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Selon un sondage Atlantico/Opinionway, la motion de Laurent Wauquiez arrive en troisième position avec 18 % des intentions de vote.
Politiquement (in)correct
Laurent Wauquiez : "La droite sociale veut protéger les classes moyennes du matraquage fiscal de François Hollande"
Publié le 28 septembre 2012
En vue du congrès de l'UMP le 18 novembre prochain, Laurent Wauquiez, soutien de François Fillon à la présidence du parti, a déposé se propre motion, "la droite sociale". L'ancien ministre a axé son texte sur la "défense des classes moyennes" et la "lutte contre l'assistanat".
Laurent Wauquiez est un homme politique français, membre de l'UMP. Député de la Haute-Loire, il est également vice-président de l'UMP depuis janvier 2013. 
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Laurent Wauquiez est un homme politique français, membre de l'UMP. Député de la Haute-Loire, il est également vice-président de l'UMP depuis janvier 2013. 
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En vue du congrès de l'UMP le 18 novembre prochain, Laurent Wauquiez, soutien de François Fillon à la présidence du parti, a déposé se propre motion, "la droite sociale". L'ancien ministre a axé son texte sur la "défense des classes moyennes" et la "lutte contre l'assistanat".

Atlantico : En vue du congrès de l’UMP le 18 novembre prochain, vous avez déposé avec une quarantaine de parlementaires une motion intitulée "la droite sociale". Quelles valeurs défendez-vous et quelles sont vos principales propositions ?

Laurent Wauquiez : Le but est de faire entendre clairement le discours et les valeurs de la droite sur le plan social. Il y a deux priorités majeures dans cette motion.

La première est le refus de l'assistanat dans le prolongement de mon combat politique contre le RSA. Les bénéficiaires du RSA devront effectuer des heures de travail d'intérêt général en contrepartie du versement de cette allocation.

La deuxième priorité de cette motion est la défense des classes moyennes. Notre système social consiste toujours à aider les mêmes et à laisser systématiquement de côté la France qui travaille, les familles modestes, les classes moyennes... Nous voulons inverser la donne. Faire du social dans notre pays, cela ne consiste pas seulement à rajouter des louches sur un système d'assistanat. On a besoin d'équilibrer les choses et il faut prêter plus d'attention aux classes moyennes qui sont en train de se faire matraquer fiscalement par François Hollande.

Les principaux candidats à l'élection présidentielle ont tenté de séduire les classes populaires. Vous avez pourtant décidé d'axer votre motion sur les classes moyennes. Pourquoi ? 

Les classes moyennes sont les principales victimes de la crise et surtout ce sont elles qui vont payer le plus de charges dans les mesures qui sont en train d'être prises par François Hollande : remise en cause des heures supplémentaires, remise en cause de la participation, remise en cause de l'intéressement, remise en cause des aides pour l'emploi à domicile, réflexion autour de l'imposition des retraités... C'est un véritable coup de massue fiscal !

Depuis trop longtemps, la droite n'assume pas le fait de défendre les familles qui travaillent. Nous voulons secouer ce politiquement correct. Aujourd'hui, les gens qui ont besoin de soutien et d'aide se trouvent dans les classes moyennes.

Vous souhaitez incorporer dans les clauses prioritaires d'accès au logement social la prise en compte de l'accès à l'emploi et réserver une partie des programmes neufs "aux gens qui travaillent". Vous qualifiez également l'assistanat de  "cancer de la société ". Un discours musclé très critiqué à gauche qui parle de "droite (anti)sociale"...

Le social consiste trop souvent à dire "vous n'êtes pas prioritaire" à quelqu'un qui demande un logement social pour se rapprocher de son lieu de travail. C'est le discours que j’exècre et dans lequel celui qui travaille n'est jamais prioritaire.

Il y a aussi un deuxième point que nous portons très fortement : les versements d'assurance chômage doivent être liés au fait que les gens suivent une formation. Notre conception du social n'est pas de créer des systèmes administratifs aveugles où on verse des prestations qui n'encouragent pas les gens au retour au travail. Toute notre démarche est, au contraire, d'inciter les gens à être sur la piste du retour au travail.

Il faut savoir qu'il existe quasiment un million de personnes qui n'ont pas pu reprendre un travail parce qu'elles n'avaient pas accès à un logement à proximité de leur lieu de travail. Le logement social doit également faciliter la tâche de ceux qui travaillent. Quand je voient que les infirmières qui travaillent à l'AP-HP ne peuvent plus venir travailler à l’hôpital parce qu'elles n'ont pas de logement à proximité, je me dis que ce n'est pas raisonnable.

Je mets également dans les classes moyennes, les gens qui ont travaillé, notamment les retraités qui finissent parfois avec des retraites extrêmement modiques et qui se voient proposer par François Hollande des charges supplémentaires sous prétexte qu'ils appartiendraient aux catégories riches. Il faut arrêter avec cette logique-là. Celui qui travaille n'est pas un privilégié.

Certes, mais ceux qui ne travaillent pas sont de plus en plus nombreux surtout en période de crise. Que leur proposez vous ?

Au fond, toute notre démarche consiste à briser le social passif. Aujourd'hui, on verse une assistance chômage, mais on ne s'occupe pas des gens. On ne les aide pas à retrouver un emploi. C'est pourquoi je veux lier le versement de l'assurance chômage à l'obligation d'une formation. C'est quelque chose que j'ai pu expérimenter dans ma mairie. Dans le centre d'action social de ma commune, les gens qui sont aidés doivent systématiquement participer à des actions au niveau de la mairie, notamment en faveur des personnes âgées : portage de repas à domicile, animation des repas de quartier... Grâce à cela, on a pu former des gens souvent éloignés de l'emploi pour qu'ils puissent se réorienter vers la restauration ou les services d'emplois à la personne. Grâce à cela, ces gens, à qui on versait jusqu'ici des allocations sans contrepartie, ont pu retrouver le chemin de l'emploi et repartir du bon pied. La droite ne doit pas se laisser assommer par le politiquement incorrect de gauche et faire ce que j'appelle du "social actif ".

Vous soutenez François Fillon dans sa candidature à la présidence de l'UMP. Pourtant, ce dernier n'est pas inscrit sur votre motion. Etes-vous vraiment sur la même ligne idéologique ?

Ma motion n'est pas une chapelle. Certains signataires de ma motion soutiennent François Fillon tandis que d'autres soutiennent Jean-François Copé. Ma motion rassemble à la fois des gaullistes sociaux et des démocrates chrétiens. Je ne veux pas que ma famille politique se divise en petites chapelles. Cette motion est un lieu de rassemblement et de débat d'idée. Ce qui m'intéresse c'est de secouer le politiquement correct.

Revendiquez-vous l'héritage de Nicolas Sarkozy ?

J'ai été pendant cinq ans le ministre de Nicolas Sarkozy. Je ne fais pas partie de ceux qui après une défaite s'amusent à agiter le droit d'inventaire. Je ne construis pas mon parcours sur des reniements ou des trahisons.

Selon un sondage Ifop/Le Figaro, votre motion ne recueille que 10% des intentions de vote. Elle n'arrive qu'en troisième position derrière "la droite forte" de Guillaume Peltier et "les humanistes et libéraux" de Jean-Pierre Raffarin. (NDLR : Depuis cette interview un nouveau sondage ATLANTICO/OPINIONWAY a été réalisé, la motion de Laurent Wauquiez arrive toujours en troisième position, mais avec 18 % des intentions de vote). Comment espérez-vous peser au sein du parti ?

L'histoire de la droite sociale est une histoire d'équipe. Beaucoup de parlementaires aussi bien issus du gaullisme que du centrisme nous soutiennent. Les idées que nous avons fait émerger ont fortement marqué les militants car nous osons dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas. La force de notre motion c'est qu'elle dit les choses !

Propos recueillis par Alexandre Devecchio


 
DEFENSE DES CLASSES MOYENNES LUTTE CONTRE L’ASSISTANAT

Le mouvement Droite Sociale a vocation à rassembler largement les élus et militants de notre famille venus d’horizons divers : gaullistes sociaux, démocrates-chrétiens, centristes etc. Plus que jamais notre famille a besoin d’unité et il ne s’agit pas de nous diviser en courants comme les socialistes. Nous nous rassemblons autour d'une volonté : l'UMP doit affirmer ses convictions dans le champ social. Nous voulons être force de propositions, sans se laisser intimider par le politiquement correct, pour défendre la place des classes moyennes et restaurer les équilibres entre les droits et les devoirs, en refusant les dérives de l’assistanat.

1. Remettre les classes moyennes au centre de notre projet.
Les classes moyennes sont le pilier de la société française. Ce sont celles qui par le fruit d’une vie de travail font tourner notre économie, qui par leurs cotisations financent notre protection sociale, qui par leur respect des règles du vivre-ensemble assurent la cohésion de notre société. Ce sont pour elles que Nicolas Sarkozy a beaucoup œuvré.Mais ces familles sont encore trop souvent les oubliées de notre politique. Alors qu’elles croient dans le travail, elles ressentent de plus en plus mal le sentiment que leurs efforts ne sont pas récompensés et que la société française ferme les yeux sur bien des abus.Entre les plus riches, qui ont bénéficié de la mondialisation, et les plus pauvres, qui sont accompagnés par notre système de protection sociale, la situation des classes moyennes s’est dégradée avec la crise: toujours plus de cotisations, toujours moins de revenus. C’est le risque du déclassement. Rien d’étonnant qu’elles soient tentées par l’abstention et le vote extrême.Les premiers mois de la présidence Hollande, avec la suppression des heures supplémentaires et la remise en cause de la participation et de l’intéressement, ne laissent aucun doute sur le sort qui attend les classes moyennes : un matraquage fiscal d’une ampleur inégalée.Pour toutes ces raisons, notre conviction est que représenter et défendre les classes moyennes afin de rétablir l’harmonie sociale est aujourd’hui un des grands défis politiques de l’UMP. Nous, membres de la Droite Sociale, proposons :
Supprimer les effets de seuil pour que les classes moyennes ne soient plus systématiquement les oubliées de nos politiques (par exemple pour les aides aux étudiants)
 
Rétablir la défiscalisation des heures supplémentaires pour redonner du pouvoir d’achat à des millions de salariés

Favoriser massivement la participation et l’intéressement pour partager les fruits de la croissance

Faire de l’accès à l’emploi un des critères d’attribution des logements sociaux afin de mieux aider les classes moyennes

2. Faire de l’UMP le parti des droits et des devoirs : oui au social responsable, refus de l’assistanat.
 Nous avons laissé dériver notre système de protection sociale en cautionnant trop d’abus et en laissant s’installer l’idée que les gens n’ont que des droits et pas de devoirs. Si l’on poursuit sur cette tendance c’est tout notre système de solidarité qui sera remis en cause à la fois en raison des coûts mais aussi en raison de son injustice parce que nous n’aidons plus ceux qui en ont vraiment besoin.Il faut revenir à une conception saine du social : la seule véritable aide, c’est de remettre les gens sur le chemin du travail et non de verser des prestations sociales aveugles et peu motivantes qui finissent par décourager celui qui travaille sans aider celui qui cherche un travail.De la même manière, les rémunérations parfois exorbitantes déconnectées de tout lien avec les performances d’une société que se versent certains grands dirigeants du CAC 40 minent notre contratsocial en donnant le sentiment qu’à tous les niveaux c’est le règne du chacun pour soi. Nous, membres de la Droite Sociale, proposons :

Demander en contrepartie du versement du RSA des heures de travail d’intérêt général

Renforcer la lutte contre les fraudes fiscales et sociales au nom du patriotisme

Lutter contre l’exil fiscal en imposant les ménages qui vivent plus de 3 mois en France

Financer aux jeunes le permis de conduire en contrepartie d’un service social qui permette comme le faisait le service militaire de leur transmettre des valeurs communes
Lier le versement de l’assurance-chômage au fait de suivre une formation pour rebondir vers un nouvel emploi

3. Contre les excès d’un capitalisme financier, défendre un capitalisme d’entrepreneurs ancrés sur le territoire et mettre fin au harcèlement normatif.
La France a été dans son histoire une grande nation agricole et industrielle. Avec la compétition de la mondialisation, le risque est tout simplement que notre pays décroche et perde ses entreprises les unes après les autres. Cette bataille pour l’efficacité économique est essentielle. Les socialistes tournent le dos aux entrepreneurs. Nous devons défendre ceux qui créent de la valeur et des emplois autour d’eux.Mais nous avons aussi le devoir de dénoncer les excès d’un capitalisme financier de court-terme dont on a vu les dérèglements pendant la crise : tyrannie du court terme, spéculation, absence de soutien aux petites entreprises.La Droite Sociale veut montrer que l’on peut concilier l’efficacité économique et la justice. Nous, membres de la Droite Sociale, proposons :

Mettre fin définitivement à la durée légale des 35 heures, dans le respect de la réglementation européenne, en laissant les entreprises négocier leur durée de travail
Endiguer le harcèlement normatif qui étouffe notre pays en permettant d'avoir des normes différentes pour les artisans et les PME par rapport aux grandes entreprises
Favoriser nos industries dans l’accès au crédit en fixant aux banques un pourcentage de crédits réservés aux PME
Miser sur l’apprentissage en en faisant une voie de réussite aussi valorisée que les autres voies d’enseignement et de formation
Faire le choix de la préférence communautaire en réservant une partie de nos marchés publics à des entreprises européennes. Notre argent doit faire tourner nos emplois. Au cœur de l’UMP, le projet de la Droite Sociale est centré sur la justice sociale.

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Satan
- 30/09/2012 - 11:57
Donné un vrai travail à ce monsieur Laurent Wauquiez !
Parceque le contribuable Français commence à en avoir marre de payer des impôts pour entretenir pareil saltimbanque!
Dehors les incapables, vous avez eu le pouvoir, vous avez été nul, dégagez maintenant!
jerem
- 30/09/2012 - 11:14
@veryliberalguy - chomage longue durée et herbes vertes
" 41% des chômeurs français le sont depuis plus d'un an, contre 26% au Danemark.." quelle belle selection ! bravo !!! On va donner l'essentiel du reste.
UE27: 43% -
Allemagne 48%
Espagne : 46%
italie: 52%
portugal: 48%
irlande: 59%
mais aussi
UK : 34%
suede: 19%
tout deux avec l'autriche qui ont 25% d'emplois a temps partiel
pays bas : 34%
qui détient le record des emplois a temps partiel 49%

Au passage , puisqu'on nous la sort bonne avec BERLIN, un taux de chomage general a 13% c'est a bien relever pour une ville qui serait donc super active .....
De meme pour la tres haute performance de LONDRES le grand avec son taux de chomage a 9.6% et 24% pour les 15-24 ans pour une ILE DE FRANCE qui se presente avec un 8,6% et 20% pour les 15-24 ans .
J'aime aussi ces echanges pour mieux voir les choses comme elles sont dans le détail et pas selon des simplifications de communicants à la seguela

http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/1-04072012-BP/FR/1-04072012-BP-FR.PDF
http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/3-19042012-BP/FR/3-19042012-BP-FR.PDF
jerem
- 30/09/2012 - 10:36
@veriliberalguy
"uand on sait que la durée de bénéfice de l'ARE est de 23 mois (pour 6 mois de taff demandé sur les 22 derniers) en France"
il va falloir refaire une autre année de fac 2008 et passer moins de temps a l'association politique , cela vous permettra de mieux apprendre le systeme d'indemnisation . ou eventuellement de verifier en 3 clics avant d'avancer n'importe quoi .



http://vosdroits.service-public.fr/F1447.xhtml

La durée de versement de l'allocation d'aide au retour à l'emploi est égale à la durée d'affiliation du salarié prise en compte pour l'ouverture de ses droits à l'allocation, c'est-à-dire la durée d'emploi dans une ou plusieurs entreprises au cours :

des 28 mois précédant la fin de son contrat, s'il est âgé de moins de 50 ans,

des 36 derniers mois, s'il est âgé de 50 ans et plus.