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Jean-Marc Ayrault est le fruit de nombreuses critiques.
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Anti-Ayrault

Syndrome Bérégovoy : Jean-Marc Ayrault est-il victime d’un snobisme de caste très parisien ?

Publié le 26 octobre 2012
Jean-Marc Ayrault a dénoncé jeudi "les chroniques quotidiennes de démolition" à son encontre. Le Premier ministre est sous le feu des critiques, notamment après avoir annoncé une censure par le Conseil constitutionnel alors que ce dernier n'avait pas encore statué.
Alain Besson,Franz-Olivier Giesbert
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Alain Besson est le biographe de Jean-Marc Ayrault. Journaliste, il a effectué l'essentiel de son parcours professionnel au quotidien Ouest-France.Il est l'auteur de Jean-Marc Ayrault : une ambition raisonnée (Ed. Coiffard, 2012).Franz-Olivier...
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Jean-Marc Ayrault a dénoncé jeudi "les chroniques quotidiennes de démolition" à son encontre. Le Premier ministre est sous le feu des critiques, notamment après avoir annoncé une censure par le Conseil constitutionnel alors que ce dernier n'avait pas encore statué.

Atlantico : Jean-Marc Ayrault n'a pas caché son agacement jeudi, se disant victime de "chroniques quotidiennes de démolition", au lendemain de son annonce prématurée d'une censure par le Conseil constitutionnel. Le Premier ministre est-il victime du snobisme des éditorialistes parisiens?

Alain Besson : Je ne parlerai pas de discrimination de classe, je crois qu’il est toutefois victime d’une opposition qui joue son rôle de dénonciation de l’éxecutif. Il n’y a là rien de très surprenant donc. En revanche, je suis surpris par le comportement de la presse, tout particulièrement de la presse parisienne, qui résulte d’un acharnement. Je partage de ce point de vue l’analyse d’Alain Duhamel, qui titrait aujourd’hui dans Libération "Jean-Marc Ayrault le bouc émissaire", car après tout on peut se demander si les critiques en amateurisme sont bien raisonnables. Aux États-Unis par exemple, on ne s’offusque jamais de voir quelqu’un accéder à la Maison Blanche sans pour autant avoir participé au gouvernement au préalable. En France, comme chacun sait, l’expérience ministérielle et un âge avancé sont considérés comme indispensables à la présidentialisation d’un homme politique. On se souvient à ce sujet des critiques qu’Hollande avait essuyées sur son manque d’expérience gouvernementale. Pour revenir à l’actuel Premier ministre, je pense que ce procès en légitimité n’est pas justifié, je me souviens à ce titre de son intervention chez Pujadas il y a un peu plus d’un mois, où il s’en était très bien sorti face au feu nourri de journalistes très insistants. J’ai eu la même impression sur son intervention à France Inter mercredi dernier, émission durant laquelle il a commis sa supposée "bourde" sur les logements sociaux. L’acharnement de la presse semble par ailleurs résulter d’une situation de manque face à un François Hollande qui, contrairement à son prédécesseur, monte rarement en première ligne. Il y a certes eu malgré tout des dissonances dans la majorité, avec les épisodes Montebourg et Peillon notamment, mais cette même majorité serait tout autant critiquée si elle était trop uniforme (c’était ainsi le cas du temps du Général de Gaulle).

Franz Olivier Giesbert : Oui, certaines critiques qui le visent rappellent les attaques qui étaient utilisées contre Pierre Mauroy en 1981. Jean-Marc Ayrault n'a peut-être pas le côté visionnaire de ce dernier, mais il est vrai qu'on sent parfois un certain mépris à son encontre. En même temps, je fais aussi partie de ceux qui pensent que la critique est justifiée puisque les Français ne savent pas trop où le gouvernement les conduits.

Mais c'est vrai qu'il y a des mots de trop, un certain "Ayrault bashing" qui porte malheureusement plus sur la forme que sur le fond. Le quinquennat a rapproché le système institutionnel français du système américain et le Premier ministre est désormais condamné à être une sorte de vice-président.  S'il s'implique trop dans la vie politique, cela ne fonctionne pas. Les Français souhaitent désormais que ce soit le président qui exerce le pouvoir. 

En revanche , je ne crois pas que les origines provinciales du Premier ministre soient en cause. Jean-Marc Ayrault n'est pas le premier Premier ministre à être un élu de province. On peut citer François Fillon, Alain Juppé ou Jean-Pierre Raffarin.

Jean-Marc Ayrault est dénigré par une partie des éditorialistes parisiens, mais pas seulement. Certains socialistes, y compris certains de ses ministres, se gaussent de son manque de charisme. Le fait qu’il n’appartienne à aucun grand corps de l’Etat est-il un handicap ?

Alain Besson : Ayrault n’appartient pas en effet à ce qu’on appelle la classe des héritiers : il n’est passé ni par l’ENA, ni par Sciences Po. On peut donc dire qu’il est en partie méprisé par les membres traditionnels du corps de l’Etat, bien que sa longue expérience à la Mairie de Nantes ainsi qu’à la présidence des députés socialistes peuvent tempérer ces critiques. Ayrault est aussi un provincial, bien que ce ne soit pas une première pour un Premier Ministre (on pense à Jean-Pierre Raffarin ou à Georges Pompidou), mais cette origine l’expose mécaniquement à l’éternelle condescendance parisienne. On peut presque évoquer une certaine détestation de cette classe parisienne, qui ne serait d’ailleurs pas mécontente de le voir quitter Matignon.

Franz Olivier Giesbert : Encore une fois, il y a déjà eu des Premier ministres qui n'étaient pas sortis des grands corps de l’État. Je fais partie de ceux qui pensent que les politiques doivent s'habituer à la critique et les journalistes doivent s'habituer, eux aussi, à ce que les politiques leur répondent. Je trouve cela naturel que les politiques réagissent et se mettent en colère. C'est d'ailleurs proche de ce qu'on peut voir dans de bonne démocraties équilibrées comme les États-Unis. Nous ne  devons pas nous laisser intimider et nous priver du droit de critiquer. Mais je préfère critiquer Jean-Marc Ayrault  sur le fond que sur la forme. C'est triste d'en être réduit à parler de l'écume des jours.

La comparaison avec Pierre Bérégovoy, qui a essuyé lui aussi énormément de critiques lorsqu'il a été Premier ministre, vous paraît-elle justifiée ?

Alain Besson : Oui et non. Pierre Bérégovoy, malgré le fait qu’il soit un autodidacte d’origine ouvrière, n’a pas déplu aussi rapidement. Le cas de Jean-Marc Ayrault est selon moi spécifique, car il refuse de donner dans la théâtralité et la connivence, d’autant plus qu’il n’est pas excessivement chaleureux. Il faut aussi remettre l’affaire dans le contexte politique : il doit mener une politique de rigueur forcément impopulaire et son seul défaut est, je pense, de ne pas l’assumer pleinement. Je rajouterai aussi un reproche, mais cette fois à destination du couple éxécutif, qui est d’avoir une vision politique qui n’est pas réellement décryptable. On se doute que le quinquennat Hollande possède une trajectoire, mais il y a à mon avis un manque de pédagogie qui pourrait expliquer cette acharnement de la presse et du corps politique.

Franz Olivier Giesbert : Cette comparaison me paraît cruelle pour Jean-Marc Ayrault. Pierre Bérégovoy était "un arrangeur"... Jean-Marc Ayrault me fait plutôt penser à Pierre Mauroy qui a beaucoup travaillé à Lille comme l'actuel Premier ministre à Nantes. 

Pour la première fois, Jean-Marc Ayrault a tapé du poing sur la table face aux critiques … Après des débuts difficiles le Premier ministre peut-il rebondir ?

Franz Olivier Giesbert : Il y a deux hypothèses : il y a ceux qui souhaiteraient que le Président le congédie immédiatement, bien que cette théorie soit peu probable, sachant qu’un tel choix abîmerait aussi l’image de Hollande. La seconde est évidemment qu’il se maintienne à son poste, ce que je crois tout à fait possible. S’il réussit à survivre, à la fois physiquement et psychologiquement, à cette campagne de dénonciation, il en ressortira logiquement renforcé. Cependant, cela ne dépend pas que de lui, je pense qu’encore une fois lui et Hollande devraient davantage expliquer leur vision de l’avenir.

Franz Olivier Giesbert : Cet homme a très bien dirigé une grande ville, une grande agglomération. Son bilan à Nantes est très bon. Jean-Marc Ayrault sait prendre des décisions. Il a pour l'instant la confiance de François Hollande. Il doit travailler sa communication, mais tous les espoirs restent permis...

Propos recueillis par Alexandre Devecchio

 

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Commentaires (46)
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Alice .R
- 28/10/2012 - 17:17
Mais c'est bien sûr!

A la question Ayraut est il victime d'un snobisme de la caste parisienne?
F.O.G. et A. Besson expliquent subtilement et intelligemment donc
_" il y a là un manque de pédagogie qui pourrait expliquer cet acharnement de la presse et du corps politique ."
Et en conclusion:
_" je pense qu’encore une fois lui et Hollande devraient davantage expliquer leur vision de l’avenir."
En effet c'est un problème :leur seul programme a été de se faire élire comment voulez vous qu'ils
nous expliquent leur vision !Ils n'en ont pas.

_" Il doit travailler sa communication, mais tous les espoirs restent permis..."
M. F.O.G êtes vous certains d'être de bon conseil ?
Au vu du ridicule de la com. de notre président normal prenant le train ,j'en doute.
N'avez vous pas compris que ce que les français attendent , ce n'est pas de la com,
mais des ACTES?
anarchiste du centre
- 27/10/2012 - 21:15
et si c'était vrai
Il y a beaucoup d'intelligence et pas mal de subtilités dans les propos de ces deux personnes : c'est ce qui doit poser problème à pas mal d'internautes qui jouent un peu du commentaire comme s'ils jouaient du fameux cornet à dégomme.
vangog
- 27/10/2012 - 20:26
Ayrault, l'arroseur arrosé!
Celui qui faisait de l'opposition systématique, de la caricature anti-Sarkozyste et de la défense de tranchée à toute réforme courageuse, est maintenant confronté à une situation qui empire nettement par rapport à celle de ses prédécesseurs.
Et il est de plus en plus difficile d'invoquer le "fameux héritage" (qui avait été accepté avec des cris de liesse et des drapeaux multicolores, pourtant...)
Alors, Ayrault est étonné de voir une presse que 30 ans de noyautage Trotskyste n'a pas complétement éteint, s'insurger contre les résultats minables d'une politique pour laquelle cette presse avait fondé tant d'espoirs...