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Un système de transfert de fonds a été renforcé en Somalie : celui dit des « hawalas » - « transfert » en arabe.
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Entre pirates et islamistes, les Somaliens tentent de survivre grâce au petit miracle des hawalas
Publié le 14 octobre 2012
Si les pirates et les islamistes ont attiré l’attention internationale sur les hawalas, la diaspora somalienne n'a pas attendu cela pour utiliser ces transferts de fonds informels qui contribuent grandement à la reconstruction du pays.
Clément Gorrissen est consultant sur la question des flux financiers illicites liés à la piraterie somalienne, pour l’agence des Nations Unies contre la drogue et le crime, avec qui il mène actuellement un projet de recherche. Diplômé en sciences...
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Clément Gorrissen
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Clément Gorrissen est consultant sur la question des flux financiers illicites liés à la piraterie somalienne, pour l’agence des Nations Unies contre la drogue et le crime, avec qui il mène actuellement un projet de recherche. Diplômé en sciences...
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Si les pirates et les islamistes ont attiré l’attention internationale sur les hawalas, la diaspora somalienne n'a pas attendu cela pour utiliser ces transferts de fonds informels qui contribuent grandement à la reconstruction du pays.

Nous sommes au milieu d’une période cruciale pour la Somalie. Les élections parlementaires ont fait émerger une nouvelle assemblée. Les élections présidentielles mettant fin au mandat du Gouvernement Fédéral de Transition se tiendront le 10 Septembre prochain. La coalition sous l’égide de l’Union Africaine (AMISOM) prépare depuis des mois l’assaut du port de Kismaayo, dernier poumon économique des insurgés Shabaab et second port principal du sud de la Somalie. Et bien que tout cela prenne beaucoup de retard, la pression internationale est telle que des changements sont bien observables sur le terrain. Cependant, un aspect n’est presque pas discuté : comment faire affluer l’argent nécessaire à la reconstruction dans un pays dépourvu de banques ? Cherchez les codes BIC et SWIFT associés à la Somalie : ils n’existent pas (encore).

Heureusement, la diaspora somalienne n’a pas attendu que les pirates et les islamistes ramènent l’attention internationale sur ce point du globe oublié de tous. Un système de transfert de fonds utilisé depuis toujours a été renforcé et développé dès les premières heures de la guerre civile : celui dit des « hawalas » - « transfert » en arabe. Cette méthode est en réalité très ancienne et employée dans d’autres pays - du Golf à la Chine, en passant par l’Inde et l’Afghanistan.

Le système est simple – en apparence. Prenons un exemple : étant de la diaspora, je souhaite transférer 100€ à mon oncle habitant dans une campagne somalienne. Pas de banque, et les personnes effectuant le trajet de façon régulière manquent. Je me rends donc dans une échoppe, souvent un Taxi-phone, un cyber café ; un bureau de change, ou parfois un tout autre type d’échoppe, tenu par quelqu’un de la diaspora et offrant des services de transferts d’argent. Je lui remets les 100€ ainsi que mon nom, mon numéro de téléphone, et ceux du récipiendaire. L’agent contacte (par téléphone ou e-mail) son collègue situé dans le village de mon oncle (ou le village le plus proche) et lui ordonne de verser 100€ à la personne répondant au nom indiqué et fournissant un certain code. Dans le même temps, un message est envoyé à mon oncle, l’informant que 100€ l’attendent à tel endroit, et qu’ils lui seront remis contre le code indiqué dans le message. Dans moins de 24h, mon oncle recevra l’argent que je lui ai envoyé, payé directement depuis la caisse du bureau local. Les différents bureaux à travers le monde équilibrent leurs comptes à la fin de la journée, de la semaine, ou du mois en faisant la différence entre les encaissements et décaissements opérés pour le compte de chacun. Il n’y a donc aucun mouvement de fonds en soi pour une transaction individuelle, mais simplement une opération finale d’équilibrage des comptes en fonction des sommes agrégées – cette dernière est en revanche un peu trop complexe pour être expliquée ici.

Ce système possède de nombreux avantages pour les utilisateurs. Tout d’abord, il est relativement anonyme puisqu’il ne permet que difficilement de tracer les opérations au cas par cas. Ensuite il est rapide et peu coûteux. Mais surtout, il permet de faire parvenir l’argent n’importe où, et de façon sécurisée, dans un pays où les rares infrastructures encore en place datent des années 1970, et où les routes sont parsemées de check-points tenus tantôt par des milices, tantôt par des criminels. C’est pourquoi, en Somalie, les ONG et instances onusiennes font également appel aux principales compagnies de hawala pour transférer les fonds indispensables à leurs opérations d’assistance humanitaire et de développement. En revanche, les hawalas tirent leur vulnérabilité précisément de ces forces. Le caractère « alternatif » des hawalas les range souvent dans la catégorie des outils « obscurs » et « illégitimes ». Difficile de surveiller des opérations qu’on ne peut suivre au cas par cas. Ceci est plus difficile encore lorsque les moyens d’identifier le récipiendaire « à l’occidentale » sont quasiment inexistants. En Somalie, les faux papiers d’identités sont aussi courants que les faux billets de Shillings Somaliens. Les autorités ne savent pas comment surveiller, ni comment approcher ces acteurs, et donc, souvent, s’en méfient.  Enfin, l’efficacité des hawalas ne leur attire pas non plus la sympathie des acteurs traditionnels. Par exemple, une responsable de communication d’une grande compagnie de transfert de fonds m’a confié un jour que les hawalas constituaient leur plus grand défi compétitif. Je la crus sans problème. Même le très informé Financial Times publiait récemment une tribune dans laquelle on mentionnait les: « underground financial systems such as hawala”.

Pourtant, rien de moins « underground » que ces compagnies multinationales. Les hawalas sont soumis aux législations de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, conformément aux standards internationaux. Ces dispositions légales s’appliquent aux hawalas de la même manière qu’à tous les acteurs financiers et non financiers visés par les textes législatifs des pays concernés. De plus, les « Systèmes de Transferts de Fonds ou de Valeur » comme définis par le Groupe d’Action Financière International (GAFI - l’organisme en charge de l’édiction des standards internationaux de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme), sont soumis à des recommandations spécifiques à leur statut.

Alors quel est le problème ? Tout d’abord, les compagnies de hawala, bien que respectant les dispositifs législatifs dans les pays développés, ne peuvent pas garantir que leurs bureaux en Somalie, ou dans les autres pays en voie de développement respectent les mêmes standards. Beaucoup de pays n’ont pas les moyens de mettre en œuvre un contrôle efficace des bureaux de hawala sur leur territoire. De nombreux bureaux officient ainsi « sous le radar ». Dès lors, il est difficile de distinguer les compagnies qui coopèrent des autres, puisque cette « coopération » est à évaluer non pas uniquement au niveau global, mais bureau par bureau. Les principales compagnies de hawala telles que Dahabshiil ont compris ce défi. Elles forment elles-mêmes leurs bureaux situés en Somalie, ou dans les autres pays en voie de développement, aux normes de lutte contre le blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme. Dans ce cas, l’objectif est même plus large : Dahabshiil a ouvert une banque à Djibouti. Et cette banque a déjà des succursales en Somalie. Il s’agit donc de soigner sa réputation avant de devenir un acteur majeur du système financier de la Corne de l’Afrique – dont Djibouti souhaite devenir la plaque tournante. Or Djibouti est avant tout la porte d’entrée de l’Éthiopie, et… de la Somalie. On voit ici se dessiner l’importance des compagnies de hawala pour l’avenir financier de ce pays en lambeaux. Après avoir servi d’artère aidant la population malgré les guerres, les famines, les catastrophes naturelles et tous les fléaux qui accablent la Somalie ; les hawalas portent à présent en elles les germes de la reconstruction financière du pays.

Cependant, leur réputation est ternie, principalement par le manque de connaissance de ce système dans l’opinion publique. Mais aussi parce-que le système, en plus d’être vulnérable aux abus par les criminels et terroristes, reste opaque à la plupart des forces de police et unités chargées la supervision des acteurs financiers. Dès lors, de nombreux instituts bancaires refusent l’accès à leurs services par les compagnies de hawalas, afin de ne pas exposer leurs services aux dangers qu’affrontent ces acteurs. Privés d’accès à un compte bancaire formel, ceux-ci ne peuvent plus mener leur opérations à bien – car ils ne peuvent plus rééquilibrer les livres comptables entre les différents bureaux à travers le globe. Ce sont alors des centaines de milliers de familles qui se retrouvent dans l’incapacité de venir en aide à leur proches restés en Somalie. Mais c’est aussi tout l’avenir de la Somalie qui est mis en danger.

L’argument classique des discours alarmistes sur les hawalas consiste à les introduire comme un système « basé sur la confiance ». C’est vrai, car lorsqu’un bureau A verse 100€ suivant l’instruction d’un bureau B, il n’existe pas de moyens contraignant formel (au sens où l’entend le droit positif occidental) pour obliger le bureau B à rembourser l’argent. Mais les intérêts commerciaux et l’importance cruciale de préserver sa réputation au sein du clan et de la société, sont en fait des incitations à tenir parole au moins aussi fortes qu’un morceau de papier signé, portant la mention « contrat » en en-tête. Du moins, c’est ainsi que cela fonctionne pour les petits bureaux. Les grandes compagnies ont leur propre réseau de distribution. Elles assurent ainsi un rééquilibrage des comptes entre les différents bureaux par le biais du compte bancaire central de la compagnie – donc point besoin de confiance, puisque tous les bureaux appartiennent au même acteur. Reste que parler de « la confiance », comme on brandit une relique pour effrayer les enfants, est probablement symptomatique d’un problème plus large.

Comment croire en un système qui s’est développé « basé sur la confiance », alors que depuis cinq ans, les acteurs boursiers et les États occidentaux pataugent justement dans une « crise de la confiance » du monde de la finance ? Les outils dont disposent les hawalas ne sont pas les mêmes selon le pays où ils opèrent, ce qui brouille un peu plus la compréhension de leurs opérations par les néophytes. Par exemple, les hawalas expliquent souvent que s’assurer de la véritable identité du récipiendaire est encore plus important pour eux que pour les services de police. En effet, c’est leur propre réputation qui est en jeux s’ils ne rendent pas le bon service à la bonne personne.

C’est pourquoi justement ils privilégient l’emploi d’un numéro de téléphone, d’un code et de l’approbation du clan pour identifier quelqu’un, considérant le peu de confiance qu’ils ont dans les papiers d’identité somaliens. De la même manière, les comptes sont tenus, et les opérations individuelles bien enregistrées. Mais les livres sont écrits en dialecte local et selon de méthodes comptables et codes ou abréviations propres à chaque échoppe. Dès lors, sauf dans le cas des grandes compagnies où tout est informatisé, les registres comptables sont quasiment indéchiffrables par les forces de police – d’où la relative incapacité à tracer les opérations individuelles. Ceci ne fait qu’accroître encore la suspicion à l’égard de ces échoppes qui peuvent parfois servir également de bureau de transfert et de parfumerie. Le dialogue avec les forces publiques est d’autant plus ardu que les questions d’identification des usagers, ainsi que de conservation et traçabilité des opérations sont des points cruciaux des normes internationales de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Et c’est précisément sur ces points que les hawalas agissent de façon alternative. De là nait une série d’incompréhensions avec un monde où les « papiers » sont tout, et où un individu connait sa date et son lieu de naissance. Or c’est bien entre ces deux mondes là (celui où l’on connait son « lieu de naissance » et celui où le lieu importe peu, le sédentaire et le nomade, l’urbain et le pastoral) que les hawalas assurent la transition.

On peut concevoir qu’un monde qui cherche à redéfinir le mot « confiance » depuis cinq ans se trouve quelque peu désemparé. Mais cela ne doit pas entraîner de jugements hâtifs, de réactions d’autoprotection démesurées ou irréfléchies. Continuer à stigmatiser les hawalas en espérant les faire disparaître pour les remplacer par des acteurs plus « conventionnels » ne marchera pas. La finance occidentale, telle qu’elle s’est développée depuis les années 1990, est aujourd’hui convalescente voire moribonde. Et elle est loin d’être en mesure de transférer 100€ au fin fond de la Somalie, pour moins de 1€, et en 24h. Tandis que les hawalas viennent précisément du chaos qu’il ont appris à domestiquer.

Il ne viendrait à personne l’idée d’abroger tout commerce avec les banques d’un pays dont les principaux établissements bancaires furent accusés de fraude, financement du terrorisme et/ou de blanchiment d’argent aux cours des derniers mois. Alors pourquoi ne pas faire preuve d’autant de discernement dans le cas de la Somalie ? Certes, le premier gère des milliards pour des industries puissantes ; quand le second réseau se contente de venir en aides aux déshérités d’un des pays les plus dévastés de la Terre – à hauteur de « seulement » 1 milliard d’Euros par an, environ. L’incitation au débat public (autrement dit, la capacité à mobiliser des think-tanks, financer des études ou organiser des réunions, des colloques d’information avec les personnes chargées de la régulation) n’est pas la même. Sauf que la misère engendre parfois un risque sécuritaire, et que la région est une poudrière. À rendre la tâche des hawalas sans cesse plus ardue et à ruiner leur réputation, on risque simplement de les pousser à faire ce qu’ils font de mieux : résister, se cacher, créer de nouveaux moyens de perdurer et de rendre un service vital. Et d’un système qui pourrait faire renaître des structures efficaces des cendres de la Somalie, on fera un réseau clandestin refusant toute coopération. Or ce réseau serait alors d’autant plus vulnérable aux flux criminels et terroristes qu’il en deviendrait quasiment inaccessible aux forces publiques. Car il aurait tiré la conclusion (à tort ou à raison) que ceux qui cherchent à lui imposer des règles ne sont pas dignes de confiance.

La question n’est donc pas de faire confiance ou non à un système « basé sur la confiance », mais bien de comprendre ce système et sa mission. En fin de compte, le but est de favoriser une meilleure coopération avec les forces publiques. Cela requiert d’identifier les acteurs réellement disposés à la transparence et de les renforcer contre les possibles dévoiements du système à des fins criminelles ou terroristes. Quoique difficile à croire, il existe un système financier qui pourrait sortir son pays de la crise, et non l’y plonger. Il serait donc intéressant d’arrêter les discours alarmistes, et de donner l’occasion, aux compagnies hawalas qui désirent jouer le jeux, de prendre la parole et d’agir en tant qu’acteurs légitimes et responsables.

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Heliaste
- 14/10/2012 - 22:40
Ils réinventent la banque
Cet article me rappelle un cours passionna
esteld
- 14/10/2012 - 18:44
Clément Gorrissen
Vous avez réalisé un excellent article qui au delà des Hawalas nous fait comprendre la fonction première des banques. Or aujourd'hui , le manque de confiance envers le systeme bancaire est tel que nous oublions ce rôle fondamental . Puissent de nombreux internautes vous lire et comprendre cette réalité.
Ganesha
- 14/10/2012 - 10:01
Mario Draghi
Désolé, article trop long et pour moi, incompréhensible...
Que beaucoup de pays pauvres survivent grâce à Western Union, Moneytrans et d'autres, c'est bien connu.
Mais, justement, si les récipiendaires recoivent des billets de monnaie locale, ces grandes sociétés doivent bien transmettre des fonds à la banque centrale du pays qui imprime ces billets...
Ou alors, ce ne sont que de vulgaire escrocs, comme mr Mario Draghi, le président de notre BCE ?