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La France se situe parmi les quatre premières destinations des étudiants étrangers au niveau mondial.
© Reuters
La France se situe parmi les quatre premières destinations des étudiants étrangers au niveau mondial.
Migration cérébrale

Fuite des cerveaux : la France est-elle en train de perdre ses talents&nbsp?

Publié le 07 novembre 2012
Si peu de chercheurs français s'expatrient en Amérique du Nord, la France doit améliorer son attractivité pour faire revenir les meilleurs et surtout séduire elle aussi les pointures internationales.
Saeed Paivandi
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Saeed Paivandi est professeur en sciences de l'éducation à l'Université de Lorraine (Nancy-II).Il est co-auteur du livre intitulé "Les étudiants étrangers en France" (Documentation française, 2008).
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Si peu de chercheurs français s'expatrient en Amérique du Nord, la France doit améliorer son attractivité pour faire revenir les meilleurs et surtout séduire elle aussi les pointures internationales.

La France est-elle confrontée à la fuite de ses cerveaux ? Cette question peut choquer dans la mesure où la France se situe historiquement parmi les premières destinations préférées des étudiants et chercheurs étrangers au niveau mondial (troisième rang en 2010).

Cependant, la question mérite d'être posée révélant des changements à l'œuvre sur le plan international. La recherche, l'enseignement supérieur et le marché du travail du haut niveau sont devenus plus que jamais mondialisés. Il existe aujourd'hui une véritable compétition internationale donnant lieu à des pratiques peu connues auparavant pour attirer les meilleurs talents des autres pays.

Les études à l’étranger constituent une voie royale de l’expatriation dans la mesure où la majorité des immigrés hautement qualifiés sont entrés dans le pays d’accueil en tant qu’étudiants ou chercheurs. Ce n'est pas un hasard si le nombre d'étudiants en mobilité internationale a été multiplié par 4 depuis 30 ans, passant d'un million en 1980 à plus de 4,2 millions en  2010 (OCDE, 2012).

Depuis les années 1980, l'exode des cerveaux qui était historiquement descripteur des flux unilatéraux des pays du Sud vers le Nord s'est transformé en un phénomène beaucoup plus complexe et multilatéral. Les pays du Nord, qui sont considérés comme les grands pays d’accueil, peuvent devenir en même temps les pays de départ des jeunes talents. Autrement dit, l’exode des cerveaux n’affecte plus uniquement les pays du Sud ; le mouvement s’étend vers les pays du Nord qui sont de plus en plus "menacés" par la mobilité de leurs cerveaux. L'un des facteurs amplifiant l'évolution actuelle est la prise de conscience des pays émergents - considérés autrefois comme "perdants" dans la course mondiale aux talents - qui s’organisent pour mettre en place des dispositifs visant à réduire les départs ou à favoriser les réintégrations.

La France se situe parmi les quatre premières destinations des étudiants étrangers au niveau mondial : 288 540 en 2011-2012 (dont 212 624 à l'université), soit 12% de la population étudiante dans l'enseignement supérieur français contre 161 148 en 1990 (+75%). En contrepartie, la France envoie, selon l'OCDE, 77 653 étudiants  à l'étranger dont 73% dans les pays Européens avec quatre grandes destinations : le Royaume-Uni (17 584), la Belgique (17 811), la Suisse (5741) et l'Allemagne (6651). Le Canada (8052) et les Etats-Unis (7648) constituent deux autres grands pays d'accueil des étudiants français en mobilité. Plus de la moitié des étudiants français en mobilité se déplacent dans le cadre du programme "Erasmus" offrant un voyage d'études de courte durée et éphémère (moins d'un an) au début du parcours universitaire. On sait bien que le risque de s'installer dans le pays d'accueil augmente avec la durée du séjour (plus de 2 ans) et le niveau d'études (3ème cycle).

Peut-on établir la balance des échanges internationaux dans l'enseignement supérieur sur le plan qualitatif et quantitatif comme on le fait dans le domaine de commerce ? Les données disponibles ne permettent pas de présenter un bilan complet. Les recherches en France montrent que plus d'un étudiant étranger sur trois reste en France après ses études. Sans pouvoir le chiffrer précisément, le potentiel quantitatif d'expatriation des étudiants français en mobilité demeure limité. On évoque l'accélération de l'émigration scientifique française outre-Atlantique (rapport de l'Institut Montaigne) car elle constitue 27% de la cohorte des expatriés français entre 1996 et 2006 (contre 8% en 1970). Les facteurs "attractifs" pour ces derniers sont connus : des conditions de travail optimales, une reconnaissance sociale plus importante et des salaires nettement plus élevés et des opportunités professionnelles plus nombreuses en Amérique du Nord, en Australie et dans certains pays européens.

Doit-on s'en inquiéter ? Oui et non. Oui, car l'amplification de ce mouvement deviendrait une "hémorragie" de talents humains au risque de perdre une ressource essentielle au développement futur. Néanmoins, le  "transnationalisme" est le phénomène de notre temps. La France réussit à séduire un nombre important de chercheurs étrangers. Il faut également admettre le départ de ses propres étudiants tout en restant vigilant sur le rapport entre "entrants" et "sortants".   

Peut-on endiguer le phénomène ? Certains pays comme la Suisse ou la Corée du Sud ont déjà mis en place plusieurs initiatives pour repérer leurs étudiants et chercheurs avancés et encourager leur retour. Il faut se préparer mieux à la régulation de la circulation des cerveaux comme une réalité internationale contemporaine. Mais, la solution la plus efficace serait de rendre la France, ses universités et ses centres de recherche de plus en plus attractifs pour séduire les meilleurs étudiants et chercheurs étrangers et ralentir le départ des siens.

Le débat actuel sur le phénomène de fuite des cerveaux conduit à nous interroger sur la pertinence de cette notion dans le nouveau contexte mondialisé. On tend à relativiser l’exode des cerveaux en mettant en balance les différents aspects humains, économiques et sociaux de ce phénomène. Les comportements migratoires sont devenus davantage "flexibles" : l'installation dans un pays étranger peut avoir un caractère provisoire et certains peuvent envisager le retour au pays natal. Ce qu'on appelle la "globalocalisation" désigne l’expansion de la liberté de circulation rendant le retour possible à tout moment, les départs des étudiants et diplômés ne sont pas à sens unique, en particulier, s'ils gardent des attaches réelles ou symboliques. Les nouvelles expériences montrent également comment un pays détient, par ses "cerveaux enfuis", les ressources d’un développement transnational. L’utilisation des nouveaux termes comme brain gain, transit brain drain ou brain mobility témoignent de ce changement contextuel.

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Zebu92
- 08/11/2012 - 08:48
Courage, fuyons
Mon fils vivotait en France; parti au Canada, il a dû faire ses preuves, et son diplôme d'une école d'ingénieurs connue n'a pas pesé lourd là bas, car aux Amériques, il faut montrer ses capacités et pas comme en France penser que le parchemin est un blindage à toute épreuve, à vie, qui vous protège comme si on était devenu fils d'archevêque. Maintenant il émarge à 150.000 dollars canadiens, a une maison de 350 m2, aime bien la France et ses copains d'études parisiens, mais demande la naturalisation cette année pour ne pas revenir au pays de l'utopie où le socialisme de droite ou de gauche est si pesant que la capacité créatrice est ligotée par des politiciens à sa mémère ivres de pouvoir avec des idées du 19ème siècle à peine revues, en naviguant dans des brumes.
Ali ce
- 07/11/2012 - 22:15
pas finit
les meilleurs professionnels de la santé s'en vont, ou vont s'en aller, ça sera tellement mal payé, qu'ils sont obligés de faire des dépassements d'honoraires, donc ce sont des voyous, cqfd, il ne leur reste plus que l'étranger pour gagner leur vie et vivre leur métier sans être sali.
bien sûr certains n'y sont pas allés de main morte et ont certainement demandé des honoraires très élevés, mais dans le pays du tout gratuit, la consultation de base est une des moins chère d'Europe et tout le monde trouve normal d'aller se faire détartrer les dents par exemple pour moins de 30 €.
ce climat de jalousie, de méchanceté envers celui qui fait des études est une horreur, nos jeunes partiront s'ils ont du talent, quelque soit leur domaine d'activité, ça fait mal d'écrire ça, mais c'est une réalité.

Salvatore Migondis
- 07/11/2012 - 19:45
Gagner au change..
Les "cerveaux" qui choisissent la France sont de grands malades.. D'ailleurs, les soins y sont gratuits...