En direct
Best of
Best of du 12 au 18 janvier
En direct
© Copie écran France 2
Montebourg à Wauquiez : "Félicitations, nous réparons vos dégâts"
Lisse
Montebourg-Wauquiez-Minc : qui du libre échange ou du protectionnisme est sorti vainqueur ?
Publié le 26 janvier 2013
Arnaud Montebourg était l'invité de David Pujadas dans l'émission Des Paroles et des actes sur France 2, jeudi 24 janvier. En deuxième partie d'émission il a débattu avec Laurent Wauquiez puis Alain Minc.
Thomas Guénolé est politologue et maître de conférence à Sciences Po. Son dernier livre, Islamopsychose, est paru aux éditions Fayard. Pour en savoir plus, visitez son site Internet : thomas-guenole.fr
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Thomas Guénolé
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Thomas Guénolé est politologue et maître de conférence à Sciences Po. Son dernier livre, Islamopsychose, est paru aux éditions Fayard. Pour en savoir plus, visitez son site Internet : thomas-guenole.fr
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Arnaud Montebourg était l'invité de David Pujadas dans l'émission Des Paroles et des actes sur France 2, jeudi 24 janvier. En deuxième partie d'émission il a débattu avec Laurent Wauquiez puis Alain Minc.

Atlantico : Y a-t-il eu un gagnant lors du débat Montebourg-Wauquiez hier soir dans l'émission Des Paroles et des actes sur France 2 ? 

Thomas Guénolé : Non. Sur la forme, les débatteurs avaient le même niveau de maîtrise de la rhétorique. Sur le fond, chaque spectateur choisira son gagnant en fonction de ses préjugés politiques : Montebourg si vous êtes protectionniste, Wauquiez si vous êtes pour le libre-échange ; Montebourg si vous êtes de gauche, Wauquiez si vous êtes de droite.

Sur la forme, que peut-on en retenir ?

Les adversaires étaient visiblement très bien préparés et de bout en bout dans le contrôle. On est très loin du précédent débat Mélenchon-Cahuzac sur la même chaîne, qui avait progressivement et rapidement viré au choc frontal idéologique très dur et très explicite. Les habituels stratagèmes ont été employés de part et d’autre, sans que l’un ou l’autre des duellistes se distingue sur ce plan. Il est cependant possible que les commentateurs attribuent une victoire de justesse à Arnaud Montebourg parce qu’à ce jeu-là, avoir la petite phrase de plus permet de l’emporter : c’est, en l’occurrence, son "Félicitations, nous réparons vos dégâts."

Et sur le fond ?

Sur le plan des écoles de pensée économique, c’était une confrontation entre l’école monétariste et celle de la croissance endogène. De fait, Laurent Wauquiez s’inscrivait très visiblement dans le registre monétariste façon Milton Friedman sur le thème de la maîtrise des dépenses publiques, tandis que la politique revendiquée par Arnaud Montebourg, nettement axée sur l’innovation industrielle accompagnée par l’impulsion étatique, rappelle la croissance endogène façon Robert Lucas.

Et y a-t-il eu un gagnant lors du débat Montebourg-Minc ?

Oui. On avait là un tenant du libre-échange, Alain Minc, face à un tenant du protectionnisme, Arnaud Montebourg. Or l’échange d’arguments a tourné à l’avantage de ce dernier, qui est parvenu à démontrer par l’absurde que la thèse de la "mondialisation heureuse" était indéfendable en l’état. Le retour à l’envoyeur sur la "naïveté" fut à cet égard emblématique.

Que peut-on en retenir sur la forme ?

Là encore, on avait des duellistes maîtrisant les codes du genre. Tous deux, qui ont d’ailleurs déjà débattu l’un face à l’autre par le passé, étaient cependant plus détendus, plus théâtraux, parfois badins, et moins dans le contrôle que pour le débat Montebourg-Wauquiez. Ce débat Montebourg-Minc était visiblement, sinon sincère, du moins plus spontané, entre deux personnes ayant manifestement le goût de la controverse intellectuelle.

Que peut-on en retenir sur le fond ?

Sur le plan des écoles de pensée économique, l’argumentaire d’Alain Minc était celui des tenants de la dérégulation, où l’on retrouvait pour l’essentiel l’école monétariste, ainsi que la bonne vieille théorie des avantages comparatifs relatifs de Ricardo. Face à lui, l’argumentaire d’Arnaud Montebourg reprenait celui des tenants du protectionnisme : sa vision du développement de notre industrie fait songer au concept d’industries en enfance de Friedrich List, et ses raisonnements sur les asymétries du libre-échange viennent manifestement de l’économiste hétérodoxe Maurice Allais.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.
"Il entend, mais il n'écoute personne" : les conseillers de Macron sont au bout du rouleau
02.
Et si le Rassemblement National était en train de faire un bien mauvais coup à l’euro en renonçant à exiger que nous en sortions ?
03.
Connaissez vous Marie Kondo (la Japonaise qui a déclenché une folie du rangement dans le monde qui ne devrait pas tarder à atteindre la France) ?
04.
Radioscopie des dépenses de la France : ces nouvelles inégalités qui se cachent derrière la puissance apparente de l'État-providence
05.
Brexit : rien n’est joué pour le royaume-Uni même en cas de sortie sans accord
06.
Emmanuel Macron est brillant, mais il n’est pas le président qu’il faut à la France
07.
“Le pacifisme, ça suffit” : pourquoi la stratégie de répression judiciaire et policière risque de produire une génération de militants politiques aguerris
01.
Patrick Bruel aime une nouvelle femme de (bien) moins de 50 ans; Vincent Cassel : entre sa (très) jeune épouse & sa fille aînée, c’est tendu; Sophie Marceau s’occupe de son fils, René-Charles Angélil-Dion de ses frères, Anouchka Delon de toute la famille
02.
Ce sondage dévastateur qui fait le procès de Macron le condamne sans appel
03.
Wauquiez pousse une colère contre la direction de LR, et Thierry Mariani contre Wauquiez ; L'Obs s'inquiète de la crise financière qui vient ; François-Xavier Bellamy en guerre contre le progressisme ; Ces députés LREM attaqués
04.
Gilets jaunes : un syndicat policier s’émeut des ordres de répression et du comptage des manifestants
05.
Vivons-nous dans un univers-bulle en expansion dans une autre dimension ? ; Hubble nous offre un magnifique portrait très détaillé de la galaxie du Triangle
06.
Et la raison pour laquelle les Allemands commencent sérieusement à s’inquiéter d’un Brexit sans deal est…
07.
Emmanuel Macron est brillant, mais il n’est pas le président qu’il faut à la France
01.
Ce sondage dévastateur qui fait le procès de Macron le condamne sans appel
02.
Gilets jaunes : un syndicat policier s’émeut des ordres de répression et du comptage des manifestants
03.
Réponse à tout… sauf aux Gilets jaunes ? Pourquoi l’intelligence de Macron participe plus du problème que de la solution à la crise de défiance qui ébranle la société française
04.
Ce à quoi se condamnent lentement mais sûrement les Gilets jaunes
05.
Sévère répression des gilets jaunes : la justice française est-elle en train de préfèrer l’ordre à la justice ?
06.
Inégalités : la France est allée au maximum de ce que la redistribution fiscale permettait. Voilà ce qui pourrait être fait désormais
01.
Grand débat national : l’équation impossible d’Emmanuel Macron
02.
Réponse à tout… sauf aux Gilets jaunes ? Pourquoi l’intelligence de Macron participe plus du problème que de la solution à la crise de défiance qui ébranle la société française
03.
Pourquoi Macron, les populistes et les gilets jaunes sont tous le produit de la même vague (et pourquoi ils seraient bien inspirés de le comprendre réciproquement)
04.
Ce sondage dévastateur qui fait le procès de Macron le condamne sans appel
05.
Radioscopie des dépenses de la France : ces nouvelles inégalités qui se cachent derrière la puissance apparente de l'État-providence
06.
Si la France vit un moment révolutionnaire (et voilà pourquoi c’en est bien un), quelle stratégie politique pour éviter le chaos et en sortir par le haut ?
Commentaires (15)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
warren11
- 27/01/2013 - 17:35
Minc...e. alors
Je trouvais déjà Alain Minc surfait.Maintenant il vieillit... Mal....Sa prestation sur F2 tenait du vide sidéral, ressentit apparemment dans toute l'assistance.Pitié messieurs de F2, nous payons quand même une redevance...M Minc est-il défrayé????Si oui arrêtons il peut vendre si il le souhaite son appart du champs de Mars pour vivre ses vieux jours, mais pas nous imposer ses inepties!!!!!.
CN13
- 26/01/2013 - 14:01
"félicitation, nous réparons vos dégâts"
la phrase retenue par les journalistes de gauche. Bravo messieurs.
Ce que vous ne dites pas, par contre, c'est que PERSONNE n'a obligé ni mis un couteau sous la gorge de ces socialistes pour vouloir - à tout prix - prendre les postes "à responsabilité" du pays.
C'est à coups tordus de vos discours remplis de haine et de mensonges mais en aucun cas de vos compétences, que vous avez été élu(e)s.
Et que voit-on en six mois... ! RIEN. que des divisions, des fermetures d'entreprises et des chômeurs en plus.
gaya
- 26/01/2013 - 11:14
journaliste
il faudrait apprendre au journaliste, en l'occurrence David Pujadas, qu'il doit intervenir quand un homme politique coupe régulièrement la parole à un autre. Ainsi Laurent Wauquiez a sans arrêt coupé la parole à Arnaud Montebourg, ce qui rendait la conversation inaudible. La politesse commence par là, et le journaliste animateur du débat doit faire appliquer les règles, ce qui n'était pas vraiment le cas.