Paris, 20 mai 2019 (AFP) - Pour la dernière ligne droite avant les élections européennes de dimanche, Emmanuel Macron a choisi les quotidiens régionaux pour plaider en faveur de l'Europe et de son projet européen, a indiqué l'Élysée.

Les journalistes de huit ou neuf groupes de la presse régionale sont conviés à l'Elysée pour une interview qui marque une nouvelle implication du chef de l'Etat, dont le parti LREM est au coude-à-coude, voire derrière le Rassemblement national dans les derniers sondages.

L'Elysée a fait savoir que les propos du président devraient être relus avant publication, ont indiqué à l'AFP plusieurs journaux. "Comme toujours, ce sera relu par l'Elysée mais généralement ils modifient très peu", a précisé l'un d'eux.

En signe de protestation, La Voix du Nord a décidé de boycotter l'invitation. "Il s'agit d'une formule qui n'est pas en phase avec nos pratiques. On ne permet pas ces pratiques de relecture", a déclaré à l'AFP Gabriel d'Harcourt, directeur de la publication.

Interrogé, l'Elysée a refusé de s'exprimer sur cette relecture, qu'exigent également systématiquement les ministères et Matignon pour les interviews ministérielles. Seul l'entretien du chef de l'Etat avec cinq éditorialistes et journalistes fin janvier y avait échappé.

Les journalistes des groupes de presse ayant accepté cette règle viendront lundi après-midi à l'Elysée réaliser cette interview qui devrait paraître dès lundi soir sur leur site internet et mardi matin dans les versions papier.

Sans appeler directement à voter pour les Marcheurs, Emmanuel Macron, qui veut mettre tout son poids dans la balance, souhaite mobiliser l'électorat en "rappelant les apports concrets de l'Europe pour les citoyens, notamment français", a expliqué son entourage.

"Car si aujourd'hui une grande partie de la population ne se sent pas concernée par l'Europe, c'est qu'ils ne voient pas ce que l'Europe leur apporte. Il veut rappeler ce qu'elle leur apporte en matière sociale, environnementale, de sécurité, économique, de lutte contre le terrorisme".

Il devrait aussi de nouveau mettre en garde contre le risque d'une "déconstruction du projet européen" qui n'aurait "rien d'anodin" pour les Français. "Sans l'Europe, si nous étions seuls face à la Chine et aux Etats-Unis, peut-être n'aurions nous plus notre modèle social", ajoute l'Elysée.

C'est la première fois que le chef de l'Etat opte pour une telle interview multiple avec la presse régionale, qui a été organisée en concertation avec le Syndicat de la presse quotidienne régionale (SPQR), précise la présidence.

Le SPQR regroupe la cinquantaine de quotidiens régionaux français - des titres comme Ouest-France, Sud-Ouest, La Voix du Nord, Le Parisien, Le Dauphiné Libéré, Le Télégramme ou Le Progrès - qui appartiennent à une dizaine de groupes de presse.

Parallèlement, le chef de l'Etat va encore recevoir cette semaine des dirigeants européens pour continuer à rassembler "l'arc progressiste" qu'il veut constituer pour soutenir ses projets de réformes de l'UE. Ce lundi, il reçoit le président du Conseil européen Donald Tusk puis dîne avec le Premier ministre portugais Antonio Costa.

Publié le 20/05/2019 01:31
Strasbourg, 20 mai 2019 (AFP) - Les parents de Vincent Lambert ont saisi lundi le Conseil d'Etat, la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) et la Cour d'appel de Paris pour demander le maintien des soins prodigués à leur fils, dont l'interruption a été enclenchée, ont annoncé à l'AFP la CEDH, le Conseil d'Etat et leur avocat.

Saisissant la CEDH selon une procédure d'urgence, les parents de cet homme de 42 ans, tétraplégique depuis dix ans, et deux autres membres de sa famille font valoir que le Comité des droits des personnes handicapées de l'ONU a souhaité que la France suspende toute décision en attendant qu'il examine le dossier sur le fond, a précisé la CEDH.

Ils invoquent notamment le "droit à la vie" et l'interdiction des "traitements inhumains ou dégradants", garantis par la Convention européenne des droits de l'Homme, selon la cour.

Celle-ci "rendra sa décision dans des délais aussi rapides que possibles", a assuré la CEDH, qui avait déjà validé le 30 avril une décision d'arrêt des soins prise par le Conseil d'Etat.

Les parents de Vincent Lambert ont déposé parallèlement un recours devant le Conseil d'Etat "ce (lundi) matin", après le rejet par le tribunal administratif de Paris de leur requête en référé le 15 mai, a indiqué le Conseil.

"Nous avons obtenu de plaider en urgence ce lundi à 17h à la Cour d'appel de Paris à qui nous demandons le respect des mesures provisoires réclamées par l'ONU", a indiqué par ailleurs Me Jérôme Triomphe, avocat des parents, dans un communiqué.

Les parents ainsi qu'un demi-frère et une soeur de Vincent Lambert, également hostiles à l'arrêt des soins, s'opposent à son épouse Rachel - sa tutrice légale depuis 2016 -, son neveu François et cinq frères et soeurs du patient qui dénoncent un acharnement thérapeutique.

L'interruption des soins de Vincent Lambert a débuté lundi matin mais ses parents, qui le considèrent comme une personne handicapée devant être transférée dans un établissement spécialisé, entendent empêcher les médecins de conduire ce processus jusqu'à son terme.

Publié le 20/05/2019 01:04
Téhéran, 20 mai 2019 (AFP) - Le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif a répondu lundi aux dernières menaces de Donald Trump à l'encontre de son pays en affirmant que "les railleries génocidaires" du président américain ne mettraient "pas fin à l'Iran".

"M. Trump espère réussir là où Alexandre (le Grand), Gengis (Khan) et les autres agresseurs ont échoué", écrit M. Zarif sur son compte Twitter en faisant référence à deux conquérants étrangers ayant dominé la Perse (l'ancien nom de l'Iran) à une période donnée de son histoire plurimillénaire.

"Les Iraniens sont restés debout pendant des millénaires alors que leurs agresseurs (sont) tous partis. Le #TerrorismeEconomique et les railleries génocidaires ne mettront pas +fin à l'Iran+", ajoute M. Zarif.

Il s'agit d'une réponse directe du chef de la diplomatie iranienne au dernier message contre l'Iran publié par le président américain, la veille sur le même réseau social.

"Si l'Iran veut se battre, ce sera la fin officielle de l'Iran. Plus jamais de menaces à l'encontre des Etats-Unis", avait écrit M. Trump.

"#NeJamaisMenacerUnIranien. Essayez le respect - ça marche", a également rétorqué M. Zarif à l'hôte de la Maison Blanche.

Les tensions entre Washington et Téhéran connaissent un nouvel accès depuis une dizaine de jours, après que les Etats-Unis eurent annoncé un renforcement de leur présence militaire au Moyen-Orient pour faire face à de présumées "menaces" iraniennes à leur endroit.

Face à ce déploiement de force, l'Iran calme le jeu et ne cesse de répéter qu'il ne veut pas la guerre tout en mettant Washington en garde contre l'"illusion" qu'il y aurait à vouloir attaquer l'Iran.

Publié le 20/05/2019 01:00
Paris, 20 mai 2019 (AFP) - Le parquet national financier (PNF) demande un procès en France contre l'ex-patron de l'athlétisme mondial (IAAF) le Sénégalais Lamine Diack et son fils Papa Massata Diack, soupçonnés d'être impliqués dans un système de corruption pour couvrir des cas de dopage d'athlètes russes, a appris lundi l'AFP de sources concordantes.

Si le juge d'instruction anticorruption Renaud Van Ruymbeke suit les réquisitions du parquet, Lamine Diack, ancien président influent de la fédération internationale d'athlétisme (1999-2015), âgé de 85 ans, devrait répondre notamment de "corruption active et passive" et "blanchiment en bande organisée", lors d'un procès à Paris.

Dans son réquisitoire signé jeudi et dont a eu connaissance l'AFP, le PNF souhaite le voir jugé au tribunal correctionnel au côté de cinq autres personnes, dont son fils et ex-puissant conseiller marketing à l'IAAF, Papa Massata Diack.

Depuis Dakar où il est installé, il n'a jamais répondu aux sollicitations de la justice française, qui a lancé un mandat d'arrêt contre lui. Il est soupçonné de "blanchiment en bande organisée", "corruption active" et "complicité de corruption passive".

Ouverte en novembre 2015 par le PNF, après un signalement de l'agence mondiale antidopage, cette enquête aux ramifications internationales a mis au jour un pacte de corruption présumée: en échange de l'indulgence des services antidopage de l'IAAF, Lamine Diack aurait obtenu des fonds russes pour des campagnes politiques au Sénégal. Le pacte aurait aussi permis de faciliter des négociations avec des sponsors et des diffuseurs russes, avant les Mondiaux d'athlétisme à Moscou en 2013.

Lamine Diack est également soupçonné d'"abus de confiance" pour avoir permis, "du fait de ses fonctions", à son fils "de s'approprier des recettes de l'IAAF provenant de sponsors", selon le réquisitoire.

Le ministère public vise aussi l'ancien conseiller de Lamine Diack, Habib Cissé, et l'ancien chef antidopage de l'IAAF Gabriel Dollé, tous deux soupçonnés de "corruption passive". Ce dernier a reconnu les faits et demandé une procédure de plaider-coupable.

Le parquet demande enfin un procès contre Valentin Balakhnichev, ex-président de la Fédération russe d'athlétisme (ARAF) et ancien trésorier de l'IAAF, et Alexeï Melnikov, qui fut l'entraîneur en chef des courses de fond à l'ARAF. Tous deux sont réclamés par la justice française, le premier pour corruption passive et active, ainsi que blanchiment aggravé, et le second pour corruption passive.

La justice française, compétente parce que des fonds ont pu être blanchis sur son territoire, avait été saisie par l'Agence mondiale antidopage (AMA) en 2015. L'année suivante, une enquête commandée par l'AMA a révélé un système de dopage institutionnel en Russie, allant au-delà de l'athlétisme.

Publié le 20/05/2019 12:50
Bamako, 20 mai 2019 (AFP) - Sept personnes, dont deux gendarmes et un douanier maliens, ont été tuées dans la nuit de dimanche à lundi dans le sud du Mali, lors d'une attaque au poste de Kouri, frontalier du Burkina Faso, a appris lundi l'AFP de sources de sécurité et auprès d'élus.

"Dimanche dans la nuit, le poste de Kouri a été attaqué par des hommes armés. Deux gendarmes, un douanier et quatre civils, dont deux Ghanéens, ont été tués", a affirmé à l'AFP un responsable de la police locale sous couvert d'anonymat.

Selon une autre source de sécurité, "les assaillants sont arrivés sur trois motos, et à bord d'un véhicule". "Ils ont tiré sur les gendarmes, les douaniers et des civils chauffeurs de camion", a ajouté cette source, confirmant le bilan de deux gendarmes et un douanier tués ainsi que quatre civils, dont deux chauffeurs ghanéens.

Confirmant l'information, un élu de la localité a de son côté précisé qu'un des deux gendarmes tués était une femme.

"On ne peut pas pour le moment se prononcer sur les assaillants. Ils sont arrivés de deux côtés de la localité de Kouri. Nous n'avons pas encore vérifié l'information, mais il auraient pris des rangers, des chaussures de militaires, en partant", a ajouté cet élu.

Kouri est notamment un des lieux de passage des marchandises au départ ou à destination du Mali.

Le sud du Mali a commencé à être touché par les opérations jihadistes en 2015 à partir d'une série d'attaques près des frontières ivoirienne et burkinabè.

En février 2017, une religieuse colombienne, Gloria Cecilia Narvaez Argoti, avait été enlevée à Karangasso, près de Koutiala (sud), à proximité de la frontière avec le Burkina Faso, où elle travaillait depuis six ans comme missionnaire.

En décembre 2018, les services de renseignements maliens ont annoncé l'arrestation aux environs de Koutiala de quatre jihadistes présumés originaires du Burkina Faso, un autre du Mali et un de Côte d'Ivoire, soupçonnés de préparer des attentats dans ces trois pays.

Selon le renseignement malien, les quatre suspects avaient participé à un double attentat le 2 mars 2018 à Ouagadougou, ainsi qu'à l'enlèvement de la religieuse colombienne.

Une source de sécurité dans la capitale économique ivoirienne avait souligné que ces arrestations résultaient de "l'excellente collaboration entre les différents services malien, burkinabè et ivoirien", affirmant que la cellule avait notamment "effectué des reconnaissances sur deux sites à Abidjan".

Publié le 20/05/2019 12:30
Paris, 20 mai 2019 (AFP) - Plusieurs associations de consommateurs européens lancent lundi une pétition pour demander à la Commission européenne de rendre obligatoire le Nutri-Score, un "étiquetage nutritionnel simplifié ayant fait la preuve de son efficacité" sur les produits alimentaires, et qui commence à être adopté par les industriels.

Déjà mis en place en France depuis l'automne 2017, mais de façon facultative en raison de la réglementation européenne actuelle, ainsi qu'en Belgique et en Espagne, ce système d'étiquetage est basé sur cinq lettres (A,B,C,D,E) et un code couleurs, du vert au rouge, selon la qualité nutritionnelle de l'aliment.

En raison de son caractère facultatif, il "peine à se développer dans les rayons", estime dans un communiqué l'association française UFC-Que Choisir, à l'origine de la pétition avec six autres: Test-Achat (Belgique), VZBV (Allemagne), Consumentenbond (Pays-Bas), OCU (Espagne), Federajca Konsumentow (Pologne) et EKPIZO (Grèce).

Partant du principe que "la mauvaise qualité nutritionnelle d'un trop grand nombre d'aliments industriels est (l')une des principales causes du taux élevé d'obésité, de maladies cardiovasculaires et de diabète", et que "la complexité des tableaux (...) figurant sur les emballages aboutit à ce que 82% des consommateurs ne les comprennent pas", ces associations ont décidé d'agir.

"Un million de signatures sont nécessaires pour que la Commission réponde: alors, pour savoir ce que nous mangeons, protéger notre santé et inciter les industries à améliorer la composition de leurs produits, ensemble, exigeons de la Commission de rendre le Nutri-Score obligatoire", exhortent-elles. Cette pétition est mise en ligne sur le site www.pronutriscore.org.

Selon ces associations, plusieurs études nationales et internationales ont souligné que le Nutri-Score était "l'étiquetage nutritionnel simplifié le plus efficace" afin d'aider au quotidien les consommateurs dans leurs achats de produits alimentaires.

Outre le Nutri-Score, de nombreuses applications aidant à mieux choisir ses aliments, telle Yuka, qui vient de dépasser les 10 millions de téléchargements, foisonnent et sont de plus en plus populaires: selon une étude de l'ObSoCo (Observatoire Société et Consommation) de novembre 2018, près de 20% des Français les utilisent, dont 4% régulièrement.

Publié le 20/05/2019 12:06
Moscou, 20 mai 2019 (AFP) - La Russie "n'a rien à voir" avec le scandale politique en Autriche, où la diffusion d'une vidéo compromettante pour le leader nationaliste Heinz-Christian Strache a fait chuter la coalition au pouvoir, a affirmé lundi le Kremlin.

"C'est une histoire qui n'a rien à voir, et ne peut avoir quoi que ce soit à voir avec nous", a déclaré aux journalistes le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov au sujet de cette vidéo.

La diffusion vendredi d'une vidéo dans laquelle M. Strache et l'un de ses lieutenants discutent avec une interlocutrice se présentant comme la nièce d'un oligarque russe a provoqué un séisme politique en Autriche. Ils y évoquaient notamment l'octroi de contrats publics autrichiens en échange de soutiens financiers.

M. Strache a depuis abandonné la direction du Parti de la liberté d'Autriche (FPÖ), mais aussi son poste de numéro deux du gouvernement de Sebastian Kurz.

"Je ne peux pas émettre d'avis sur l'apparition de cette vidéo parce qu'elle n'a rien à voir avec la Russie, ni avec le président, ni avec le gouvernement. Nous ne savons pas qui est cette femme, si elle est de nationalité ou d'origine russe", a ajouté M. Peskov.

L'oligarque dont il est question dans la vidéo, Igor Makarov, a déclaré dimanche à l'édition russe du magazine Forbes qu'il est fils unique et n'a "aucun lien de parenté" avec la femme de la vidéo, qu'il "ne connaît pas du tout".

Publié le 20/05/2019 11:54
Stockholm, 20 mai 2019 (AFP) - Le parquet suédois a formé lundi une demande de placement en détention de Julian Assange, déjà emprisonné en Grande-Bretagne, en vue de l'émission d'un mandat d'arrêt européen à l'encontre du fondateur de WikiLeaks poursuivi pour un viol présumé commis en Suède en 2010.

"Je demande au tribunal le placement en détention d'Assange en son absence, en raison de soupçons de viol", a annoncé dans un communiqué Eva-Marie Persson, procureure en charge de l'instruction, une semaine après la réouverture de l'enquête criminelle visant l'Australien.

La demande a été déposée auprès du tribunal d'Uppsala qui, selon la procédure suédoise, doit statuer au plus tard le lendemain de sa saisine.

Eva-Marie Persson a précisé que si la demande de placement en détention était acceptée, elle émettrait un mandat d'arrêt européen afin d'obtenir le transfèrement en Suède de Julian Assange.

La réouverture de l'enquête suédoise annoncée le 13 mai relance un feuilleton judiciaire qui dure depuis près d'une décennie, pendant laquelle Julian Assange et ses soutiens n'auront eu de cesse de dénoncer une manoeuvre destinée à le faire extrader vers les Etats-Unis pour y répondre des fuites de documents secrets américains.

Julian Assange, 47 ans, a été arrêté à l'ambassade d'Equateur à Londres le 11 avril après que Quito lui avait retiré l'asile.

Il doit à présent purger un an de prison pour avoir violé les conditions de sa liberté surveillée en se réfugiant dans cette ambassade en 2012, pour éviter d'être remis à la Suède pour deux affaires d'agressions sexuelles, dont l'une a été frappée par la prescription.

Le fondateur de WikiLeaks est aussi sous le coup d'une demande d'extradition des Etats-Unis, pour la publication par son site de nombreux documents confidentiels.

Publié le 20/05/2019 11:32
Vienne, 20 mai 2019 (AFP) - Le Parti de la liberté d'Autriche (FPÖ) a annoncé lundi être prêt à retirer tous ses ministres du gouvernement formé avec les conservateurs, après la diffusion vendredi d'une vidéo où le leader nationaliste Heinz-Christian Strache s'était montré prêt à se compromettre avec la Russie.

Le chancelier conservateur Sebastian Kurz doit annoncer à la mi-journée un limogeage du controversé ministre de l'Intérieur Herbert Kickl (FPÖ), dont il juge les fonctions incompatibles avec le déroulement de l'enquête sur la vidéo.

Mais un tel limogeage se traduira par un départ de tous les ministres FPÖ du gouvernement, a prévenu lundi matin Norbert Hofer, ministre des Transports et nouveau chef désigné du parti.

"En tant que ministres nous remettrons tous nos mandats si le ministre de l'Intérieur Herbert Kickl est démis de ses fonctions", a-t-il assuré lors d'une conférence de presse à Vienne, estimant que l'intéressé n'avait "rien à se reprocher".

"Cela me fait vraiment de la peine de voir un aussi beau projet gouvernemental tourner court ainsi", a ajouté M. Hofer, dans une allusion aux 18 mois de coalition avec les conservateurs.

M. Kurz a fait du départ de M. Kickl, qui était secrétaire général du FPÖ au moment des faits évoqués par la vidéo tournée en 2017, une condition sine qua non pour un éventuel maintien du FPÖ au gouvernement. "Il est clair que M. Kickl ne peut pas enquêter sur lui-même", a-t-il déclaré au journal Kurier.

Dans des déclarations alcoolisées enregistrées en caméra cachée lors d'un rendez-vous à Ibiza organisé pour le piéger, M. Strache envisageait l'octroi de contrats publics autrichiens en échange de soutiens financiers russes.

Il évoquait également un système de financement illégal du FPÖ, un parti qu'il dirigeait depuis 2005, dans ce document révélé vendredi par des médias allemands mais dont l'origine n'a pas été établie.

M. Strache, 49 ans, a démissionné de ses fonctions de vice-chancelier et de chef du FPÖ samedi, au lendemain de la diffusion de la vidéo.

A la suite de ce scandale, M. Kurz a annoncé la tenue d'élections anticipées, qui devraient a priori être organisées en septembre.

Publié le 20/05/2019 11:30
Paris, 20 mai 2019 (AFP) - Opérations escargot et ralentissements sont en cours lundi, notamment en Ile-de-France, à l'appel de syndicats de taxis et d'auto-écoles, ainsi que d'une association d'ambulanciers pour protester contre la loi mobilités et la réforme à venir du permis de conduire, selon les syndicats de taxis et d'auto-écoles.

Bison Futé a comptabilisé entre 730 et 780 taxis participant aux différentes opérations sur les autoroutes de la région parisienne à 9h00, dont environ 230 rien qu'à Roissy.

Ils étaient une centaine à la Défense, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le site d'informations routières Sytadin enregistrait lui 415 km de bouchons en Ile-de-France à 8h46, un engorgement "inhabituel" et très supérieur à la moyenne d'environ 335 km à la même heure.

"Nous attendons des gens de province et il y a des initiatives locales", a déclaré lundi à l'AFP Karim Asnoun (CGT-Taxis), qui espère "un succès" pour cette mobilisation.

"La dernière fois où notre organisation a appelé à la mobilisation, en 2016, ça avait duré quatre jours et avait abouti à la loi Grandguillaume", a-t-il ajouté.

Plusieurs cortèges doivent converger vers la capitale, direction boulevard Raspail (7e), où une manifestation à pied est prévue jusqu'à la place du Président Herriot, selon la préfecture de police, qui prévoit une dispersion vers 20H00.

Les cortèges partent de Roissy, Orly, la Défense, Torcy, Clignancourt, Bagnolet, d'Italie, d'Auteuil, selon la préfecture.

Elle "conseille aux automobilistes de contourner très largement les abords des zones concernées et d'éviter les itinéraires empruntés ainsi que leurs abords".

La mobilisation vise à protester contre des dispositions du projet de loi d'orientation des mobilités (LOM) qui "cassent l'équilibre entre VTC et taxis", avait expliqué la semaine dernière Adil Karami, porte-parole de SUD-Taxi.

Échaudées par les pistes lancées pour réformer le permis de conduire, les auto-écoles, à l'appel des deux principales organisations de la profession (CNPA et Unidec), participent également au mouvement.

Elles craignent que deux propositions d'un rapport commandé par l'exécutif à la députée LREM Françoise Dumas (LREM) favorisent les plateformes.

Enfin, déjà mobilisés fin 2018 contre une réforme du financement des transports de santé, des ambulanciers sont appelés à se joindre au mouvement par l'Association de défense des transporteurs sanitaires (ADTS).

Publié le 20/05/2019 10:27
Reims, 20 mai 2019 (AFP) - L'arrêt des soins de Vincent Lambert, patient tétraplégique en état végétatif depuis plus de 10 ans, a débuté lundi matin au CHU de Reims, a-t-on appris auprès de l'avocat des parents et de source familiale.

"C'est une honte, un scandale absolu, ils n'ont même pas pu embrasser leur fils", a réagi auprès de l'AFP Me Jean Paillot, avocat des parents, farouchement opposés à l'interruption des traitements, qui a commencé lundi matin à l'hôpital Sébastopol sur décision du médecin Vincent Sanchez.

"C'est des monstres ! Des monstres ! C'est des nazis !", a lancé en larmes depuis une voiture Viviane Lambert, la mère de Vincent, en passant devant le CHU de Reims.

Le Dr Sanchez "en violation de tous ses devoirs et de ce qu'il avait laissé croire, vient d'annoncer à la famille qu'il avait initié le processus de mort sans préavis, sans tenir compte des recours, sans tenir compte des mesures provisoires. (...). Le coup de force continue. Il est encore temps d'arrêter cette folie", ont également affirmé dans un communiqué Me Paillot et Me Jérôme Triomphe, autre avocat des parents.

"L'arrêt des traitements" et "la sédation profonde et continue" ont été "initiés ce matin", a écrit le Dr Sanchez, chef de service des soins palliatifs, dans un mail à la famille dont l'AFP a obtenu copie. "Dans cette période douloureuse, j'espère pour Monsieur Vincent Lambert que chacun saura ouvrir une parenthèse et se rassembler, auprès de lui, afin que ces moments soient le plus paisibles, intimes et personnels possible", ajoute ce médecin.

Les avocats des parents ont annoncé dimanche trois nouveaux "recours" contre cette décision, visant notamment le Dr Sanchez, dont ils réclament la radiation. Sur RTL lundi matin, Me Paillot a évoqué avoir saisi le Conseil d'Etat, la Cour européenne des droits de l'homme et "être sur le point de saisir la cour d'appel de Paris".

frd-rl-cmk/shu

RTL GROUP

Publié le 20/05/2019 10:05
Jakarta, 20 mai 2019 (AFP) - Le Français Félix Dorfin a été condamné lundi à la peine de mort pour trafic de drogue par un tribunal indonésien, a constaté un journaliste de l'AFP, alors que le parquet avait requis 20 ans d'emprisonnement.

"Nous déclarons Felix Dorfin coupable (...) d'avoir importé de la drogue (...) nous condamnons Félix Dorfin à la peine de mort et lui ordonnons de rester en détention", a déclaré le juge Isnurul Syamsul Arif du tribunal de Mataram sur l'île de Lombok.

Il rejoint ainsi un autre Français dans le couloir de la mort en Indonésie, Serge Atlaoui, qui a été condamné en 2007 également pour trafic de droque et est toujours incarcéré.

Le trentenaire originaire de Béthune (nord de la France) avait été interpellé fin septembre à l'aéroport de Lombok -- une île touristique proche de Bali -- en provenance de Singapour avec en sa possession quelque trois kilos d'ecstasy, d'amphétamines et de ketamine dissimulés dans une valise à double fond.

Ce jugement est inattendu puisque le parquet avait requis vingt ans de privation de liberté et une amende de 10 milliards de roupies (700.000 dollars) ou, à défaut, une année de prison supplémentaire. Mais il arrive que les juges aillent au delà des réquisitions en Indonésie.

Le juge a pris en compte comme facteur aggravant le fait que félix Dorfin ferait partie d'un réseau de trafic de drogue et la quantité importante de drogue en sa possession.

Félix Dorfin a été défendu par un avocat commis d'office après s'être séparé de ses deux premiers avocats.

L'avocat avait notamment contesté la description par le parquet de Félix Dorfin comme un "coursier" habitué à transporter de la drogue de pays en pays.

Le Français avait réussi en janvier à s'évader du centre de détention de la police et avait été recherché pendant onze jours.

Finalement retrouvé dans une forêt du nord de l'île de Lombok où il se cachait, il avait été arrêté le 1er février par des policiers qu'il avait, selon eux, tenté de soudoyer.

Les trafiquants de drogue encourent de longues peines de prison, voire la peine capitale en Indonésie, le pays musulman le plus peuplé au monde, qui a fait de la lutte contre la drogue l'une de ses priorités.

La peine de mort n'a cependant plus été appliquée depuis 2016 en Indonésie où plusieurs trafiquants de stupéfiants ont par le passé été exécutés.

Publié le 20/05/2019 09:55
Paris, 20 mai 2019 (AFP) - Opérations escargot et ralentissements sont en cours lundi, notamment en Ile-de-France, à l'appel de syndicats de taxis et d'auto-écoles, ainsi que d'une association d'ambulanciers pour protester contre la loi mobilités et la réforme à venir du permis de conduire, selon les syndicats de taxis et d'auto-écoles.

Bison Futé a comptabilisé entre 730 et 780 taxis participant aux différentes opérations sur les autoroutes de la région parisienne à 9h00, dont environ 230 rien qu'à Roissy.

Ils étaient une centaine à la Défense, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le site d'informations routières Sytadin enregistrait lui 415 km de bouchons en Ile-de-France à 8h46, un engorgement "inhabituel" et très supérieur à la moyenne d'environ 335 km à la même heure.

"Nous attendons des gens de province et il y a des initiatives locales", a déclaré lundi à l'AFP Karim Asnoun (CGT-Taxis), qui espère "un succès" pour cette mobilisation.

"La dernière fois où notre organisation a appelé à la mobilisation, en 2016, ça avait duré quatre jours et avait abouti à la loi Grandguillaume", a-t-il ajouté.

Plusieurs cortèges doivent converger vers la capitale, direction boulevard Raspail (7e), où une manifestation à pied est prévue jusqu'à la place du Président Herriot, selon la préfecture de police, qui prévoit une dispersion vers 20H00.

Les cortèges partent de Roissy, Orly, la Défense, Torcy, Clignancourt, Bagnolet, d'Italie, d'Auteuil, selon la préfecture.

Elle "conseille aux automobilistes de contourner très largement les abords des zones concernées et d'éviter les itinéraires empruntés ainsi que leurs abords".

La mobilisation vise à protester contre des dispositions du projet de loi d'orientation des mobilités (LOM) qui "cassent l'équilibre entre VTC et taxis", avait expliqué la semaine dernière Adil Karami, porte-parole de SUD-Taxi.

Échaudées par les pistes lancées pour réformer le permis de conduire, les auto-écoles, à l'appel des deux principales organisations de la profession (CNPA et Unidec), participent également au mouvement.

Elles craignent que deux propositions d'un rapport commandé par l'exécutif à la députée LREM Françoise Dumas (LREM) favorisent les plateformes.

Enfin, déjà mobilisés fin 2018 contre une réforme du financement des transports de santé, des ambulanciers sont appelés à se joindre au mouvement par l'Association de défense des transporteurs sanitaires (ADTS).

Publié le 20/05/2019 09:50
Douchanbe (Tadjikistan), 20 mai 2019 (AFP) - Vingt-neuf prisonniers, dont 24 membres de l'organisation Etat islamique (EI), et trois gardiens ont été tués dimanche soir dans une émeute dans une prison proche de la capitale Douchanbé, ont annoncé lundi les autorités tadjikes.

"Vingt-quatre membres de l'Etat islamique ont été tués. Les islamistes ont tué trois gardiens", a déclaré le ministère de la Justice de ce pays d'Asie centrale dans un communiqué, précisant que cinq autres détenus avait été tués par les membres de l'EI.

L'émeute a commencé dimanche soir à 21H30 locales (16H30 GMT) dans cette prison qui accueille 1.500 détenus à Vakhdat, une ville située 17 kilomètres à l'est de la capitale Douchanbé, précise le communiqué.

Selon celui-ci, les prisonniers ont d'abord poignardé à mort trois gardiens puis, "afin d'intimider les prisonniers", cinq autres détenus. Ils ont ensuite pris en otage d'autres détenus avant de mettre le feu aux installations médicales de la prison et "d'attaquer le personnel de l'établissement pour tenter de s'enfuir".

"A la suite d'une opération de représailles, 24 membres de ce groupe ont été tués et 35 autres arrêtés. Les otages ont été libérés", ajoute le communiqué, qui précise que l'opération est terminée et que le calme a été rétabli.

Parmi les meneurs de cette émeute, les autorités tadjikes ont identifié Bekhrouz Goulmourod, 20 ans, le fils de l'ancien chef des forces spéciales tadjikes devenu un cadre important de l'Etat islamique en Syrie, où il a été tué en septembre 2017.

Bekhrouz Goulmoudov avait été condamné en juillet 2017 à 10 ans de prison pour avoir tenté de rejoindre les rangs de l'EI en Syrie.

En novembre 2018, une autre émeute revendiquée par l'EI avait fait au moins 26 morts dans une prison de Khodjent, ville de 700.000 habitants située dans le nord-est de ce pays autoritaire. Elle avait été initié par un "ancien membre" de l'EI qui voulait provoquer une évasion massive.

Le Tadjikistan, un pays laïc dont la population est majoritairement sunnite, fait de la lutte contre l'intégrisme religieux une priorité. Les autorités de ce pays voisin de l'Afghanistan estiment que plus de mille Tadjiks ont rejoint les jihadistes en Irak et en Syrie.

Elles ont pris depuis 2015 des mesures radicales pour contrer l'influence des extrémistes religieux, parmi lesquelles le rasage forcé des barbes et une campagne contre le port par les femmes du hijab.

Publié le 20/05/2019 08:46
Rio de Janeiro, 19 mai 2019 (AFP) - Au moins onze personnes ont été tuées par balles dimanche soir par des inconnus qui ont ouvert le feu dans un bar de Belem, dans le nord du Brésil, avant de prendre la fuite, a-t-on appris de source officielle.

"Nous enquêtons" sur les mobiles de cette fusillade, a indiqué par téléphone à l'AFP un porte-parole du ministère de la Sécurité publique (Segup) de l'Etat de Para.

Un homme, blessé lors de la fusillade, a été placé en garde à vue, a indiqué le site d'informations G1 citant des sources policières.

Les personnes tuées sont six femmes et cinq hommes, selon G1. La tuerie aurait été perpétrée par sept hommes armés, arrivés à bord d'une moto et de trois voitures, et qui ont ensuite pris la fuite.

Le bar où s'est déroulée la fusillade est situé dans un quartier de Belem où des agents fédéraux étaient venus en renfort, en mars dernier, pour tenter d'enrayer la criminalité.

Le Brésil a l'un des plus forts taux d'homicides du monde - en majorité par armes à feu -, avec 64.000 en 2017, soit trois fois le seuil de violence endémique établi par l'ONU.

Publié le 20/05/2019 01:37