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Edito

Pourquoi Bibi Netanyahou ne sera jamais un homme d’Etat

Publié le 06 décembre 2012
Avec Yves Derai
Aveuglé par les sondages et la peur d'un échec aux prochaines élections législatives, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a pris de mauvaises décisions, notamment combattre de toutes ses forces la résolution onusienne accordant un statut d’Etat observateur à la Palestine.
Yves Derai est éditorialiste à Atlantico. Chaque semaine, il écarte les lourds rideaux de velours des palais de la République pour nous en révéler les secrets.
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Aveuglé par les sondages et la peur d'un échec aux prochaines élections législatives, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a pris de mauvaises décisions, notamment combattre de toutes ses forces la résolution onusienne accordant un statut d’Etat observateur à la Palestine.
Avec Yves Derai

La vie politique israélienne ne se remet pas d’avoir perdu un à un les pères fondateurs de l’Etat hébreu. Le dernier de ces Mohicans, Shimon Peres, n’occupe qu’une fonction honorifique de Président qui lui octroie honneurs et gloire mais ne lui confère aucun pouvoir exécutif. Depuis les disparitions de Menahem Begin, Itzhak Shamir, Ariel Sharon (maintenu en état de coma artificiel depuis sept ans), Ezer Weizmann et avant eux, David Ben Gourion ou encore Moshé Dayan, des personnalités s’adonnant la plupart du temps à de basses manœuvres politiciennes ont émergé, à commencer par l’actuel Premier ministre, Benjamin Netanyahou.

Cet ancien officier de Tsahal a décidé, contre tout logique stratégique, de combattre de toutes ses forces la résolution onusienne accordant un statut d’Etat observateur à la Palestine. En votant la résolution qui a recueilli l’immense majorité des suffrages (138 voix pour, 9 contre, 41 abstentions), il aurait pourtant exprimé à la face du monde qu’Israël n’est pas opposé à la création d’un Etat palestinien et, de fait, gagné la bataille de l’image. Il aurait aussi renforcé à bon compte la position de Mahmoud Abbas qui, certes, n’est pas l’interlocuteur le plus courageux pour avancer vers la paix, mais demeure le seul possible.

Au lieu de cela, Netanyahou a choisi de sanctionner financièrement le peuple palestinien et irrité son premier partenaire stratégique, les Etats-Unis, en donnant son aval à la construction de 3000 logements dans les territoires au lendemain du vote ! Pire encore, il a relancé l’organisation terroriste Hamas qui prospère à Gaza sur l’idée que « les juifs ne laisseront jamais les Palestiniens créer leur Etat ».

Certains analystes veulent voir là une tactique délibérée du gouvernement israélien qui chercherait à entretenir le conflit entre Gaza et Ramallah afin de s’éviter une négociation complexe avec Mahmoud Abbas. Malheureusement, je crois que le calcul de Netanyahou n’est pas aussi subtil.

Se profilent en Israël des élections législatives prévues le 22 janvier 2013. Son parti, le Likoud, est challengé par plusieurs formations, à sa droite et à sa gauche, qui pourraient l’empêcher de constituer une coalition homogène. La Maison juive, dirigé par le milliardaire religieux Naftali Bennett, semble séduire les derniers aficionados du Grand Israël, tandis que la liste conduite par l’ancienne présidente de Kadima, la centriste Tzippi Livni, qui vient de recevoir le renfort de l’ex-leader du parti Travailliste Amir Peretz, devrait plaire à la frange la plus pragmatique de la population israélienne.

En vérité, aveuglé par les sondages, Bibi Natanyahou n’a pas vu passer le train de l’Histoire.

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Commentaires (7)
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kasimir
- 07/12/2012 - 11:57
Nethanyaou a été 2 fois 1er ministre
il le sera probablement une 3 eme fois. En demandant l'AG delONU de reconnaitre un Etat PALESTINIEN, Mahamoud Abbas a rompu les accord d'Oslo ou aucune décision unilatérale ne doit être prise. Un chef d'état s'il respecte ses concitoyens doit être légaliste, je suis étonné de lire une conséquence et non pas sa cause.
sam75
- 06/12/2012 - 20:19
Erreur strategique
Je suis assez d'accord avec Yves Derai, je pense que Netanayou a manque de strategie et va dans le mur. D'autant plus que les mesures qu'il a prises ne font que donner raison a ceux qui accusent Israel de ne pas vouloir la paix et confortent et justifient les actes terroristes des Palestinien.On comprends mal ses choix politiques, même s'il y a des élections a la clé. Begin et Golda Meir sont bien loin.
Gringo Nedromi
- 06/12/2012 - 19:55
Bibi est un facho et n'a aucunement l'envergure
d'un chef d'état.
Confisquer les taxes de l'autorité Palestinienne pour les "punir" d'avoir adhéré à l'ONU est stupide, inique et in fine sera contre productif.
Du même calibre qu'aller tuer des membres de la flottille pour Gaza.
Plus généralement les Israéliens oppriment des sémites palestiniens tout en taxant d'antisémitisme tout ce qui dénoncent cela. Un comble.
L'histoire se chargera de juger bibi et les autres. Je crains que le jugement soit loin d'être tendre.