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"La réforme annoncée des retraites n'a abouti qu'à un médiocre replâtrage, qui se traduira par de nouvelles dépenses."
Editorial

François Hollande prêt à engager la France en Syrie... mais pas à mener les réformes indispensables pour le pays

Publié le 30 août 2013
Le chômage ne cesse d'augmenter, la réforme des retraites n'a abouti qu'à un médiocre replâtrage, les dépenses publiques atteignent 57% du PIB... L'incapacité du gouvernement à prendre de véritables mesures continue de retarder l'heure de la reprise.
Michel Garibal , journaliste, a fait une grande partie de sa carrière à la radio, sur France Inter, et dans la presse écrite, aux Échos et au Figaro Magazine.
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Le chômage ne cesse d'augmenter, la réforme des retraites n'a abouti qu'à un médiocre replâtrage, les dépenses publiques atteignent 57% du PIB... L'incapacité du gouvernement à prendre de véritables mesures continue de retarder l'heure de la reprise.

Il y a un contraste pathétique entre les rodomontades très va-t'en-guerre énoncées par François Hollande à propos de la Syrie et la timidité dont fait preuve le chef de l’Etat pour aborder les indispensables réformes du pays dont l’urgence est pourtant connue de tous.

Au demeurant, la volte-face des alliés de la France dans le conflit au Moyen-Orient s’annonce comme un camouflet aux propos du chef de l’Etat auxquels les mesures d’économie infligées aux armées indiquent déjà les limites des interventions futures sur les fronts extérieurs. Et la seule conséquence immédiate et concrète qu’en retireront nos compatriotes, en dehors du désaveu infligé aux propos présidentiels, sera la nouvelle ponction sur leur portefeuille provoquée par la nouvelle flambée des cours du pétrole résultant de l’aggravation de la tension internationale.

Celle-ci intervient alors que la réforme annoncée des retraites n’a abouti qu’à un médiocre replâtrage, qui se traduira par de nouvelles dépenses faute d’oser remettre en cause un modèle conçu à une période de plein emploi, alors que la France est assurée pour longtemps encore de connaître un niveau de chômage qui plombe les comptes. Alors que d’autres pays comme la Suède, imitée par la Grande-Bretagne ou l’Allemagne ont  procédé à une refonte de leur organisation sociale, la France reste droit dans ses bottes avec les inégalités engendrées par ses 38 régimes différents et le refus de remettre en cause les régimes spéciaux ou d’opérer un rapprochement entre le secteur privé et le public.

De quoi rendre la situation de plus en plus explosive en raison des divergences qui ne feront que s’accuser avec le temps et dont les chômeurs, dont le nombre ne cesse d’augmenter, feront de plus en plus les frais.

Face à cette impuissance, le gouvernement attend tout de nos grands partenaires qui ont accompli leurs réformes et retrouvé le chemin de la croissance. Une éclaircie est ainsi apparue dans la conjoncture mondiale, dont profitent essentiellement les entreprises du CAC 40, car elles sont orientées résolument vers l’international, où elles tirent tous leurs bénéfices. Mais elles ne sont pas en mesure de revitaliser le tissu des entreprises moyennes et des PME à l’intérieur de l’Hexagone, qui restent engluées par la montée des charges et un carcan administratif qui ne cesse de se développer.

Le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, a beau répéter qu’on ne  peut se résoudre à accepter que les dépenses publiques atteignent 57% du produit intérieur brut et qu’il faut réduire résolument et fortement le train de vie de l’Etat. Les patrons y voient seulement un vœu pieux, alors qu’ils attendent en vain le grand dessein que pourrait caresser le pouvoir pour sortir le pays du marasme. C’est toujours le flou, l’approximation, qui dominent un pensée fuyante, élaborée au coup par coup uniquement pour tenter de rassembler une majorité politique divisée, que seule réunit la peur des prochaines échéances électorales. Bref, rien qui permette de mobiliser les forces vives du pays et d’obtenir l’indispensable confiance sans laquelle l’investissement continuera d’être en panne et la création d’entreprises de faiblir, tandis que se poursuivra le recul du pays et sa perte d’influence sur l’échiquier mondial.                                                                                                        

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anubis
- 04/09/2013 - 18:31
Pfff ... encore de l'emfumage pour faire oublier l'essentiel
Bon, c'est sur, exterminer son peuple, c'est pas très beau ... à l'arme chimique en plus ... ceci étant dit, pourquoi s'attarder plus sur la Syrie que sur d'autres massacres (il y en a, il y en a eu et il y en aura pleins d'autres malheureusement ...), bien sur, il faut tout faire pour empêcher cela, mais il faut voir si le remède n'est pas pire que le mal (a-t-on pleurer sur le massacre des civils bien plus important en Irak, mais c'était une "bonne guerre" ...), pleure-t-on sur le génocide du peuple tibétain, demande-t-on à la Turquie ou elle en est sur la reconnaissance du génocide arménien ? Messieurs les hommes politiques, arrêtez vos larmes de crocodiles (certainement justifiées) et vos gesticulations médiatiques ridicules : occupez vous plutôt de votre peuple avant tout !!
zygo
- 01/09/2013 - 08:53
Attention....l'hiver arabe...
Le Président actuel de la France est mal inspiré par fafa pour y aller punir (sens religieux du terme, pour un pays laïque ?) un peuple sans preuve. En démocratie, on juge quelqu'un que sur preuve. En France, on relâche même les violeurs d'enfants et autres...de prison, pourtant ils étaient coupables de viols...? En droit international, le conseil de sécurité vote les résolutions à l'unanimité, sinon on n'y va pas...donc le Président actuel de la France commet une faute en ne respectant pas le droit national et international...? Cette autre histoire, encore une...que malheureusement n'est pas la dernière qu'on nous sert sous prétexte de sauver des gens comme on avait sauvé d'autres sous des tonnes de bombes pour le printemps arabe et l'été et l’automne et pourquoi pas l'hiver arabe...? Si les oies pouvaient parler, elles diraient d’arrêter le gavage mais le peuple est comme les oies, ne parle pas, il suit...!!!! Comme disait quelqu'un, on ne veut surtout pas de problèmes, donc on n'a rien vu ni entendu...!!! Pauvre peuple et pauvre France...et ce n’est pas fini. Sarkozy aurait fait la même chose que celui-là. On n’a plus les moyens financiers de notre politique, on s'accroche...!

WebVortex
- 01/09/2013 - 01:07
Hollande le Guerrier ....
Trop drôle ce clown, il a trouvé la façon de gagner 2 points dans les sondages, se présenter comme un "Chef de guerre".
Il ne prend pas de risque, il reste à Paris à gesticuler et puis l'Armée Française est un très bel outil (sauf qu'il est en train de la saigner à blanc ce goret).
Quand à la Syrie, Assad ou pas Assad ? Franchement je m'en fiche.
Néanmoins je trouve le dosage bien faiblard pour un emploi par une armée régulière. Bizarrement, je pensais que Israel avait un oeil sur tous les dépôts d'armes chimiques Syrienne... Etonnant non ? Sans parler des modes de dispersion, quand il suffit d'un avion de chasse à moyenne altitude pour contaminer un secteur...
Finalement ça me fait plus penser à du "bricolage"...
Maintenant c'est vrai, c'est à la mode de mettre les Islamistes au pouvoir. Faudra pas pleurer ensuite.