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Les réseaux sociaux comme Facebook ont relevé et renforcé une tendance qui consiste à devenir quelqu'un grâce à l'autre.
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Facebook : de combien d'amis a-t-on besoin et combien est-on capable d'en gérer ?
Publié le 22 octobre 2012
Si Internet n'a pas changé nos relations avec nos amis et nos connaissances, les réseaux sociaux ont toutefois relevé et renforcé une tendance qui consiste à devenir quelqu'un grâce à l'autre.
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Si Internet n'a pas changé nos relations avec nos amis et nos connaissances, les réseaux sociaux ont toutefois relevé et renforcé une tendance qui consiste à devenir quelqu'un grâce à l'autre.

Atlantico : Les réseaux sociaux comme Facebook ont-ils changé la conception que les jeunes ont de l’amitié ?

Stéphane Hugon : Globalement, Internet ne change rien et Facebook en particulier n’a rien modifié en soi. Il n’y a rien de nouveau depuis l’émergence des réseaux sociaux. Par contre, Internet a révélé quelque chose qui existait auparavant : cette espèce de relation molle entre les gens. Il est important de bien comprendre les phénomènes que révèlent les réseaux sociaux. Tout d’abord, celui de la disproportion que l’on appelle communément la "course aux amis" mais aussi le phénomène contraire qui consiste à être très fusionnel. Ce sont ces personnes qui ne peuvent plus se détacher d’un certain nombre d’amis qu’ils ont sur Facebook. Ce type de comportement s’est notamment développé depuis qu’il existe des accès sur le portable vers les réseaux sociaux.

Alors que toute la tradition occidentale est fondée sur la construction individuelle, on assiste aujourd’hui à un basculement que révèlent les réseaux sociaux et qui consiste à être quelqu’un avec et part l’autre. C’est une tendance qui existe depuis les années 60 et qui est beaucoup plus profonde car elle est en train de modifier durablement les relations humaines. Internet ne fait qu’amplifier cette tendance préexistante.

Nombreux sont les adolescents qui possèdent près de 500 amis sur le compte Facebook ? Combien d’amis a-t-on vraiment sur Facebook et dans la "vraie vie" ? 

Une étude a été conduite il y a quelques mois et a démontré qu’il existait des nombres d’or, notamment sur les réseaux sociaux. On constate que cela fonctionne par étape, c’est-à-dire qu’il y a des caps difficiles à franchir. C’est une question de lien social entre les personnes. Bien évidemment que cela redéfinit complètement la notion d’amis, car parmi les 500 personnes, il y a plusieurs cercles : cela va des connaissances vagues aux vrais amis. Mais le fait de cumuler des relations profondes avec d’autres plus superficielles a toujours existé.

Existe-t-il une course au nombre d’amis sur Facebook, au risque de manquer des moments de la vie non-virtuelle ?

Je n’y crois pas. Internet a bien montré que les gens qui téléchargeaient beaucoup étaient aussi ceux qui assistaient à des spectacles vivants. Je pense que ceux qui ont beaucoup d’amis sont aussi ceux qui sont ancrés sur d’autres canaux. Je ne crois pas à l’exclusivité, je pense plutôt qu’il y a un effet de complémentarité. Le virtuel ne s’oppose pas au réel. Quand il y a des dérives, c’est parce que l’Internet révèle une structure pathologique ou tout au moins problématique. Internet n’a pas créé la virtualité de la relation sociale.

Selon Robin Dunbar, anthropologue britannique, nous ne serions pas capables de gérer plus de 150 amis dans la vie en raison de la taille de notre cerveau, mais aussi pour des raisons évidentes d’emploi du temps. Ces théories sont-elles toujours d’actualité ?

C’est à la fois vrai et faux. Il y a des personnes que nous fréquentons tous les jours, les personnes que nous voyons moins, mais aussi nos différents publics (clients, professeurs…) avec qui nous avons un intérêt à avoir un échange sans que ce soit de l’amitié. Les relations n’ont pas toutes les mêmes natures. La très bonne idée de Google+ a d’ailleurs été de créer des cercles qui n’ont pas tous la même valeur. Il y a un nombre infini de degrés dans les relations et Internet révèle seulement le fait que tout le monde n’a pas la même place.

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Commentaires (1)
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charleslud
- 22/10/2012 - 19:37
Amis ? face book ?
bonsoir
je n'ai pas fesse de bouc car, mes "amis" sont dans la vraie vie, je doute fortement que ceux de fesses de bouc soient là, le jour où vous avez un problème. Revoir la définition d'ami !