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UMP : derrière l’affrontement Copé-Fillon, ce que la carte du vote des motions révèle du nouveau visage du parti

Publié le 26 novembre 2012
Le vote sur les motions permet de connaître l'orientation plus ou moins à droite des adhérents du parti et montre que l'UMP a effacé les anciens clivages partisans.
Laurent de Boissieu est journaliste politique au quotidien La Croix et fondateur des sites France-politique.fr et Europe-politique.eu.
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Le vote sur les motions permet de connaître l'orientation plus ou moins à droite des adhérents du parti et montre que l'UMP a effacé les anciens clivages partisans.

Les données exclusives qui sont présentées dans cet article sont à retrouver sur le blog iPolitique.fr de Laurent de Boissieu, journaliste politique à La Croix. Pour plus d'infos vous pouvez également consulter son compte twitter.

Atlantico : Les adhérents de l’UMP votaient non seulement pour élire leur président mais aussi pour des motions. Ce vote était-il important ?

Laurent de Boissieu : Les motions de l'UMP ont été complètement éclipsées par le duel entre François Fillon et Jean-François Copé. Quelques jours avant le scrutin, un député membre de la garde rapprochée de l’un des candidats m’affirmait même que ce vote « n’intéresse personne et emmerde tout le monde ».

À l’inverse, Jean-Pierre Raffarin – lui-même à l’origine de la motion « France Moderne et Humaniste » – avait expliqué début octobre que « l’élection du président de l'UMP sera surtout un choix d'homme » tandis que « la ligne politique sera tracée par le vote sur les motions ».

Plusieurs éléments permettent de dire que le vote sur les motions permet bien plus que celui sur l'élection du président de mesurer l'orientation plus ou moins à droite des adhérents de l'UMP.

Premièrement, François Fillon et Jean-François Copé se sont bien plus opposés sur la forme (du « racisme anti-blanc » à l’histoire du pain au chocolat de Copé) et la stratégie (s’adresser à tous les Français ou prioritairement à l’électorat de « droite décomplexée ») que sur le fond des propositions concrètes.

Comme je l’ai déjà révélé sur mon blog, c'est même sans doute l’ancien Premier ministre qui a avancé la proposition, certes passée inaperçue, la plus à droite: « réserver l'accès aux prestations sociales aux étrangers ayant séjourné régulièrement sur le territoire pendant plus d'un an », bref appliquer pendant un an la préférence nationale voulue par l'extrême droite.

Deuxièmement, les deux hommes ont reçu des soutiens parmi les signataires de toutes les motions, de l’aile droite du parti comme de son aile gauche.

Graphique à retrouver sur ipolitique.fr *

Selon mes calculs, la majorité des députés et sénateurs signataires de la motion la plus à gauche, « France Moderne et Humaniste », soutient ainsi Jean-François Copé (40 copéistes, 28 fillonistes et 25 non alignés).

Symétriquement, parmi les signataires de la motion la plus à droite, « La Droite forte », se trouvent tout de même 6 fillonistes, pour 8 copéistes et 3 non-alignés. Autre exemple : le directeur de campagne de François Fillon, Éric Ciotti, même s’il n’a parrainé aucun texte, peut être classé à la droite de l’UMP.

De fait, le choix d’un candidat n’est pas uniquement une question de proximité idéologique. Cela peut aussi être une question de relation personnelle ou de stratégie.

En tant que secrétaire général, Jean-François Copé est le premier à avoir organisé un vote sur les motions. C’est-à-dire l’organisation de courants internes (appelés « mouvements »), puisque les cinq qui ont obtenu plus de 10% des suffrages exprimés ont immédiatement été reconnues comme tels.

En face, François Fillon a au contraire multiplié durant la campagne les mises en garde contre le risque de « balkanisation » du parti. Or, les « centristes de l’UMP » réclamaient la mise en place statutaire des courants, garantie d’une expression et d’un financement autonome.

Quels enseignements peut-on tirer des résultats de ce vote ?

Ce vote montre, tout d’abord, que l’UMP a effacé les anciens clivages partisans, puisque les deux textes qui incarnaient en quelque sorte les composantes fondatrices de l'UMP, en 2002, ont obtenu des scores décevants.

D’une part, 18,17% pour la motion « France Moderne et Humaniste », lancée par d’anciens membres de l'UDF (le radical Jean Leonetti, le démocrate-chrétien Marc-Philippe Daubresse) et de Démocratie libérale (Jean-Pierre Raffarin, Luc Chatel), l’ancien parti d’Alain Madelin qui s’était séparé de l’UDF en 1998.

D’autre part, 12,31% pour la motion « Gaullistes en Mouvement », présentée au dernier moment par les ex-RPR Michèle Alliot-Marie, Roger Karoutchi, Henri Guaino et Patrick Ollier.

Les résultats confirment, ensuite, une orientation très à droite de l’UMP, puisque les deux motions les plus à droite (« La Droite populaire » et « La Droite forte ») ont totalisé 39% des suffrages exprimés des adhérents. L’une d’entre elle, « La droite forte », est même arrivée en tête avec 27,77%.

Ce courant est celui qui a avancé les propositions les plus controversées: inscrire dans la Constitution que « la France est une République laïque de tradition chrétienne »; garantir « l'embauche de journalistes de droite » dans les radios et télévisions publiques; interdire le droit de grève des professeurs, etc.

Enfin, un des grands gagnants de ce vote est Laurent Wauquiez, dont la « Droite sociale » obtient la deuxième place avec 21,69% des suffrages exprimés (jusqu’à 66,22% dans son département de la Haute-Loire). Il s’agit de l'unique motion personnalisée, dans le titre complet de laquelle (« La Droite sociale avec Laurent Wauquiez : défense des classes moyenne - lutte contre l'assistanat ») se trouve un nom propre.

Cette motion est la plus filloniste, puisque 88% de ses signataires soutenaient l’ancien Premier ministre. Il est vrai que Laurent Wauquiez figure en tant que vice-président délégué sur le « ticket » de François Fillon.

Parfois classée à l’aile gauche, son positionnement est en réalité ambigu. Contrairement à « France Moderne et Humaniste », dont la déclaration de principe se démarque explicitement de l’aile droite du parti, « La Droite sociale » a en effet mis en avant la « lutte contre l'assistanat », thématique consensuelle à l’UMP et chère à son aile droite.

Le courant de la « Droite forte » arrive en tête. Cela témoigne-t-il d’une droitisation du parti ?

Pour parler de droitisation, il faudrait pouvoir comparer avec un précédent vote. Or, il s’agit de la première fois que les adhérents de l’UMP étaient appelés à départager des motions.

Ce que l’on peut constater, en revanche, c’est qu’il existe aujourd’hui un décalage entre le choix des parlementaires et celui des adhérents

Graphique à retrouver sur ipolitique.fr 

La motion la plus à gauche (« France Moderne et Humaniste ») a rassemblée 39% des parrainages de parlementaires mais n’a obtenu, comme nous l’avons vu, que 18% des voix.

Symétriquement, « La Droite forte » a récolté 28% des voix mais n’a totalisé que 8% des parrainages de parlementaires. Elle a d’ailleurs été créée par deux trentenaires non parlementaires, Guillaume Peltier (passé par l’extrême droite puis la droite souverainiste) et Geoffroy Didier.

Bien plus révélateurs de l’influence de la « ligne Patrick Buisson » que le score de Jean-François Copé, ces chiffres révèlent une véritable fracture politique entre l'UMP d'en haut et l'UMP d'en bas, celle des notables et celles des militants de base.

Le succès de la « Droite forte » est également un signe de l’attachement des militants à Nicolas Sarkozy. Soutenue par Brice Hortefeux, ce courant se réclame de la « génération sarkozyste » et son intitulé est une référence au slogan de campagne présidentielle de l’ancien président de la République, « La France forte ».  Dans la dernière semaine de campagne interne, ce courant a même lancé une pétition «  pour le retour de Nicolas Sarkozy ».

Existe-t-il des spécificités régionales dans le vote des militants ?

Oui, il existe de fortes disparités régionales, qui correspondent souvent à la présence d’une personnalité – parlementaire et/ou responsable départemental – soutenant la motion.

C’est par exemple le cas pour « France Moderne et Humaniste » (18,17%) grâce à Luc Chatel en Haute-Marne (48,39%) ou Jean-Pierre Raffarin en Poitou-Charentes (44,35% dans les Deux-Sèvres, 39,24% dans la Vienne, etc.).

Carte à retrouver sur ipolitique.fr

Unique motion recalée, pour ne pas avoir dépassé le seuil des 10% des suffrages exprimés (9,19%) – malgré le soutien plus ou moins ouvert des anciens Premiers ministres Alain Juppé et Édouard Balladur -, « La Boîte à Idées » arrive cependant en tête dans l’Eure (26,85%), où elle bénéficie du parrainage du secrétaire départemental, le député Bruno Le Maire.

Outre sa première place, la réussite de « La Droite forte » tient dans le caractère nationalisé de son implantation. Il s'agit de la seule motion qui dépasse 10% dans toutes les fédérations métropolitaines. Elle termine en tête dans 61 d’entre elles, y compris sur des terres modérées, de centre droit (Mayenne, Maine-et-Loire, Haute-Savoie, Morbihan, Finistère, Côte d’Armor). Ne se sentant « pas en phase avec ce choix », le président du comité départemental de la Mayenne a démissionné dès dimanche. Il a finalement annoncé, vendredi 23 novembre, son adhésion à l’UDI, le parti de Jean-Louis Borloo, où il avait déjà un pied à l’Assemblée nationale.

Carte à retrouver sur ipolitique.fr

À l’inverse, l’autre motion représentant l’aile droite de l’UMP, « La Droite populaire » (10,87%), ne parvient pas à percer au-delà des départements où elle dispose de relais solidement implantés, députés ou anciens députés battus aux dernières législatives comme dans le Tarn (26,27%) avec Bernard Carayon, président du comité Départemental de l’UMP. Ces départements correspondent souvent à ceux où l’extrême droite est solidement implantée, notamment dans le Sud de la France (Vaucluse, Pyrénées-Orientales, Gard, Bouches-du-Rhône). Elle réalise son plus fort score dans le Vaucluse (30,71%), où était élu son fondateur, Thierry Mariani (aujourd’hui député des Français établis hors de France).

 

Carte à retrouver sur ipolitique

Le score cumulé de ces deux motions dépassent 50% des suffrages exprimés dans huit fédérations, avec des niveaux impressionnants dans le Tarn (60,26%), l’Aude (59,53%), le Gard (58,76%) ou le Vaucluse (55,82%).

Les gaullistes qui formaient la base historique du RPR obtiennent des scores décevants. S’agit-il d’une rupture idéologique au sein de l’UMP ?

En 2002, à sa création, la base militante de l’UMP était essentiellement issue du RPR. Dix ans après, le score de la motion « Gaullistes en Mouvement » (12,31%) constitue donc un échec au regard des personnalités qui la soutenaient, en particulier Michèle Alliot-Marie, ultime présidente du RPR, et les anciens présidents de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, et du Sénat, Gérard Larcher.

Dans 27 fédérations, donc celle de la Corrèze (9,81%) de Jacques Chirac, les « gaullistes de l’UMP » ne dépassent pas le seuil des 10% des suffrages exprimés. En métropole, la motion n’est en tête que dans deux fédérations : le Territoire de Belfort (29,52%), où elle est soutenue par le député Damien Meslot, et bien entendu les Pyrénées-Atlantiques (26,37%), terre d’élection de Michèle Alliot-Marie. Cette dernière possède pourtant depuis 2006 sur l’ensemble du territoire son propre réseau militant, Le Chêne. Sauf que, selon un de ses responsables, « seulement 55% des adhérents sont aussi à l’UMP ».

Autre raison de cette contre-performance : si la plupart des dirigeants de l’association ont soutenu la motion « gaulliste » (Michèle Alliot-Marie, Patrick Ollier, Serge Grouard, Jacques Legendre, Catherine Vautrin), certains d’entre eux ont soutenu la « Droite sociale » (Isabelle Debré) ou encore la « Droite populaire » (Nicolas Dhuicq).

Pendant la campagne, l’un de ses promoteurs m’a ainsi fait part en « off » de son agacement vis-à-vis de la nature des autres motions en lice : « L’UMP, c’est quatre familles fondatrices : les gaullistes, les libéraux, les démocrates-chrétiens et les radicaux. Le reste ne relève pas d’un projet de société. Moi aussi je suis humaniste, social, populaire et fort : je ne suis pas une couille molle ! ».

Ce score est également le signe d’une rupture idéologique. Cette mutation idéologique des héritiers du gaullisme est toutefois ancienne. La création de l'UMP n'a en effet été possible qu'en raison de la normalisation de la droite gaulliste, qui ne possédait originellement pas les attributs classiques des autres droites, libérales, atlantistes et favorables à une Europe supranationale.

Si des trace de cette spécificité gaulliste subsistent chez des personnalités comme les députés Patrick Ollier ou surtout Henri Guaino, ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy et corédacteur de la motion « gaulliste », les plus fidèles au gaullisme originel ont quitté en 2007 l’UMP derrière Nicolas Dupont-Aignan.

Propos recueillis par Alexandre Devecchio

  * Retrouvez ces données exclusives sur le blog de Laurent de Boissieu et sur son compte twitter.

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CyrilDLR
- 27/11/2012 - 16:03
Des gaullistes à l'UMP ?
Je retiens notamment ces phrases de l'excellent Laurent de Boissieu, grand spécialiste du gaullisme : "La création de l'UMP n'a en effet été possible qu'en raison de la normalisation de la droite gaulliste, qui ne possédait originellement pas les attributs classiques des autres droites, libérales, atlantistes et favorables à une Europe supranationale. [...]les plus fidèles au gaullisme originel ont quitté en 2007 l’UMP derrière Nicolas Dupont-Aignan."
Il resterait 12% de gaullistes à l'UMP, parti par excellence libéral, atlantiste, fédéraliste ? Ils savent vers quel parti se tourner aujourd'hui pour enfin porter une parole forte et alternative ! DLR, de l'air !
Leprintempsmauve
- 26/11/2012 - 18:06
Rejoignez la résistance...
vote électronique puis bourrages d'urnes, fédérations oubliées...
dites vous bien effectivement que d'autres avant vous ont déjà repris leur liberté ! car la démocratie n'y a jamais eu réellement sa place.

...ils ont préparé un nouveau terreau pour accueillir la résistance

parce que le Gaullisme, c'est d'abord une morale politique !

Debout La République : L'AVENIR EST ENTRE NOS MAINS et pas dans celles ni de l'UE ni de l'UMPS…
troiscentsalheure
- 26/11/2012 - 18:04
A marc56
"remettre à sa juste place, très faible sinon nulle, la menace alléguée du terrorisme djihadiste " (programme de l'UPR). Ce parti ne propose rien dans de domaine de l'immigration hormis un référendum.