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L'insalubrité "consubstantielle" au centre pénitentiaire des Baumettes, à Marseille, constitue une "violation grave" des droits fondamentaux des prisonniers, selon un rapport du contrôleur général des prisons.
© Reuters
L'insalubrité "consubstantielle" au centre pénitentiaire des Baumettes, à Marseille, constitue une "violation grave" des droits fondamentaux des prisonniers, selon un rapport du contrôleur général des prisons.
Polémique sans lendemain

Les rapports sur l'état désastreux des prisons se succèdent... la réalité demeure

Publié le 07 décembre 2012
Hébergement "très dégradé", rats, violence, insalubrité : le contrôleur des prisons lance un cri d'alarme exceptionnel sur les conditions de détention "inhumaines" au centre pénitentiaire des Baumettes à Marseille.
Véronique Vasseur et Yves Citton
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Véronique Vasseur est diplômée docteur en médecine et l'auteure de "Médecin chef à la prison de la Santé" qui a contribué à sensibiliser l'opinion publique aux conditions de vie des prisonniers en France.Elle a notamment exercé le métier de médecin à la...
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Hébergement "très dégradé", rats, violence, insalubrité : le contrôleur des prisons lance un cri d'alarme exceptionnel sur les conditions de détention "inhumaines" au centre pénitentiaire des Baumettes à Marseille.

Atlantico : La polémique sur la prison des Baumettes ne relève-t-elle pas d’un ressort classique de l'inconscient collectif pour évacuer des phénomènes sociaux difficilement supportables ?

Véronique Vasseur : Il faut bien comprendre que les gens se foutent des prisons ! Ils s’indignent deux minutes comme quand ils voient un petit gosse qui meurt de faim à la télé. S’indignent surtout les gens qui travaillent dans les prisons, qui voient comment on est en train de tout faire de travers.

Aujourd’hui le rapport du contrôleur sort, il pousse une gueulante contre les Baumettes car cela devient dangereux, tous les journalistes s’en font écho et demain cela sera fini. Dans six mois, il y aura un autre scandale, on en reparlera de nouveau, pour enfin continuer à ignorer le problème. Une info chasse l’autre.

La prison, c’est la poubelle de la société, tous les gens dont on ne sait pas quoi faire dehors. Nous sommes dans une telle situation sur tous les fronts, à l’école, à l’hôpital, que la prison n’intéresse pas franchement grand monde. 

Yves Citton :. L’indignation est un affect : je suis « affecté » par un sentiment suscité en moi par la perception d’une situation extérieure. Plus précisément, je suis indigné parce que je perçois une injustice intolérable dans la façon dont certains êtres sont traités, qu’il s’agisse de moi ou d’autrui. Or un affect est à la fois quelque chose que je perçois (passivement, en ouvrant mes yeux sur une situation extérieure) et quelque chose qui me pousse à agir (activement, sur l’impulsion de l’émotion suscitée en moi).

Il ne vaut donc la peine de parler d’indignation que quand le sentiment d’injustice pousse à une certaine action. Face aux prisonniers, la question est donc : qu’est-ce que mon indignation peut nous pousser à faire ? On constate hélas que pour l’instant la volonté de changement est bien trop marginale

 

Comment peut-on donc expliquer que rien ou peu n'ait été fait ces 20 dernières années ?

Véronique Vasseur : La prison est le dernier sas, le dernier maillon de tout ce qui dysfonctionne dehors dans les banlieues, ou les zones de non droit. De plus en plus, il est devenu facile de mettre tout un tas de gens en prison et cela ne résout rien du tout.

De plus, les gens se foutent des prisons. Quand vous interrogez les gens, la réponse est souvent la même « s’ils sont là-dedans, c’est qu’ils l’ont bien cherché ! ». « Ils ont traversé hors des clous, ils sont sanctionnés, c’est normal ».

Il existe deux autres raisons : ce n’est pas électoralement porteur et le ministère de la Justice n’a pas d’argent. Il suffit de voir l’état des commissariats, des tribunaux, ce n’est pas flamboyant.

L’Etat dépense pas mal pour les prisons mais bêtement. Maintenant, ils font appel au privé qui loue à l’Etat, avec des loyers exorbitants. Tout cela se fait dans le vide, puisqu’il y a deux tiers de récidive.

Les indignations récurrentes de l'opinion et des médias peuvent-elle déboucher aujourd'hui sur des décisions politiques crédibles ?

Véronique Vasseur : Non, je ne crois pas, même si le contrôleur des prisons commence à monter au créneau, et c’est une bonne chose. Nous avons construit des prisons neuves, modernes, où les gens sont encore plus malheureux quand dans les vieilles prisons. On recommence à parler, comme il y a douze ans, de la vétusté des prisons, des cafards, etc., mais ce n’est pas le vrai enjeu.

Le vrai enjeu réside dans le fait que la prison est un « sas d’élimination » en France. Il existe une surpopulation énorme. Quand on parle avec des vieux surveillants qui ont connu la situation il y a trente ans, on remarque que la population a complétement changé. On envoie maintenant des fous, des toxicomanes, des vieux, tout un tas de gens dont la place n’est pas en prison. Des gens avec des petites peines qui vont être complétement désociabilisés.

Il y a douze ans, quand j’étais Médecin chef à la prison de La Santé, j’avais décrit ce que je percevais comme une cour des miracles. Aujourd’hui, rien ne s’est vraiment amélioré.

Ce qui compte, quand on est en prison, c’est le contact, de voir des gens. Or dans ces prisions modernes, on ne voit jamais personne et tout est électronique. Si on ne voit personne de la journée, il n’y a aucun travail possible sur soi. Ce n’est pas en restant tout seul entre quatre murs que cela va aller mieux. C’est sinistre pour tour le monde, également pour le surveillant. C’est un progrès pour l’hygiène, certes, mais au détriment de l’humain. La solitude a remplacé la crasse.

Yves Citton : Il faut distinguer deux niveaux de réponses à ces questions. D’une part, il y a la situation inhumaine des conditions de surpeuplement et de survie dans une prison délabrée. Nous nous gargarisons des « droits de l’homme » pour les utiliser comme des repoussoirs face à certaines populations et cultures « lointaines », alors que nous soumettons chez nous des humains à des conditions de vies indignes. Ce que nous pouvons faire, c’est donc balayer devant nos portes et assurer à chacun, chez nous, le respect des droits de l’homme les plus élémentaires.

Face aux Baumettes, et surtout face aux innombrables autres prisons qui ne valent guère mieux, l’indignation peut toutefois conduire à deux types de mesures concrètes : investir des sommes astronomiques pour construire de nouvelles prisons et moderniser les anciennes – ou repenser notre système d’incarcération et de pénalité dans son ensemble.

Les vraies mesures sur lesquelles devrait déboucher le sentiment d’indignation, ce serait une révision d’ensemble de nos politiques d’incarcération, à la lumière du fiasco scandaleux dont donnent l’exemple les USA, qui enferment un nombre hallucinant de leurs citoyens sans pour autant résoudre de manière concrète les problèmes d'insécurité. 

Propos reccueillis par Théophile Sourdille

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Mots-clés :
prisons, indignation, Baumettes
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Commentaires (18)
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vangog
- 08/12/2012 - 00:42
Prisons lamentables et indignes!
Elles sont le résultat parlant des politiques des trente dernières années, privilégiant les subventions aux associations repères de l'activisme communautaire ou aux voyages aller-retour des ROMS, plutôt qu'à l'amélioration des conditions de vie épouvantables des prisonniers Français.
Comble de la bêtise Socialiste, par la politique laxiste de sa justice noyautée par le PS, par l'abrogation des lois sur les mineurs, la Gauche ne fait qu'alimenter une "délinquance professionnelle", encouragée dés le plus jeune âge, et qui, à un moment ou à un autre de leur fructueuse carrière, verra ces délinquants encombrer les sordide prisons Socialistes...
Jean-Francois Morf
- 07/12/2012 - 20:55
Si la prison est trop confortable, le pays attire les pauvres...
Car mieux vaut être en prison en Suisse que rien à manger et pas de logis en pays pauvre...
benj117
- 07/12/2012 - 20:26
Voila que maintenant, on veut nous
faire culpabiliser pour ces pauvres petits taulards qui n'ont rien demande a personne! Arrêtez, je vais pleurer!