait "très élevé" en France en précisant que 60 attentats avaient été déjoués depuis fin 2013.

"On saura à l'issue de ces investigations si nous avons eu, ou pas, le 61e", a-t-il indiqué.

Publié le 23/01/2020 08:01
Paris, 23 jan 2020 (AFP) - La présidente de Radio France a indiqué jeudi qu'elle préparait la suspension du plan de départs volontaires de la radio publique pour le remplacer par une procédure alternative et négociée, la rupture conventionnelle collective.

Après 52 jours de grève en dents de scie, Sibyle Veil a annoncé jeudi la préparation de cette rupture conventionnelle collective dans une lettre envoyée à tous les salariés de Radio France et que l'AFP a pu consulter. Tous les syndicats représentatifs avaient proposé cette mesure au cours des négociations, sauf la CGT.

"La direction a préparé un accord qui suspend le plan de départs volontaires le temps de négocier ensemble une rupture conventionnelle collective" (RCC), a précisé Sibyle Veil.

Les syndicats demandent toujours, avant tout, à négocier une baisse du nombre de postes supprimés. Le plan présenté par la direction de Radio France prévoit 60 millions d'euros d'économies et 299 suppressions de postes (avec 76 créations de postes en parallèle).

La CGT a d'ailleurs reconduit jeudi la grève jusqu'au lundi 27 janvier. Plusieurs manifestants du groupe ont protesté dans l'après-midi à un évènement où le ministre de la Culture Franck Riester inaugurait une statue.

A l'été, les représentants des salariés avaient déjà refusé cette RCC, et la direction avait alors lancé un plan de départs volontaires, qui ne nécessite pas leur accord.

Les négociations doivent se poursuivre vendredi. Si aucun accord autour d'une RCC n'est trouvé, la direction de Radio France pourra revenir à la formule du plan de départs volontaires.

"Tant de temps perdu!", s'est exclamé le SNJ dans un communiqué. "La PDG nous dit - entre les lignes - qu'elle a enfin décidé que Radio France pouvait négocier (...) Ouvrir une négociation nécessite qu'on veuille la mener à terme. Et cela passe par une diminution importante du nombre de postes supprimés".

La rupture conventionnelle collective dans sa forme actuelle, issue de la réforme du code du travail de 2017, permet à une entreprise de se séparer d'un grand nombre de salariés, sur la base du volontariat, en négociant avec ses syndicats les conditions des départs (indemnités, mesures de reclassement...). L'accord doit être majoritaire et homologué par l'administration.

Sybile Veil s'y est dite "favorable parce qu'elle [leur] permet non seulement de favoriser les départs en retraite dans le total des départs volontaires à faire, mais aussi de continuer à recruter".

Le ministre de la Culture Franck Riester lui a renouvelé son soutien en répétant que, "dans un contexte d'effort budgétaire général", l"effort demandé à l'audiovisuel public était soutenable", dans une interview parue jeudi dans Libération.

Le mouvement de grève à Radio France a connu des taux de participation variables, mais globalement en baisse depuis le début du mouvement le 25 novembre 2019. Mais les perturbations se poursuivent régulièrement sur les antennes du groupe.

Publié le 23/01/2020 07:57
Bordeaux, 23 jan 2020 (AFP) - Le Bordelais, à l'instar des autres vignobles français, appelle l'Etat à l'aide après avoir accusé en novembre une baisse de 46% en valeur de ses ventes aux Etats-Unis, deuxième marché à l'exportation, une conséquence de l'instauration en octobre d'une taxe américaine liée au conflit Airbus/Boeing.

"Nous avons les premiers chiffres: en novembre, c'est moins 46% du chiffre d'affaires aux Etats-Unis (-24% en volume) par rapport à 2018. Les mois de décembre, janvier, seront probablement du même acabit", a annoncé jeudi à l'AFP le président du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB), Bernard Farges.

"C'est une taxe des vins français pour compenser une erreur des pays européens qui ont subventionné Airbus. Nous sommes une victime collatérale", a-t-il accusé, jugeant les conséquences "désastreuses".

Cette taxe de 25% touche essentiellement les vins non pétillants de moins de 14 degrés d'alcool, soit des exportations françaises vers les Etats-Unis représentant un milliard d'euros en 2018, dont 298 millions d'euros à Bordeaux. Au niveau national, une baisse de 15% des volumes vendus aux États-Unis, premier marché d'exportation, et de 21% en valeur a été enregistrée en novembre.

Et la profession s'inquiète aussi des menaces de représailles américaines si la France décidait finalement de taxer les grandes entreprises du numérique à hauteur de 3% de leur chiffre d'affaires.

Paris a décidé pour l'instant de reporter cette mesure mais "c'est un report, ça ne règle en rien ce qui est en cours depuis le 18 octobre. Nous demandons à l'Etat français, qui a fait un choix industriel que nous ne jugeons pas, un fonds de compensation financière pour maintenir le flux commercial", a déclaré M. Farges.

"Les exportateurs doivent baisser de 25% la valeur des produits ou partager la baisse avec leur importateur, certains n'y arrivent pas. C'est un marché qui se ferme et il faudra des années pour le rouvrir", a mis en garde M. Farges, également président de la Cnaoc, qui regroupe les 17 principales régions viticoles françaises à appellation.

Cette confédération, ainsi que la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS) ont demandé mercredi à l'Assemblée nationale un soutien financier de 300 millions d'euros.

"Pour soutenir la filière, il est exigé la création d'un fonds de solidarité abondé par l'Etat et l'Union européenne", a aussi exhorté jeudi soir dans un communiqué l'Union viticole de Saône-et-Loire, précisant avoir adressé un courrier en ce sens à leurs parlementaires.

Ils demandent à leurs élus "de monter fortement au créneau sur ce sujet, pour défendre les intérêts vitaux des viticulteurs" alors que le vignoble bourguignon est "très largement dépendant de l'export", ont-ils précisé.

Les représentants de la filière bordelaise ont prévu de rencontrer lundi les députés de Gironde et les présidents de communautés de communes à Bordeaux "pour leur parler de ce sujet, pour mettre la pression sur le gouvernement", selon M. Farges.

Les vins de Bordeaux perdent des marchés depuis 2018 avec une baisse des ventes de 15%, alimentée par des conditions climatiques défavorables, en particulier avec le gel de 2017, un marché chinois, le premier à l'export, en régression et des inquiétudes liées au Brexit.

ale-ode/san/eb

BOEING

AIRBUS GROUP

Publié le 23/01/2020 07:29
Washington, 23 jan 2020 (AFP) - L'administration de Donald Trump va limiter les visas octroyés aux femmes enceintes soupçonnées de vouloir se rendre aux Etats-Unis pour que leur enfant y bénéficie automatiquement de la nationalité américaine à la naissance.

"A compter du 24 janvier 2020, le département d'Etat ne délivrera plus de visas de visite temporaire aux étrangers qui veulent entrer aux Etats-Unis pour du +tourisme de maternité+", afin de tirer avantage du droit du sol américain, a annoncé jeudi la Maison Blanche dans un communiqué.

Les nouvelles règles visent clairement les femmes qui "se rendent aux Etats-Unis pour que, en donnant naissance sur le sol américain, leur enfant obtienne automatiquement et de manière permanente la nationalité américaine", a-t-elle expliqué.

"Ce changement réglementaire est nécessaire pour renforcer la sécurité", "le système d'immigration" des Etats-Unis et "l'intégrité de la citoyenneté américaine", a ajouté la présidence. Elle estime que cette "industrie du tourisme de maternité" menace d'être une "surcharge" pour les hôpitaux du pays, sans compter qu'elle "alimente les activités criminelles".

"Mettre fin à ces failles flagrantes" du système américain "va permettre de combattre ces abus endémiques et en fin de compte protéger les Etats-Unis", a insisté la Maison Blanche, assurant vouloir aussi défendre l'argent des "contribuables américains".

Le droit du sol est très extensif aux Etats-Unis: il suffit de naître dans le pays pour bénéficier automatiquement de la nationalité américaine.

Le milliardaire républicain a fait de la lutte contre l'immigration une de ses priorités et a ouvertement menacé, par le passé, de s'attaquer au droit du sol.

Publié le 23/01/2020 06:57
Londres, 23 jan 2020 (AFP) - Isabel dos Santos, la fille de l'ex-président angolais José Eduardo dos Santos, a rejeté jeudi les accusations portées contre elle par la justice angolaise, dénonçant "une attaque politique" et se disant "prête à se battre" devant la justice internationale pour se défendre.

"Les allégations portées contre moi ces derniers jours sont extrêmement trompeuses et fausses", a-t-elle déclaré dans un communiqué transmis par une agence de communication basée à Londres.

"C'est une attaque politique ciblée, orchestrée et bien coordonnée lancée avant les élections en Angola de l'année prochaine", a-t-elle ajouté.

Trois jours après la publication des "Luanda Leaks" par le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ), Isabel dos Santos a été formellement accusée mercredi soir par la justice angolaise de fraude, détournement de fonds et blanchiment d'argent.

Se présentant comme une "femme d'affaires" qui a "toujours agi en respectant la loi", elle affirme que des "documents volés ont fuité de manière sélective pour donner une fausse impression de mes activités" et estime que les tribunaux angolais "sont soumis à la pression politique".

"Je suis prête à me battre devant les cours internationales pour défendre mon nom", a-t-elle averti, ajoutant avoir engagé des avocats pour "agir contre des informations inexactes et diffamatoires" dans la presse.

Réclamée par la justice angolaise, Isabel dos Santos

devra aussi répondre d'accusations de trafic d'influence, abus de biens sociaux et faux en écritures durant son mandat à la tête du groupe pétrolier public Sonangol, a précisé le procureur général angolais Helder Pitta Gros mercredi soir lors d'une conférence de presse.

Isabel dos Santos a dirigé la Sonangol durant dix-huit mois à partir de juin 2016. Elle a aussi dirigé plusieurs autres compagnies publiques angolaises dans les secteurs de la téléphonie et des mines, et a acquis des participations dans d'autres groupes, notamment bancaires, au Portugal.

Publié le 23/01/2020 06:55
Paris, 23 jan 2020 (AFP) - La CFE-CGC, opposée à la réforme des retraites, souhaite faire une "pause" après la mobilisation de vendredi, tout en restant au sein de l'intersyndicale menée par la CGT et FO, a dit jeudi à l'AFP Gérard Mardiné, numéro deux de la confédération des cadres.

"On pense qu'il faut faire pause après le 24", a-t-il dit, au lendemain d'une réunion des syndicats opposés au projet de loi, qui n'a abouti à aucune nouvelle date de mobilisation, une première depuis le début du mouvement le 5 décembre.

Une nouvelle réunion est prévue vendredi matin, au septième jour d'une mobilisation interprofessionnelle pour le retrait de la réforme des retraites, à l'appel de la CGT, Force ouvrière, CFE-CGC, FSU, Solidaires, d'organisations de jeunesse (MNL, UNL, FIDL) et étudiante (Unef).

"Nos gens sont difficilement mobilisables sur la durée, ils ont des responsabilités et ne sont pas demandeurs que l'activité économique soit trop perturbée", a dit le secrétaire général de la CFE-CGC.

Pour autant, la confédération espère pouvoir rester au sein de l'intersyndicale, car "on demande toujours le retrait de ce projet de loi, qui ne tient pas la route et est nocif pour notre pays".

Vendredi matin, "on verra si on trouve une formulation qui nous permette de rester dans l'intersyndicale, tout en levant le pied sur les mobilisations", a-t-il dit.

Dans le communiqué publié mercredi soir à l'issue de près de quatre heures de réunion, l'intersyndicale appelle à un "24 massif".

Pour la suite, elle appelle "à poursuivre et amplifier les actions, y compris en multipliant les arrêts de travail, en interpellant les parlementaires et en organisant des actions de dépôt des outils de travail dans des lieux symboliques".

Interrogée mercredi par l'AFP, Benoît Teste, le numéro un de la FSU, a dit être favorable à de nouvelles journées d'action.

Selon la CGT-Cheminots, la confédération "propose trois jours de mobilisation la semaine prochaine (28, 29 et 30 janvier), en faisant du 30 une nouvelle journée de temps fort". Une information non confirmée par la confédération, qui a renvoyé à l'intersyndicale de vendredi. Le 30 coïncide par ailleurs avec le lancement de la conférence de financement destiné à trouver des solutions pour équilibrer le régime, une date annoncée jeudi par le Premier ministre Edouard Philippe dans une interview à La Croix.

Eric Beynel, de Solidaires, a mis l'accent jeudi sur le fait que l'intersyndicale continuait "à avoir le soutien très large de la population", s'appuyant sur le dernier sondage Elabe, publié mercredi. Toutefois, "il faut trouver le bon rythme de mobilisation", a-t-il dit à l'AFP.

Soulignant que les syndicats opposés à la réforme sont majoritaires, Gérard Mardiné considère que "la logique voudrait qu'Emmanuel Macron acte que le projet n'est pas mûr".

Publié le 23/01/2020 06:51
Paris, 23 jan 2020 (AFP) - La conférence de financement, qui doit réunir les partenaires sociaux afin de trouver avant fin avril les moyens de garantir l'équilibre financier du système de retraite d'ici 2027, sera lancée le 30 janvier, a indiqué jeudi Edouard Philippe dans un entretien à La Croix.

"Cette conférence de financement sera lancée le 30 janvier prochain au Conseil économique, social et environnemental. J'ai bon espoir qu'elle permette de déboucher sur quelque chose d'intelligent et de responsable", a expliqué le Premier ministre, en se refusant à lancer des pistes autres que celles de l'âge pivot, "parce que si je commence à évoquer tel ou tel instrument, je réduis à néant l'intérêt de cette conférence".

Dans cet entretien donné au quotidien catholique à la veille d'une nouvelle journée d'action syndicale et d'appel à la grève, le chef du gouvernement a défendu le "bon compromis" trouvé avec les syndicats réformistes. "J'ai bougé en retirant l'âge pivot. Les organisations syndicales, dont la CFDT, ont bougé de leur côté" en admettant le principe d'un retour à l'équilibre.

À propos des propositions qui doivent émerger de la conférence de financement, Édouard Philippe a considéré qu'"il y aura peut-être une mesure d'âge".

"J'ai toujours dit qu'il me semblait impossible de ramener notre système de retraite à l'équilibre sans une mesure d'âge. (...) Mais si les partenaires sociaux s'accordent sur un cocktail de mesures, y compris une mesure d'âge différente de l'âge pivot, je la prendrai", a-t-il soutenu.

Il a en revanche déploré que d'autres organisations syndicales "ne (veuillent) absolument pas de cette réforme". "Ne pas la mener parce que nous savons qu'elles ont des capacités de blocage, ce n'est pas cela la démocratie", a-t-il toutefois prévenu, en réitérant par ailleurs sa condamnation de "toutes les actions qui s'exercent en dehors du droit de grève, comme les blocages ou les coupures sauvages d'électricité", qui sont "illégales et doivent faire l'objet de sanctions".

Le Premier ministre a encore défendu le principe du système universel de retraite, dont il se dit convaincu qu'il va "vivre très longtemps".

"Je le dis avec un sourire, mais je souhaite bon courage au Premier ministre qui, dans le futur, proposerait de casser le système universel en quarante-deux régimes, dont certains ne seraient pas équilibrés, et pour lesquels il faudrait payer pour que leurs assurés travaillent moins que les autres", a-t-il ironisé.

Publié le 23/01/2020 06:43
Paris, 23 jan 2020 (AFP) - Une cour britannique a ordonné mercredi la remise à la justice française d'Alexandre Djouhri, protagoniste clé d'une enquête sur le financement libyen présumé de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, a appris jeudi l'AFP auprès du parquet national financier.

L'homme d'affaires de 60 ans avait été arrêté en janvier 2018 à Londres, en vertu de mandats d'arrêt européens émis par la justice française, notamment pour "détournements de fonds publics" et "corruption". Un tribunal londonien avait ordonné son extradition en février 2019 mais il avait fait appel de cette décision.

Selon les textes européens, la justice britannique a dix jours pour exécuter cette décision qui n'est pas susceptible de recours, a précisé une source judiciaire. Ce délai peut être toutefois prorogé de dix jours pour des raisons exceptionnelles.

Alexandre Djouhri est très attendu par les juges d'instruction français, les investigations ayant mis au jour plusieurs flux financiers suspects l'impliquant dans cette affaire.

Le nom de ce proche de Claude Guéant, ex-ministre de Nicolas Sarkozy, est notamment apparu dans l'enquête pour la vente en 2009 d'une villa située à Mougins, sur la Côte d'Azur, à un fonds libyen géré par Bachir Saleh, ancien dignitaire du régime de Khadafi.

Il est soupçonné d'en avoir été le véritable propriétaire et de l'avoir cédée à un prix surévalué, permettant de dissimuler d'éventuels versements occultes, ce qu'il dément.

Les magistrats anticorruption français avaient émis des mandats d'arrêt européens en décembre 2017 puis en février 2018 à son encontre, en vertu desquels il a été arrêté à l'aéroport londonien de Heathrow, en provenance de Genève, où il réside.

Hospitalisé à plusieurs reprises pour des problèmes cardiaques, il avait été assigné à résidence dans la capitale britannique, sous caution.

Alexandre Djouhri conteste la validité de ces mandats d'arrêt, considérant ne pas être en fuite mais n'avoir pas été convoqué par la justice française dans les formes.

Ses recours doivent être examinés le 19 mars par la cour d'appel de Paris, en même temps que des requêtes en nullité déposée par l'ancien président français Nicolas Sarkozy, ses anciens ministres Claude Guéant et Eric Woerth, tous inculpés dans ce dossier.

Témoignages de dignitaires libyens, notes des services secrets de Tripoli, accusations d'un intermédiaire... Après six ans de travail, une somme d'indices troublants ont donné corps à la thèse d'un financement de la campagne présidentielle victorieuse de Nicolas Sarkozy par le régime de Khadafi.

Mais aucune preuve matérielle n'a été retrouvée, même si des mouvements de fonds suspects ont conduit à huit inculpations à ce jour.

Publié le 23/01/2020 06:29