En direct
Best of
Best of du 18 au 24 mai 2019
En direct
© Reuters
Les "bonnets rouges" prévoient de manifester le 30 novembre.
Portrait-robot
Mais qui sont les "bonnets rouges" qui mènent la fronde en Bretagne ?
Publié le 08 novembre 2013
Le collectif antifiscal breton prépare une nouvelle manifestation pour le 30 novembre. L'occasion de se pencher sur un mouvement trouble et complexe qui dépasse le clivage droite/gauche.
Rédaction Atlantico
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Atlantico.fr
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Rédaction Atlantico
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Le collectif antifiscal breton prépare une nouvelle manifestation pour le 30 novembre. L'occasion de se pencher sur un mouvement trouble et complexe qui dépasse le clivage droite/gauche.

Les "bonnets rouges", ce mouvement antifiscal breton, a annoncé vendredi préparer une nouvelle manifestation le 30 novembre, dont le lieu sera précisé dans les prochains jours, rapporte Le Figaro. D'ici là, il y aura "diverses actions qui seront menées pour attirer l'attention du gouvernement et dire que, de toute façon, les Bretons de céderont pas", a assuré Christian Troadec, maire DVG de Carhaix et membre du collectif pour l'emploi "Vivre, décider et travailler en Bretagne". 

Cette annonce tombe alors que l'image de ces nouveaux chouans de l'impôt - qui tentent de se faire entendre à grands coups d'ultimatum et d'actes de vandalisme - vient un peu plus d'être égratignée. Les couvre-chefs des manifestants, fournis par Armor-Lux et symboles du made in Bretagne, viennent en réalité d'Ecosse, a reconnu le PDG de l'entreprise Jean-Guy Le Floch, interrogé par l'Humanité. Reste à savoir si ce "confrère écossais" est fabricant ou négociant en bonnets venus d'Asie ou d'ailleurs...

Du reste, le mouvement des "bonnets rouges" reste obscur. Quelles sont les personnes qui le compose ? Qui le dirige ? Pour Libération, il s'agit d'un "assemblage hétéroclite de politiques, responsables paysans, syndicaux et de chefs d'entreprises". "Le réduire à un mouvement réactionnaire, populiste ou poujadiste est, à mon sens, beaucoup trop simpliste. C'est un mouvement populaire, pas une bande de fachos, même si des minorités ont leur propre agenda", analyse Romain Pasquier, directeur de recherche au CNRS et enseignant à l'lEP de Rennes.

Selon lui, le clivage droite/gauche n'a ici aucun sens. Interrogé par Challenges, le chercheur poursuit : "Aux patrons du départ [qui s'opposaient à l'écotaxe], le mouvement s'est élargi aux salariés des entreprises, aux artisans, aux marins-pêcheurs, pour prendre la forme d'une union régionale face au pouvoir national".

Ce qui n'est pas pour plaire à tout le monde. Du côté des syndicats, on reste divisé : samedi dernier, plusieurs organisations se sont désolidarisées de l'appel à manifester à Quimper, la CGT, Solidaires et la FSU appelant à leur propre rassemblement à Carhaix. Mercredi, le secrétaire régional de la CGT, Thierry Gourlay, a même qualifié les "bonnets rouges" de "mouvement de patrons qui manipulent les salariés". "Beaucoup de travailleurs manifestent aux côtés de patrons", confirme Romain Pasquier.

D'autre part, plusieurs figures de proue du mouvement, Christian Troadec en tête, sont accusées de marcher aux côtés des "bonnets rouges" pour mieux servir leur ambition personnelle - à des fins électorales ? Le maire divers gauche de Carhaix, régionaliste convaincu, ex-journaliste et ancien chef d'entreprise est presque aussi composite que le mouvement dont il est devenu le héraut. 

Agé de 47 ans, l'homme, également conseiller général du Finistère depuis 2011, n'est pas à une contradiction près et s'illustre pour sa "tendance girouette" : "Eliminé dès le premier tour des régionales, en 2010, il apporte son soutien à Europe Ecologie. Pourtant, c'est François Hollande qu'il soutient, en 2011, au premier tour de la primaire socialiste", explique France TV Info. "Un an plus tard, il appelle à voter pour lui à la présidentielle, mais indique à Ouest-France qu'il soutiendra Eva Joly au premier tour."

Du reste, ses combats visent tous un même objectif : l'émancipation de sa région. "La Bretagne est debout, avec la tête haute et l'envie de construire un projet pour son pays", clamait-il samedi dernier à Quimper.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.
Il agresse un agriculteur pendant que son épouse filme
02.
Mais pourquoi les Français épargnent-ils une part non négligeable du pouvoir d’achat gagné ces derniers mois ?
03.
Rihanna éconduit Neymar, Charlotte Casiraghi & Gad Elmaleh s’ignorent, Anthony & Alain-Fabien Delon se vengent de leur père; Karine Ferri investit lourdement pour son mariage (et invite utile); Johnny Depp : c’est Amber qui l’aurait battu
04.
Automobile : des centaines de milliers de moteurs Renault suspectés de malfaçon
05.
Forte hausse des cleantechs. Bulle financière ou investissement d’or et déjà productif ?
06.
Petits scénarios alternatifs pour la fin du quinquennat Macron
07.
Tensions grandissantes en Algérie : Bouteflika n’est plus là, mais les généraux, si
01.
Pôle Emploi n’aime pas qu’on dise qu’il est peu efficace dans son accompagnement des chômeurs mais qu’en est-il concrètement ?
02.
Burkini à la pisicine municipale : les périlleuses relations de la mairie de Grenoble avec les intégristes musulmans
03.
Cancer : cette découverte sur le cerveau qui ouvre de prometteuses voies de traitement
04.
Il agresse un agriculteur pendant que son épouse filme
05.
Rihanna éconduit Neymar, Charlotte Casiraghi & Gad Elmaleh s’ignorent, Anthony & Alain-Fabien Delon se vengent de leur père; Karine Ferri investit lourdement pour son mariage (et invite utile); Johnny Depp : c’est Amber qui l’aurait battu
06.
Mais que ferait l’UE face à une répétition de la grande crise 2008 ? Le sujet étrangement absent de la campagne des Européennes
01.
Mondialisation, libre-échange et made in France : l’étrange confusion opérée par François-Xavier Bellamy
02.
La bombe juridique qui se cache derrière la décision de la Cour d’appel de Paris de sauver Vincent Lambert
03.
Des experts estiment dans un nouveau scénario que la hausse du niveau des océans pourrait dépasser deux mètres d'ici 2100
04.
LREM, UDI, LR ou abstention ? Petit guide pour ceux qui voudraient (vraiment) voter libéral aux Européennes…
05.
Vidéo de Vincent Lambert : son épouse va porter plainte
06.
L'arrêt des soins de Vincent Lambert a débuté
Commentaires (20)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
voiedumilieu
- 11/11/2013 - 14:36
Troadec ?
un minable
einstein42
- 10/11/2013 - 19:54
ce qui critiquent les bonnet rouges sont d’extrême gauche
car il défendent l’écologie sur notre territoire
2bout
- 10/11/2013 - 17:31
Un peu d'histoire
Pour ceux qui l'ignorent, et pour que j'en connais autour de Carhaix, dans les années d'après-guerre jusqu'aux années 60, tout enfant parlant breton à l'école était puni par leurs enseignants de l'Education Nationale (bonnet d'âne, immobile plusieurs heures au milieu des cours d'école ...), et aujourd'hui, qu'ils soient patrons ou salariés, ils ont tous en commun ces humiliations. Voilà plus ou moins ce que représente les "bonnets rouges".
Quand bien même, ce qui ont subi les vexations seraient aujourd'hui âgés, dans toutes les familles, il en reste quelque chose.