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Carlos Tiberio Ramirez, l'un des chefs du gang mexicain la Mara Salvatrucha.
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Torture, enlèvements et travail forcé : l'enfer des cartels de la drogue mexicains
Publié le 09 novembre 2012
Les cartels mexicains construisent depuis 2006 un réseau radio clandestin à l'échelle nationale pour mieux contrôler le territoire.
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Les cartels mexicains construisent depuis 2006 un réseau radio clandestin à l'échelle nationale pour mieux contrôler le territoire.

Les cartels mexicains et la radio, une grande histoire d'amour… et d'enlèvements. Depuis maintenant près six ans, les cartels sont à la tête d'un réseau radio clandestin qui s'étend sur pratiquement l'ensemble des 31 Etats mexicains, et même plus au Sud, au Guatemala. La construction de ce réseau, créé par l'expert en communication José Luis Del Toro Estrada, aurait été financée par les dirigeants des principaux cartels pour un coût estimé à plusieurs millions de dollars.

Antennes radios professionnels, relais radios, tout donne l'impression d'appareils de communications qu'aurait pu utiliser l'armée. Le cartel Zetas, considéré comme le plus violent et le plus sophistiqué du Mexique par l'agence américaine de lutte contre la drogue (DEA), est d'ailleurs composé de déserteurs des forces spéciales mexicaines et de policiers corrompus. Si les Zetas n'utilisent pas leurs fréquences radios pour passer de gros contrats – les chefs ne communiquant que par Internet – elles restent néanmoins capitales pour l'organisation du cartel. Elles servent donc aux criminels pour communiquer les déplacements de la police et de l'armée, coordonner la livraison de la drogue et les kidnappings ou encore pirater les fréquences des autorités pour faire passer des messages de menaces.

Comme l'explique un article d'Associated Press, les cartels divisent le territoire en "plazas". Il ne s'agirait donc pas d'un réseau unifié mais plutôt fractionné : chaque chef de plaza a ainsi la responsabilité de l'organisation du réseau localement qui consiste notamment à installer et cacher les antennes, s'assurer que la portée du signal est correcte, équiper les membres du cartel avec des radios portables, et évidemment remplacer ce que les autorités détruisent.

L'armée et la police découvrent en effet régulièrement des pans d'infrastructures des cartels. Depuis le mois de septembre de l'année dernière, plus de 200 antennes et 1 500 radios ont ainsi été saisis par les militaires. Mais le problème pour les autorités est que l'équipement, bon marché, est très facilement remplaçable. Quant aux techniciens, le cartel a fait le choix des enlèvements et du travail forcé. Un rapport du site Internet mexicain Animal Politico indique ainsi qu'au moins 36 ingénieurs et techniciens ont été enlevés ces quatre dernières années. Mais contrairement à d'habitude, le cartel n'a réclamé aucune rançon. Le cartel a en effet trop besoin de ces hommes pour construire ou réparer son réseau radio clandestin. Parmi eux on trouve notamment un employé du géant américain IBM, plusieurs techniciens en communication d'une société détenue par la plus importante entreprise de bâtiment du Mexique… Et le sort de ces experts n'est évidemment pas très réjouissant. Contrairement aux trafiquants de drogue qui peuvent garder leurs otages plusieurs années, les cartels mexicains capturent le spécialiste dont ils ont besoin, et l'utilisent avant de s'en débarrasser. De "simples" trafiquants de drogues, les cartels mexicains élargissent leur champs d'activités pour devenir patron d'un système de communication de type militaire construit par le travail forcé.

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NoMames
- 09/11/2012 - 17:04
Vous etes sérieux?
Je commence l'article par la lecture de la légende de la photo et déja une grossiere erreur: les Maras sont mexicains??
Je sais bien que vu de France tous les pays d'Amerique Centrale ne sont pas tres importants mais les maras sont du Salvador, pas du Mexique. Si vous voulez parler du sujet je vous en supplie, faite votre boulot correctement, rien de pire que l'information erronée. Le Mexique compte déja hélas assez de groupes violents comme ca pour lui en attribuer d'autres qui ne lui appartiennent pas.