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Les PME souffrent davantage de la crise que les grosses entreprises.
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Les PME souffrent davantage de la crise que les grosses entreprises.
En berne

PME : une profitabilité dégradée

Publié le 02 novembre 2012
Les PME souffrent davantage de la crise que les grosses entreprises, après plusieurs années de crise, elles sont aujourd'hui fragilisées et leur difficultés financières s’accroissent.
Banque Crédit Agricole
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Les PME souffrent davantage de la crise que les grosses entreprises, après plusieurs années de crise, elles sont aujourd'hui fragilisées et leur difficultés financières s’accroissent.

Les PME*, essentiellement tournées vers le marché domestique, souffrent davantage du contexte économique morose que les grandes entreprises, qui peuvent bénéficier de relais extérieurs de croissance. La faible profitabilité des PME entrave leur développement, avec un déficit d’investissement et d’innovation qui les empêche de grandir et de sécuriser leur avenir. Elles restent dans une logique de survie, avec une politique d’accumulation insuffisante, une sensibilité plus forte aux chocs conjoncturels et un risque de disparition élevé. Après cinq années de crise, le tissu des PME est très fragilisé et leurs difficultés financières s’accroissent.


1 – PME : une situation structurellement fragile


Au niveau global (ensemble des sociétés non financières – SNF), le chiffre d’affaire reste sous pression.Les profits reculent. L’excédent brut d’exploitation (EBE) des SNF, que l’on peut associer aux « profits globaux » au sens de la comptabilité nationale, a diminué en 2011 (-2,2%). Cette tendance baissière devrait se poursuivre en 2012, avec un repli de -1,2% a/a pour les SNF, d’après nos prévisions. Les efforts de réduction des effectifs ne permettent pas de compenser la hausse de la pression fiscale, dans un contexte d’ajustement budgétaire, et la hausse des salaires/tête. Ainsi, le taux de marge (EBE/VA) ressort à de très faibles niveaux, à 28,1% au deuxième trimestre 2012 (le plus faible niveau depuis 1985)… Les profits réinvestis après impôts et dividendes (revenu disponible brut – RDB) continueraient à reculer en 2012, à -2,5% a/a pour les SNF (après -11,5% en 2011). Le taux d’épargne (RDB/VA) se dégraderait : il atteindrait 13% en 2012, après 13,5% en 2011.

Des enquêtes permettent d’affiner l’analyse.

  • La dernière enquête sur l’accès au financement des PME en zone euro, réalisée par la BCE en avril 2012, confirme les observations faites au niveau global. Dans le cadre de cette enquête, les dirigeants de PME doivent donner leur opinion sur l’évolution au cours des six derniers mois d’un certain nombre d’indicateurs : le chiffres d’affaires, le coût du travail (incluant les charges sociales), les autres coûts (matériels, énergies, autres), les intérêts (solde entre les dépenses et les revenus d’intérêts), les profits (revenu net après impôts) et les marges (solde entre le prix de vente de chaque unité et son coût). 23% des PME françaises déclarent avoir enregistré une baisse de leur chiffre d’affaires au cours des six derniers mois. Elles ne sont que 20% parmi les grandes entreprises. Quant aux profits, ils auraient baissé pour 43% des PME et ne seraient en hausse que pour 26% d’entre elles, contre 31% pour les grandes 

entreprises...

  • L’enquête semestrielle d’OSEO datée de juillet 2012 va également dans ce sens. Après les premiers mois d’activité de 2012, les chefs d’entreprise anticipent une progression très molle de leur chiffre d’affaires (+0,5% seulement en 2012, en valeur nominale, soit nettement moins que la hausse de 4,7% enregistrée en 2011). L’investissement reculerait dans tous les secteurs en 2012, mis à part l’industrie et les services aux entreprises. Enfin, les effectifs auraient progressé faiblement dans les secteurs situés en amont (à savoir l’industrie, le commerce de gros et les services aux entreprises), alors qu’ils auraient reculé dans les secteurs liés à la consommation des ménages, en raison de la mollesse des débouchés domestiques.
 

La Banque de France confirme les difficultés financières des PME*

  • En 2010, le chiffre d’affaires était en hausse plus faible dans les PME (+ 3,5% en moyenne annuelle) que dans les grandes entreprises (+ 7,0%) et les entreprises de taille intermédiaire (ETI) (+ 4,6%).

  • La profitabilité des PME (EBE/VA) reste plus faible que celle des grandes entreprises. En 2010, le taux de marge s’est amélioré de 1,3 point seulement pour les PME (à 22,2%) et les ETI (à 25,1%), contre un gain de 5,4 points pour les grandes entreprises (à 28,8%). 

La décomposition du taux de marge indique que les PME ont, en 2010, souffert à la fois de charges de personnel plus importantes dans leur valeur ajoutée et de subventions moins importantes. À l’inverse, les impôts sur la production ont été moins élevés pour les PME, les grandes entreprises étant davantage présentes dans les secteurs à forte intensité capitalistique (industrie, énergie, …). La suppression de la taxe professionnelle a toutefois tendance à diminuer cet écart.

  • Le taux d’épargne (autofinancement/revenu global), proche des 30% pour les grandes entreprises, était inférieur à 15% pour les PME en 2010. La faiblesse du taux d’épargne des PME s’explique par le poids plus important de l’impôt sur les sociétés  dans les PME et les ETI que dans les grandes entreprises.
 

2 – Une profitabilité dégradée

Le principal problème des PME tient à leur faible profitabilité. Plusieurs facteurs expliquent ce bas niveau de profits. Il y a bien sûr la croissance molle, mais pas seulement. Les PME pâtissent d’handicaps structurels, à l’instar :

  • d’une productivité faible,
  • du maintien de la hausse des salaires/tête (environ 2% par an, même en cas de hausse du chômage),
  • de cotisations patronales importantes,
  • d’impôts élevés,
  • de coûts intermédiaires, notamment énergétiques, importants,
  • et de prix contraints, d’une part par la modeste croissance, d’autre part par les grandes entreprises.
 

Conséquences de la faible profitabilité des PME sur l’activité : un déficit d’innovation et de développement


Pour maintenir leur compétitivité-prix et essayer de garder leurs parts de marché, les PME sont contraintes de réaliser des efforts supplémentaires, notamment au niveau de leurs marges. Cette compression des marges tend à réduire leur capacité à investir, et donc à innover et à se développer. Ce déficit d’innovation et de développement pèse sur la productivité et la compétitivité prix et hors prix.

Le cercle vicieux s’installe : moins les PME sont profitables aujourd’hui, moins elles le seront demain.

Cette faible profitabilité handicape les PME françaises quant à leur présence sur les marchés extérieurs.D’une part, cela bride les stratégies de montée en gamme des produits, qui permettraient aux PME françaises de ne plus être en concurrence directe avec des pays commercialisant des produits moins chers. D’autre part, compte tenu de ce contexte difficile, la durée de vie des PME françaises est courte (plus courte par exemple que celle de leurs homologues allemandes). Cette durée d’existence réduite ne leur laisse pas le temps de se développer et d’atteindre une taille critique suffisante pour se positionner à l’export (4 000 ETI en France, contre 10 000 en Allemagne).

Conséquences de la faible profitabilité des PME sur l’emploi : une volatilité accrue

Les PME ajustent plus rapidement leurs effectifs en temps de crise (et symétriquement embauchent plus rapidement en période d’expansion). Suite au pic d’activité au premier trimestre 2008, les PME ont commencé les premières à détruire de l’emploi, ce qui a fortement participé au recul de l’emploi pendant la récession ; les très grandes entreprises (plus de1 000 salariés) ont tardé à réagir, les destructions d’emploi n’y débutant qu’au deuxième trimestre 2009. Des
différences sectorielles demeurent néanmoins. Dans le secteur de la construction, par exemple, un tiers de l’emploi est concentré dans les très petites entreprises. Cependant, les destructions d’emploi n’y ont pas commencé au premier trimestre 2008, mais plus tardivement, le secteur de la construction réagissant avec décalage par rapport aux autres secteurs de l’économie.Dans l’ensemble, ce rapide bilan met en évidence d’une part la fragilité des PME et d’autre part, les conséquences de cette fragilité sur l’emploi total. Dans ce contexte, préserver les PME sur le plan fiscal paraît indispensable.

3 – Hausse de la pression fiscale sur les entreprises : quel effet sur les PME ?

La logique d’ensemble des mesures

Dans le cadre du Projet de Loi de Finances 2013, les mesures fiscales sur les entreprises sont plutôt ciblées sur les grandes ; certaines mesures fiscales jugées défavorables aux PME ont été abandonnées. D’autres ont été aménagées pour les préserver. 

En revanche, le projet de modulation de l’impôt sur les sociétés en fonction de la taille des entreprises, favorable aux PME, a été ajourné. Cette mesure consiste à instaurer trois taux d’imposition différents (contre l’unique taux à 33,3% actuellement) : 35% pour les grandes entreprises, 30% pour les PME et 15% pour les TPE. Le coût de cette mesure, estimé à 2,3 milliards d’euros par an, est probablement ce qui a motivé son report, étant donné le contexte
d’ajustement budgétaire.

La fronde des entrepreneurs baptisés « pigeons » a fait reculer le gouvernement sur la taxation des plus-values de cession. Le projet de réforme prévoyait initialement de soumettre une grande partie des plus-values de cession de valeurs mobilières au barème de l'impôt sur le revenu, dans l’optique d’aligner l’imposition des revenus du capital sur celle du travail. Le niveau de taxation aurait ainsi pu atteindre 45% (voire 75%), auxquels s’ajoutaient les prélèvements sociaux.

Les mesures générales et les PME

Cependant, les PME, et notamment les TPE, vont être affectées par certaines mesures, qui peuvent apparaître comme marginales, mais qui pourraient aggraver des situations financières déjà très tendues :

  • Le déplafonnement des cotisations maladie des indépendants. 
  • Le relèvement des cotisations vieillesse des libéraux à la Caisse nationale d’assurance-vieillesse des professions libérales.
  • L’assujettissement des dividendes touchés par les chefs d'entreprise non-salariés aux cotisations.
  • L’alignement des cotisations des auto-entrepreneurs sur celles des autres travailleurs indépendants.
  • Le coup de rabot donné à certains avantages fiscaux, tels que l’abattement forfaitaire de 10% lié aux frais professionnels pour les gérants majoritaires.

 

De plus, et c’est selon nous un point essentiel, les PME sont liées aux grandes entreprises, plus directement touchées par la Loi de Finances 2013. Les unes sont clientes et fournisseurs des autres. De nombreuses relations de sous-traitance existent. Nombre de PME appartiennent à un groupe. À titre d’illustration, nous prendrons le cas des PME en forte croissance. Sur 5 058 PME indépendantes identifiées par la Banque de France comme étant de forte croissance en 2006, plus de 30% appartiennent à un groupe quatre ans plus tard...

Ainsi, l’impact des mesures fiscales touchant les plus grandes entreprises ne sera pas sans conséquences sur les plus petites, qui risquent de servir de variables d’ajustement.

Enfin, l’instabilité fiscale occasionnée par les changements de règles en cours d’année, avec pour certaines un effet rétroactif, est très défavorable aux entreprises, et surtout aux PME, moins armées pour faire face aux modifications fiscales que leurs consœurs plus grandes. Ceci est un facteur d’attentisme, qui aura un effet négatif sur l’investissement des PME, déjà structurellement faible.

L’ensemble de ces éléments a un impact direct sur la confiance des chefs d’entreprise. En septembre, l’indice synthétique de l’enquête « baromètre 7» a d’ailleurs perdu 12 points par rapport à mai, à 84. Il ressort ainsi à son plus bas niveau depuis la création de l’indice en 1992, 16 points en-deçà de sa moyenne de long terme. L’ampleur du repli est surprenante et s’explique surtout par une perception très dégradée de « l’efficacité des aides fournies par le gouvernement». La création de la BPI est une manière de répondre à ses inquiétudes, en offrant un soutien financier et en capital aux PME afin de leur permettre d’investir d’avantage.

4 – Un investissement sous contraintes


Le taux d’investissement des PME reste structurellement inférieur à celui de l’ensemble des SNF. En 2010, seule une PME sur quatre a investi, contre 50% des ETI et quasiment toutes les grandes entreprises.L’investissement total a ainsi été réalisé à 23,2% par des PME, à 37,6% par des ETI et 39,2% par des grandes entreprises. L’atonie de l’activité et la faiblesse de la profitabilité expliquent en grande partie ce déficit d’investissement. Les problèmes de financement de certaines PME sont toutefois également en cause. Pour financer leurs investissements, les PME utilisent essentiellement :

  •  Leurs ressources propres. Or, même si les PME et les ETI ont renforcé leurs fonds propres sur les dix dernières années, pour certaines PME, les ressources propres restent assez restreintes. Les capitaux propres d’une PME sur dix sont inférieurs à 4% du total de bilan. Rappelons également qu’un quart des sociétés se crée avec moins de 2 000 euros de capital.
 
  • Et dans une moindre mesure le crédit bancaire - principale source de financement externe. 

 

Une enquête menée par Eurostat auprès de 25 000 entreprises à travers l'UE en juillet 2011 permet de comprendre de manière plus fine la structure de financement des PME. En France, plus d'une PME sur deux a recherché un financement en 2010. Ces PME ont principalement effectué des demandes de prêts. Même si les « autres modes de financement » progressent (19% des entreprises en recherchaient en 2007, 26% en ont recherché en 2010 et 32% prévoient de le faire en 2011-2013), ils restent minoritaires. Les émissions directes sur les marchés étant difficiles au regard des montants en jeu, certaines PME optent néanmoins pour la mutualisation, via des fonds communs de titrisation ou des fonds communs de placements obligataires, ce qui a pour avantage de limiter le coût de financement.

Le crédit bancaire tient donc une place toujours prépondérante. Fin août 2012, l'encours des crédits mobilisés (supérieurs à 25 000 euros) aux PME (hors EI et hors activités immobilières) était de 187,3 milliards d'euros. Sur un an, il a progressé de 3,3%. Mais une disparité existe entre les PME indépendantes et celles appartenant à un groupe : pour les premières, la progression est de 2,4% sur un an, tandis qu'elle atteint 5,2% pour les secondes…Le financement de certaines PME reste donc problématique. Le rapport de l’OCDE, intitulé «Promouvoir la croissance et la cohésion sociale » publié en juin 2012, fait d’ailleurs des recommandations pour faciliter le financement des PME, à l’heure où les banques, sous pressions réglementaires, peuvent se montrer plus frileuses. Il est question de mettre en place des garanties publiques sur les premières pertes de prêts aux PME qui seraient titrisées et vendues aux investisseurs institutionnels « afin de favoriser l’émergence d’un marché plus profond du financement des PME ».

Plus immédiatement, la future Banque Publique d’Investissement (BPI) devrait permettre aux PME françaises de diversifier leurs sources de financement.

5 – La Banque Publique d’Investissement (BPI) : un soutien opportun pour les PME ?


Au regard de l’ensemble des difficultés rencontrées par les PME, les autorités ont présenté le projet de Banque publique d’investissement (BPI) le 17 Octobre. La BPI, dont la mise en place est prévue pour janvier 2013, se consacrera au financement des PME, TPE et entreprises de taille intermédiaire, en prenant exemple sur sa consœur allemande, la Kfw.


L'État et la Caisse des Dépôts détiendront chacun 50% du capital de cette nouvelle structure, composée :

  • D’une filiale de financement (BPI-Financement-Innovation) et
  • D’une filiale d'investissement (BPI-Investissement).

 

La BPI disposera d'une capacité de prêts de 20 milliards d'euros, des garanties pour 12 milliards et 10 milliards d'euros de capacité d'investissement en fonds propres.

Par ailleurs, 10 milliards d’euros proviendraient du doublement du plafond du livret de développement durable (LDD), décidé le 22 août par le Conseil des ministres.

Le rapport Duquesne sur la réforme de l’épargne réglementée publié en septembre 2012 revient sur ce point. D’après cette étude, le doublement des plafonds du livret A et du Livret de Développement durable (LDD) générerait une hausse de collecte de 30 à 55 Mds € sur deux ans, dont deux tiers vers le livret A et un tiers vers le LDD (soit 10 à 18 Mds €). La mission propose que :

  • Ce supplément de collecte centralisée du LDD (environ 7 à 12 Mds €) soit affectée à la BPI sous forme de prêts. Le rapport évoque, par ailleurs, l’utilisation de ces fonds : prêts aux PME sans cofinancements privés, soutien du capital-investissement durable, dotation d’un fonds centré sur la filière des énergies renouvelables…
  • L’emploi des ressources des livrets d’épargne non centralisées serait davantage contrôlé. 80% de ces sommes doivent être utilisées pour le financement des PME.
 

Enfin, la BPI aura la possibilité de se refinancer sur les marchés financiers.


Si ce mécanisme de soutien paraît opportun dans un contexte de fragilisation du tissu des PME, il consiste surtout pour le moment à rassembler dans une même structure des dispositifs existants, avec le risque de perdre en flexibilité en rendant la prise de décision plus bureaucratique.

De plus, le succès de la BPI va étroitement dépendre des mécanismes de décisions avec des choix de financement et d’investissement qui doivent être dictés par des critères d’efficacité économique et non découler d’intérêts politiques ou locaux.

Enfin, se pose la question de l’implication du secteur privé, avec des banques régionales ayant une bonne connaissance des tissus économiques locaux et une vraie expérience de suivi de la relation avec les PME, mais aussi des risques. Une des pistes pourrait être alors de développer des co-financements ou le mécanisme prévu de garanties, afin que les établissements, privés et publics, agissent davantage comme des partenaires et non comme des concurrents. C’est typiquement ce qui crée en Allemagne un écosystème favorable au développement des PME.

6 – Conclusion : une profitabilité à restaurer


Les PME ont été assez préservées par les mesures fiscales du Projet de Loi de Finances 2013. Néanmoins, elles souffriront des conséquences qu’aura le resserrement budgétaire sur les ménages (atonie prévisible de la demande domestique) et les grandes entreprises (pressions sur la chaîne de sous-traitance), avec en retour un impact sur l’activité et l’emploi.


C’est d’ailleurs ce que nous inscrivons dans notre scénario. La croissance resterait molle en 2013, à +0,7% en moyenne annuelle. L’investissement des entreprises ne progresserait que de 0,4% sur l’année.


Pour fortifier les petites entreprises et les rendre moins sensibles aux aléas cycliques, il faudrait les rendre plus profitables.


Baisser le coût du travail n’est qu’une partie de la solution afin de leur permettre de regagner en compétitivité. Le reste s’annonce comme un processus long, car créer un écosystème favorable au développement des PME va prendre du temps.


La BPI pourrait être un des maillons de cet écosystème. Mais, pour être un vecteur opportun de soutien aux PME, la BPI doit éviter certains écueils en se montrant flexible, suffisamment indépendante dans ses décisions pour être au service de l’efficacité économique (cibler des PME innovantes, capables de grandir et d’exporter) et complémentaire plutôt que rivale dans la chaîne de financement des PME.

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Cap2006
- 03/11/2012 - 09:55
et rien sur le role des banques....
si ce n'est de financer la possibilité pour elles de continuer à les plumer....

en particulier, rien sur la réduction des delais legaux de paiement... sources de confortables revenus à ces banksters... source de droit de vie ou de mort de quelques scribouillards de comptoir sur les entrepreneurs....