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En octobre, le Livret A et le LDD (Livret de développement durable) ont recueilli 21,29 milliards d'euros
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En octobre, le Livret A et le LDD (Livret de développement durable) ont recueilli 21,29 milliards d'euros
La Cigale et la Fourmi

Record de collecte : mettre son argent sur son livret A est-il vraiment le meilleur moyen de gérer son épargne ?

Publié le 22 novembre 2012
Avec 21,29 milliards d'euros de collecte, le Livret A et le Livret de développement durable (LDD) ont battu tous les records en octobre. Mais d'autres placements plus avantageux sont-ils possibles pour les Français ?
Philippe Crevel et Simone Wapler
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Philippe Crevel est secrétaire général du Cercle des Epargnants depuis 2004. Simone Wapler est rédactrice en Chef desPublications Agora (analyses et conseils financiers).Elle est l'auteur de "Pourquoi la France va faire faillite: et ce que vous devez...
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Avec 21,29 milliards d'euros de collecte, le Livret A et le Livret de développement durable (LDD) ont battu tous les records en octobre. Mais d'autres placements plus avantageux sont-ils possibles pour les Français ?

Atlantico : En octobre, le Livret A et le LDD (Livret de développement durable) ont recueilli 21,29 milliards d'euros. Le relèvement des plafonds - de 15 300 euros à 19 125 euros pour le Livret A et de 6 000 euros à 12 000 euros pour le LDD - adopté par le gouvernement et appliqué depuis le 1er octobre est-il le seul facteur explicatif d'un tel succès ?

Philippe Crevel : Inéluctablement, le relèvement des plafonds des deux livrets ont créé un effet d'aubaine pour tous les épargnants qui avaient atteint les anciens plafonds. D'autres facteurs d'une moindre portée ont également joué : la fiscalisation future des comptes sur livret des produits d'épargne avec l'assujettissement au barème de l'impôt sur le revenu annoncé fin septembre/début d'octobre ou encore les augmentations générales d'impôts qui se traduisent souvent par une hausse de l'épargne, les ménages se préparant à "payer la note".

Simone Wapler : Ce succès s'explique par les différents krachs boursiers qui se sont produits (2000, 2008...). Les investissements en actions restent encore difficiles et, sur les marchés obligataires, les contrats d'assurances vie en euros ne rapportent qu'un très faible rendement. Ajoutons les contraintes relatives à l'Assurance vie - présence du placement chez un assureur, durée de détention rallongée pour bénéficier d'avantages fiscaux - et le bon vieux Livret A retrouve du charme. Ce dernier ne permet d'obtenir qu'un faible rendement, mais paraît sûr et et l'épargne placée est disponible.

Mais soyons honnête. Le rendement réel du Livret A est quasi-nul puisqu'il ne permet que de combler l'inflation (la hausse généralisée des prix, ndlr) et, contrairement à ce que l'on croit, le risque n'est pas totalement nul à moyen terme.

Le FMI qualifie de "répression financière" les moyens qu'utilisent actuellement les gouvernements pour drainer à leur profit de l'épargne qui, sans ces mesures, irait ailleurs. Et si le Livret A et le LDD ont collecté autant de fonds, c'est avant tout parce que cet arsenal est efficace.

Les Français ont-ils raison de placer une aussi grande part de leur épargne dans ces deux livrets ou d'autres placements peuvent être plus avantageux ?

Philippe Crevel : Avec un rendement de 2,25%, le Livret A n'offre qu'un faible rendement. Dans le même ordre, l'Assurance vie offre un rendement légèrement supérieur  et une certaine sécurisation des actifs sur les fonds euro. Pour des rendements plus élevés, les épargnants devront accepter de prendre plus de risque que ce soit sur les marchés actions ou obligataires. Même s'il est fiscalement élevé, l'immobilier n'offre pas de perspectives plus avantageuses à l'exception de zones géographiques particulières.

Le CAC40 (le principal indice boursier de la place de Paris qui regroupe 40 des 100 plus grandes capitalisations boursières des entreprises présentes sur le Premier marché, ndlr)  a plutôt augmenté depuis le début de l'année et constitue un placement relativement intéressant pour ceux qui sont arrivés en début d'année d'autant plus que les grandes entreprises françaises dégagent des bénéfices et distribuent des dividendes (part des bénéfices distribuée aux actionnaires, ndlr). Le marché action est donc porteur même si le contexte économique actuel ne permet en rien de garantir que la hausse constatée se poursuivra.

Le marché obligation est divisé en deux. Les obligations d'Etats ne présentent que de faibles taux, aux alentours des 2% pour la France. Les obligations d'entreprises présentent quant à elles plus de rendements. Mais rappelons que l'achat direct d'obligations pour les particuliers est complexe et qu'il vaut mieux passer par des Fonds commun de placement ou des Sicav qui permettent de prendre moins de risques qu'en se lançant directement sur ce type de produit.

Simone Wapler : Les Français ont raison d'épargner pour parer aux coups durs. D'autres placements sont certes possibles, mais tout est une question de choix entre rendements et risques acceptables. Plus clairement, un particulier cherchant des rendements plus élevés devra donc nécessairement accepter en contrepartie de prendre davantage de risques. A l'heure actuelle, l'aversion à celui-ci est très forte - ce qui se traduit d'ailleurs par des prix toujours très élevés dans le secteur immobilier.

Le marché des actions est actuellement entré dans un grand marché baissier qui durera encore plusieurs années. La règle, dans ce type de "bear market", consiste alors à n'investir que dans les périodes de creux, c'est à dire aux points les plus bas. Les cours de bourse ne sont que des projections des bénéfices futurs des entreprises et la conjonctures actuelle ne permet de présager des profits en hausse chez les entreprises. Nous ne sommes donc pas dans une période optimale pour investir sur le marché actions.

Les obligations n'ont quant à elles jamais été aussi basses depuis 260 ans en France. Elles sont actuellement valorisées de façon excessive ce qui, par conséquent, laisse supposer que les rendements vont monter et les prix des dites obligations va baisser (les deux évoluant en sens inverse, ndlr). A ce stade, autant privilégier l'or - qui n'est pas un investissement mais un placement - car le risque est plus faible.

La politique fiscale du gouvernement rabat t-elle les cartes de l'épargne en France ?

Philippe Crevel : Les livrets bancaires qui vont en grande partie être soumis à l'impôt sur le revenue, les actions achetées en direct hors PEA (Plan d'épargne en actions, une couverture fiscale permettant des exonérations d'impôts sur les revenus et les plus-values réalisées, ndlr), c'est à dire sur un Compte-titres, ont effectivement perdu une partie de leur attractivité au profit de l'épargne défiscalisée et de l'Assurance vie et du PEA qui, tous les trois, n'ont pas été touchés.

Ces trois placements sont donc potentiellement les "gagnants". Pour un risque zéro, le Livret A arrive en tête de ce trio.

Simone Wapler : La pression fiscale a augmenté partout sauf pour le Livret A. Dividendes, plus-values, capital... la fiscalité française est actuellement la plus pénalisante du monde. Aucun compartiment d'investissement n'est donc réellement plus avantageux qu'un autre : foncier, immobilier, obligations, actions.

Quelles conséquences ont les habitudes d'épargne des Français sur le financement de l'économie et la viabilité de la dette française ?

Philippe Crevel : L'épargne de court terme aspire de plus en plus un part croissante de l'épargne des Français et obstrue à une allocation optimale des ressources. Le rapport Gallois comme le Pacte de compétitivité du gouvernement - même si ce dernier est contradictoire en favorisant ce mouvement via sa politique fiscale - soulignent d'ailleurs le problème que représente le manque d'épargne de long terme en France.

Une telle mutation du système est très coûteux. Il aurait été plus simple de favoriser directement les actions et les obligations d'entreprises. Nous n'avons toujours pas de système efficient et efficace pour le financement de l'économie. Sur ce constat d'échec, le gouvernement a tranché en faveur de la Banque publique d'investissement par exemple.

Simone Wapler : Si les Français épargnaient moins, les marchés seraient beaucoup plus exigeant sur les taux d'intérêt qu'ils exigent de la France lorsqu'elle s'endette. L'épargne privée, liquide et mobilisable des Français constitue pour nos créanciers étrangers une sorte de garantie.

Un pays fait faillite s'il ne rembourse pas ses créanciers étrangers. Si la situation française s'aggravait, le gouvernement pourraient alors prendre un certains nombre de mesures draconiennes pour mobiliser cette épargne à son service. Cette ruée vers le Livret A arrange donc l'État car, ainsi, la dette peut redevenir française en cas d'urgence.

Propos recueillis par Olivier Harmant

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (17)
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celasepasseenfrance
- 23/11/2012 - 20:33
Walter99 - Pour être précis :
Tapez : Crise de la dette mon épargne en danger (prendre le temps de lire la video jusqu'à la fin) - avec Delamarche et un cabinet d'avocats
Anemone
- 23/11/2012 - 20:26
Pourquoi j'ai vidé mon livret A
1/ pour partir en voyage (c'est vrai que j'étais loin du plafond précédent)

2/parce que, en bonne égoïste de droite, je n'avais pas envie de financer la construction de logements sociaux supplémentaires (but du livret A) avec l'épargne difficilement collectée pour mes vieux jours, épargne déjà tellement de fois taxées que préserver seulement le capital pour la diversité enrichissante qui m'appauvrit en parallèle, sans un cent d'euros de bénéfice, non merci!
adadaf
- 23/11/2012 - 11:01
L'arroseur arrosé
Pourquoi le relèvement du plafond du livret A ?
Tout simplement parce que l’État n'a plus un radis.
Et parce que l’État est un gestionnaire pitoyable.
Depuis 2009, il a contraint les banques à faire clôturer les livrets A détenus en double par les ménages, sous prétexte d'appliquer la règle d'un livret A par tête dont tout le monde se moquait avant cette date.
Résultat : les dépôts ont chuté, l'épargne s'est tournée vers l'étranger et l'or et l’État a manqué de financement.
Alors qu'est-ce que le relèvement du plafond des dépôts ? Une rustine pour faire revenir les pigeons.