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Portrait de 5 villes qui sont parvenues à vaincre une violence endémique : l'exemple de Bogotá
Publié le 06 janvier 2014
Bogotá, avec 1 138 homicides en 2013, n'est certes pas la ville la plus violente de Colombie, néanmoins les mesures prises en son temps par le maire Antanas Mockus (1995-1997, puis 2001-2003), ont permis d'endiguer les autres formes de criminalité que sont les vols avec violence, les cambriolages et les extorsions. Des efforts qui depuis ont été gâchés par excès d'idéologie de la part de ses successeurs.
Eduardo Mackenzie est journaliste et écrivain. Il est notamment l’auteur de Les Farc ou l’échec d’un communisme de combat (Publibook, Paris, 2005). 
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Eduardo Mackenzie
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Eduardo Mackenzie est journaliste et écrivain. Il est notamment l’auteur de Les Farc ou l’échec d’un communisme de combat (Publibook, Paris, 2005). 
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Bogotá, avec 1 138 homicides en 2013, n'est certes pas la ville la plus violente de Colombie, néanmoins les mesures prises en son temps par le maire Antanas Mockus (1995-1997, puis 2001-2003), ont permis d'endiguer les autres formes de criminalité que sont les vols avec violence, les cambriolages et les extorsions. Des efforts qui depuis ont été gâchés par excès d'idéologie de la part de ses successeurs.

Atlantico : La capitale de la Colombie, Bogotá, a enregistré une diminution des meurtres après que les armes à feu ont été interdites dans la ville en 2012. Seulement trois mois après cette interdiction, le taux avait baissé de 18 %. Cela a-t-il suffi à endiguer le phénomène de criminalité dans la ville ?

Eduardo MacKenzie : La ville de Bogotá (7 millions d’habitants) n’est pas la plus violente de Colombie, même si elle comptait tout de même en 2011 environ 1 600 homicides, dont 60 % par balle (soit 21 homicides pour 5 000 habitants). D’où cette idée d’interdire le port d’armes à feu. Mais ce n’est pas cette initiative de l’ancien maire qui a véritablement changé la donne dans la capitale, puisque ce sont les particuliers qui ont été désarmés, tandis que les gangs, eux, conservaient les leurs, qui bien entendu n’étaient pas déclarées. On peut dire qu’il y a eu propagande de la part de la mairie.

>>>> A lire également dans la série des 5 villes qui sont parvenues à vaincre une violence endémique :

>>L'exemple de New York

>>L'exemple de Los Angeles

>>L'exemple de Rio de Janeiro

>>> L'exemple de Medellín

Quelle est la nature de la criminalité à Bogota ? De qui est-elle le fait ?

Comparativement avec les autres grandes villes de Colombie, la criminalité à  Bogota vient essentiellement des vols avec violence. Le problème de fond réside dans les vols de portables, les cambriolages, le trafic de drogue et les extorsions. Autre pratique très grave, les "kidnappings rapides" : une personne est enlevée, vite emmenée à un autre point de la ville, est libérée peu de temps après en échange d’une rançon. On a dénombré 46 cas en 2012, puis 36 en 2013. Une baisse de 22 %, donc.

Sur la question des armes, le maire de l’époque, qui était de gauche, ne voyait pas que le problème principal était autre, qu’il fallait s’attaquer à d’autres questions, comme par exemple la corruption des policiers.

Antanas Mockus, maire de la capitale colombienne de 1995 à 1997 et de 2001 à 2003, est reconnu pour avoir amélioré les conditions de vie des habitants. Il avait mis en place des mesures surprenantes, telles que 420 mimes payés par la ville pour apaiser les gens, et il lui arrivait aussi de se déguiser en super héros pour faire la promotion du changement dans la ville. Comment a-t-il fait concrètement pour baisser les niveaux de violence ?

Antanas Mockus, élu maire à deux reprises, a suscité un large consensus. Il a été un très bon maire, qui a vraiment changé la vie à Bogotá. Ses campagnes, aussi étranges soient-elles, ont contribué à développer un esprit de tolérance et de fraternités dans les rues. Il a notamment œuvré pour l’amélioration des routes et du confort dans les transports. L’amélioration du cadre de vie a considérablement aidé à lutter contre l’insécurité.

Puis 3 maires, de gauche, lui ont succédé. Leur approche idéologique de la question sécuritaire a détérioré la situation : les infrastructures ont été délaissées au profit du social exclusivement, la rue est redevenue anarchique, et la corruption s’est développée. Le travail fourni par Antanas Mockus a été gâché, le climat d’insécurité est revenu. A cause de l’insatisfaction politique, Bogotá est devenue le théâtre de manifestions qui dégénèrent, avec des destructions et des homicides.

Comment aujourd'hui les autorités de la ville luttent-elles contre les violences ?

La ville de Bogota a adopté une politique interinstitutionnelle, qui met étroitement en relation la police nationale, les organismes de la mairie et le Parquet. Ainsi le phénomène de la violence est mieux étudié, et des priorités sont établies. Pour dire à quelle point les préoccupations ne sont pas les mêmes que dans les autres villes, je citerais la grande décision de 2013, qui a été de mettre l’accent sur les vols de téléphones portables...

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Glop Glop
- 06/01/2014 - 19:28
@ legaulois55 - 06/01/2014 - 16:35
Votre proposition est sympathique mais encore trop coûteuse et devoir condamner des chiens à renifler des inutiles m'insupportent, sans oublier la perte de terrain à dédier à la construction d'un tel lieu autrement plus utile en zone de labourage. Le rangement vertical systématique six pieds sous terre semble plus économique. Avez-vous mieux en ces temps de coupes budgétaires?
legaulois55
- 06/01/2014 - 16:35
la loi rien que la loi
il suffit de l'appliquer sans angélisme des peines sans remise pour les récidivistes tolérance zéro dans les prisons dixit les portables revenir à la non féminisation des mâtons et pour le manque de place transformation de certaines casernes ou base en centre de détention avec atelier pour le gardiennage ( miradors militarisé électrification et chiens de combat ils savent faire et naturellement fouille complète de tout visiteur y compris avocat ) et tout cela sans coût faramineux pour le cochon de contribuable
Glop Glop
- 06/01/2014 - 11:13
Ca fonctionne...
... lorsque la Police à les mains libres pour abattre sans avoir à se justifier en quinze exemplaires.