Lepénite ou mélenchonite ? Qu’est-ce qui est le plus grave, docteur ?<!-- --> | Atlantico.fr
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Pour Jean-Luc Mélenchon, Manuel Valls aurait été contaminé par les idées du FN.
Pour Jean-Luc Mélenchon, Manuel Valls aurait été contaminé par les idées du FN.
©Reuters

Contagion

Valls a été contaminé par les idées du Front national, dixit Jean-Luc Mélenchon. Horreur : le ver est dans le fruit !

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Pendant longtemps, la lepénite a été ce qu’on appelle une maladie orpheline. Incurable mais comme elle touchait peu de gens on n’en avait rien à secouer. Il faut dire que le porteur principal de cette maladie, baptisée par certains peste brune, était un vieil homme passablement vulgaire et grossier ce qui en limitait beaucoup la propagation. Puis, le virus a sournoisement changé de nature devenant en apparence bénin et anodin. Des millions de Français en ont été atteints. Ce qui, en pourcentage, représente au moins autant que les Africains touchés par le sida. C’est dire sa gravité.

Telle qu’en elle-même la lepénite se contente raisonnablement de s’attaquer aux seules populations à risques (ouvriers, chômeurs, artisans, petits commerçants) et aux immunodéficients des franges les plus droitières de l’UMP. Or, abomination de la désolation, ce mal pervers a fini par toucher ce qu’il y a de plus pur dans ce pays : la gauche ! Et cela en la personne emblématique de Manuel Valls. Le diagnostic est terrible et sans appel : « le ministre de l’Intérieur a été contaminé par les idées du Front national ». Inutile de se voiler la face : c’est un de nos meilleurs spécialistes en épidémiologie, Jean-Luc Mélenchon, qui le dit.

Le patron du Front de gauche n’est pas de ceux dont on pourrait prendre les avis à la légère. Après un court moment de faiblesse, quand il s’est cru la réincarnation française d’Hugo Chavez, il a passé des nuits sans sommeil à l’Institut Pasteur étudiant les mutations d’un bacille nommé Marine. Fort de ses nouvelles compétences, il a transformé son parti en une sorte d’Institut de veille sanitaire. Et c’est ainsi qu’il a décelé, le premier, les signes patents de la lepénite chez Manuel Valls. Ce dernier en effet avait cru bon de critiquer le projet de réforme pénale concocté par Christiane Taubira, projet dont la vertu première consiste à désengorger les prisons en n’y mettant pas ceux qui devraient y être… On notera, signe encourageant pour l’avenir de la gauche, que la Garde des Sceaux a su, elle, résister à la lepénite. Il est vrai qu’elle est boosté aux immunoglobulines dont elle fait grand usage pour se protéger des maladies tropicales fort nombreuses dans sa Guyane natale !

Reste que le docteur Mélenchon a, comme tous les bienfaiteurs inconnus de l’Humanité, de nombreux adversaires. Les plus hargneux d’entre eux soutiennent même qu’il est à l’origine d’une autre maladie : la mélenchonite qui serait une forme avancée de crétinisme sénile. Mais cette affection est assurément bien moins grave que la lepénite. Elle a certes connu quelques pics épidémiques pendant la campagne des présidentielles. Mais elle est restée circonscrite à la place de la Bastille où les malades se sont réunis portant en signe de reconnaissance un bonnet phrygien. Depuis, elle est en voie d’éradication. C’est pourquoi vous pouvez sans danger vous approcher de Jean-Luc Mélenchon et même le toucher. Vous ne risquez rien, strictement rien.  

A lire du même auteur : Le gauchisme, maladie sénile du communisme, Benoît Rayski, (Eyrolles éditions), 2013. Vous pouvez acheter ce livre sur Atlantico Editions.

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