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La Chine pourrait jouer un "rôle spécial" dans la médiation du conflit israélo-palestinien.
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La Chine pourrait jouer un "rôle spécial" dans la médiation du conflit israélo-palestinien.
Le dessous des cartes

L'appétit monstre de la Chine en énergie finira-t-il par déséquilibrer le Moyen-Orient ?

Publié le 25 novembre 2012
Les Palestiniens ont accueilli favorablement vendredi la volonté de la Chine de s'impliquer davantage au Proche-Orient, où Pékin pourrait jouer un "rôle spécial", notamment de médiation avec Israël.
François Lafargue
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François Lafargue est docteur en Géopolitique et en Science Politique. Il enseigne à Paris School of Business.Auteur d’une thèse portant sur l’Afrique du Sud, il est également docteur en Science politique avec comme thème de recherche la stratégie des...
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Les Palestiniens ont accueilli favorablement vendredi la volonté de la Chine de s'impliquer davantage au Proche-Orient, où Pékin pourrait jouer un "rôle spécial", notamment de médiation avec Israël.

Atlantico : Bassam al-Salhi, émissaire du président palestinien Mahmoud Abbas, a estimé dans une conférence de presse à Pékin que les peuples chinois et palestinien entretiennent une amitié particulière. Quelles ont été par le passé les relations entre ces deux régions. Quels sont les objectifs réels de la Chine dans sa prise de position dans ce conflit ? 

François Lafargue : La Chine dans les années 1950 a aidé les mouvements en Afrique du Nord dans leur combat anticolonial, puis a été un soutien de la cause palestinienne. Mais la Chine, qui n’est devenue importatrice de pétrole que depuis 1993 a longtemps manifesté un intérêt relatif à l’égard de cette région du Moyen-Orient. Des pays arabes comme l’Arabie saoudite ou le Koweït restent marqués par une profonde hostilité au communisme synonyme d’athéisme, et jugent avec méfiance la Chine où les minorités musulmanes font l’objet d’une répression féroce (les Ouïghours au Xinjiang) ou d’une étroite surveillance (comme les Hui, qui sont des Hans convertis à l’islam). Maintenant les échanges commerciaux comme les investissements de Pékin dans les pays du golfe, ont sensiblement progressé depuis une dizaine d’années.

La Chine pourrait jouer un "rôle spécial" dans la médiation du conflit israélo-palestinien, quel pourrait-il être ?

La Chine n’a pas de légitimité particulière dans ce conflit pour être un médiateur accepté par les différentes parties. Pékin ne dispose pas de moyens de pression comme peuvent en avoir les Américains et les Européens, principaux bailleurs de fonds de l’Autorité palestinienne. Par cette initiative, la Chine semble vouloir "tenir son rang" de grande puissance et ne veut plus apparaître comme le soutien des régimes autocratiques : l’évolution institutionnelle positive de la Birmanie comme le faible soutien apporté à Kadhafi en Libye au moment de la guerre civile en sont l’illustration, tout comme l’acceptation l’an dernier de la partition en deux du Soudan (alors même que Omar el-Béchir entretenait des relations économiques étroites avec Pékin).

La Chine a-t-elle peur des évolutions démocratiques dans le monde arabe ?

La question se pose : comment la Chine dont la situation socio-économique est à plusieurs égards comparable à celles des pays du Maghreb pourrait-elle être épargnée par la contestation ? Dès 2010, Wen Jiabao, alors Premier ministre, reconnaissait ouvertement que les déséquilibres sociaux constituaient un défi de premier ordre pour le pays. Les timides velléités de manifestations de la jeunesse chinoise (notamment en février 2011) ont été violemment réprimées, le signe d’un certain désarroi des autorités publiques. Tout visiteur en Chine ne peut que constater la crispation du régime depuis quelques mois, avec une présence des forces de police plus marquée et la mise en œuvre de nouvelles mesures de surveillance. L’achat d’un billet de train nécessite désormais la présentation d’une pièce d’identité, dont le numéro est relevé. Cette décision est officiellement destinée à lutter contre la revente au marché noir (surtout au moment des jours fériés), mais sert surtout à mieux surveiller les déplacements de la population.

Les révolutions violentes en Libye comme en Syrie ont prouvé que la détermination populaire pouvait avoir raison de régimes politiques, disposant pourtant d’un redoutable appareil répressif.

La Chine peut-elle faire basculer les rapports de force au Moyen-Orient ? A-t-elle un intérêt à cela ou plutôt à maintenir une sorte de statut quo ?

Les révolutions dans le monde arabe ne fragilisent guère les positions commerciales de la Chine, bien au contraire, en Égypte les Frères musulmans, soucieux de s’émanciper de la tutelle américaine soutiennent les projets bilatéraux. A l’occasion de sa première visite officielle en Chine (en août 2012) le président égyptien Mohamed Morsi a encouragé les entreprises chinoises à investir davantage dans son pays et à participer aux grands projets de construction d’infrastructures, comme la ligne ferroviaire à grande vitesse devant relier Alexandrie à Assouan. En 2011, le montant des exportations de la République populaire de Chine (RPC) en Égypte a été supérieur de 40 % à l’année 2009. La Chine achète 15 % des exportations de pétrole des pays du Moyen-Orient. Cette proportion augmente naturellement régulièrement. Mais il parait peu probable que les équilibres politiques connaissent une profonde inflexion dans les prochaines années. Même si la RPC devenait le premier acheteur du pétrole du Moyen-Orient au cours de la prochaine décennie, les liens politiques et économiques entre les États-Unis et l’Arabie saoudite ou le Koweït resteront très étroits. Les actifs financiers des monarchies du golfe sont essentiellement placés en Occident et particulièrement aux États-Unis, qui offrent une certaine stabilité institutionnelle pour les investisseurs, ce que la Chine n’offre pas pour le moment et ne semble pas être en mesure de  faire avant plusieurs années.

La RPC ne souhaite pas accentuer sa dépendance à l’égard du Moyen-Orient (cette région devrait fournir de l’ordre de  65 % des achats en pétrole de la Chine vers 2020), pour plusieurs raisons : l’instabilité politique de plusieurs pays, mais également la difficulté pour la Chine à assurer la surveillance de son approvisionnement. La Chine n’est pas en mesure actuellement, d’assurer la protection de ses bâtiments contre la piraterie maritime, ou les risques terroristes et ne disposera pas avant au moins une décennie d’une marine de haute mer.

Quels sont les risques pour Israël si les Etats-Unis se retirent et la Chine les remplace au Moyen-Orient ?

Les relations entre Israël et les États-Unis sont autant fondées sur des intérêts stratégiques communs que sur une proximité culturelle et idéologique. Même moins présents au Moyen-Orient, les États-Unis conserveront des liens étroits avec Israël. Pendant la Guerre Froide, la RPC, alliée des pays arabes, a toujours refusé d’établir des relations diplomatiques avec Israël. Cet ostracisme a pris fin au début des années 1990 et depuis les relations bilatérales se sont largement amplifiées en dépit d’une méfiance mutuelle, puisque la Chine conserve des liens étroites avec l’Iran. Pour la Chine, Israël de par sa faible taille démographique n’est pas un débouché commercial significatif, mais constitue surtout un fournisseur de technologies militaires sophistiquées, lui permettant de poursuivre la profonde modernisation de ses forces armées. La RPC est non seulement un marché prometteur pour l’industrie militaire et spatiale israélienne ; Israël a notamment vendu à Pékin des missiles air-air Python III, et des drones de type Sparrow.

Peut-on imaginer une colonisation pétrolière en douceur comme la Chine l’a déjà fait en Afrique ? 

Non cela est peu plausible. En Afrique, la Chine a profité de l’isolement international de certains États, soumis à des sanctions comme longtemps la Libye et l’Angola et aujourd’hui le Soudan. Elle a pu investir en obtenant des conditions avantageuses. Mais au Moyen-Orient, la situation n’est pas comparable. Ces États disposent d’entreprises publiques comme l’Aramco, et sont beaucoup moins tributaires des capitaux et de la technologie étrangère. Les pays du Moyen-Orient sont des fournisseurs convoités de par la qualité de leur ressources en hydrocarbures comme le coût de revient de leur exploitation. L’exemple de l’Iran me parait significatif. Les sanctions frappant le pays ne l’ont pas "plongé" dans les bras de la Chine. L’Iran a longtemps pu compter sur d’autres investisseurs que les Occidentaux, notamment japonais et indiens.

Propos recueillis par Jean-Baptiste Bonaventure

 
Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (3)
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kettle
- 25/11/2012 - 21:20
"colosse aux pieds d'argile"
@urbigen "le jour où la Chine s'éveillera le mondre tremblera" mais n'est ce pas également un "colosse aux pieds d'argile" ?
---
Les Shenyang et le Liaoning ne sont pas fait d'argile !

http://www.dailymail.co.uk/news/article-2238222/China-lands-fighter-jet-aircraft-carrier-takes-leap-Asian-naval-power.html
urbigen
- 25/11/2012 - 11:54
Souvenez vous...
"le jour où la Chine s'éveillera le mondre tremblera" mais n'est ce pas également un "colosse aux pieds d'argile" ?
babar38
- 25/11/2012 - 11:49
Très intéressant
Ananlyse fine et bien documentée
Très bon éclairage