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Paris, 4 fév 2020 (AFP) - Les régions dénoncent "les mensonges" de la ministre du Travail Muriel Pénicaud qui s'approprie, selon elles, les bons résultats sur l'apprentissage obtenus grâce à leur action.

"La croissance à deux chiffres dont se prévaut à longueur d'interviews Mme Pénicaud, ce sont les régions qui en sont à l'origine !", écrit Régions de France dans un communiqué, mardi.

"Les régions ont financé l'apprentissage à hauteur de 9 milliards d'euros sur les cinq dernières années, dont près d'un milliard d'investissement", poursuit l'association qui regroupe l'ensemble des régions françaises.

Un bras de fer oppose depuis deux ans les régions, qui souhaitaient garder leur compétence en matière d'apprentissage des jeunes, au gouvernement qui l'a confiée aux branches professionnelles par une loi d'août 2018.

Interrogée lundi dans le Parisien sur le bilan de l'année 2019, la ministre s'est réjouie que "tous les réseaux concernés voient leur nombre d'apprentis exploser".

Elle "ment sur la +forte hausse+ des formations de niveau CAP et bac pros grâce à sa réforme", martèle Régions de France, selon qui le nouveau dispositif "favorise plutôt l'apprentissage dans l'enseignement supérieur dont le financement devient plus attractif".

"Les +554 intentions de création d'un CFA+ dont se prévaut Mme Pénicaud se heurteront à la réalité du terrain, avec des fermetures ou des restructurations de très nombreux CFA" (Centres de formation des apprentis), notamment en zone rurale, poursuit Régions de France.

L'association affirme enfin que l'attitude de la ministre "plombe la confiance entre les régions et le gouvernement", au moment où s'engage la concertation entre l'Etat et les collectivités sur le projet de décentralisation.

Interrogé sur BFM Business, le président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) François Asselin, a lui jugé que la réforme mise en place par le gouvernement est "une bonne réforme".

"Mais là où les régions ont raison c'est qu'il faudra juger sur plusieurs exercices les résultats", a-t-il affirmé, renvoyant à fin 2020 tout en se félicitant des bons chiffres de 2019.

Publié le 04/02/2020 09:33
Paris, 4 fév 2020 (AFP) - Plus de 400 personnes ont été évacuées mardi matin du dernier campement de migrants à Paris, a appris l'AFP de sources concordantes, au terme d'une opération qui répond à la promesse gouvernementale de vider le nord-est de la capitale de ces camps insalubres.

L'opération d'évacuation de la Porte de la Villette (XIXe arrondissement), où des centaines de personnes avaient posé leurs tentes notamment au bord du Canal Saint-Denis, a débuté vers 6H00, a annoncé la préfecture de police, et s'est terminée peu avant 8H00, selon la préfecture de la région Ile-de-France (Prif), qui gère les mises à l'abri.

Au total, "427 personnes dont 4 femmes ont été mises à l'abri ce matin lors de l'opération menée à la Porte de la Villette", a indiqué la Prif à l'AFP.

Une semaine après l'évacuation encadrée par un important dispositif policier du camp voisin de la Porte d'Aubervilliers, d'où plus de 1.400 migrants avaient été délogés d'un bidonville en bordure du périphérique, cette opération marque la fin à ce stade de ces campements informels à Paris.

"Il n'y a plus de campements, c'était l'idée. Et la police va surveiller ce site pour éviter les réinstallations comme elle le fait pour la Porte d'Aubervilliers et la Porte de la Chapelle", souligne-t-on à la Prif.

Les 427 personnes mises à l'abri mardi ont été emmenées dans des cars vers des gymnases et des centres d'accueil franciliens, où "il restait de la place" après l'évacuation de la Porte d'Aubervilliers, précise-t-on de même source.

Aux termes de l'arrêté pris par la préfecture de police pour l'évacuation de la Porte de la Villette, la situation était explosive pour ces migrants "répartis dans 266 tentes ou abris de fortunes" dans une "situation sanitaire fortement dégradée sur les sites les accueillant, qui sont jonchés de déchets et d'immondices, parcourus de rats et dégagent une odeur pestilentielle et nauséabonde d'urines et d'excréments".

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner s'était engagé en novembre dernier à évacuer tous les campements de migrants du nord-est parisien avant fin 2019.

La préfecture de police a depuis opéré un tour de vis sécuritaire, en implantant d'imposants dispositifs policiers sur tous les sites évacués pour empêcher les reformations de camps, à commencer par la Porte de la Chapelle depuis le 7 novembre.

"Nous ne recommencerons pas un cycle infini évacuations/réinstallations", avait affirmé la semaine dernière le préfet de police Didier Lallement.

Publié le 04/02/2020 08:38
Macao, 4 fév 2020 (AFP) - Macao a annoncé mardi la fermeture de l'ensemble de ses célèbres casinos, véritables poumons économiques du territoire, pour une période de deux semaines afin de lutter contre la propagation du nouveau coronavirus.

Cette mesure a été prise alors que l'ex-colonie portugaise a confirmé un dixième cas de contamination par cette pneumonie virale qui a déjà tué 425 personnes en Chine continentale.

Le chef de l'exécutif Ho Iat-seng a indiqué que les casinos allaient dans un premier temps être fermés pour une période deux semaines mais que cette mesure pourrait se prolonger si le virus continuait à se propager.

"C'est une décision difficile, mais nous devons la prendre, pour la santé des habitants de Macao", a-t-il déclaré à la presse.

Le chef du gouvernement a indiqué qu'une rencontre avec les représentants de l'industrie du jeu était prévue mardi après-midi.

La seule fois où Macao a fermé ses casinos remonte à 2018, quand la ville avait été frappée par un puissant un typhon.

Mardi, les autorités sanitaires de la ville ont annoncé deux nouveaux cas de contamination, notamment une femme qui travaillait dans l'industrie du jeu.

Seul territoire chinois où les jeux d'argent sont autorisés, Macao a vu son PIB exploser, de 6,4 milliards de dollars en 1999 à plus de 55 milliards.

Quelque 35 millions de personnes ont visité l'an dernier cette ville peuplée de seulement 630.000 habitants, en grande majorité des Chinois du continent venus jouer dans ses gigantesques casinos qui rapportent en une semaine autant que Las Vegas en un mois.

L'épidémie a durement affecté la fréquentation de la ville au moment de l'année où elle est le plus fréquenté, lors des longs congés du Nouvel An lunaire, fin janvier.

Le chef de l'exécutif, qui portait un masque lors de sa conférence de presse, a précisé qu'il n'avait pas encore prévu de fermer la frontière avec la Chine continentale mais qu'il envisagerait de fermer certains points de passage, une mesure déjà prise par son voisin Hong Kong.

Publié le 04/02/2020 07:16
Pékin, 4 fév 2020 (AFP) - Deux grandes villes de l'est de la Chine, éloignées de plusieurs centaines de kilomètres de l'épicentre de l'épidémie en cours, ont annoncé des mesures de restriction aux mouvements à leurs habitants pour limiter la propagation du nouveau coronavirus.

La municipalité de Taizhou et trois districts de Hangzhou (à environ 150 kilomètres au sud-est de Shanghai), n'autorisent plus qu'une personne par foyer à sortir une fois tous les deux jours pour faire leurs courses.

Quelque 9 millions de personnes au total sont concernées.

Taizhou a également annoncé suspendre 95 connexions ferroviaires à destination de la ville à partir de mardi.

Les propriétaires d'appartement ne pourront dorénavant plus louer leur bien à des personnes venant "de zones gravement affectées par l'épidémie comme la province du Hubei", épicentre de l'épidémie, sauf si elles ne s'y sont pas rendues récemment, a indiqué la municipalité dans un communiqué.

Par ailleurs, tous les complexes d'habitation ne pourront maintenir ouverte qu'une seule voie d'accès piétonne, et chaque personne devra y présenter une pièce d'identité à chaque entrée ou sortie, selon la même source.

Dans les districts concernés à Hangzhou, siège du géant chinois du e-commerce Alibaba et capitale de la riche province du Zhejiang, des mesures complémentaires comprennent le port du masque obligatoire, ainsi que des contrôles d'identité et de température.

Ces restrictions font suite à des mesures similaires annoncées dimanche à Wenzhou, 9 millions d'habitants, également située dans le Zhejiang.

Les habitants y ont désormais l'obligation de rester chez eux, et ne peuvent là encore sortir qu'une fois tous les deux jours pour effectuer des courses. Les transports publics sont suspendus. Et les grands axes routiers sont presque entièrement fermés à la circulation automobile.

Le Zhejiang compte jusqu'à présent 829 cas confirmés de personnes infectées par le coronavirus. Il s'agit du nombre le plus élevé en dehors de la province du Hubei, épicentre de l'épidémie qui a déjà tué 425 morts en Chine continentale.

ewx-rox/ehl/plh

ALIBABA GROUP HOLDING

Publié le 04/02/2020 06:36
Nairobi, 4 fév 2020 (AFP) - L'ancien président kényan Daniel arap Moi, qui a dirigé le pays d'une main de fer entre 1978 et 2002, est décédé mardi matin à l'âge de 96 ans, a annoncé l'actuel président Uhuru Kenyatta.

"C'est avec une profonde tristesse que j'annonce le décès d'un grand homme d'Etat africain, Son Excellence Daniel Toroitich Arap Moi, le deuxième président du Kenya", a indiqué M. Kenyatta dans une "proclamation présidentielle" écrite.

Ce dernier a ordonné que le pays observe un "deuil national" jusqu'aux funérailles, qui seront des "funérailles d'Etat" et dont la date doit encore être déterminée.

L'ancien président est décédé "aux petites heures du matin ce 4 février 2020 à l'hôpital de Nairobi, en présence de sa famille", a ajouté la même source, alors qu'un membre de sa famille avait précédemment indiqué à l'AFP qu'il était décédé dans la maison familiale à Kabarak, dans l'ouest du Kenya.

Daniel arap Moi, instituteur de formation, avait succédé au père de l'indépendance Jomo Kenyatta à la mort de celui-ci en 1978.

Débute alors un long règne, vite marqué par le durcissement d'une répression que maniait déjà Jomo Kenyatta, le musellement de la dissidence, des détentions arbitraires, des opposants torturés et la corruption. Un système de parti unique est instauré en 1982.

L'ex-président se posera comme un farouche opposant au multipartisme, qu'il finit par rétablir sous la pression du clergé, de la société civile et de la communauté internationale pour les élections générales de 1992.

Dans le collimateur de son régime figurent les élites culturelles, des militants des droits de l'Homme, des défenseurs de l'Environnement, comme l'écrivain Ngugi wa Thiong'o ou la future prix Nobel de la Paix Wangari Maathai.

Les Kényans subissent aussi le chômage et l'inflation, dans une économie gangrenée par la corruption: Moi parti du pouvoir, son régime sera accusé de détournements de fonds massifs, via un système de fausses exportations - l'affaire "Goldenberg", pour laquelle il ne sera jamais vraiment inquiété.

Dans un rapport établi dans les années 2000, le cabinet d'enquêtes spécialisé dans la gestion du risque, Kroll, affirmait que des sociétés fantômes du président Moi et de ses associés avaient détourné un milliard de dollars du pays pendant ses 24 ans au pouvoir.

Ces dernières années, des observateurs kényans ont à plusieurs reprises déploré une forme de réhabilitation en douceur de l'ancien autocrate, recevant régulièrement la visite de responsables politiques de premier plan venus le consulter.

Publié le 04/02/2020 06:07
Hong Kong, 4 fév 2020 (AFP) - Un Hongkongais atteint par le nouveau coronavirus est devenu mardi la première personne décédée de cette épidémie virale dans la mégapole et la seconde hors de Chine continentale où le bilan se monte à 425 morts.

L'administration hospitalière a annoncé qu'un homme de 39 ans, traité pour ce virus, était décédé mardi matin après avoir vu son état de santé se "détériorer".

Il s'agissait d'un habitant de Hong Kong qui s'était rendu en janvier dans la ville chinoise de Wuhan, épicentre de cette pneumonie virale, avant de retourner dans le territoire semi-autonome le 23 janvier à bord d'un train express.

Depuis son apparition en fin d'année dans la ville de Wuhan, dans le centre de la Chine, ce nouveau coronavirus a contaminé plus de 20.000 personnes et s'est propagé dans plus d'une vingtaine de pays.

Jusqu'à présent, les Philippines et Hong Kong sont les deux seuls territoires à avoir fait état de décès hors de Chine continentale.

La plupart des morts en Chine ont été enregistrés dans la province du Hubei ou dans sa capitale Wuhan.

Les autorités hospitalières ont indiqué qu'elles donneraient plus d'informations dans la journée de mardi.

De nombreux médias hongkongais, citant des sources médicales, ont affirmé que la victime souffrait de problèmes de santé qui ont compliqué son traitement.

Publié le 04/02/2020 05:09
La Paz, 4 fév 2020 (AFP) - L'ancien président bolivien Evo Morales, en exil en Argentine depuis plusieurs mois, a officialisé lundi sa candidature au Sénat lors des élections législatives du 3 mai, a annoncé le tribunal suprême électoral.

Celui qui a quitté le pouvoir le 10 novembre figure en tête de liste du Mouvement vers le socialisme (MAS) --comprenant huit candidats au Sénat (quatre titulaires et quatre suppléants)-- pour la région de Cochabamba, dans le sud du pays, d'après les informations publiées sur le site du tribunal électoral.

Il ne peut en revanche pas briguer un nouveau mandat présidentiel lors du scrutin prévu le même jour.

Jeanine Añez, présidente par intérim de la Bolivie, a en effet promulgué le 24 novembre une loi convoquant de nouvelles élections présidentielle et législatives qui interdit à toute personne ayant exercé deux mandats électifs de suite de se présenter à un troisième. Ce qui a fermé la porte à une nouvelle candidature d'Evo Morales, 60 ans, qui a déjà exercé trois mandats.

C'est donc l'ancien ministre de l'Economie, Luis Arce, qui a été désigné par le MAS pour la course présidentielle.

Evo Morales s'était proclamé vainqueur du scrutin du 20 octobre, mais l'opposition avait crié à la fraude. Après plusieurs semaines de manifestations et son lâchage par l'armée, le président a annoncé sa démission le 10 novembre. Poursuivi dans son pays pour "sédition et terrorisme", il a fui vers le Mexique, avant de trouver refuge en Argentine.

Un sondage de l'institut Mercados y Muestras réalisé la semaine dernière a attribué 26% des intentions de vote à Luis Arce, suivi par l'ex-président centriste Carlos Mesa et par le dirigeant régional de droite Luis Fernando Camacho (17%). La présidente par intérim, également candidate, recueille 12%.

Les élections du 3 mai visent à élire le président, le vice-président ainsi que 36 sénateurs et 120 députés. En cas de second tour, le scrutin aura lieu le 14 juin.

Publié le 04/02/2020 04:24
Pékin, 3 fév 2020 (AFP) - Le nombre de décès confirmés dus au coronavirus en Chine est passé à 425, après que les autorités de la province du Hubei ont annoncé mardi 64 nouveaux morts.

Dans son point quotidien, la commission provinciale de la Santé a aussi fait état d'une forte augmentation du nombre de personnes infectées, avec 2.345 nouveaux cas confirmés dans le Hubei, province du centre de la Chine qui est le foyer de la nouvelle épidémie.

Au total, 19.950 personnes sont infectées sur l'ensemble du territoire chinois, selon les statistiques du gouvernement central.

L'épidémie serait apparue en décembre dernier sur un marché qui vendait du gibier dans la capitale provinciale de Hubei, Wuhan. Des cas sont maintenant signalés dans plus de 20 pays.

Un décès est survenu en dehors de la Chine, aux Philippines.

Le gouvernement chinois a déclaré qu'il avait besoin "d'urgence" de masques chirurgicaux, de combinaisons de protection et de lunettes de sécurité pour lutter contre l'épidémie.

Publié le 04/02/2020 12:13
Paris, 3 fév 2020 (AFP) - Le groupe pharmaceutique Sanofi a annoncé lundi soir sa mise en examen pour "tromperie aggravée" et "blessures involontaires" dans l'affaire de la commercialisation de l'anti-épileptique de référence Dépakine, une enquête ouverte en septembre 2016.

La molécule en cause, le valproate de sodium, est commercialisée depuis 1967 sous la marque Dépakine par Sanofi, mais aussi sous des marques génériques, et est prescrite aux personnes souffrant de troubles bipolaires, mais présente un risque élevé de malformations congénitales sur le foetus si elle est prise par une femme enceinte.

"Cette mesure permet [au groupe] de faire valoir tous ses moyens de défense et sera l'occasion de démontrer qu'il a respecté son obligation d'information", a déclaré Sanofi dans un communiqué.

Le groupe assure par ailleurs qu'il "continuera de coopérer pleinement avec les autorités judiciaires et a toute confiance dans les suites de la procédure".

"C'est un retournement du dossier, qui jusqu'ici n'avançait pas beaucoup", s'est réjoui Me Charles Joseph-Oudin, l'avocat de l'Association d'aide aux parents d'enfants souffrant du syndrome de l'anti-convulsivant (Apesac), à l'origine de la procédure, joint par l'AFP.

"Sanofi s'arc-boute sur une position de déni de responsabilité qui est de plus en plus difficilement tenable", a ajouté l'avocat.

Selon lui une quarantaine de personnes ont déposé une plainte au pénal dans ce dossier "d'une gravité extrême et qui concerne en réalité des milliers de victimes".

Le parquet de Paris avait ouvert en septembre 2016 une information judiciaire pour blessures involontaires et tromperie aggravée qui consiste en la "tromperie sur les risques inhérents à l'utilisation du produit et les précautions à prendre ayant eu pour conséquence de rendre son utilisation dangereuse pour la santé de l'être humain", menant leurs investigations sur la période courant de 1990 à avril 2015.

L'ouverture de l'instruction faisait suite à une enquête préliminaire menée sous l'autorité du parquet depuis septembre 2015, après les premières plaintes de victime.

Dans un rapport de février 2015, l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) avait estimé que Sanofi avait fait preuve d'une "faible réactivité", ajoutant que la société n'avait pas suffisamment informé des risques connus pour les patientes enceintes.

Lorsqu'une femme enceinte prend ce médicament, son enfant présente un risque élevé - de l'ordre de 10% - de malformations congénitales, mais également un risque accru d'autisme et de retards intellectuels et/ou de la marche, pouvant atteindre jusqu'à 40% des enfants exposés.

Fin août 2016, le ministère de la Santé a reconnu que plus de 14.000 femmes enceintes avaient été "exposées" entre 2007 et 2014, lors de la présentation d'une étude conduite par l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).

els-bl/or

Sanofi

Publié le 03/02/2020 11:24
Paris, 3 fév 2020 (AFP) - Dans l'enquête sur des soupçons de financement libyen de la campagne 2007 de l'ancien président français Nicolas Sarkozy, les juges d'instruction explorent désormais la piste de versements en liquide via un de ses anciens collaborateurs, Thierry Gaubert, mis en examen le 31 janvier.

L'homme de 68 ans, longtemps intime de plusieurs membres du clan Sarkozy, a été mis en examen vendredi pour "association de malfaiteurs", selon des sources judiciaire et proche du dossier, confirmant une information de l'hebdomadaire Le Point.

Il est soupçonné d'avoir touché en 2006 un virement de 440.000 euros provenant du régime libyen de Kadhafi via un de ses amis de l'époque, l'intermédiaire Ziad Takieddine, un des premiers suspects du dossier.

Les enquêteurs se demandent si un tel transfert a pu servir in fine à alimenter en cash le budget de la campagne victorieuse de M. Sarkozy.

Selon les investigations, de l'argent en liquide, au moins 30.000 à 35.000 euros, ont circulé au QG du candidat, conduisant à la mise en examen de son trésorier Eric Woerth.

Avec celle, vendredi aussi, de l'homme d'affaires Alexandre Djouhri, ce sont désormais neuf personnes qui sont mises en examen dans cette enquête, dont l'ex-président et son ancien bras droit Claude Guéant.

Témoignages de dignitaires libyens, notes des services secrets de Tripoli, accusations d'un intermédiaire... Après six ans de travail, une somme d'indices ont donné corps à l'hypothèse d'un financement libyen, mais aucune preuve matérielle n'a été retrouvée.

En revanche, plusieurs mouvements de fonds suspects ont été mis au jour, dont celui entre M. Takieddine et M. Gaubert, qui fut un proche collaborateur de Nicolas Sarkozy au ministère du Budget (1993-1995).

Le 6 février 2006, la société Rossfield appartenant à M. Takieddine versait 440.000 euros sur un compte au Bahamas, qui s'avèrera appartenir à M. Gaubert.

Or, pour les enquêteurs, l'argent versé par Rossfield a pour origine des fonds libyens, comme l'avait dévoilé le site d'information français Mediapart en décembre. Au total, la société de M. Takieddine aurait perçu cette année-là six millions d'euros du régime de Khadafi, selon le média en ligne.

Interrogé sur ces fonds mi-janvier, l'intermédiaire a affirmé qu'il s'agissait d'opérations immobilières de son ancien ami et qu'il n'y "avait aucun lien avec la Libye", a déclaré au Point son avocate, Me Élise Arfi.

Thierry Gaubert, qui a comparu début décembre avec son ex-épouse devant le tribunal de Paris pour fraude fiscale et blanchiment, avait alors évoqué des investissements immobiliers en Colombie, où il possédait une luxueuse villa. Le jugement est attendu le 19 mars.

Il conteste avoir eu connaissance de l'origine libyenne des fonds, mais concède toutefois "avoir retiré en liquide, en plusieurs fois, une somme totale de 180.000 euros entre 2006 et 2007", pour financer son train de vie, selon Le Point.

Pour les magistrats instructeurs, ces liquidités aux montants élevés auraient pu dissimuler un circuit de financement occulte au profit de la campagne électorale.

Mais pour l'entourage de Nicolas Sarkozy, Thierry Gaubert n'était plus un proche du candidat. Les agendas de Brice Hortefeux, un de ses futurs ministres, montrent toutefois que ce dernier rencontrait régulièrement M. Gaubert en 2005 et 2006.

L'avocat de Thierry Gaubert, Me François Esclatine, a assuré que le parquet "abandonnera" la thèse du financement politique à l'audience.

Le jugement du tribunal de Paris doit être rendu le 22 avril dans ce dossier.

Publié le 03/02/2020 10:41
Washington, 3 fév 2020 (AFP) - L'accusation démocrate a appelé lundi le Sénat à destituer Donald Trump en concluant un réquisitoire particulièrement dirigé vers les élus républicains, priés de s'élever contre un président "sans boussole morale".

"Quand un président essaie de forcer un allié à l'aider à tricher dans nos élections, puis cherche à étouffer l'affaire, nous devons dire +ça suffit+", a déclaré l'élu démocrate et procureur en chef Adam Schiff.

"Nous avons prouvé que Donald Trump est coupable. Maintenant, rendez la justice de manière impartiale et condamnez-le", a-t-il lancé aux cent élus de la chambre haute du Congrès, qui rendront leur verdict mercredi.

L'issue du procès fait peu de doutes: la Constitution impose une majorité des deux tiers (67 voix sur 100) pour destituer un président et les 53 élus républicains font pour l'instant bloc derrière Donald Trump.

Adam Schiff leur a adressé une partie de ses derniers arguments. "Vous ne pouvez pas faire confiance à ce président pour qu'il fasse ce qui est bon (...) vous ne le changerez pas et vous le savez", leur a-t-il dit, en estimant à "100%" la probabilité que le président essaie de "tricher" à nouveau pour remporter l'élection présidentielle du 3 novembre.

"La vérité lui importe peu, le bien encore moins et la décence pas du tout", a-t-il encore asséné. Mais "la vérité vous importe, le bien vous importe, vous êtes des personnes honorables: vous n'êtes pas comme lui!", a-t-il plaidé, avant d'implorer les élus républicains: "Si seulement l'un de vous, pouvait dire +ça suffit+ !"

Les procureurs démocrates reprochent au milliardaire d'avoir demandé à l'Ukraine d'enquêter sur Joe Biden, son adversaire potentiel à la présidentielle, et d'avoir au même moment gelé une aide militaire cruciale pour ce pays.

Selon eux, le président a usé des moyens de l'Etat pour "salir" son rival et "tricher" à l'élection puis, une fois démasqué, il a tout fait pour bloquer l'enquête du Congrès.

"Il n'a rien fait de mal", ont rétorqué lundi ses avocats, en demandant aux élus de l'acquitter.

Publié le 03/02/2020 09:48
Paris, 3 fév 2020 (AFP) - Le président de la Fédération française des sports de glace (FFSG) Didier Gailhaguet a mis en cause sans la citer Marie-George Buffet, "la ministre des Sports de l'époque", dans la poursuite des activités de Gilles Beyer dans les années 2000, lundi à sa sortie du ministère des Sports.

"Les premiers responsables sont ceux qui ont laissé commettre ces exactions. Je veux bien sûr citer le ministère, et la ministre des Sports de l'époque, qui, de par leur lâcheté, leur incompétence et leurs nombreuses volte-face ont permis de laisser des personnes sur la glace dans des sports à maturité précoce, donc plus exposés, alors qu'elles auraient dû être soignées et mises hors d'état de nuire", a accusé Gailhaguet dans sa déclaration à la sortie du ministère, où il venait d'être reçu par la ministre des Sports, Roxana Maracineanu, qui a exigé sa démission.

"Je parle de la ministre qui était en poste au moment des faits de M. Gilles Beyer", accusé de viol et d'abus sexuels la semaine dernière par Sarah Abitbol, trente ans après les faits, a-t-il seulement ajouté. Marie-George Buffet était ministre de 1997 à 2002.

Au début des années 2000, sur la base d'un signalement de parents, Gilles Beyer avait fait l'objet d'une enquête judiciaire qui n'a pas abouti, puis d'une enquête administrative, qui a conduit le ministère des Sports à mettre fin à ses fonctions de cadre d'Etat, un poste d'agent public rattaché à la Fédération, le 31 mars 2001.

- Brouillard -

"Elle lui a retiré (son statut), et elle nous l'a renvoyé (...) Il n'est pas resté à la Fédération, il est reparti dans son club d'origine dans lequel le ministère lui a redonné une carte professionnelle", a voulu corriger Gailhaguet, sans davantage de précisions.

Interrogé, le ministère des Sports a indiqué à l'AFP qu'"aussi loin que remonte le logiciel EAPS il n'y a pas de carte professionnelle affectée à Gilles Beyer, mais des recherches approfondies sont en cours sur son parcours".

Les "enquêtes et les divers témoignages concordent tous sur le fait que j'ai suspendu l'entraineur Gilles Beyer, diligenté une enquête administrative demandant expressément l'éloignement de cet entraineur et transmis l'affaire au parquet", a réagi de son côté Marie-George Buffet, dans un billet sur sa page Facebook, raillant "du brouillard pour échapper au fond de l'affaire".

Malgré cette mise à l'écart, Gilles Beyer a poursuivi sa carrière au club parisien des Français volants, présidé par son frère Alain, jusqu'à son éviction vendredi. Il a aussi effectué plusieurs mandats au bureau exécutif de la FFSG jusqu'en 2018.

"Une fédération sportive, ce n'est ni la police, ni la justice, elle n'a pas non plus les moyens humains et financiers du ministère des Sports pour faire des investigations", a encore affirmé Gailhaguet.

Gailhaguet a aussi soutenu que Gilles Beyer avait été "(remis) à disposition de l'Education nationale, là où il y a le plus de mineurs au m2, dans des lycées où se trouvent même des patineurs". Interrogé, le ministère des Sports a indiqué avoir entrepris des vérifications auprès de l'Education nationale.

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Publié le 03/02/2020 09:36
Dieuze (France), 3 fév 2020 (AFP) - Le procureur de la République de Metz Christian Mercuri n'a pas exclu lundi soir que l'attaque de la gendarmerie de Dieuze au cours de laquelle un gendarme a ouvert le feu dans l'après-midi sur un assaillant, un militaire de 19 ans armé d'un couteau, soit un acte terroriste.

"Il faut mettre en rapport les faits avec un appel reçu par le centre opérationnel de la gendarmerie peu avant dans lequel un individu a déclaré qu'il était militaire, qu'il allait y avoir un carnage à Dieuze et qu'il se revendiquait de l'Etat islamique", a déclaré le magistrat devant la presse.

"Pour le moment on n'a pas confirmation du lien entre l'auteur et cette revendication", mais le parquet de Metz a "bien évidemment pris attache avec le Parquet national antiterroriste de Paris" qui dira prochainement s'il se "saisit ou pas", a-t-il poursuivi.

Dans l'immédiat, "nous sommes dans une enquête de droit commun qualifiée de tentative d'homicide sur agent de la force publique", a-t-il insisté.

Les menaces téléphoniques, a précisé le magistrat, ont été reçues "dans les minutes qui ont précédé le passage à l'acte" et "des gendarmes sont intervenus pour assurer la protection des personnels et des familles habitant dans cette gendarmerie".

L'assaillant, a-t-il rappelé, a fait "face à un militaire de la gendarmerie qui a été dans l'obligation de faire usage de son arme de service", tirant "à deux reprises". Transporté à l'hôpital de Metz, le jeune militaire qui s'était "engagé dans l'armée début décembre" a été opéré.

Le gendarme, auteur des coups de feu, a "pour sa part été légèrement blessé au bras par l'arme blanche et hospitalisé", toujours selon le procureur.

Publié le 03/02/2020 09:01
Washington, 3 fév 2020 (AFP) - Les avocats de Donald Trump ont bouclé lundi leur plaidoirie au procès en destitution du président américain en appelant les sénateurs, qui doivent rendre leur verdict mercredi, à l'acquitter.

"Je suis venu ici aujourd'hui pour vous demander de rejeter les chefs d'accusation" d'abus de pouvoir et entrave au travail du Congrès retenus contre le président, a déclaré l'avocat de la Maison Blanche Pat Cipollone.

Il "n'a rien fait de mal", a-t-il assuré, en le présentant comme victime d'une procédure de destitution "purement partisane" qui vise à l'empêcher de briguer un nouveau mandat lors du scrutin présidentiel du 3 novembre.

"Ce n'est pas bien d'être ici au début de la saison électorale", avec le premier vote de la primaire démocrate lundi soir dans l'Etat de l'Iowa, a poursuivi M. Cipollone. Selon lui, les sénateurs doivent "faire confiance au peuple américain".

"Laissons-le choisir le président mais aussi demander des comptes aux élus de la Chambre des représentants" qui se sont lancés dans cette procédure. Les électeurs sont d'après lui "fatigués" de ces investigations qui représentent un gâchis de temps, de ressources et d'énergie.

Les procureurs démocrates reprochent au milliardaire d'avoir demandé à l'Ukraine d'enquêter sur Joe Biden, son adversaire potentiel à la présidentielle, et d'avoir au même moment gelé une aide militaire cruciale pour ce pays.

Selon eux, le président a usé des moyens de l'Etat pour "salir" son rival et "tricher" à l'élection puis, une fois démasqué, il a tout fait pour bloquer l'enquête du Congrès.

Mais pour ses avocats, Donald Trump s'inquiétait de la corruption en Ukraine et pouvait légitimement "poser des questions" sur Joe Biden et les affaires de son fils Hunter dans ce pays.

La Constitution imposant une majorité des deux tiers (67 voix) pour déclarer un président coupable, il a toutes les chances d'être acquitté par le Sénat à majorité républicaine (53 contre 47).

Publié le 03/02/2020 08:53
Londres, 3 fév 2020 (AFP) - Le gouvernement britannique va apporter un soutien financier au développement d'un vaccin contre le nouveau coronavirus apparu en Chine par l'organisme public-privé CEPI, qui sera aidé par le géant pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline (GSK).

Le ministère britannique de la Santé a dévoilé dans un communiqué un apport de 20 millions de livres au CEPI pour développer de nouveaux vaccins contre les maladies les plus mortelles, dont le nouveau coronavirus (2019-nCoV selon son nom scientifique).

Le CEPI, la Coalition pour les innovations en préparation aux épidémies, avait révélé en janvier au forum de Davos travailler au développement d'un vaccin contre le virus chinois avec des essais cliniques qui pourraient avoir lieu dans quelques mois.

"C'est un calendrier extrêmement ambitieux et ce serait sans précédent dans le domaine du développement d'un vaccin. Il est important de rappeler que si nous réussissons, et il n'y a pas de garantie, de nouveaux défis se présenteront avant de rendre les vaccins disponibles à grande échelle", prévient Richard Hatchett, directeur général du CEPI, cité dans le communiqué du ministère de la Santé britannique.

Ce collectif de recherche sous l'égide de l'OMS, qui comprend des acteurs publics comme l'Institut Pasteur et des entreprises du secteur privé comme Takeda ou Sanofi, avait été créé en 2017 afin d'enrayer les épidémies comme celle d'Ebola en Afrique.

De son côté, le laboratoire GlaxoSmithKline (GSK), un poids lourd mondial de la pharmacie, a annoncé dans un communiqué distinct qu'il allait mettre à disposition sa technologie de fabrication d'adjuvants pour les vaccins contre les épidémies.

Les adjuvants sont des substances utilisées pour accroître l'efficacité des vaccins en augmentant la réponse immunitaire, ce qui permet de fabriquer un plus grand nombre de doses.

"Notre technologie a déjà fait ses preuves auparavant dans le domaine des grippes épidémiques. Elle nous permet de produire davantage de doses du vaccin, ce qui est un avantage essentiel lors d'une épidémie", estime Thomas Breuer, un responsable de GSK.

Selon le ministre de la Santé Matt Hancock, l'organisme de la santé publique britannique a pu séquencer le génome du virus prélevé sur les deux personnes atteintes recensées au Royaume-Uni.

Les travaux des chercheurs "suggèrent que le virus n'a pas évolué" au cours du mois qui vient de s'écouler, a-t-il déclaré à la Chambre des communes. Les ministres de la Santé du G7 se sont entretenus par téléphone lundi pour coordonner leur réponse face à la crise, a-t-il précisé, ajoutant que le virus ferait partie du paysage "au moins pour encore quelques mois".

Le nouveau coronavirus a fait au moins 361 morts, dont 57 décès supplémentaires lors de la seule journée de dimanche, selon le dernier bilan de l'épidémie qui dépasse désormais celui du Sras en Chine continentale,

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Publié le 03/02/2020 08:21