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Une quinzaine d'élus PS ont publié, lundi, un appel au président pour que celui-ci tienne compte de "l'urgence sociale".
Schizophrénie

L'application du programme de François Hollande est-elle vraiment le meilleur moyen de faire face à l'urgence sociale ?

Publié le 18 décembre 2012
Dans une lettre publiée lundi, une quinzaine d'élus socialistes, dont François Kalfon, implorent François Hollande de ne pas sacrifier "l'urgence sociale" et lui rappellent son engagement numéro 14, celui de la réforme fiscale.
François Kalfon, conseiller régional d’Ile-de-France et adjoint au maire de Noisiel (77), est secrétaire national du PS en charge des études d’opinion. Il vient de publier avec Laurent Baumel un Plaidoyer pour une gauche populaire : La gauche face à ses...
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Dans une lettre publiée lundi, une quinzaine d'élus socialistes, dont François Kalfon, implorent François Hollande de ne pas sacrifier "l'urgence sociale" et lui rappellent son engagement numéro 14, celui de la réforme fiscale.

Atlantico : Une quinzaine d'élus PS ont publié, lundi, à la veille du dîner de François Hollande avec l'Association française des entreprises privées, un appel au président pour que celui-ci modifie son cap pour tenir compte de "l'urgence sociale". Les députés rappellent notamment à François Hollande, son engagement numéro 14, celui de la réforme fiscale. Pourquoi se focaliser sur cette réforme ? Est-elle adaptée aux défis qui s'imposent aujourd'hui à la France ?

François Kalfon : Je veux commencer par rappeler le contexte dans lequel s'inscrit cet appel. Les élections présidentielles depuis trois quinquennats se jouent sur l'adhésion ou le rejet des catégories populaires, notamment les classes moyennes et ouvrières. Nicolas Sarkozy avec son slogan, "travailler plus, pour gagner plus" était parvenu à séduire cet électorat populaire qu'il a déçu ensuite. François Hollande, avec son discours fondateur du Bourget, avait synthétisé l'axe majeur de sa politique : la finance serait son ennemi et son quinquennat serait celui d'un rattrapage au profit des catégories populaires. 60 engagements ont été pris. Face à l'urgence de la crise ont a été contraint de mettre en œuvre des réformes de structure très importantes pour lutter contre les déficits publics et rétablir la compétitivité, notamment le crédit d'impôt de 20 milliards d'euros qui n'était pas au centre de nos engagements, mais qui s'est révélé indispensable.

Nous pensons que ces politiques structurelles à effet de « long terme » ne doivent pas masquer l'urgence du pouvoir d'achat qu’en plaçant au cœur de nos engagements nous a permis de revenir aux responsabilités. A l'inspiration de Thomas Piketty, l'engagement a été pris de mettre en œuvre une réforme fiscale redistributive. Celle-ci consiste à rétablir la progressivité de l'impôt au moment où la CSG rapporte un produit en recette fiscale deux fois supérieur à l'impôt sur le revenu, alors que la CSG n'est absolument pas redistributive. D'où l'idée de fusionner impôt sur le revenu et CSG pour rendre notre impôt plus redistributif et progressif. C'est le sens même d'une politique de gauche. Pour les Français, cela signifie concrètement récupérer de 800 à 1200 euros de revenus supplémentaire par foyer. Quand on sait qu'une majorité des classes populaires finit le mois à l'euro près, 800 à 1200 euros en plus, c'est la capacité de payer des vacances bien méritées au bout de douze mois de travail.

Nous nous inscrivons dans le cadre de la politique gouvernementale et refusons l’opposition à tous prix. Il y a des contraintes au sein des entreprises en France et nous savons parfaitement que celles-ci ne peuvent pas procéder à des augmentations générales de salaire. D'où l'outil de la fiscalité qui nous paraît pertinent et qui a déjà été utilisé, en son temps, par Lionel Jospin avec la prime pour l'emploi qui était une redistribution par l'impôt.

Jacques Delpla : La gauche de gouvernement est aujourd’hui confrontée au choc entre les espérances de redistribution suscitées par la campagne présidentielle et l’engagement (dès sa campagne) de François Hollande à réduire les déficits publics à zéro d’ici 2017. Cette lettre des députés PS en est le signe. Ils appellent à honorer toutes les 60 propositions du candidat Hollande, oubliant que celles-ci étaient contradictoires : les promesses de justice sociale étaient conditionnées à la baisse des déficits. Or, avec une France en quasi-récession et avec des perspectives de croissance faibles ou nulles à horizon 2017, honorer ces espérances sociales, c’est extrêmement difficile, voire impossible.

La tonalité de leurs propositions est « prenons aux riches pour donner aux travailleurs salariés ». Ils sont fondés à le réclamer car c’est le programme de François Hollande. Mais sur le détail, leurs propositions sont irréalistes et n’ont que très peu de (voire aucune) chances d’aboutir. Pourquoi ?

Jeunes députés, ils ignorent l’alchimie politique d’une « grande réforme fiscale ». Les gouvernements réforment massivement les impôts seulement dans deux cas bien spécifiques. Soit en période de croissance, où les recettes abondent, il est alors possible de dessiner une réforme fiscale où une grande majorité des contribuables voit ses impôts baisser. Soit en période de guerre (impôt sur le revenu de 1914), ou de crise économique extrême (Grèce et Portugal aujourd’hui) où tout le monde est convaincu que tout le monde doit subir des hausses d’impôts. La France n’est aujourd’hui dans aucun de ces cas. Entamer un grand soir fiscal, comme promis par le candidat Hollande, en cette récession molle, serait à recettes constantes au moins. Ceci impliquerait de créer autant de perdants (notamment parmi les bobos qui soutiennent l’agenda de libéralisme culturel) que de gagnants. Et comme les mécontents sont toujours beaucoup plus vocaux et visibles, il y a peu de chances que ce gouvernement déjà peu populaire décide ainsi de son suicide politique.

Enfin, nos députés proposent la mythique fusion entre la CSG et l’IR, pour favoriser la progressivité des impôts. Ceci n’arrivera pas car le gouvernement a besoin d’argent, or la fusion des impôts, c’est comme avec les monnaies : « la mauvaise monnaie chasse la bonne ». En cas de fusion, toutes les niches fiscales actuelles et à venir de l’Impôt sur le Revenu se transmettraient à la CSG, engendrant des baisses significatives de revenus que le gouvernement ne peut pas se permettre aujourd’hui.

N'y a-t-il pas d'autres façons de répondre à l'urgence sociale ? Lesquelles ?

Jacques Delpla : Pour éviter la récession, le gouvernement devrait s’en tenir à une réduction des déficits de « seulement » un point de PIB par an (et non 1,9 comme en 2013) sur 5 ans, de manière crédible. En échange, pour baisser la dette publique, il devrait engager dès 2013 une réforme des retraites qui éliminerait tout déficit structurel futur des retraites en France (et en Europe), -voir ma chronique La Retraite des 3%.

Pour « prendre au riches », s’il le veut, le gouvernement devrait réduire encore plus les diverses niches fiscales (par exemple avec un maximum de niche fiscale de 3000€ à 5000€ par contribuable).  

Pour aider les plus pauvres, la priorité est de réformer les prestations sociales. Eurostat, jeudi 13 décembre, a publié les dernières données de dépenses sociales en Europe (2010) : la France a le record des dépenses sociales en Europe (33,8% du PIB), contre 30% en Allemagne, Autriche, Finlande et Suède, pays qui ne sont pas des horreurs sociales –on le voit l’appel de nos députés à augmenter les dépenses sociales est un peu court ! Ce qui manque à ce gouvernement et à cette majorité est de définir leurs priorités sociales. Pour ne pas effrayer les électeurs, ils n’ont pas voulu définir les bénéficiaires et les non-bénéficiaires de leurs réformes sociales. Il est aujourd’hui grand temps que nos dirigeants politiques définissent enfin leurs critères de justice sociale au lieu de vouloir redistribuer à tout le monde : faut-il une justice sociale à la John RAWLS (maximiser le bien-être des plus pauvres) ? Ce n’est pas aux économistes de définir la fonction d’utilité sociale globale du pays, mais aux politiques. A eux de le faire aujourd’hui, sinon l’Etat Providence implosera de lui-même sous le poids des contraintes budgétaires. Au-delà de la récession, la priorité est de construire un marché du travail avec la Flexisécurité à la Danoise : liberté de licenciement, indemnité chômage significative pour tous. Mais avec contraintes : obligation de formation, obligation de prendre un travail proposé sous peine de perdre les allocations chômage.

François Kalfon : Il y a des manières complémentaires de répondre à l'urgence sociale. Il faut, par exemple, rétablir des mécanismes de marché lorsqu'il y a trop d'oligopoles, même si c'est beaucoup plus compliqué à mettre en œuvre. Je pense aux ententes qui existent dans la grande distribution qui affectent la constitution des prix de sorte qu'il y a des produits qui sont insuffisamment soumis à la concurrence et que les français payent bien trop cher. Il y a un décalage trop important entre le prix payé au producteur et le prix facturé au consommateur. Cela suppose d'assainir un certains nombre de mécanismes qui sont pervertis aujourd'hui.

Le coût de l'énergie pèse également de manière considérable pour les Français. Il serait bon d'avoir un débat serein sur les énergies fossiles car nous ne pouvons pas penser une seule seconde que les énergies renouvelables seront suffisantes pour construire le bon mix énergétique. Aucune question ne doit être taboue. Nous devons prendre en compte l'ensemble des ressources dont nous disposons.
 

Dans un autre domaine, en ce qui concerne les emplois à domicile, certaines niches sont discutables, notamment la défiscalisation sur le soutien scolaire qui profite à des entreprises privées. La vocation du soutien scolaire est d'être prise en charge par l'éducation nationale.

Les député invitent le gouvernement à remettre" l'agenda économique et social en têtes des priorités". Les questions de société comme la question du mariage homosexuel ont-elles éludé les questions économiques et sociales ?

François Kalfon : Les 60 engagements du président de la République qui ont été émis en tant que candidat méritent tous d'être mis en œuvre. Il y a d'ailleurs une majorité politique pour cela. Mais rien n'interdit ensuite de hiérarchiser l'action en fonction des priorités exprimées par les français. Après la conclusion douloureusement vécue par les français du dossier Florange et le résultat des législatives partielles où l'électorat populaire nous a clairement fait défaut, le curseur doit être mis sur les questions de pouvoir d'achat.

Mais certains à gauche seraient tentés, parce que nous n'obtenons pas de résultats suffisamment rapides sur le front économique et social, ce qui est bien normal, d'utiliser les questions sociétales comme des chiffons rouges qui auraient vocation à rassurer notre propre électorat quant à notre « pureté ». Je dis à mes camarades que bien sûr je comprends cette démarche identitaire et que je la partage en beaucoup de points, mais que nous sommes désormais en responsabilité. Nous ne nous adressons pas seulement à la gauche militante, mais à l'ensemble des Français. Dans cette perspective là, cela suppose une hiérarchie différente des priorités qui consiste à mettre en avant davantage la question du pouvoir d'achat qui ne doit pas constituer une variable d'ajustement de notre politique économique et sociale.
 

Jacques Delpla : Ils enjoignent le gouvernement de laisser tomber l’agenda de libéralisme culturel et social (mariage pour tous, adoption par les couples gays, droits des homosexuelles à l’insémination artificielle, droit de vote des étrangers, euthanasie…), soutenu historiquement par les élites du PS, par la gauche mouvementiste, par les bobos, mais rejeté par les classes populaires (dont se réclament ces députés). C’est une injonction qui rappelle la guerre culturelle qui ravage les États-Unis : les bobos, éduqués et plutôt riches (voire très riches), y sont pour le libéralisme social et culturel et votent massivement pour la gauche (les Démocrates). Les « petits blancs », autoritaires, intolérants à la diversité et aux droits des minorités, supporters du port d’armes sans contraintes, sont plutôt pauvres (ou carrément pauvres) et votent massivement à droite (Républicain). Cette lettre des députés est un rappel à François Hollande « Si tu oublies tes promesses sociales, la gauche profonde de la France profonde se tournera vers le FN ; rétablissons la lutte sociale pour éviter la guerre culturelle ».  

Avec le pacte de compétitivité, le gouvernement semble s'être engagé sur une voie "social-libéral". Faut-il s'en réjouir ou le regretter ?

Jacques Delpla : Je ne crois pas que ce gouvernement soit « social-libéral » (ce que sont les Sociaux-Démocrates scandinaves) : nombre de mesures prises depuis mai violent les principes du libéralisme. Mais Sarkozy à partir de 2010 était aussi peu libéral, voire beaucoup moins (cf. son hymne au nationalisme économique et à la fermeture des frontières lors de la campagne). Le problème politique de la France est que ni la gauche ni la droite ne reconnaissent les contraintes économiques (d’où la vaine rhétorique sur le « il suffit de vouloir »), et que ni la gauche ni la droite ne comprennent les mécanismes de marché, sans parler du libéralisme que les deux abhorrent -hélas.

François Kalfon : Je réfute cette lecture du tournant "social-libéral" car je ne me situe pas dans une gauche qui serait une gauche seulement d'opposition. J'assume parfaitement la dimension social-démocrate du Président de la République et du gouvernement. Dans notre appel, nous écrivons bien que nous considérons la réduction des déficits publics comme indispensable, tant la question des déficits pèse sur les générations futures. De même, nous soutenons le « paquet compétitivité » mis en œuvre par le gouvernement. Simplement le verre serait à moitié vide si nous ne traitions pas dans le même temps la question du pouvoir d'achat. Non pas par des propositions de réformes qu'on ne pourrait pas mettre en œuvre compte tenu de la situation du pays, mais en tenant compte de l’Etat du pays. Or nous pouvons tenir compte de la conjoncture et redistribuer du pouvoir d’achat grâce à cette réforme fiscale redistributive qui se ferait à périmètre constant. Elle bénéficierait d’abord aux travailleurs pauvres en leur redonnant immédiatement du pouvoir d’achat.

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Laulau
- 19/12/2012 - 08:06
@ZOEDUBATO
Toujours en plein travail, je vois. Heureusement que certains comme vous mouillent encore la chemise. Vous travaillez dans quelle branche, pub ou propagande ?
derigny
- 18/12/2012 - 17:18
Seulement 15 ?
c'est maigre... sur 276 Députés de gauche... non ? un peu plus 5%... une preuve de plus que la première motivation de ces gens là ne repose pas sur l'urgence sociale !
la vie claire
- 18/12/2012 - 16:47
Bof, les prisons sont pleines ....
Je reviens de faire qq emplettes, et à l'affiche devant le devanture du marchand de journaux ", je lis : la prison de V...... affiche complet !!
En cette presque veille de Noël, l'on s'attendrait plutôt à lire devant la porte d'entrée des hôtels : COMPLET !
Non, les hôtels se vident faute de clients, mais les prisons sont prises d'assaut, histoire de passer l'hiver bien au chaud, logé et nourri aux frais de l'Etat, donc du contribuable.
Si vous aviez l'intention de commettre un "petit" larcin avant le 25 décembre, inutile de vous donner cette peine ni de vous précipiter :: les places en prison sont déjà prises.