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La fonction publique pèse de façon importante sur le budget de la France.
© Reuters
La fonction publique pèse de façon importante sur le budget de la France.
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Ce que le projet de loi de finances révèle sur le poids réel de la fonction publique sur le budget de la France

Publié le 14 novembre 2012
Sujet éternel de débat, autant sur son coût que sur son efficacité, la fonction publique est presque devenue une spécialité du terroir français. Le jaune budgétaire intitulé "Rapport sur l'état de la fonction publique et les rémunérations" nous en donne un nouvel éclairage.
Éric Verhaeghe
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Éric Verhaeghe est l'ancien Président de l'APEC (l'Association pour l'emploi des cadres) et auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). Son site : www.eric-verhaeghe.fr ...
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Sujet éternel de débat, autant sur son coût que sur son efficacité, la fonction publique est presque devenue une spécialité du terroir français. Le jaune budgétaire intitulé "Rapport sur l'état de la fonction publique et les rémunérations" nous en donne un nouvel éclairage.

Au moment où le débat politique tourne volontiers autour de l’entreprise et de la réduction des dépenses publiques, il n’est de meilleure lecture que le jaune budgétaire intitulé « Rapport sur l’état de la fonction publique et les rémunérations » pour se remettre les idées en place. Ce document de 190 pages annexé au projet de loi de finances 2013 constitue une formidable mine pour tous ceux qui veulent comprendre la mécanique de la fonction publique aujourd’hui.

Premier enseignement de ce document passionnant : un Français actif sur quatre travaille dans le secteur public. Ainsi, au 31 décembre 2010, la France comptait à peu près 26,8 millions d’actifs, et le secteur public en employait 6,74 millions, répartis comme suit : 5,2 millions de fonctionnaires proprement dits, 143 000 emplois aidés, 189 000 salariés d’organismes publics du type sécurité sociale, 642 000 salariés d’organismes privés à financement public comme les enseignants privés sous contrat, 588 000 salariés d’entreprises publiques.

Si l’on exclut ces dernières, ainsi que divers organismes dont le rattachement au secteur public peut être contesté, comme les hôpitaux privés à but non lucratif, il n’en reste pas moins que 1 actif sur 5 en France travaille dans le secteur public.

Ces chiffres en disent long sur l’impact de la dépense publique en France : certaines villes sont complètement dépendantes de l’emploi public. Tulle et Laon se partagent notamment l’étrange record du plus grand nombre d’agents de l’Etat par habitants : 50 fonctionnaires de l’Etat environ pour 1 000 personnes, avec des augmentations records des effectifs entre 2006 et 2009 : + 14% et + 17% sur cette période.

Une fois de plus, ceux qui imaginent que l’Etat est le meilleur gardien de l’égalité dans notre pays trouveront dans ces chiffres de quoi les faire méditer longuement sur leurs certitudes intimes, puisque, de l’aveu même des rédacteurs de ces documents, rien ne justifie une telle progression.

Au sein de cette masse globale de l’emploi public, il existe toutefois des variations notables. Entre 2000 et 2010, la fonction publique d’Etat a perdu 114 460 fonctionnaires. Mais la fonction publique territoriale en a gagné 482 350, et la fonction publique hospitalière en a gagné 179 748, soit une création globale de 547 600 emplois de fonctionnaires en France, en 10 ans. Une progression supérieure à 10%.

Dans le même temps, la population active occupée française a augmenté de 2,5 millions de personnes. La création d’emplois publics en 10 ans a donc absorbé 20% des nouveaux entrants sur le marché du travail, soit un chiffre stable par rapport à l’évolution globale de la population.

Certains Français nourriront toutefois quelques questions bien légitimes sur la productivité et l’efficacité de ces recrutements nouveaux. La France, depuis 10 ans, est-elle mieux administrée qu’auparavant ? Nos collectivités locales apportent-elles plus de services, et de meilleurs services qu’il y a 10 ans ? Chacun apportera sa réponse à ces questions, mais le seul fait qu’elles soient posées donne déjà une indication forte sur la réponse.

Le jaune budgétaire sur l’emploi public est également tout à fait intéressant pour les indications qu’il donne sur les rémunérations publiques. A la lecture des éléments très denses qui sont fournis, les Français déjà exaspérés par l’augmentation du nombre de fonctionnaires ne manqueront pas de sombrer dans le plus profond désespoir.

En 2010, la rémunération moyenne d’un agent public de l’Etat atteint 2 934 euros bruts, et 2 459 euros nets par mois. Ces chiffres sont atteints grâce à la forte revalorisation des primes (+ 7,5% en 2009, + 6,4% en 2010), qui constituent souvent une part importante du traitement des fonctionnaires. Dans le même temps, l’Insee indique que la rémunération moyenne des Français était de 2 041 euros nets en 2009. Autrement dit, la différence moyenne entre le salaire du salarié du privé et le traitement du fonctionnaire de l’Etat est d’environ 20%.

Certes, la fonction publique d’Etat s’est recentrée, depuis une dizaine d’années, sur des fonctions d’état-major et d’enseignement, qui faussent la pyramide des emplois en favorisant le recrutement de cadres moyens ou supérieurs au détriment d’emplois d’exécution. Néanmoins, la différence salariale semble relativement importante, au détriment des salariés du privé.

Paradoxalement, d’ailleurs, la comparaison entre salariés du privé et rémunérations du public est favorable au secteur privé pour les cadres (3 950 euros nets moyens dans le privé, contre 3 708 euros dans le public hors enseignants), mais défavorable pour les emplois intermédiaires (2 350 euros dans la fonction publique d’Etat hors enseignants, 2 143 euros dans le privé) et ouvriers (1 547 euros dans le privé, 1 588 euros dans la fonction publique d’Etat). Si l’on exclut la rémunération des enseignants, qui biaise les statistiques, les rémunérations moyennes du secteur public paraissent donc globalement favorables par rapport à celles du privé.

Là encore, un regard un peu aigu sur la rémunération des cadres dirigeants donne le sentiment que la progression des moyens publics depuis une dizaine d’années est largement guidée par l’appétit de rémunération en vigueur dans la haute fonction publique. Alors que les bas salaires des fonctionnaires ont progressé juste au niveau de l’inflation depuis 2006 (autrement dit, les bas salaires publics ont stagné), la rémunération des 10% des fonctionnaires les mieux payés ont augmenté, dans le même temps, de 19%, soit 3 fois plus que les plus bas salaires.

Ce traitement très inégalitaire conduit à des situations qui sont plutôt positives pour les intéressés. Ainsi, le salaire net global des cadres de direction (45 000 fonctionnaires) atteint 77 741 euros, avec là encore de fortes différences selon les sexes. Une femme fonctionnaire cadre de direction dispose d’un salaire net global de 69 610 euros, alors qu’un homme aux mêmes fonctions perçoit 80 025 euros. Cette différence de 15% n’est pas neutre entre hommes et femmes n’est pas neutre pour un employeur qui menace de pénaliser fortement les entreprises privées pour les discriminations salariales en leur sein.

Dans tous les cas, durant les dix dernières années, la fonction publique a fait du gras, dans tous les sens du terme : en effectifs globaux, et en rémunération, surtout pour ses cadres dirigeants. Quel en est le résultat final ? Hormis une aversion grandissante pour le risque dans la société française, un manque de mobilité, de souplesse dans l’emploi, et une complexité grandissante des législations et des réglementations, il est assez difficile de mesurer l’impact concret de cette augmentation des moyens, dont le coût global avoisine les 80 milliards d’euros annuels.

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Commentaires (36)
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rbao
- 02/11/2012 - 01:58
à @BOUM
Reconnaître que les fonctionnaires sont trop nombreux, pourrait indiquer que vous n'êtes pas de gauche.
Pourtant, vous en avez les mêmes travers, à savoir une méconnaissance totale du contexte économique et social.
1) 80% des salariés du privé échangeraient volontiers "la facilité pour le privé de changer d'entreprise et de renégocier son salaire à chaque promotion/mobilité." contre la sécurité de l'emploi ;
2) même ramenés au mois, les calculs sont fait à l'année, et les primes et "cadeaux divers (genre treizième ou quatorzième mois)" des salariés du privé sont pris en compte dans les comparaisons ;
3) quand à parler "des primes qui seront non comptabilisées dans les retraites" du public, il faut savoir qu'à carrières et salaires comparables, les retraites du public sont supérieures à celles du privé.
Cela pour 2 raisons : d'une part parce qu'elle est "lissée" sur 25 ans pour le privé et sur le salaire des 6 derniers mois pour le public, et d'autre part parce que le nombre de trimestres requis est supérieur dans le privé et que les trimestres manquants les pénalisent 4 fois plus.
La retraite d'un cadre est comprise entre 45 et 55% de son dernier salaire.
Renseignez-vous !
Vertigo
- 01/11/2012 - 23:18
J'oubliais
Le salarié du privé quand il change d'entreprise, il est soumis à une période d'essai et prend un risque qui justifie l'augmentation de salaire visée, puisque durant toute la période d'essai, chaque partie peut librement y mettre fin.
En gros, le salarié du privé lorsqu'il change d'entreprise, il a juste le droit d'être réintégré chez Pôle Emploi en cas de déconvenue.
Vertigo
- 01/11/2012 - 23:10
C'est sûr qu'il est difficile de comparer...
@BOUM, concernant la facilité pour les salariés du privé de changer d'entreprise, les agents de la fonction publiques disposent de la disponibilité qui leur permet de quitter temporairement la fonction publique tout en conservant le droit à la réintégration.

En gros, ils peuvent essayer le privé en toute sécurité et si ça ne va pas, si c'est trop dur, on retourne sous l'aile de maman ponction publique, elle est pas belle la vie?