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Les disputes entre les socialistes et ses alliés montrent bien l'emprise néfaste de la gauche radicale en France.
La semaine Goldnadel

Quand les disputes entre le PS et ses alliés illustrent à la perfection l'emprise néfaste de la gauche radicale en France

Publié le 12 novembre 2012
Cette semaine, Gilles William Goldnadel revient aussi sur l'élection présidentielle américaine, et la polémique autour de Benjamin Biolay.
Gilles-William Goldnadel est un avocat pénaliste aux prises de position contestataires, président fondateur d'Avocats sans frontières. Il fut le défenseur des accusés dans les affaires Sentier I et Sentier II, ainsi que dans l'Angolagate. Il est...
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Cette semaine, Gilles William Goldnadel revient aussi sur l'élection présidentielle américaine, et la polémique autour de Benjamin Biolay.

La gauche, on le sait, a du goût pour le psychodrame. Cette semaine, à la satisfaction des échotiers, ce sont les relations entre le Parti socialiste, d'une part, et le Parti communiste et le parti soit disant écologiste, d'autre part, qui auront généré les commentaires.

À ma surprise, certains esprits de droite, ordinairement moins candides, auront donné tête baissée dans ce qui n'apparaît être que jeux de rôles et de dupes.

Formulons la règle ainsi : dans le temps de l'élection, période virtuelle par excellence, l'union des gauches est une nécessité. Le Parti socialiste, pour bénéficier de la bénédiction de l'idéologie dominante, doit prendre un bain de purification révolutionnaire. L'onction extrême lui est donnée par les stratèges marxistes et les mondialistes au verbe haut qui, faute de mieux, ne sont pas ennemis de quelques prébendes et strapontins.

Personne ne croit vraiment à ce qui relève du rituel religieux. Ce jeu de rôles ne fait pas vraiment de dupes, et la prise de Paris vaut d'autant plus cette messe de mariage en rouge et vert, que nul ne songe à suggérer que l'on célèbrerait rue de Solférino des noces un peu barbares.

Le pouvoir obtenu au moyen de ce cérémonial à bon marché, voilà si tôt venu le temps cruel du réel.

Le parti de gouvernement, sauf à vouloir, dès son arrivée aux affaires, précipiter le pays dans un chaos qui l’emporterait est naturellement contraint de renoncer à son programme démagogique, d'autant plus aisément que personne n'y a vraiment cru et que sa majorité est faite. Les électeurs qui, à sa gauche, on fait semblant d'y croire y gagnent le plaisir masochiste de pouvoir se plaindre d'avoir été cocus.

De leur côté, ses alliés extrêmes ont l'ardente obligation de se démarquer au plus vite, ayant peu d'appétence à se colleter au réel et plus de compétences pour entonner l’air de la trahison.

Ne pouvant obliger leur allié politiquement majoritaire à composer, ils pourront toujours se consoler, en bons gramscistes, en pesant dans la rue et sur la société via des médias qu'ils séduisent, précisément, par leur discours onirique et virtuel.

Bien entendu, ce divorce de raison doit conserver quelque tenue pour préserver l'avenir électoral d'une nouvelle union qui sera scellée sur l'autel de la lutte sacrée contre la réaction fascisante.

J'ai dit que cette pantomime en deux actes qui ne cesse d'être jouée ne faisait aucune dupe, tant les acteurs comme le public participent à la comédie mélodémocratique et connaissent leur partition.

J'oubliais seulement le théâtre français qui finira par faire faillite.

 

Ainsi, par la volonté de la gauche souveraine, la proposition de loi socialiste, controversée, qui consacre le 19 mars 1962-jour du cessez-le-feu en Algérie-comme journée nationale du souvenir «des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie» a été adoptée.

Peu importe donc les morts du jour d'après. Les Européens massacrés à Oran devant l'armée française, l'arme au pied, comme les harkis, une nouvelle fois trahis.

Dans le même temps, et alors que le mot d'ordre serait à l'apaisement, des belles âmes ont tenté vainement la semaine dernière d'empêcher le ministre des Anciens combattants de rendre à Fréjus les honneurs militaires au général Bigeard en dépit de ses états de service, notamment en Indochine.

On veut bien pardonner les crimes du FLN, mais pas la gégène…

Décidément, le principe élémentaire de réciprocité a du mal à passer, lorsqu'il s'agit de l'Algérie.

Thierry Mariani s'est néanmoins permis de le rappeler à sa manière s'agissant de la dette de 16 millions d'euros que l'État algérien doit à l'Assistance Publique de Paris au titre d'une convention bilatérale de sécurité sociale qui prévoit la réception de patients algériens dont les pathologies nécessitent des soins dans des services français. Il ne s'agit pas, je le précise, de médecine d'urgence mais d'une prise en charge organisée au préalable, sur avis médical. À charge, pour l'Algérie de régler les factures… qui, à ce jour, ne sont pas réclamées avec beaucoup d'insistance par un pays qui n'a pourtant pas, à ce qu'il paraît, les moyens de faire le joli cœur.

C'est dans ce contexte, que le bras d'honneur de Gérard Longuet a déclenché l'indignation, y compris de l'autre côté de la Méditerranée. Est-il besoin de rappeler au lecteur averti que l'ancien ministre entendait ainsi -hors antenne- opposer crument son refus aux exigences algériennes d'une repentance à sens unique.

Il n'est pas interdit de considérer ces indignations comme sélectives, à se remémorer les mêmes gesticulations phalliques mimées par MM. Mamère Noël et Emmanuelli Henri, mais en séance publique de l'Assemblée Nationale. Il est vrai que s'agissant du dernier, il ne s'agissait que d'un doigt.

 

Ainsi donc Barak Obama aura droit à un second mandat. La performance réalisée n'est pas mince, s'agissant du premier candidat réélu avec un taux de chômage supérieur à 8 % de la population.

On peut ne pas verser dans l’Obamania -et c'est peu dire- on peut également savoir le poids des médias de la côte Est, qui prennent le plus souvent parti pour le démocrate, l’influence insidieuse autant que prégnante de l’industrie du rêve de la côte Ouest, et saluer l'exploit d'un artiste de grande classe. Ne pas le reconnaître, ne pas voir non plus les dégâts causés par une aile droite du parti républicain (qui n'a vraiment rien à voir avec la droite de l'UMP, comme l'a suggéré assez futilement M. Baroin dans le Fig-Mag) c'est se priver d'une clé de compréhension de l'échec d'un Mitt Romney, visiblement dominé.

Mais si la clé principale de l'échec républicain était cachée ailleurs ? Comme la lettre volée, trop visible pour être vue ? Trop indicible, aussi. Si les mots sont rétifs, les chiffres parlent d'eux-mêmes : 93 % des noirs, 73 % des Asiatiques, 71 % des latinos ont voté Obama. L'obsession raciale n'a jamais été aussi massive depuis l'obsession de l'antiracisme et de la négation, en Europe, de la réalité de l’identité raciale. Dans le même temps, 59 % (seulement…) des blancs votaient républicain.

De là en déduire que le blanc est une couleur plus neutre dans l'arc-en-ciel américain, il n'y a qu'un pas que beaucoup de sociologues outre-Atlantique ont franchi. On pourrait objectivement y voir une attitude moins racialiste que chez les autres communautés de cette société multiculturelle célébrée extatiquement des deux côtés de l'océan.

 

La BBC est en crise. Après avoir couvert pendant 20 ans les privautés pédophiles de l'une de ses vedettes, M. Savile, et alors même qu'elle était sommée -après sa mort- de rendre enfin des comptes, la voilà, qui pour faire bonne mesure, a accusé injustement des mêmes turpitudes un ancien parlementaire thatchérien. Le patron de la radio nationale britannique a dû démissionner.

Un esprit chagrin pourrait être conduit à en déduire qu'il est plus facile de condamner un innocent conservateur qu'un coupable extravagant issu de l'aristocratie médiatique.

Bien évidemment, on ne verrait pas ce genre de choses en France.

En France, on ne démissionne pas.

 

Le Parisien du dimanche 11 novembre consacre un article au chanteur Benjamin Biolay intitulé «le gentil rebelle». Suit un encadré sur une polémique qui oppose l'artiste prétendument subversif à ceux qui lui reprochent d'avoir piétiné la mémoire de feu Jean-Pierre Stirbois, ancien responsable du Front National, mort dans un accident de la route. Dans une récente ritournelle, le chanteur a en effet troussé le vers suivant : «la vengeance est un plat qui se mange froid, comme Stirbois s'est mangé son cèdre». Benjamin Biolay opère dans le Parisien une sorte de rétro pédalage assez peu convaincant. Je n'ai pas l'honneur de connaître M. Biolay, mais tout cela ne m'a pas l'air ni très gentil, ni très rebelle. Ni très malin non plus.

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Yann
- 17/11/2012 - 13:44
@golvan, oh, comme c'est original
Vous prônez l'ignorance... euh soit, c'est un angle comme un autre.
golvan
- 14/11/2012 - 10:19
@yann -
Wasp: je n'ai pas besoin de wikipedia, le dictionnaire des analphabètes pour savoir que les blancs aux usa ne sont pas tous des anglo-saxon-protestant-blancs, mais également des Irlandais blancs et catholiques, des Polonais blancs et catholiques, des mormons blancs qui étaient massacrés jusqu'au début du 20ème siècle par des protestants blancs, des Hamish blancs et non-violents originaires d'Alsace et j'arrête là parce que je n'ai pas le temps de faire l'éducation des marxistes pavloviens qui plaquent leurs schémas de pensée sur tous les phénomènes de la planète.
anticip
- 14/11/2012 - 08:09
il a parfaitement raison
2 exemples de l'attitude démocratique de l'extrême gauche , un maire sous une tente a paris pour pleurer des subventions alors qu'il a mal géré sa ville , le deuxième ,20 délinquants cagoulés a notre dame des landes massacre un honnête vigile faisant son travail et on entend pas les condamnation . que n'aurait on pas entendu si ces délits venait d'un autre parti