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Faux-semblants

Pauvreté : non, l'Afrique n'est plus celle que vous croyez

Publié le 12 octobre 2012
Depuis un peu plus de 20 ans, le continent africain apparaît aux yeux de l'opinion publique comme un vaste espace perclus de problèmes systémiques, économiques et politiques. Cependant, depuis quelques années, dans le fond, certains pays ont amorcé des mutations et avancent sur le chemin du développement.
Hélène Quénot-Suarez
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Hélène Quénot-Suarez est chercheur au sein du programme Afrique sub-saharienne de l'Ifri. Elle a obtenu sa thèse de doctorat en science politique à l'IEP de Bordeaux. Elle possède également une maîtrise de géographie tropicale (Paris X-Nanterre).A l...
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Depuis un peu plus de 20 ans, le continent africain apparaît aux yeux de l'opinion publique comme un vaste espace perclus de problèmes systémiques, économiques et politiques. Cependant, depuis quelques années, dans le fond, certains pays ont amorcé des mutations et avancent sur le chemin du développement.

Atlantico : Pendant de nombreuses années, et aujourd’hui encore, l’Afrique - et plus particulièrement l’Afrique subsaharienne - a véhiculé l’image d’une zone gangrenée par les guerres politiques et les désastres humanitaires. Mais dans les faits, et au regard des chiffres on sait que la réalité est beaucoup plus nuancée. Alors humainement, et économiquement quelle est la réalité de ce continent désormais ?

 

Hélène Quénot-Suarez : Comme vous le dites, c’est une question de perception et de ce que montrent les médias du continent qui est très mal connu par les Occidentaux puisqu'il ont sur lui beaucoup d’images fausses. Dans les faits, l’Afrique subsaharienne est logiquement très diverse car c’est un immense continent. La réalité la plus simple et tient aux chiffres : il y a maintenant environ un milliard d’Africains et la croissance moyenne du continent est d’environ 5 % par an. Le potentiel humain et en ressources (minérales, foncières, énergétiques) du continent est de premier ordre et les investisseurs l’ont bien compris, en faisant de l’Afrique leur nouvel «Eldorado».

La réalité de terrain est différente selon les pays mais aussi à l’intérieur même de leurs frontières, entre les villes, souvent très développées et des campagnes plus en retrait. Par exemple, 98 % des urbains éthiopiens ont accès à l’eau potable, mais moins de 25 % des ruraux. Par ailleurs, l’amélioration générale des conditions de vie sur le continent ne doit pas faire oublier que de nombreux problèmes persistent. Deux-tiers des habitants de la RDC par exemple, ne mangent pas à leur faim. De même, l’accès aux soins reste difficile. Ainsi, la mortalité infantile est toujours globalement très forte (70 ‰ alors qu’on est à 4 ‰ en France).

Les potentialités sont donc immenses mais l’embellie actuelle n’a pas réglé tous les problèmes auxquels est confronté le continent.

On parle de l’apparition d’une classe moyenne africaine, mais quelles en sont les caractéristiques ? Est-elle pérenne ?

La « classe moyenne », c’est un mot pratique mais pas très précis pour désigner les populations qui sont sorties des logiques de survie et qui peuvent économiser, même très modestement, pour améliorer leur quotidien en achetant plus de nourriture, un téléphone, ou en investissant dans l’éducation de leurs enfants. Ces gens ne sont pas « riches » mais ils ont une capacité d’accumulation. On estime qu’il y a environ 300 millions d’Africains qui gagnent entre 2 et 20 dollars par jour et constituent ainsi une classe moyenne locale.

Pourquoi ne serait-elle pas pérenne ? On peut raisonnablement être optimiste. Il faut simplement se méfier des chiffres, qui indiquent une croissance très rapide : beaucoup de gens ne sortent que temporairement de la survie pour entrer dans les petites classes moyennes. Il faudra du temps pour que la position du plus grand nombre soit durablement sécurisée dans un niveau et un mode de vie « moyen ».

Même s’il les indicateurs sont bons, les économistes restent fébriles à cause d’une croissance portée en grande partie par les matières premières dont les cours sont très volatiles. Peut-on imaginer que d’autres secteurs puissent prendre le relais sur les matières premières ?

La richesse des pays africains et leur dynamisme économique ne sont pas forcément corrélés aux matières premières. Durant la décennie 2000, la croissance du Ghana dépassait 5 % et pourtant on n’avait pas encore trouvé de pétrole.

Il me semble qu’il y a deux points essentiels. Le premier est qu’il existe déjà un grand dynamisme africain sur d’autres secteurs que le primaire mais qu’on le connaît peu à l’extérieur du continent. Ainsi, l’opérateur de téléphonie mobile sud-africain MTN est largement présent sur le continent et même jusqu’en Iran. On peut également penser aux supermarchés kenyans Nakumatt, que l’on trouve, outre le Kenya, dans la sous-région (Ouganda, Rwanda, Tanzanie).

Le second point est le fait que les matières premières doivent être valorisées. Certes, vous le dites, les cours sont volatiles mais le continent possède une grande variété de ressources, parfois rares et il serait dommage de se passer de leurs fruits. Sans nier leurs difficultés actuelles, il faut rappeler que les Emirats arabes par exemple, ont développé une grande richesse sur une production quasi-exclusive. Plus que le type de production en lui-même, il me semble que l’important est de posséder des institutions qui permettent de garantir un commerce sûr et régulier. On en revient donc – comme bien souvent – au politique : certes une diversification des sources de revenus est, comme partout, souhaitable, mais elle sera inutile si, d’autre part, aucun travail n’est fait sur le renforcement des institutions pour permettre assurer un cadre pacifié et régulé aux activités économiques.

 

Sur le plan de la stabilisation politique, certains pays comme le Sénégal ont montré l’exemple en réussissant à organiser des élections présidentielles dont le résultat a été accepté, même si bien sûr il y a eu des tensions. Sur ce plan, quels sont les "bons élèves" du continent ?

J’ai beaucoup de peine avec cette expression de « bons élèves », qu’on utilisait beaucoup – moi la première, d’ailleurs, et c’était un tort – pour parler des PAS. L’expression porte un sens très condescendant et donne l’idée que les pays africains ne sont pas encore à leur « majorité », doivent « apprendre » et surtout « obéir » à une autorité supérieure.

Le fait qu’il y ait des violences autour des élections montre paradoxalement qu’elles ont du sens, qu’elles comptent pour la population. En étant un peu cynique, on pourrait presque dire que le meilleur moyen de garantir une stabilité politique dans un pays est encore de ne pas organiser d’élections ou de faire en sorte que leur résultat soit verrouillé. Les violences électorales sont donc toujours dramatiques et jamais souhaitables mais elles n’indiquent pas forcément les pays les moins démocratiques.

Pour en revenir à votre question, je ne connais pas la situation exacte des plus de 50 pays du continent. Mais le Ghana est un pays où les élections sont à la fois ouvertes, disputées et paisibles. D’une manière générale, les pays africains qui vont bien sont ceux dont on ne parle presque jamais ! Je pense au Botswana par exemple. C’est un des pays les plus stables et les moins corrompus du continent et pourtant, qui saurait le placer sur une carte ? Comme nous le disions au début, la perception du continent par les Occidentaux est biaisée car on parle plus facilement des crises que des endroits où tout va bien.

Propos recueillis par Priscilla Romain

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Commentaires (7)
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Ganesha
- 13/10/2012 - 07:05
Sénégal
Une suggestion : plutôt que de retourner chaque année passer vos vacances "là ou tout le monde va", essayez plutôt le Sénégal !
Ils parlent le français et vous serez beaucoup abordés dans la rue, mais cela permet aussi d'établir de "vrais contacts" !
langue de pivert
- 12/10/2012 - 19:47
Tu sais ce qu'il te dit l'occidental ? (...et ce qu'il pense !)
Ce que pense cette personne de ce que je pense de l'Afrique n'est pas ce qu'elle pense que je pense !
La preuve : je pense comme elle, mais je n'en tire pas les mêmes conclusions !
kettle
- 12/10/2012 - 19:41
Bien les recevoir
"Il y a maintenant environ un milliard d’Africains et la croissance moyenne du continent est d’environ 5 % par an"
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