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 Il existe toute une diversité des sources qui peuvent provoquer le sentiment d’humiliation.
© Reuters
 Il existe toute une diversité des sources qui peuvent provoquer le sentiment d’humiliation.
Mourir de honte

Suicide de l’infirmière de Kate : qu’est ce qui fait qu’on se sent encore humilié dans un monde où l’honneur se perd ?

Publié le 12 décembre 2012
La honte a-t-elle pu pousser au suicide l'une des infirmières de l’hôpital où Kate Middleton était prise en charge pour sa grossesse la semaine dernière ? Elle avait été victime d'un canular de la part d'une radio australienne dont une animatrice s'était fait passer pour la reine afin d'obtenir des nouvelles.
Vincent de Gaulejac
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Vincent de Gaulejac est professeur de sociologie à l'UFR de Sciences Sociales de l'Université Paris 7 Denis-Diderot.Il est l'auteur du livre Les sources de honte (2011, Point). Il a également publié Manifeste pour sortir du mal-être au trava...
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La honte a-t-elle pu pousser au suicide l'une des infirmières de l’hôpital où Kate Middleton était prise en charge pour sa grossesse la semaine dernière ? Elle avait été victime d'un canular de la part d'une radio australienne dont une animatrice s'était fait passer pour la reine afin d'obtenir des nouvelles.

Atlantico : Dans quelle mesure l’humiliation peut-elle être considérée comme une cause de suicide ? Quels sont les mécanismes à l’œuvre ?

Vincent de Gaulejac : Le lien entre la honte et les violences humiliantes que l’on peut subir est un des aspects essentiels de la perte de l’estime de soi. Le lien entre l’humiliation et le suicide procède d'un enchaînement de causes assez complexe. Lorsqu'un sujet arrive dans une impasse, dans laquelle il n’imagine aucune autre issue que de celle de se supprimer lui-même pour supprimer la douleur, les difficultés, la honte n’est qu’un élément, qu’un facteur. C’est pour cela que dans mon livre Les sources de la honte je parle de la honte comme d’un méta-sentiment car il est relié à beaucoup d’autres choses comme la culpabilité, le sentiment d’invalidation de soi-même qui vient réveiller d’autres blessures narcissiques. La honte arrive par coulées successives et c’est l’enchaînement de ces coulées qui provoque l'entrée dans un cycle qui amène à une impasse. Cette impasse peut mener au suicide. La question de l’humiliation est un aspect parmi d’autres.

Quand on analyse les spirales des suicides au travail, on constate qu’il s’agit souvent de gens qui à un moment donné ont été dans l’excellence, ont été gratifiés, ont bien réussi. La spirale de l’excellence est remplacée par la spirale de l’échec. Par exemple, dans le cas où l’on n’a pas rempli ses objectifs, on se sent d’autant plus mal quand on s’est beaucoup investi et que l’on a tout fait pour y arriver. On va alors en faire de plus en plus mais cela aura bien souvent l’effet inverse.

Lorsque l’on possède une fragilité du côté de l’amour propre qui s’appelle le narcissisme, si on ne réussit pas, on ne considèrera pas que c'est à cause du contexte. Le sujet retourne alors contre lui les causes de l’échec. Le sujet se confronte également au regard des autres et va considérer, à tort ou à raison, qu’il est mal vu, mal considéré, etc.. Cela renforce le sentiment de dévalorisation interne, et petit à petit le mécanisme se met en place : le moi n’est plus à la hauteur de l’exigence de l’idéal. Si je suis nul, si je suis mauvais, c’est parce que je ne suis pas à la hauteur. On finit par intérioriser ce sentiment de honte et de dévalorisation de soi-même. On s’enfonce alors dans ce sentiment d’échec, jusqu’à pour certains, se suicider. Mourir de honte, ce n’est pas rien, cela signifie préférer mourir que de vivre dans ce sentiment d’invalidation radicale.

La question de l’humiliation est également liée à la question des valeurs : que faut-il que je fasse pour être quelqu’un de bien ?

Existe-t-il des degrés d’humiliation et quelles sont les différentes réactions possibles pour un individu ?

Albert Camus parlait des "courtes hontes", qui sont des petites humiliations de la vie quotidienne. Par exemple, un élève qui rentre à la maison en disant : "J’ai eu 15 !" et auquel on répond : "15 ? C’est tout ?". Ce sont de petites insatisfactions, comme ce que l’on peut voir dans les cours d’écoles et ce qu’Erving Goffman appelait "des petites cérémonies de dégradations publiques". On vous fera une réflexion parce que vous êtes mal fagoté, parce que vous êtes trop petit ou trop grand, etc.. Cela fait partie de la vie d’affronter et de faire face à cela.

D’ailleurs, une des occupations favorites des jeunes est d’apprendre à résister à l’humiliation. Les groupes de jeunes n’arrêtent pas de s’envoyer des "vannes" et si la personne n’est pas capable d’y résister, elle devient facilement un bouc-émissaire et l’humiliation devient beaucoup plus brutale et violente. C’est une forme d’apprentissage.

Il y des mots qui tuent. Lors de mes recherches sur la honte, j’avais interviewé des gens qui faisaient la manche dans le métro et ils disaient la chose suivante : "il y a des regards qui tuent", c’est-à-dire ce sentiment d’être radicalement invalidé par l’autre.

Il existe effectivement une graduation très grande, une progression entre les courtes hontes et la honte radicale, sentiment dans lequel on a l'impression de ne plus rien valoir.

Quelles sont les principales sources d’humiliation dans notre société contemporaine ? Ces dernières ont-elles évolué au fil du temps ?

Les violences humiliantes sont pour certaines liées à l’exploitation, aux violences liées au travail. Certaines sont liées à la pauvreté ou la misère, à des relations psychologiques dans lesquelles on se sent humilié, etc… Il existe toute une diversité des sources qui peuvent provoquer le sentiment d’humiliation. Il faudrait reprendre tous les registres de l’existence, le registre corporel, sexuel, affectif, social ou politique. On peut par exemple être frappé d’indignation nationale, je pense notamment à ce qui est arrivé à DSK. Tout peut devenir facteur de valorisation de soi-même ou de dévalorisation de soi-même. Ce qui est nouveau dans notre société hyper moderne, c’est que nous sommes dans une société narcissique. Aujourd’hui nous sommes dans l’idéologie de la réalisation de soi-même. Vous devez réaliser  toute une série de choses pour être reconnu socialement. Dans le management par l’excellence au travail comme dans la société en général, il y a une injonction à l’excellence, à être le meilleur, à être le premier de la classe, il faut soigner son classement au tennis. En somme,  il faut être performant dans tous les registres.

Cette chose est relativement nouvelle. Auparavant pour être reconnu dans son travail, il fallait bien faire son travail. Aujourd’hui, lorsque vous faites bien votre travail, vous êtes satisfaisant ce qui signifie moyen, presque médiocre. En fait, on vous demande d’être au-delà des objectifs. Si on vous donne 100% pour objectif, il va falloir viser 110%, voire 120%. Aujourd’hui il faut être au-delà des attentes, hors du commun.

Le problème, si tout le monde est hors du commun, que devient le monde commun ? On assiste à une espèce de course qui est tout à fait nouvelle.

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Commentaires (5)
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Grwfsywash
- 12/12/2012 - 20:53
Bon alors, c'est quoi ces ...
Au Royaume-Uni, il n'y a aucun article qui parle de cette affaire en ces termes. Personne n'y perd son temps.
Est-ce parce qu'il nous faut "caser" le tiers des étudiants européens de "Psyco-Socio" que l’Université Française nous régurgite?
Je sais pas s'il faut rapprocher cela de la consommation antidépresseurs en France...
lorrain
- 12/12/2012 - 20:21
revenons aux choses simples
on m' a éduqué dans un modèle simple, loin du "tendre la joue gauche", la ligne de conduite que l' on m' a inculqué est de me faire respecter par tous, je ne parle pas d' être supérieur mais de faire respecter ma dignité, je sais, c' est étonnant, cela va à l' encontre des courants de pensée actuels, mais c' est comme ça.
pour ce faire la règle de base est d' ignorer les abrutis, mais, si vraiment après une mise en garde, ils continuent, rendre 2 coups pour un, en général, ça les calme.
petite anecdote, dans ma vie professionnelle, j' ai été appelé d' urgence pour une usine à l' arrêt, à peine arrivé je me suis fait traîner dans la boue par le client. avant quoi que ce soit, je suis reparti, laissant l' usine arrêtée pour 24 H de plus.
on s' est expliqué le lendemain avec le chef d' entreprise et c' est la personne qui m' avait rçu qui s' est fait licencier.
je n' était pas le premier à qui il faisait subir ce traitement, mais j' ai été le seul à réagir.
c' est peut-être un peu cru, mais il vaut mieux faire du mal à son harceleur que de finir par s' en faire à soi même.
la licorne
- 12/12/2012 - 17:42
Et si le problème était ailleurs...
Si cette dame a été piégée que pouvait-elle dire de si "grave" sur Kate qui l'ai rendue si "coupable" de l'avoir révélé ? Qu'elle avait de la tension, mangeait peu, trop de glycémie, ne dormait pas assez ? On rêve... Plutôt on cauchemarde. De nombreux politiques se sont fait piéger au téléphone, ils étaient parfois furax mais de là à se suicider.
Certes cette dame venait d'une autre culture, était peut-être très fière de travailler dans une clinique qui recevait la famille royale - entre autres- sans doute, mais elle avait deux enfants..
Peut-être a-t-elle reçu des remontrances injustes de la part de son employeur, et cela on n'en parlera pas. Plus facile d'accabler les deux "jeunes" auteurs du canular, ou la société en général.
J'ai le sentiment que c'est le besoin de plaisanter qui est visé par la battage médiatique autour de cette triste affaire. Quand des salariés harcelés se suicident, cela n'intéresse personne et surtout pas question de pointer du doigt nomément les vrais coupables.