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Tunis, 13 oct 2019 (AFP) - L'universitaire Kais Saied, donné largement vainqueur de la présidentielle en Tunisie, a remercié "les jeunes qui ont ouvert un nouvelle page de l'histoire", devant ses partisans dans un hôtel du centre de Tunis peu après l'annonce de sa victoire dimanche.

"Nous allons essayer de construire une nouvelle Tunisie", a-t-il déclaré, stoïc, devant ses proches et la presse. "Je connais l'ampleur de la responsabilité".

"Cette campagne a été conduite par les jeunes et j'en porte la responsabilité", a-t-il dit.

Environ 90% des électeurs de 18 à 25 ans, ont voté pour l'universitaire, selon les estimations de l'institut de sondage Sigma, contre seulement 49,2 des plus de 60 ans.

"Je vais porter ce message" de la révolution de 2011, a-t-il assuré.

"Le peuple veut... !", a-t-il lancé, reprenant un slogan phare de la révolution de 2011. "Et sa volonté va être appliquée. La loi sera appliquée à tous et à moi en premier lieu. L'application de la loi se fera sans aucune exception".

"Chacun a choisi qui il voulait, en toute liberté. Notre projet est basé sur la liberté. L'époque de la soumission est finie. Nous venons d'entrer dans une nouvelle étape de l'histoire", a-t-il martelé.

"Vous avez donné une leçon au monde entier (...) dans le cadre de la Constitution", a-t-il salué.

"L'Etat va se construire sur la base de la confiance. La confiance entre le dirigeant et les dirigés, dans le respect des règles", a-t-il conclu, remerciant également ceux qui n'ont pas voté pour lui.

Il a souligné l'importance de la question palestinienne, la plaçant comme priorité sur le plan international.

Publié le 13/10/2019 11:00
Budapest, 13 oct 2019 (AFP) - Le parti national-conservateur du Premier ministre hongrois Viktor Orban a été battu dimanche aux élections municipales à Budapest par l'opposition unie autour d'un candidat de centre gauche, selon des résultats partiels.

Selon ces résultats portant sur le dépouillement de 68% des bulletins, l'opposant Gergely Karacsony l'emporte avec 50,1% des voix sur le maire sortant et candidat du pouvoir Istvan Tarlos (44,8%), qui dirigeait la capitale hongroise depuis 2010. M. Tarlos a appelé son adversaire pour le féliciter, a indiqué à l'AFP un porte-parole de M. Karacsony.

Selon les résultats partiels dimanche soir, l'opposition était également en tête dans plusieurs grandes villes du pays tandis que le Fidesz devrait conserver un grand nombre de petites communes.

Pour ce scrutin local, la conquête de la capitale était l'objectif le plus ambitieux des adversaires de Viktor Orban, dirigeant souverainiste dont le parti Fidesz domine la scène politique hongroise depuis dix ans.

Ils voulaient montrer que le Premier ministre, au pouvoir depuis 2010 et largement réélu pour un troisième mandat d'affilée au printemps 2018, n'est pas imbattable. La victoire de Gergely Karacsony représente le premier succès significatif de l'opposition hongroise et le premier revers électoral de Viktor Orban depuis une décennie.

Les sondages donnaient les deux candidats au coude-à-coude avec une légère avance du maire sortant, un fidèle du Premier ministre.

Cette élection était aussi un test pour la stratégie d'alliance inédite des partis d'opposition qui, après avoir enchaîné les défaites, se sont unis, à Budapest et dans d'autres villes du pays, autour d'un candidat commun.

Maire d'un arrondissement de Budapest, Gergely Karacsony était soutenu par plusieurs partis de gauche, libéraux et centriste. La formation d'extrême droite Jobbik, qui se présente désormais comme un parti conservateur anti-Orban, n'avait pas présenté de candidat, ralliant implicitement cette coalition.

Publié le 13/10/2019 10:44
Paris, 13 oct 2019 (AFP) - Le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand (ex-LR) a appelé le chef de l'Etat à "changer" face à "l'islam politique", en mettant en garde contre des risques d'"affrontement", ce à quoi Christophe Castaner a répondu, assurant "agir" "sur tous les fronts".

"J'appelle à une offensive républicaine" contre "l'islamisme qui gangrène notre pays", a affirmé dans le JDD M. Bertrand, pour qui "l'islam politique est un danger majeur qui remet en question les fondements de notre société".

"Mais cela n'a clairement pas été la priorité d'Emmanuel Macron jusque-là", a déploré M. Bertrand, selon qui "nous avons perdu deux ans".

Emmanuel Macron avait appelé mardi "la Nation tout entière" à "faire bloc" pour combattre "l'hydre islamiste", lors d'un hommage aux quatre fonctionnaires tués par un de leurs collègues au sein de la préfecture de Paris.

Pour Xavier Bertrand, "jusqu'à cette semaine" le chef de l'Etat "ne mesurait pas à quel point la situation est grave et que les intégristes ont une stratégie claire : provoquer une guerre des civilisations".

Mais "on est en guerre, monsieur le Président. Alors il faut changer", a lancé M. Bertrand, qui refuse "comme Manuel Valls" le "principe d'excuse sociale".

"Nous sommes en guerre contre le terrorisme islamiste, il faut donc un budget de guerre", a-t-il ajouté, en fustigeant les "contradictions", la "faiblesse" et "l'inconscience" du gouvernement.

Un an après les propos de Gérard Collomb -"on vit côte à côte, je crains que demain on ne vive face à face" dans les quartiers-, M. Bertrand a regretté que l'ancien ministre de l'Intérieur n'ait pas pris "des mesures pour éviter ce face-à-face".

"Un jour, des gens ne supporteront plus de baisser la tête en rentrant chez eux. Les affrontements sont programmés si on n'agit pas de façon très ferme et résolue", a-t-il mis en garde.

Parmi les solutions, M. Bertrand a évoqué l'idée de "bloquer techniquement" les contenus haineux sur internet, voire "une amende qui peut s'élever à plusieurs millions" pour les plateformes refusant d'agir.

"Il faudra compléter la Constitution" pour préciser que les partis "doivent respecter, aussi, le principe de laïcité", a ajouté M. Bertrand, partisan d'interdire les listes communautaristes.

Dimanche soir, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner lui a répondu dans une tribune publiée sur Facebook. "Certains responsables des Républicains - ou qui s'en réclament - et dernièrement encore Xavier Bertrand accumulent les approximations et les contre-vérités. Ils tentent d'instiller la peur, là où la retenue et l'humilité seraient de rigueur", estime le ministre de l'Intérieur.

Cette "offensive républicaine", "nous la menons", affirme-t-il, assurant que "contre cet Islam dévoyé, (...) dès la première seconde du mandat, nous avons été inflexibles". "Nous agissons sur tous les fronts" et "dans tous les territoires", selon lui.

"En près de deux ans, 199 mesures individuelles de surveillance ont été prises et 7 lieux de culte qui s'étaient changées en école de fondamentalisme, ont été fermées", cite-t-il en exemple. En outre "362 étrangers radicalisés ont été éloignés", "de même que, depuis 2018, 55 étrangers radicalisés sortant de prison", poursuit-il. Quatre imams "prêcheurs de haine" ont été expulsés.

Le ministre souligne que "4 écoles, 9 établissements culturels et associatifs et 129 débits de boisson" ont été fermés depuis 2018 dans des quartiers sensibles, détaillant une lutte menée également "en partenariat avec les maires", avec l''Education nationale ou le ministère des Sports.

Publié le 13/10/2019 10:03
Tunis, 13 oct 2019 (AFP) - Le constitutionnaliste Kais Saied a remporté la présidentielle tunisienne avec 76,9% des voix, a annoncé la chaîne publique Wataniya, selon un sondage sortie des urnes qui confirme les résultats divulgués un peu plus tôt par un autre institut.

Selon le sondage de Sigma Conseil diffusé par la Wataniya, M. Saied, 61 ans, devance de plus de 50 points son adversaire Nabil Karoui, homme d'affaires poursuivi pour fraude fiscale, qui a obtenu 23,11%.

La publication de ce sondage a déclenché des cris de joie parmi les partisans de Kais Saied, rassemblés dans un hôtel de Tunis, selon une journaliste de l'AFP.

Les résultats officiels ne devraient pas être connus avant mardi.

Mais les estimations fournis par la Wataniya confirment un premier sondage publié peu auparavant par l'institut Emrhod, selon lequel M. Saied, 61 ans, a obtenu 72,5% des suffrages, contre 27,5% seulement à son adversaire.

Tout juste après ce premier sondage, des partisans de l'universitaire avaient déjà laissé éclater leur joie sur l'avenue Bourguiba, au coeur de la capitale, à coups de klaxons. L'hymne nationale et les youyous y résonnent sans discontinuer.

"Kais Saied, président de la république tunisienne", a de son côté écrit sur sa page Facebook officielle le parti d'inspiration islamiste Ennahdha, qui avait appelé à voter pour le constitutionnaliste aux convictions conservatrices. Ce mouvement arrivé en tête des législatives de dimanche dernier a invité ses partisans à rejoindre l'avenue Bourguiba pour fêter la victoire.

"Oui, nous revendiquons la victoire, mais nous attendons les résultats officiels", a pour sa part commenté Naoufel Saied, frère du candidat et membre actif de sa campagne.

De nombreux membres de la famille de Kais Saied se sont rassemblés au QG du candidat, dans le centre-ville de Tunis, au pied duquel l'ambiance était à la fête.

"Kais Saied, la voix du peuple", "Vive la Tunisie", a scandé la foule.

"On est très contents, la Tunisie a gagné un Monsieur honnête. La différence entre les deux candidats est le résultat du travail de Kais Saied pendant quatre ans", a commenté Mustafa El Ghali, un autre membre de la famille du futur président.

cnp-sc-hme/gk

FACEBOOK

Publié le 13/10/2019 09:35
Varsovie, 13 oct 2019 (AFP) - Les conservateurs nationalistes au pouvoir en Pologne ont remporté les élections législatives dimanche et devraient conserver la majorité absolue, selon les projections à la sortie des urnes.

Avec 43,6% des suffrages, le parti Droit et Justice (PiS) de Jaroslaw Kaczynski devrait obtenir 239 sièges à la chambre basse qui en compte 460, à l'issue de ce scrutin, selon l'institut Ipsos.

"Bien qu'un front puissant ait été contre nous, nous avons réussi à gagner", a dit Kaczynski au siège de son parti.

"J'espère que la journée de demain (avec l'annonce des résultats officiels, ndlr) confirmera notre succès. Devant nous quatre années de dure labeur", a-t-il poursuivi.

"Nous devons réfléchir ce que nous avons réussi à faire, et à ce qui a fait qu'une partie de la société a considéré qu'il ne fallait pas nous soutenir", a encore dit le chef du PiS, considéré comme l'homme le plus influent de Pologne.

La principale formation d'opposition, la Coalition Civique (KO, centriste), obtient 27,4% et devrait disposer de 130 députés à la Diète, suivie par la gauche (11,9% et 43 députés) qui fait son retour au Parlement après quatre ans d'absence, et le parti paysan PSL associé au parti anti-système Kukiz'15 (9,6% et 34 députés).

Une formation de droite anti-système, comprenant des ultra-libéraux et des nationalistes anti-migrants, la Confédération, entre au parlement avec 6,4% des suffrages et 11 députés.

Publié le 13/10/2019 09:31
Beyrouth, 13 oct 2019 (AFP) - Les Kurdes syriens ont annoncé dimanche soir avoir conclu un accord avec Damas pour le déploiement de l'armée syrienne près de la frontière turque, au cinquième jour de l'offensive d'Ankara contre les forces kurdes dans le nord-est de la Syrie.

"Afin de faire face à l'agression turque et empêcher qu'elle se poursuive, nous sommes parvenus à un accord avec le gouvernement syrien pour que l'armée se déploie le long de la frontière turco-syrienne dans le but de soutenir les Forces démocratiques syriennes (FDS)", a annoncé dans un communiqué l'administration kurde.

Outre le soutien à cette alliance de combattants kurdes et arabes, il est précisé dans le communiqué que l'armée syrienne est "appelée a libérer toutes les localités occupées par l'armée turque et ses supplétifs syriens" depuis le début de cette offensive.

L'agence de presse étatique Sana avait annoncé peu auparavant que l'armée syrienne allait envoyer des troupes dans le nord du pays pour "affronter l'agression" de la Turquie, qui y mène depuis cinq jours une offensive pour éloigner de sa frontière la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), épine dorsale des FDS, considérée comme une organisation "terroriste" par Ankara.

"Des unités de l'armée arabe syrienne en route pour le Nord pour affronter l'agression turque sur le territoire syrien", avait indiqué Sana sur son site Internet.

Fin 2018, alors qu'Ankara avait déjà menacé de lancer une opération contre les forces kurdes en Syrie, les YPG avaient appelé l'armée à se déployer dans les environs de la ville de Minbej (nord), en annonçant leur propre retrait du secteur.

L'armée s'était effectivement déployée aux environs de la ville, sans y entrer.

Longtemps marginalisés et victimes de discriminations de la part des autorités centrales de Damas, les Kurdes ont instauré une autonomie de facto dans le nord du pays, à la faveur du conflit déclenché en 2011.

Damas refuse cette autonomie et, par le passé, le pouvoir est même allé jusqu'à qualifier de "traîtres" les combattants de la minorité pour leur alliance avec Washington dans le cadre de la lutte antijihadiste.

Craignant une offensive turque, les Kurdes avaient amorcé l'an dernier des pourparlers avec Damas sur l'avenir de leurs régions, mais ces négociations sont restées sans suite.

Publié le 13/10/2019 09:25
Paris, 13 oct 2019 (AFP) - Des familles de jihadistes français se trouvant en Syrie ont pressé dimanche le gouvernement de les rapatrier d'"urgence", eux et leurs enfants, après l'annonce de la fuite de proches de jihadistes étrangers du groupe Etat islamique (EI) d'un camp et d'une prison dans le nord du pays.

Les forces kurdes ont affirmé que cinq jihadistes se sont échappés vendredi d'une prison près de la ville de Qamichli, (nord-est de la Syrie), après des raids aériens.

Par ailleurs les autorités kurdes en Syrie ont annoncé dimanche la fuite de près de 800 proches de jihadistes du groupe EI d'un camp de déplacés, le camp d'Aïn Issa (nord de la Syrie), qui ont profité selon elles du chaos sécuritaire créé par l'offensive turque déclenchée mercredi.

Dans un communiqué, le "Collectif des familles unies" "appelle le gouvernement français à rapatrier dans l'urgence les enfants français innocents pris au piège de la guerre en Syrie, et - pour des raisons de sécurité qui paraissent à présent évidentes - de rapatrier également leurs parents".

La fuite de ces proches de jihadistes a été confirmée à l'AFP par des familles ayant eu leurs proches au téléphone ou par messagerie.

"Aujourd'hui (dimanche), les gardes kurdes ont ouvert les portes aux femmes étrangères (issues de l'EI) et leur ont demandé de sortir du camp", raconte ainsi Maria, qui a eu au téléphone sa fille Leïla, 24 ans (les prénoms sont des prénoms d'emprunt). Cette dernière était depuis un an et demi et jusque ce dimanche matin dans le camp d'Aïn Issa, avec son fils de 23 mois.

"Elles se sont retrouvées, avec leurs enfants perdues à l'extérieur. Donc elles sont là, avec leurs enfants, dans le désert. Il y a d'autres Françaises avec ma fille. Quand on est une femme française seule dans le désert avec ses enfants, où aller, à qui faire confiance ?", a -t-elle ecnore témoigné.

"Elles ne se sont pas évadées, elles ne le voulaient pas, elles s'attendaient à être récupérées par d'autres forces syriennes ou les Turcs, mais on les a mises dehors. Depuis plusieurs jours, les bombes tombaient de plus en plus près du camp, où il n'y a plus d'ONG, plus d'aide, beaucoup de réfugiés syriens aussi sont partis", selon elle.

Une autre mère de femme détenue en Syrie, dans un autre camp, al Hol, lui, toujours fermé, a indiqué à l'AFP avoir reçu un message de sa fille disant qu'"à Aïn Issa, les gardes kurdes sont partis en ouvrant les portes et en disant aux détenues étrangères: +il y a les bombardements, fuyez+".

Emmanuel Macron et Angela Merkel ont appelé ensemble dimanche soir la Turquie à cesser son opération contre les forces kurdes en Syrie, qui "risque de créer une situation humanitaire insoutenable et d'aider Daech à réémerger".

M. Macron a convoqué dimanche à 22H00 un conseil restreint de défense sur la Syrie.

Les combats font rage au cinquième jour d'une offensive turque qui a provoqué un tollé international et entraîné la mort de plus de 150 personnes, dont une cinquantaine de civils, et l'exode de plus de 130.000.

Publié le 13/10/2019 08:47
Paris, 13 oct 2019 (AFP) - Christian Jacob a été élu dimanche président des Républicains avec 62,58% des voix, a indiqué la Haute autorité de LR, devenant à cinq mois des municipales le patron d'un parti en crise profonde après deux années de délitement.

Le chef de file des députés LR, qui faisait figure de favori, l'a emporté au premier tour face au député souverainiste du Vaucluse Julien Aubert (21,28% des voix) et le plus libéral Guillaume Larrivé, député de l'Yonne (16,14%).

La participation a été plus forte que prévue puisque 62.401 adhérents à jour de leur cotisation ont voté, soit 47% de participation, a précisé indiqué Henri de Beauregard, le président de la haute autorité du parti.

A titre de comparaison, en 2017 la participation avait atteint 42,46% et Laurent Wauquiez avait été élu avec près de 75% des voix. LR comptait alors 235.000 adhérents, 100.000 de plus qu'aujourd'hui.

"Je sais que sa mission ne va pas être simple mais j'exhorte tout le monde à faire en sorte qu'on la lui facilite", a affirmé Jean Leonetti, qui avait assuré l'intérim à la présidence depuis le départ de Laurent Wauquiez en juin après le crash aux Européennes. "Merci aux militants, nous ne devons pas les décevoir", a-t-il ajouté.

Cette mobilisation devrait asseoir la légitimité de M. Jacob dans son travail de "rassemblement", même s'il est déjà acquis qu'il ne se présentera pas à la présidentielle de 2022.

"Le temps n'est pas à l'homme présidentiel", a martelé au cours de sa cinquantaine de meetings de campagne M. Jacob, 59 ans, trois fois ministre, et qui revendique de son passé d'agriculteur un "bon sens paysan".

Le nouveau président de LR, fort de sa connaissance de la machine LR et de son image rassurante de chiraquien historique, veut avant tout "rassembler, réconcilier et rebâtir" un "grand parti de droite, ouvert, populaire et fier de ses valeurs, comme il l'explique dans sa profession de foi.

Publié le 13/10/2019 08:43
Paris, 13 oct 2019 (AFP) - Le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel ont appelé ensemble dimanche soir la Turquie à cesser son opération contre les forces kurdes en Syrie, qui "risque de créer une situation humanitaire insoutenable et d'aider Daech à réémerger".

"Nous avons échangé, qui avec le président (américain Donald) Trump qui avec le président (turc Recep Tayyip) Erdogan et nous avons passé le message clair de notre volonté commune que cette offensive cesse", a ajouté le président français, avant un dîner des deux dirigeants européens au palais présidentiel de l'Elysée à Paris.

"Notre conviction est que cette offensive prend le risque d'une part, et nous ne constatons d'ores et déjà sur le terrain, de créer des situations humanitaires insoutenables et, d'autre part d'aider Daech (acronyme arabe du groupe Etat islamique, ndlr) à réémerger dans la région", a ajouté M. Macron qui a convoqué pour 20H00 GMT un conseil restreint de défense sur la Syrie.

"J'ai parlé un heure avec le président Erdogan, nous devons tenir compte des intérêts et de la sécurité de la Turquie. Mais nous pensons aussi qu'il faut mettre un terme à cette invasion turque car il y a des raisons humanitaires et on ne peut pas accepter cette situation contre les Kurdes", a ajouté Angela Merkel.

"Face à cette situation, nous resterons très coordonnés, comme nous l'avons été pour signifier aux Turcs la fin de toutes nos ventes d'armes, mais également sur les initiatives à prendre dans les prochaines heures et les prochains jours", a conclu le président français.

Il a aussi appelé les Européens à s'unir dans "ce moment, européen et international difficile et parfois inquiétant".

"Nous ne pouvons nous permettre ni de vision ni aveuglement ni faiblesse", a-t-il ajouté, "l'Europe ne peut s'offrir le luxe de vaines querelles, de petites disputes ou d'ajouter des crises internes aux tensions du monde qui nous affectent déjà"

Au 5e jour de leur attaque, les forces turques et leurs alliés locaux ont avancé en profondeur en Syrie dimanche, semblant en passe d'achever la première phase de leur offensive contre les forces kurdes, lâchées par Washington qui a annoncé le retrait de près de 1.000 soldats du nord syrien.

Les autorités kurdes ont annoncé la fuite de près de 800 proches de jihadistes du groupe Etat islamique (EI) d'un camp de déplacés.

Publié le 13/10/2019 08:07
Paris, 13 oct 2019 (AFP) - Emmanuel Macron et Angela Merkel ont appelé ensemble dimanche soir la Turquie à cesser son opération contre les forces kurdes en Syrie, qui "risque de créer une situation humanitaire insoutenable et d'aider Daech à réémerger".

"Nous avons échangé, qui avec le président (américain) Trump qui avec le président (turc) Erdogan et nous avons passé le message clair de notre volonté commune que cette offensive cesse", a ajouté le président français, avant un dîner des deux dirigeants européens à l'Elysée.

"Notre conviction est que cette offensive prend le risque d'une part, et nous ne constatons d'ores et déjà sur le terrain, de créer des situations humanitaires insoutenables et, d'autre part d'aider Daech à réémerger dans la région", a ajouté M. Macron, qui a convoqué dimanche à 22H00 un conseil restreint de défense sur la Syrie.

Ce Conseil de défense réunira notamment le Premier ministre Edouard Philippe, les ministres de la Justice, des Affaires Etrangères, des Armées et de l'Intérieur, ainsi que le chef d'état major des armées, l'Amiral Rogel.

"J'ai parlé un heure avec le président Erdogan, nous devons tenir compte des intérêts et de la sécurité de la Turquie. Mais nous pensons aussi qu'il faut mettre un terme à cette invasion turque, car il y a des raisons humanitaires et on ne peut pas accepter cette situation contre les Kurdes", a ajouté Angela Merkel.

"Face à cette situation, nous resterons très coordonnés, comme nous l'avons été pour signifier aux Turcs la fin de toutes nos ventes d'armes, mais également sur les initiatives à prendre dans les prochaines heures et les prochains jours", a conclu le président français.

Il a aussi appelé les Européens à s'unir dans "ce moment, européen et international difficile et parfois inquiétant".

"Nous ne pouvons nous permettre ni de vision ni aveuglement ni faiblesse", a-t-il ajouté, "l'Europe ne peut s'offrir le luxe de vaines querelles, de petites disputes ou d'ajouter des crises internes aux tensions du monde qui nous affectent déjà".

Au 5e jour de leur attaque, les forces turques et leurs alliés locaux ont avancé en profondeur en Syrie dimanche, semblant en passe d'achever la première phase de leur offensive contre les forces kurdes, lâchées par Washington qui a annoncé le retrait de près de 1.000 soldats du nord syrien.

Les autorités kurdes ont annoncé la fuite de près de 800 proches de jihadistes du groupe Etat islamique (EI) d'un camp de déplacés.

Publié le 13/10/2019 08:05
Damas, 13 oct 2019 (AFP) - L'armée syrienne va envoyer des troupes dans le nord du pays pour "affronter l'agression" de la Turquie, qui y mène depuis cinq jours une offensive contre une milice kurde, a annoncé dimanche l'agence de presse étatique Sana.

L'agence ne donne pas plus de détails sur la mobilisation de l'armée syrienne qui, par le passé, s'était déployée dans certains secteurs kurdes pour éviter une offensive turque.

"Des unités de l'armée arabe syrienne en route pour le Nord pour affronter l'agression turque sur le territoire syrien", indique Sana sur son site Internet.

Un responsable kurde s'exprimant sous le couvert de l'anonymat a rapporté des "négociations" entre l'administration semi-autonome kurde et le gouvernement syrien.

"Toutes les options sont étudiées face à l'offensive de la Turquie, le gouvernement (de Damas) doit prendre ses responsabilités pour affronter l'agression", a précisé le responsable.

Depuis mercredi la Turquie et des supplétifs syriens mènent dans le nord de la Syrie une offensive pour éloigner de la frontière la principale milice kurde de Syrie, les Unités de protection du peuple (YPG).

Fin 2018, alors qu'Ankara avait déjà menacé de lancer une opération contre les forces kurdes en Syrie, les YPG avaient appelé l'armée à se déployer dans les environs de la ville de Minbej (nord), en annonçant leur propre retrait du secteur.

L'armée s'était effectivement déployée aux environs de la ville, sans toutefois y entrer.

Longtemps marginalisés et victimes de discriminations de la part des autorités centrales de Damas, les Kurdes ont instauré une autonomie de facto dans le nord du pays, à la faveur du conflit déclenché en 2011.

Damas refuse cette autonomie et, par le passé, le pouvoir est même allé jusqu'à qualifier de "traîtres" les combattants de la minorité pour leur alliance avec Washington dans le cadre de la lutte antijihadiste.

Craignant une offensive turque, les Kurdes avaient déjà amorcé l'an dernier des pourparlers avec Damas sur l'avenir de leurs régions, mais ces négociations sont restées sans suite.

Publié le 13/10/2019 07:56
Bruxelles, 13 oct 2019 (AFP) - Michel Barnier, négociateur de l'UE sur le Brexit, a estimé dimanche qu'"il reste beaucoup de travail à faire", pour sortir de l'impasse à 18 jours du divorce prévu entre le Royaume-Uni et l'Union.

Il a néanmoins qualifié de "constructives" les négociations qui ont eu lieu tout le week-end entre Londres et Bruxelles, selon un communiqué de la Commission européenne.

M. Barnier a informé dimanche soir à Bruxelles les 27 ambassadeurs de l'UE de l'avancée de ses discussions avec le Royaume-Uni.

Il doit encore faire un état des lieux auprès du parlement européen plus tard dans la soirée, puis mardi, devant les ministres des Affaires européennes de l'Union à Luxembourg.

Le temps presse, à quelques jours du sommet européen des 17 et 18 octobre à Bruxelles, présenté comme celui de la dernière chance pour éviter une sortie de l'UE sans accord aux conséquences douloureuses, ou un troisième report prolongeant l'incertitude sur le chemin que prendra le Royaume-Uni après 46 ans dans le giron européen.

Londres et Bruxelles ne parviennent pas à s'entendre sur la manière d'éviter, après le Brexit, un retour à une frontière physique entre l'Irlande du Nord, province britannique, et la République d'Irlande, qui restera membre de l'UE, et de préserver la paix sur l'île, qui a connu plusieurs décennies de violences.

Depuis que son plan de Brexit présenté début octobre a été rejeté par les Européens, Boris Johnson aurait fait des concessions.

Publié le 13/10/2019 06:29
Beyrouth, 13 oct 2019 (AFP) - Au moins 26 civils ont été tués dimanche dans le nord syrien par des bombardements et des tirs des forces turques ou leurs supplétifs syriens, engagés dans une offensive contre une milice kurde, a rapporté une ONG dans un nouveau bilan.

Dans la localité frontalière de Ras al-Aïn, au moins dix civils ont péri dans un raid de l'aviation turque qui a touché un convoi de civils et des journalistes, d'après l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Un premier bilan de l'OSDH pour dimanche faisait état de 14 civils tués.

"Nous étions ds le convoi de civils kurdes pris pour cible par les forces turques ou leurs alliés à Ras Al Ain. Notre équipe va bien mais des confrères sont morts", a annoncé sur son compte Twitter une journaliste de France Télévisions, Stéphanie Perez, sans donner plus de précisions.

L'OSDH a rapporté la mort "d'un journaliste", mais il n'était pas en mesure de donner son identité ou sa nationalité.

La Turquie et des supplétifs syriens ont lancé mercredi une offensive dans le nord de la Syrie pour éloigner de sa frontière la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), considérée comme une organisation "terroriste" par Ankara.

En cinq jours, au moins 104 combattants kurdes ainsi qu'une soixantaine de civils ont été tués dans les violences, selon un dernier bilan de l'OSDH. Les violences ont provoqué la fuite de 130.000 personnes, d'après l'ONU.

Le ministère turc de la Défense a maintes fois répété que toutes les mesures nécessaires étaient prises dans le cadre de son opération pour éviter les pertes civiles.

Publié le 13/10/2019 05:36
Le Pré-Saint-Gervais (France), 13 oct 2019 (AFP) - Des cris de douleur, des larmes et de la colère : plus d'un millier de personnes ont marché dimanche jusqu'à l'entrée du stade des Lilas où Kewi, 15 ans, a été tué à coups de couteau, victime d'une guerre ancienne entre quartiers.

Parti de la commune voisine du Pré-Saint-Gervais, le cortège silencieux était massé derrière une banderole "Unis contre la violence, justice pour Kewi", a constaté une journaliste de l'AFP. Il est arrivé à 12H00 à l'endroit où le lycéen avait tenté de s'interposer lors d'une rixe, en marge d'un cours d'EPS, le 4 octobre.

Là, ses proches, effondrés, se sont longuement étreints. Dans la foule, beaucoup d'adolescents, une rose blanche à la main, vêtus de T-shirts blancs frappés du visage de cet adolescent souriant aux cheveux mi-longs.

"Un grand coeur", "respecteux", qui "à trois ans courait déjà derrière un ballon", selon les mots de son cousin. "Qui sait, tu serais peut-être devenu l'un des plus grands joueurs français ?", s'est-il interrogé.

"Combien d'enfants doivent mourir pour que les pouvoirs publics agissent pour nos quartiers, gangrenés par la violence ? Il faut que Kewi soit le dernier, le dernier enfant perdu," a-t-il conclu.

Un an plus tôt, Aboubakar, 13 ans, était lui aussi mort lors d'une rixe aux Lilas impliquant des jeunes de quatre villes du secteur.

"Cette marche blanche envoie un signal fort : plus jamais ça !", a lancé le maire PS des Lilas, Daniel Guiraud, en appelant "à la responsabilité de chacun, parents, enseignants, élus, mais aussi État".

"Le Pré et la Seine-Saint-Denis ne sont pas condamnés à la fatalité de la violence. Nous devons bénéficier des mêmes moyens que les autres départements", a ensuite dénoncé le maire PS du Pré-Saint-Gervais, Laurent Baron, en évoquant un rapport parlementaire accablant pour les services de l'État en Seine-Saint-Denis. Il a aussi indiqué avoir demandé à être reçu par le ministre de l'Intérieur.

Deux jours après la mort de Kewi, trois jeunes de 14 et 15 ans ont été mis en examen et placés en détention provisoire pour "assassinat en bande organisée".

"Sur l'ensemble de la Seine-Saint-Denis, il y a des enjeux de violence que nous connaissons bien et malheureusement ne sont pas nouveaux", a estimé dimanche le ministre de l'Éducation, interrogé sur BFMTV.

Jean-Michel Blanquer, qui recevra la famille du jeune homme "cette semaine", s'est dit "prêt à des évolutions des moyens de ce lycée, mais aussi surtout à la politique de sécurité".

Après la mort de Kewi, la majorité des enseignants des deux établissements concernés - le lycée Paul Robert et le collège Marie-Curie, dont des élèves étaient en cours d'EPS pendant le meurtre - ont décidé de cesser le travail. Un des professeurs du lycée avait tenté de ranimer l'adolescent, sous les regards paniqués de ses élèves.

Ils se réuniront en assemblée générale lundi matin pour décider des suites de leur mouvement. "On va continuer. Il ne s'agit pas d'une affaire sordide de Seine-Saint-Denis, mais de violences dans le cadre scolaire. On en a marre, on ne peut plus continuer comme ça", a dit dimanche Gabriel Lantazzio, professeur d'anglais et délégué Snes.

Sur le téléphone de son fils, une maman d'élève lui a montré une capture d'écran: "Les Lilas: 2, Le Pré: 0", en référence aux deux adolescents tués.

Publié le 13/10/2019 05:18
Istanbul, 13 oct 2019 (AFP) - L'armée turque et ses supplétifs syriens ont pris le contrôle dimanche d'un important axe routier dans le nord-est de la Syrie reliant des territoires contrôlés par une milice kurde, a affirmé le ministère turc de la Défense.

"Au terme d'opérations couronnées de succès, (les forces d'Ankara) ont pris le contrôle de l'autoroute M-4 en s'enfonçant à 30-35 km de profondeur" en Syrie, a déclaré le ministère dans un communiqué publié sur Twitter.

Le ministère n'a pas fourni davantage de détails, n'indiquant pas quelle portion de l'autoroute avait été prise.

Principal axe routier qui traverse le nord de la Syrie d'est en ouest, l'autoroute M-4 relie plusieurs villes situées dans les zones contrôlées par la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG).

Perdre le contrôle de cet axe prive les YPG d'une voie cruciale leur permettant de se ravitailler et de redéployer leurs forces face à l'opération que mène Ankara.

La Turquie a déclenché mercredi une offensive contre les YPG, un groupe qu'elle qualifie de "terroriste" mais que les pays occidentaux soutiennent en raison du rôle de premier plan joué dans la lutte contre le groupe Etat islamique (EI).

Par ailleurs, au cinquième jour de cette opération, baptisée "Source de Paix", l'armée turque et ses supplétifs syriens se sont emparés de la ville frontalière de Tal Abyad, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Selon Ankara, l'objectif de cette opération, très critiquée par la majeure partie de la communauté internationale, est de mettre en place une zone tampon séparant la frontière turque des zones contrôlées par les YPG.

La Turquie affirme que cette "zone de sécurité", ainsi qu'elle l'appelle, permettra d'accueillir une partie des 3,6 millions de Syriens qui ont trouvé refuge sur son sol depuis le début du conflit en 2011.

Publié le 13/10/2019 04:15