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Des taux historiquement bas de l’Etat français serait un signe de "crédibilité" de la France sur les marchés selon le gouvernement.
© Reuters
Des taux historiquement bas de l’Etat français serait un signe de "crédibilité" de la France sur les marchés selon le gouvernement.
Le nettoyeur

"La crédibilité de la France reconnue par les marchés" : ah oui vraiment ?

Publié le 16 novembre 2012
Pour répondre à The Economist, Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement français, s'est félicité des taux historiquement bas de l’Etat français sans comprendre que c'est en fait une mauvaise nouvelle qui montre à quel point les gouvernants n’ont toujours rien compris à la crise.
Pascal-Emmanuel Gobry est journaliste pour Atlantico.
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Pour répondre à The Economist, Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement français, s'est félicité des taux historiquement bas de l’Etat français sans comprendre que c'est en fait une mauvaise nouvelle qui montre à quel point les gouvernants n’ont toujours rien compris à la crise.

L'anecdote est si révélatrice... The Economist, le très estimé journal britannique, a décidé de troller la France cette semaine avec sa Une nous déclarant une “bombe à retardement” pour l'Europe. Quelque soit la validité des critiques de l'Economist, on peut rester sceptique sur le procédé.

Ce qui fut révélateur, c'est la réaction du gouvernement. La réponse du porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, fut de pointer les taux d'emprunts historiquement bas de l'Etat français et de dire que la France a donc une “crédibilité […] reconnue par les marchés.”

Cette analyse est désespérément fausse. C'est le contraire : les taux bas de la France sont une mauvaise nouvelle, pas une bonne nouvelle. Et le fait que nos gouvernants ne comprennent toujours pas cela est désastreux.

Pourquoi est-ce que les taux d'emprunts bas sont une mauvaise nouvelle ?

Parce que, hors cas de panique (Grèce, Espagne...), les taux bas sont un indicateur de marasme économique.

Le mécanisme est le suivant : lorsque les investisseurs s'attendent à une bonne conjoncture économique, ils investissent dans des actifs à haut risque et haut rendement (comme des actions) et les taux d'Etat doivent donc augmenter pour attirer les investisseurs ; lorsqu'ils s'attendent à une mauvaise conjoncture, ils préfèrent des actifs “refuge”, comme les obligations d'Etat, et le taux baisse. Cette relation entre la “courbe des taux” et les attentes économiques est une des bases élémentaires de la finance de marché.

Ce sont ces attentes économiques, plus que toutes les autres explications qu'on entend, qui expliquent le comportement des taux d'intérêts souverains.

Comment en être sûr ? L'exemple le plus frappant fut signalé par Jeff Gundlach, un des gourous de l'investissement obligataire : lorsqu'on y regarde de près, les programmes de QE, c'est-à-dire d'achats massifs d'obligations par la banque centrale américaine, exercent une pression à la hausse sur les taux, pas à la baisse. A priori on devrait se dire que c'est l'inverse : si la banque centrale achète massivement des obligations, les taux devraient baisser pour répondre à cette demande ? Sauf que les programmes d'achats d'obligations représentent la volonté de la banque centrale de stimuler l'économie ; ils représentent donc des attentes de croissance supérieure ; donc les taux augmentent, au lieu de baisser. Ce mécanisme se retrouve partout où on regarde.

Il n'y a donc aucune histoire de “crédibilité”. Les taux bas français dont se vante le gouvernement sont en fait une terrible nouvelle : personne ne pense que la France aura de la croissance (et qui peut dire le contraire?). C'est un spectacle effroyable de voir un gouvernement se vanter d'un indicateur qui dénonce sa politique. C'est comme un pilote d'avion qui a un altimètre devant lui, sait ce que c'est qu'un altimètre, mais pense qu'un avion doit foncer vers le sol pour s'envoler et se félicite quand tous les voyants clignent au rouge. Et nous sommes les passagers de ce pilote fou.

Il ne s'agit pas ici de taper sur le gouvernement socialiste. La bêtise économique se porte très bien à droite aussi. Le gouvernement conservateur anglais raconte aussi les mêmes calembredaines : sa politique d'austérité est entrain de flinguer l'économie anglaise ; les taux baissent ; le chancelier (ministre des Finances) se félicite que la politique “marche” parce que les taux bas démontrent la “crédibilité” du gouvernement. Même The Economist, portant bien mal son nom, a par le passé repris cet argument.

Cette histoire de “crédibilité” sans queue ni tête va de pair avec l'idée fausse qu'il y a en Europe une “crise de la dette” et pas une crise de la monnaie, idée défendue à cor et à cri par l'Allemagne et qui sous-tend le nouveau traité européen qui instaure l'austérité comme règle macroéconomique.

Au-delà des problèmes structurels de la zone euro, le problème fondamental est peut être que nos dirigeants ne comprennent pas ce qui se passe, de manière parfaitement littérale : lorsqu'il se passe quelque chose, ils ne comprennent pas de quoi il s'agit. La crise de l'euro continue depuis trois ans, et les gouvernants n'ont toujours, fondamentalement, rien capté.

Il y a bien un dirigeant en Europe qui comprend : il s'agit de Mario Draghi, le gouverneur de la Banque centrale. Mais au lieu de tenter de remédier à l'ignorance de ses contemporains, il se sert de sa compréhension pour accumuler un pouvoir quasi absolu sur la zone euro.

Tout ça donne peu envie d'investir, et beaucoup envie de chercher des actifs refuges... Gage que le gouvernement s'en félicitera.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
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jmpbea
- 17/11/2012 - 19:11
si les actions des entreprises françaises
avaient un rendement de , disons 5%, l'état devrait emprunter avec un taux attractif par rapport à 5%, disons 2,5% puisqu'il apporte aussi la sécurité du remboursement
si l'état peut emprunter à 0,10% cela veut dire que les capitaux ne croient pas en la reprise en France avant longtemps....
leroidurebond
- 17/11/2012 - 18:20
Demande d'éclaircissement
Je ne connais strictement rien à l'économie, cependant, je ne comprends pas une point particulier dans cet article, le "marché" est mondial, donc si les investisseurs préfèrent les obligations d'état françaises c'est que la conjecture économique mondiale est mauvaise, non pas la conjecture économique française ? et donc le gouvernement français n'y peut pas grand chose ... ou bien les investisseur qui achètent des obligations de l'état français auraient dans tous les cas investi dans des entreprises française ?
jmpbea
- 17/11/2012 - 16:28
laurentso: emprunts à court ou long terme
tu n'y connais rien et tu causes, c'est triste mais nous ne sommes pas là pour faire ton éducation, donc reste où tu es et tais toi s'il te plait