Mossoul (Irak), 21 mars 2019 (AFP) - Au moins 54 personnes sont mortes jeudi et 28 sont toujours portées disparues dans le naufrage d'un bac sur le Tigre à Mossoul, dans le nord irakien où de nombreuses familles célébraient la fête de Norouz, selon un responsable du ministère de l'Intérieur.

"La Défense civile a décompté 54 morts dans le naufrage de ce bateau qui transportait des familles et des enfants se rendant dans un complexe touristique de Mossoul", a déclaré ce responsable sous le couvert de l'anonymat. Selon lui, "28 personnes sont toujours portées disparues".

"Le bateau a fait naufrage car il y avait trop de passagers à bord, plus d'une centaine", a expliqué à l'AFP un responsable des services de sécurité, présent, lui, à Mossoul.

Ces hommes, ces femmes et ces enfants, a-t-il précisé, traversaient le fleuve en direction de parcs aménagés où les familles piquent-niquent traditionnellement pour Norouz, le Nouvel an kurde décrété jour férié dans l'ensemble du pays.

Après d'importantes pluies ces derniers jours, les autorités avaient ouvert des écluses pour alléger la pression au niveau du grand barrage de Mossoul. Elles avaient publié des mises en garde au public, prévenant que les rives du Tigre seraient plus dangereuses avec un niveau de l'eau plus élevé.

Ce niveau de l'eau a également joué un rôle dans ce naufrage, a précisé le responsable à Mossoul.

Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montraient des dizaines de personnes flottant ou tentant de surnager autour d'un bateau, au milieu d'un fort courant.

Publié le 21/03/2019 03:20
Paris, 21 mars 2019 (AFP) - "Je ne suis en guerre contre personne. Pas contre l'Elysée et personne d'autre", a assuré jeudi à l'AFP le président du Sénat Gérard Larcher après la décision de la Haute assemblée de saisir la justice du cas d'Alexandre Benalla, mais aussi de ceux de proches d'Emmanuel Macron.

"Je ne suis en guerre contre personne. Pas contre l'Elysée et personne d'autre. Le sujet est d'une autre nature. C'est simplement l'application du droit, rien que le droit, tout le droit", a déclaré M. Larcher (LR) à l'issue du vote du Bureau du Sénat.

Il s'agit aussi "du rôle et de l'autonomie d'une Assemblée et de ses instances délibératives", a ajouté M. Larcher.

"J'insiste parce que j'entends déjà qu'on aurait des déclarations de guerre, qu'une fois encore on aurait outrepassé la Constitution. Non, pas du tout, nous avons simplement effectué la mission de contrôle" et ceci "dans le respect des personnes", a-t-il poursuivi.

Le "débat a été à la hauteur de la mission de contrôle. Nous avons pris le temps nécessaire au débat", a ajouté le responsable LR.

"On n'a pas fait de politique ce matin", a-t-il martelé. C'est "une décision qui a été prise par une instance, le Bureau, et non pas par un agrégat de groupes politiques", a encore dit M. Larcher, rappelant aussi que "le Bureau n'est pas juge".

A ses côtés, la vice-présidente centriste du Bureau, Valérie Létard, qui avait été chargée d'instruire le dossier, a fait état d'un débat "serein et respectueux", assurant elle aussi avoir "agi sur le droit rien que le droit" et réfutant un "débat politique".

Interrogé sur d'éventuels contacts en amont avec l'Elysée, M. Larcher a répondu "pas du tout". "Et je dois dire que je voudrais saluer le respect de l'indépendance que j'ai eu comme président du Sénat", "nul n'a fait pression sur moi".

"Quand les gens doutent de la démocratie, la séparation des pouvoirs ça a du sens", a poursuivi le président du Sénat, et "ça a été parfaitement respecté".

La demande de saisine et les documents annexés seront transmis à la justice dans les prochains jours, a-t-il précisé

Publié le 21/03/2019 02:58
Londres, 21 mars 2019 (AFP) - Le patronat et les syndicats britanniques ont supplié jeudi la Première ministre Theresa May de changer d'approche sur le Brexit, alertant sur une situation d'"urgence nationale" à huit jours de la date théorique de sortie de l'UE.

L'organisation patronale CBI et la confédération syndicale TUC demandent dans une lettre commune à être reçus au plus vite par la dirigeante conservatrice et exigent un "plan B" pour éviter de choisir entre l'accord de Theresa May, dont le Parlement britannique n'a pas voulu jusqu'à présent, et un Brexit sans accord.

"Notre pays fait face à une urgence nationale. Les décisions des derniers jours ont augmenté le risque d'une absence d'accord", selon la lettre. Dans ce cas de figure, "le choc sur l'économie se ferait sentir pour les générations à venir", préviennent patronat et syndicats.

Cette lettre écrite par la secrétaire générale du TUC Frances O'Grady et par la directrice générale du CBI Carolyn Fairbain est dévoilée au moment où s'ouvre à Bruxelles un sommet européen qui doit examiner la demande du report du Brexit déposée par le gouvernement britannique.

L'UE a conditionné la validation d'un court report au vote par le Parlement britannique de l'accord porté par Theresa May, que les députés ont déjà rejeté à deux reprises.

Le CBI et la TUC, qui représentent des dizaines de milliers d'entreprises et des millions de travailleurs, préviennent que le pays n'est pas prêt pour le scénario d'un Brexit sans accord.

C'est la raison pour laquelle ils demandent au gouvernement de trouver un plan B qui puisse protéger les travailleurs et l'économie, préserver l'ouverture de la frontière irlandaise, convaincre une majorité de parlementaires et être accepté par l'UE.

"Nous ne soulignerons jamais assez la gravité de la crise pour les entreprises et les travailleurs. Nous voulons vous rencontrer au plus vite pour parler de nos inquiétudes et entendre votre réponse", écrivent le CBI et la TUC à Theresa May.

Publié le 21/03/2019 02:42
Kaboul, 21 mars 2019 (AFP) - Au moins six personnes sont mortes jeudi dans des explosions dans un quartier chiite de Kaboul qui célébrait Nowruz, le Nouvel an perse, ont annoncé les autorités.

"Vingt-trois personnes ont été blessées et six sont tombées en martyr (tuées) dans les explosions", a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère de la Santé Wahidullah Mayar. Le ministère de l'Intérieur a confirmé ce bilan.

Le groupe Etat islamique a revendiqué l'attentat, d'après le centre américain de surveillance des sites jihadistes, SITE. Les talibans, dans un message à l'AFP, avaient nié toute implication.

Selon la police, trois mines, contrôlées à distance, ont explosé : l'une d'entre elles était placée dans les toilettes d'une mosquée, la deuxième derrière un hôpital et la troisième dans un compteur électrique.

"Alors que nous célébrons ce jour propice pour nous unir, nos concitoyens ont été témoins d'un nouveau jour dévastateur à #Kaboul", a tweeté le président afghan Ashraf Ghani. "Nous avons perdu des citoyens pacifiques face à un ennemi lâche qui ne connaît aucune limite".

Les explosions se sont produites près de l'université de Kaboul et du mausolée de Karte Sakhi, où de nombreux Afghans se rassemblent chaque année pour célébrer Nowruz, une fête considérée comme non-islamique par les extrémistes.

Les explosions se sont toutefois produites loin des célébrations, selon le porte-parole de la police de Kaboul, Basir Mujahid, ajoutant qu'une quatrième mine avait été désamorcée et que des recherches étaient en cours pour en retrouver d'autres.

Il y a exactement un an, une explosion revendiquée par l'Etat islamique avait fait 33 morts près de ce même mausolée.

L'EI, qui vise régulièrement la minorité chiite afin d'encourager les violences sectaires dans un pays très majoritairement sunnite, avait déjà attaqué ce même mausolée en octobre 2016.

Dix-huit personnes étaient alors mortes, abattues par des hommes armés alors qu'elles célébraient l'Achoura, une fête particulièrement importante pour les chiites.

D'après le porte-parole du ministère de l'Intérieur Nasrat Rahimi, la police a découvert et désamorcé 20 autres engins explosifs à Hérat (Ouest), Balkh (Nord) et Kaboul jeudi.

Les responsables des services de renseignement afghans ont également affirmé avoir arrêté une cellule de l'EI comprenant six membres, dont deux kamikazes qui ciblaient les célébrations du Nouvel an perse à Kaboul.

Publié le 21/03/2019 02:24
Paris, 21 mars 2019 (AFP) - Le parquet national financier (PNF) réclame un procès pour Rifaat al-Assad, oncle du président syrien Bachar al-Assad, soupçonné de s'être frauduleusement bâti en France un patrimoine immobilier estimé à 90 millions d'euros, a appris jeudi l'AFP de sources proches du dossier.

Si le juge d'instruction devait suivre les réquisitions du PNF, signées le 8 mars et dont l'AFP a eu connaissance, Rifaat al-Assad, 81 ans, serait jugé devant le tribunal correctionnel de Paris pour "blanchiment en bande organisée" de fraude fiscale aggravée et de détournements de fonds publics aux dépens de l'Etat syrien, ainsi que pour le "travail dissimulé" de gardiens et personnels de maison.

Le ministère public demande en attendant le maintien du contrôle judiciaire limitant ses déplacements à l'international.

"Nous contestons fermement les accusations qui reposent sur des analyses parfaitement erronées, des raccourcis et des témoignages d'opposants politiques historiques qui se contredisent", ont déclaré à l'AFP ses avocats Pierre Haïk, Pierre Cornut-Gentille, Julien Visconti et Benjamin Grundler.

Aujourd'hui résident britannique, Rifaat al-Assad avait été contraint à l'exil dès 1984 à la suite d'un coup d'Etat manqué contre son frère Hafez, le père de Bachar al-Assad, qui dirigea le pays de 1971 à 2000.

A son arrivée en Europe, Rifaat al-Assad mène grand train, avec ses quatre épouses, ses seize enfants et sa suite de "fidèles". En France, notamment, il accumule un impressionnant patrimoine immobilier jusqu'à ce que la justice se penche sur son cas en ouvrant une information judiciaire en avril 2014, après les plaintes des ONG anticorruption Sherpa et Transparency international.

Le parquet national financier a fait l'inventaire : deux hôtels particuliers, dont l'un sur la prestigieuse avenue Foch à Paris et une quarantaine d'appartements dans des quartiers huppés de la capitale; un haras et un château dans le Val-d'Oise, 7.400 m2 de bureaux à Lyon... En France, son patrimoine atteint les 90 millions d'euros.

La plupart des biens ont été saisis par la justice française. En majorité acquis dans les années 1980, ils sont pour l'essentiel détenus par ses proches ou par l'intermédiaire de sociétés nichées un temps dans des paradis fiscaux - Curaçao, Panama, Liechtenstein - et désormais établies au Luxembourg. Pour le PNF, la constitution d'un tel patrimoine "est empreinte d'un évident souci de dissimulation".

Les investissements immobiliers s'étendent aussi massivement à l'Espagne, où 507 propriétés de la famille ont été saisies en juin 2017, pour une valeur de 695 millions d'euros.

L'origine de sa fortune interroge. Les enquêteurs soupçonnent un "enrichissement illicite de Rifaat al-Assad depuis l'accession au pouvoir de son frère", une thèse qu'il conteste en dénonçant des accusations politiques pour empêcher son retour en Syrie.

Entendu à trois reprises, Rifaat al-Assad a toujours affirmé que l'argent provenait, depuis son exil européen, de la générosité du royaume saoudien.

Ses avocats ont produit des documents pour justifier de dons de près de 25 millions d'euros entre 1984 et 2010 mais ces explications ont été jugées "très insuffisantes".

Publié le 21/03/2019 01:52
Paris, 21 mars 2019 (AFP) - Les comportements comme ceux de Thierry Pilenko, qui quittera la présidence du groupe parapétrolier TechnipFMC en mai en touchant "des bonus conséquents", sont "inacceptables" et "intolérables", a fustigé jeudi le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire.

"Quand on laisse des pertes derrière soi, on ne part pas avec des primes. C'est inacceptable, c'est intolérable", a martelé le ministre lors d'un discours en clôture des Rencontres de l'entreprise.

"Quand j'apprends ce matin en allumant la radio que le patron de Technip va partir avec des bonus conséquents, alors qu'il laisse derrière lui des pertes, personne ne peut comprendre ce genre de comportement", a-t-il ajouté.

BFM Business a révélé dans la matinée que le dirigeant quitterait à compter du 1er mai le groupe déficitaire en 2018, avec un paquet global "de 14 millions d'euros", entre indemnité de départ, clause de non-concurrence et éléments de rémunération différés.

"M. Pilenko recevra une indemnité de départ d'un montant de 1,98 million d'euros, équivalent à une année de rémunération annuelle (fixe+bonus), et il est soumis à une clause de non-concurrence, indemnisée à un montant équivalent et qui court jusqu'à fin 2020", a précisé pour sa part à l'AFP un porte-parole du groupe.

"Soit un total de 3,96 millions d'euros. Ce dispositif respecte les recommandations du code Afep-Medef" de bonne conduite sur la rémunération des dirigeants, a assuré ce porte-parole.

"Pour le reste, il s'agit d'éléments de rémunérations attribuées à M. Pilenko depuis 2010 dans le cadre de ses fonctions de PDG de Technip puis de celles d'executive chairman de TechnipFMC", a expliqué la même source.

Issue de la fusion entre Technip et l'américain FMC en 2017, la société a subi une perte nette de 1,9 milliard de dollars en 2018, après avoir dégagé un bénéfice de 113 millions en 2017. Le résultat a ployé sous de lourdes dépréciations d'actifs de 1,7 milliard de dollars, portant notamment sur la valeur de certains navires.

vab-cd/tq/eb

TechnipFMC

TECHNIP

Publié le 21/03/2019 01:38
Caracas, 21 mars 2019 (AFP) - L'opposant vénézuélien Juan Guaido, président par intérim autoproclamé, a dénoncé jeudi l'arrestation dans la nuit par les services de renseignement de son "chef de cabinet", affirmant ignorer son sort.

"Ils ont arrêté Roberto Marrero, mon chef de cabinet, en l'accusant de détenir deux fusils et une grenade déposés (intentionnellement chez lui). L'arrestation s'est produite à 02H00 du matin environ (06H00 GMT)", a écrit sur Twitter M. Guaido, reconnu par une cinquantaine de pays dans son bras de fer avec le président en place Nicolas Maduro.

Sur Twitter, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a condamné cette arrestation : "Nous appelons à sa libération immédiate. Ceux qui le retiennent devront rendre des comptes", a-t-il mis en garde.

M. Marrero a été arrêté lors d'une opération des services de renseignement, le SEBIN, à son domicile ainsi qu'à celui non loin de là du député d'opposition Sergio Vergara dans le quartier résidentiel de Las Mercedes à Caracas.

Lors de son arrestation, M. Marrero "a crié que (les membres du SEBIN) avaient déposé chez lui deux fusils et une grenade. Ils l'ont emmené et je lui ai dit de rester fort", a déclaré M. Vergara à la presse.

Selon le député, une quinzaine d'agents l'ont jeté au sol et ont "visité" sa maison, puis l'ont interrogé sur le domicile de Roberto Marrero. Au cours de cette opération, qui a duré deux heures selon lui, deux procureurs étaient présents, a-t-il ajouté.

"Ils ont commencé à enfoncer la maison de Roberto Marrero, qui se trouve à quelques mètres de la mienne, jusqu'à ce qu'ils réussissent à entrer", a-t-il déclaré. Un chauffeur qui travaille pour le Parlement a également été arrêté.

"Depuis, la dictature retient ces deux citoyens", a conclu M. Vergara.

Juan Guaido, président de l'Assemblée nationale dominée par l'opposition, s'est proclamé président par intérim le 23 janvier en contestant la régularité de la réélection de M. Maduro, entachée de fraudes selon lui.

L'ONG de défense des droits de l'Homme Foro Penal a décompté cette semaine 866 personnes détenues pour des raisons politiques au Venezuela et sans jugement pour la plupart.

Publié le 21/03/2019 01:19
Londres, 21 mars 2019 (AFP) - Un homme arrêté en Estonie et extradé au Royaume-Uni a comparu jeudi devant un tribunal d'Uxbridge, en Angleterre, accusé du meurtre d'une Française retrouvée enterrée dans le jardin de son logement dans la banlieue londonienne.

Kirill Belorusov, un Estonien de 32 ans vivant à Londres, avait été arrêté la semaine dernière à Tallinn, en Estonie, soupçonné du meurtre de Laureline Garcia-Bertaux, 34 ans.

Scotland Yard avait annoncé qu'il avait été reconduit mercredi au Royaume-Uni par des agents de l'unité d'extradition et placé en garde à vue dans un commissariat de police de l'ouest de Londres, où il avait été inculpé pour meurtre.

Jeudi, Kirill Belorusov n'a comparu que pour confirmer son identité. Il a déclaré être né en Russie mais avoir la nationalité estonienne. Il comparaîtra de nouveau devant la justice lundi, cette fois devant la cour criminelle de l'Old Bailey, à Londres.

Le corps de la Française avait été retrouvé le 6 mars par les policiers, enterré peu profondément dans le jardin du logement qu'elle occupait depuis près d'un an à Richmond, au sud-ouest de Londres. L'autopsie avait révélé qu'elle avait été étranglée.

La trentenaire originaire d'Aix-en-Provence était employée par l'entreprise de relations publiques Golin et avait également travaillé dans le cinéma.

Publié le 21/03/2019 01:15
Genève, 21 mars 2019 (AFP) - Le nombre d'habitants du Zimbabwe touchés par le cyclone Idai et les inondations atteint désormais les 200.000 dans les régions situées près de la frontière du Mozambique, a annoncé jeudi l'ONU.

L'estimation initiale était jusqu'alors de 15.000 sinistrés, mais le porte-parole du Programme alimentaire mondial (PAM) Hervé Verhoosel a déclaré aux journalistes à Genève que le chiffre avait été nettement revu à la hausse après une nouvelle analyse de la situation sur place.

Les conditions dans le district de Chimanimani, dans l'est du Zimbabwe, "sont très mauvaises", a-t-il dit.

"Environ 90% du district a été endommagé de façon importante", a-t-il ajouté.

La radio-télévision d'Etat ZBC a également revu à la hausse le bilan des morts, qui s'élève désormais à 139.

Le cyclone Idai a balayé dans la nuit du 15 au 16 mars le Mozambique, l'est du Zimbabwe et le Malawi.

Au Mozambique, pays le plus durement frappé, quelque 400.000 personnes ont été déplacées, selon l'ONU. Et le porte-parole du PAM, citant des statistiques gouvernementales, précise que 600.000 personnes ont été touchées par le cyclone et les inondations.

Mais "ce chiffre va certainement augmenter", a dit M. Verhoosel aux médias. Le PAM pense qu'au total, 1,7 million de Mozambicains vont avoir besoin d'aide.

Au moins 15.000 personnes ont encore besoin d'être secourues rapidement dans les zones inondées au Mozambique, a annoncé jeudi le ministre de l'Environnement Celso Correia, qui a ajouté que le nombre de morts atteignait les 217.

Publié le 21/03/2019 01:05
Paris, 21 mars 2019 (AFP) - Le président du Parti chrétien-démocrate (PCD), Jean-Frédéric Poisson, a assuré jeudi qu'il figurerait en position éligible sur la liste conduite par Nicolas Dupont-Aignan pour les élections européennes.

L'ancien candidat à la primaire de la droite pour la présidentielle de 2017 a affirmé sur SudRadio que "oui" il occuperait une place éligible, la troisième ou la cinquième, sur la liste du président de Debout la France.

M. Poisson, qui a succédé en 2013 à Christine Boutin à la tête du PCD, a expliqué qu'il partageait avec M. Dupont-Aignan notamment "la volonté de redonner davantage de place à la souveraineté nationale dans les décisions européennes", le co-développement et "le contrôle des flux migratoires", la place "centrale" de la famille, ainsi que le "refus de la société multiculturelle".

Il a expliqué son opposition au "principe d'organisation communautariste des sociétés". "Il faut que la nôtre (de culture, NDLR) prédomine parce que c'est la nôtre", a-t-il dit en défendant le principe de l'égalité hommes-femmes.

L'ex-cadre d'UBS Stéphanie Gibaud, qui se revendique comme lanceuse d'alerte dans l'affaire de fraude fiscale touchant le géant bancaire suisse, figurera aussi sur la liste, avait annoncé début mars M. Dupont-Aignan.

En revanche, l'ancien allié de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle a renoncé à prendre sur sa liste l'ancienne avocate Emmanuelle Gave après des tweets à caractère raciste de cette dernière. Son père, le financier Charles Gave, qui avait promis de contribuer financièrement à la campagne en apportant près de 2 millions d'euros, ne figurera pas non plus sur cette liste.

Une troisième formation eurosceptique, le CNIP (Centre national des indépendants et paysans) présidé par Bruno North, est associée à cette liste, créditée d'environ 5% des intentions de vote, contre 8% en fin d'année dernière, et qui doit être présentée lundi à la presse.

Publié le 21/03/2019 12:35
Paris, 21 mars 2019 (AFP) - Le Sénat a décidé de transmettre à la justice les cas d'Alexandre Benalla, Vincent Crase et Patrick Strzoda, directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, pour suspicion de faux témoignage devant une commission d'enquête parlementaire, selon des membres de son bureau réuni jeudi.

Le Bureau du Sénat a également décidé, lors d'un vote à huis clos et à main levée, de transmettre au parquet les déclarations sous serment devant la commission d'enquête sur l'affaire Benalla d'autres collaborateurs d'Emmanuel Macron. Parmi eux figurent le secrétaire général Alexis Kohler et le général Lionel Lavergne, chef du groupe de sécurité de la présidence, selon ces sources.

Pour ces autres collaborateurs du président, le Sénat transmettra la liste des "incohérences" et "contradictions" relevées par la commission d'enquête sénatoriale, qui a rendu le 20 février un rapport accablant, montrant des "dysfonctionnements majeurs" au sommet de l'État, a précisé à l'AFP un des membres du bureau. Au parquet de voir quelles suites donner, ajoute-t-il.

"Benalla, Crase et Strzoda signalés au Procureur de la République de Paris pour faux témoignage par le Bureau du @Senat. Les autres collaborateurs du Président de la République sont également transmis au Parquet qui en fera son affaire", a tweeté un autre membre du bureau, le socialiste Vincent Lurel.

La justice va devoir décider maintenant s'il y a eu, lors de leurs auditions devant la commission d'enquête, faux témoignage, un délit passible de cinq ans de prison et 75.000 euros d'amende.

Cette décision du Bureau du Sénat concernant des très proches d'Emmanuel Macron constitue un nouvel épisode du rapport de force entre l'Elysée et la chambre haute, dominée par l'opposition.

Interrogé par l'AFP, l'Elysée n'avait pas de commentaire à faire à chaud. "Dès lors que nous souhaiterons faire une réaction, nous vous la communiquerons", a-t-on déclaré à la présidence.

Publié le 21/03/2019 12:19
La Haye, 21 mars 2019 (AFP) - Le suspect arrêté après la fusillade qui a fait trois morts lundi dans un tramway à Utrecht aux Pays-Bas va comparaître vendredi pour homicides à des fins "terroristes", a annoncé jeudi le ministère public.

"Le suspect de 37 ans de la tuerie du 18 mars sur la place du 24 octobre à Utrecht comparaîtra demain (vendredi) devant un juge d'instruction" pour "meurtre multiple ou homicide à des fins terroristes, tentative d'assassinat et menaces à des fins terroristes", a indiqué le parquet dans un communiqué.

La fusillade à Utrecht a fait trois morts et sept blessés dont trois grièvement, selon le dernier bilan. Les personnes décédées sont une femme de 19 ans et deux hommes de 28 et 49 ans, tous originaires de la province d'Utrecht.

Gokmen Tanis, né en Turquie, déjà connu de la justice néerlandaise pour des faits de vol et de viol, a été arrêté lundi à l'issue d'une chasse à l'homme de huit heures. Une arme à feu a été saisie lors de son interpellation.

L'enquête, encore en cours, doit déterminer si "l'accusé a agi uniquement pour un motif terroriste ou si ses actes étaient fondés sur des problèmes personnels associés à des idées radicalisées", a précisé le parquet.

Des témoins de la tuerie dans le tramway ont rapporté que le tireur avait pris pour cible une femme et des personnes tentant de l'aider.

Le ministère public et la police locale avaient déjà indiqué mardi que le "motif terroriste (était) pris en compte sérieusement" dans l'enquête. Ils ont expliqué se baser notamment sur une lettre retrouvée dans la voiture utilisée pour sa fuite par Gokmen Tanis.

Les interrogatoires d'un deuxième suspect, un homme de 40 ans arrêté mardi, se poursuivaient par ailleurs, "pour déterminer s'il a pu jouer un rôle de soutien en dehors de la fusillade", a indiqué le ministère public.

Publié le 21/03/2019 12:03
Islamabad, 21 mars 2019 (AFP) - Quatre soldats iraniens détenus par un groupe extrémiste ont été libérés dans le Baloutchistan, une province instable du sud-ouest du Pakistan, frontalière de l'Iran et de l'Afghanistan, a annoncé jeudi l'armée pakistanaise.

L'opération de secours s'est déroulée dans le district de Chaghi, vaste territoire aride à la frontière des trois pays, selon ce texte. "Après des échanges de tirs, quatre Iraniens ont été retrouvés", selon un communiqué.

D'après le communiqué, qui ne précise ni la date de libération ni le groupe extrémiste concerné, les militaires devaient être remis aux autorités iraniennes, sans plus de précision.

Téhéran, par la voix du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bahram Ghassemi, a exprimé sa gratitude aux autorités pakistanaises pour cette opération.

"Nous exprimons notre reconnaissance et nos remerciements au gouvernement et à l'armée du Pakistan pour cette opération ayant permis la libération de ces braves garde-frontières", lit-on dans la déclaration du porte-parole publiée sur le site des Affaires étrangères iraniennes.

M. Ghassemi a en outre exprimé l'espoir que le reste des garde-frontières puissent être libérés et remis à l'Iran le plus tôt possible.

En octobre 2018, Jaish al-Adl ("l'armée de la justice", jihadiste et séparatiste) avait capturé 12 membres des forces de sécurité iraniennes près de la frontière pakistanaise. Cinq d'entre avaient par la suite été libérés et remis à l'Iran par Islamabad.

Les relations entre les deux voisins se sont récemment tendues, quand Téhéran a accusé Islamabad de soutenir Jaish al-Adl après la revendication par ce groupe le 13 février d'un attentat suicide qui a tué 27 soldats iraniens.

Considéré comme une organisation "terroriste" par Téhéran, Jaish al-Adl a été formé en 2012 par d'ex-membres d'une organisation sunnite extrémiste ayant mené une rébellion au Sistan-Baloutchistan jusqu'en 2010.

Le 10 mars, le président iranien Hassan Rohani a exhorté le Pakistan à agir "de manière décisive contre les terroristes anti-Iraniens", appelant à préserver les bonnes relations entre les deux pays.

Frontalière du Pakistan et de l'Afghanistan, la province iranienne du Sistan-Baloutchistan est régulièrement le théâtre d'accrochages meurtriers entre forces de l'ordre et séparatistes baloutches ou groupes jihadistes.

Elle compte une large communauté de musulmans sunnites d'ethnie baloutche dans un pays à grande majorité chiite.

Et le Baloutchistan pakistanais est une province aussi peu peuplée que pauvre et instable, agitée par des rébellions indépendantistes, des groupes armés extrémistes et des violences religieuses.

Publié le 21/03/2019 11:52
Pékin, 21 mars 2019 (AFP) - Une forte explosion est survenue jeudi dans une usine chimique de l'est de la Chine, ont indiqué les autorités locales, qui font pour l'instant état de personnes blessées.

La déflagration s'est produite vers 14H50 heure locale (06H50 GMT) sur un site de l'entreprise Tianjiayi Chemical, située dans la ville de Yancheng, à environ 260 km au nord de Shanghai, a affirmé la municipalité sur le réseau social Weibo.

Une vidéo diffusée sur internet par plusieurs médias chinois montre une énorme boule de feu de plusieurs dizaines de mètres de haut, ainsi qu'une massive colonne de fumée grise.

L'AFP n'était pas en mesure dans l'immédiat de vérifier l'authenticité de ces images.

"Après l'explosion, les services de sécurité publique, les pompiers et du personnel médical ont été dépêchés sur place pour les opérations de secours", a indiqué la municipalité sur le réseau social Weibo.

"Les habitants du secteur se sont spontanément organisés afin de conduire les blessés à l'hôpital", a-t-elle précisé.

La télévision d'Etat CCTV a diffusé une vidéo montrant les vitres d'habitations environnantes soufflées par la déflagration.

Le Centre national chinois de sismologie a enregistré à 14H48 heure locale (06H48 GMT) un tremblement de terre de magnitude 2,2 dans la ville. L'information, reprise par la municipalité de Yancheng sur son compte Weibo, pourrait être un indicateur potentiel de la violence de la déflagration.

Les explosions accidentelles surviennent régulièrement en Chine, généralement dans le secteur industriel.

En novembre, une fuite de gaz dans une usine chimique a provoqué une explosion qui a fait 23 morts, à Zhangjiakou, une ville-hôte des JO d'hiver 2022 située à environ 200 kilomètres au nord-ouest de Pékin.

Mais un des plus graves accidents industriels est celui survenu en 2015 à Tianjin (nord): une gigantesque explosion dans un entrepôt de produits chimiques avait fait au moins 165 morts dans cette grande ville portuaire, à quelque 120 kilomètres de Pékin.

ehl/bur/lth

WEIBO

Publié le 21/03/2019 10:43
Reims, 21 mars 2019 (AFP) - L'épouse du chef de l'Etat Brigitte Macron a appelé à "l'arrêt de la violence" lors des manifestations des "gilets jaunes", s'attribuant par ailleurs la responsabilité du récent séjour controversé du couple présidentiel à la montagne.

"Personne n'oublie ce qui s'est passé" samedi sur les Champs-Elysées, à Paris. "On a tous ça dans la tête et ça ne peut pas continuer, c'est certain", a lancé Mme Macron, qui assistait mercredi soir à Reims avec la comédienne Muriel Robin au premier match mixte femmes-hommes de football entre le Variétés Club de France et les Anciens du Stade de Reims.

C'est finalement Muriel Robin qui a dû donner, seule, sur le terrain, le coup d'envoi de la rencontre sportive, Mme Macron ayant essuyé des sifflets depuis les tribunes quand elle est entrée sur la pelouse.

"On veut arrêter cette violence parce qu'il n'y a pas de vie possible, pas de réconciliation possible avec cette violence", a plaidé l'épouse du chef de l'Etat.

Elle est également revenue sur le séjour controversé, samedi, du couple présidentiel à La Mongie, une station de sports d'hiver des Hautes-Pyrénées où ils ont leurs habitudes.

Emmanuel Macron a décidé de regagner Paris "oui, instantanément. Dès qu'il a pris conscience de ce qui se passait, il est parti. C'était évident", a raconté son épouse.

"C'était moi qui lui avais préparé une escapade mais bon... voilà", a-t-elle ajouté.

A quelques semaines de la Coupe du monde féminine de la Fifa organisée en France durant laquelle Reims accueillera six matches, dont un huitième de finale, cette rencontre sportive inédite pour le Variétés Club créé en 1971 était l'occasion de plaider la cause des femmes, notamment celle des femmes battues.

Les bénéfices de cette soirée caritative seront intégralement reversés à la Fondation des femmes, dont l'épouse du président de la République est la marraine, et Femmes Relais 51, une association locale luttant contre les discriminations, les violences et les exclusions dont les femmes sont victimes.

Quelques champions du monde 1998, Robert Pirès, Laurent Blanc, Christian Karembeu, l'ancienne internationale Marinette Pichon, la sélectionneuse de l'équipe de France féminine Corinne Diacre faisaient partie des personnalités les plus connues de la soirée.

Publié le 21/03/2019 10:38