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Election présidentielle américiane

Joe Biden, fantôme poids plume d'Obama ?

Publié le 07 décembre 2019
Jean-Eric Branaa publie "Joe Biden : le 3e mandat de Barack Obama" (VA Editions). Ce candidat complexe, populaire, expérimenté mais gaffeur, pourrait bien être la meilleure chance des démocrates de l'emporter face à Donald Trump.
Jean-Eric Branaa est spécialiste des Etats-Unis et maître de conférences à l’université Assas-Paris II. Il est chercheur au centre Thucydide et chercheur associé à l’institut l'IRIS. Il est notamment l'auteur de Hillary, une présidente des Etats-Unis ...
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Jean-Eric Branaa
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Jean-Eric Branaa est spécialiste des Etats-Unis et maître de conférences à l’université Assas-Paris II. Il est chercheur au centre Thucydide et chercheur associé à l’institut l'IRIS. Il est notamment l'auteur de Hillary, une présidente des Etats-Unis ...
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Jean-Eric Branaa publie "Joe Biden : le 3e mandat de Barack Obama" (VA Editions). Ce candidat complexe, populaire, expérimenté mais gaffeur, pourrait bien être la meilleure chance des démocrates de l'emporter face à Donald Trump.

Atlantico : Vous débutez votre ouvrage, "Joe Biden : le 3e mandat de Barack Obama" (VA Editions), en détaillant la personnalité, assez méconnue en France, de Joe Biden. Vous faites le portrait d'un homme intelligent, sérieux, fin politicien surtout en matière de politique étrangère mais également assez maladroit et éternel gaffeur. Si tel que vous le relatez, ses gaffes et les scandales de plagiat dont il a fait l'objet sont désormais derrière lui, dans quelle mesure ne risquent-ils pas de resurgir durant la campagne ? On connaît notamment ses remarques quelque peu sexistes, celles-ci ne risquent-elles p as, après #Metoo, de le mettre très mal à l'aise face à ses concurrents du parti démocrate pour les primaires ? Ses adversaires ne pourraient-ils dresser un parallèle maladroit et dommageable avec Donald Trump (sur ce point précis) ?

Jean-Eric Branaa : Ses adversaires ont déjà essayé d’utiliser les différentes faiblesses de Joe Biden pour plomber sa candidature : c’est assez traditionnel et on sait qu’il est difficile de briller dans une présidentielle américaine sans être aussitôt l’objet d’enquêtes en tout genre. Le passé du candidat ou de la candidate est alors fouillé, et tout ce qui est exploitable va être utilisé, y compris dans des publicités comparatives, car elles sont autorisées aux Etats-Unis. Les campagnes sont donc très violentes.

Concernant les remarques sexistes, voire le côté « tactile », de Joe Biden, cela a déjà été largement utilisé avant qu’il n’entre en campagne : on se souvient de « dénonciations », de « plaintes » ou de rumeurs à ce sujet, qui avaient pour but de le présenter comme un homme déviant, particulièrement avec les femmes, voire les petites filles. Beaucoup d’observateurs, y compris en France parmi les experts des Etats-Unis expliquaient alors sans sourciller que la tentative de Joe Biden ne pourrait pas se concrétiser et qu’il était « carbonisé » avant-même de se lancer. Je me souviens avoir parlé avec certains d’entre eux de ce livre que je rédigeais et je n’ai pas oublié non plus les rires moqueurs, alors que ces interlocuteurs m’expliquaient que je pouvais envoyer mon livre au pilon avant sa sortie. Mais Joe Biden s’est lancé à la fin mars et toutes ces attaques se sont très vite arrêtées. Elles ne reposaient pas sur grand-chose en réalité et les images de « hugs » (câlins) qui tournaient en boucle ne pouvait qu’étonner, puisque c’est une habitude que pratiquent quasiment tous les Américains !

Notons aussi que « ses adversaires » ne sont pas très nombreux, car les démocrates ont établi une sorte de code cette année, et ils évitent soigneusement de se combattre sur le plan personnel. Ceux qui ont transgressé cette règle y ont tous laissé des plumes : Michael Bennet s’était attaqué à l’âge de Joe Biden lors d’un débat et a quitté la course la semaine suivante ; Kamala Harris s’en est pris à l’ancien vice-président lors du premier débat, alors qu’elle était de toute évidence à la mode à ce moment-là : mais cette attaque l’a aussitôt fait dévisser dans les sondages et elle ne s’en est jamais relevée.

Les attaques sont donc presque la chasse-gardée de Donald Trump et de son camp, qui multiplient les déclarations, vidéos ou tracts de campagne, en reprenant ces thèmes qui fâchent.

Pour les gaffes, c’est particulièrement intéressant, car on voit que la fracture entre les deux camps est désormais vraiment profonde : ainsi, lorsque les supporters de Donald Trump dénoncent les gaffes ou les moquent ou s’en inquiètent en évoquant un Alzheimer, le camp démocrate les minimise, trouve que cela n’a aucune importance et réclame qu’on le laisse tranquille avec ces « broutilles ».

Il a été le Vice-Président de Barack Obama durant ses deux mandats, son expérience du pouvoir n'est donc plus à prouver. Pourtant, il est davantage connu pour ses positions et son talent en matière de politique étrangère, en quoi ceci est-il un atout et une faiblesse pour le candidat Biden aux primaires ? 

En réalité, Joe Biden n’est connu pour rien. C’est donc encore plus incroyable qu’il soit aussi haut dans les sondages : bien rares seront les Français qui seront capables de faire l’inventaire de la carrière de Joe Biden ; mais bien rares aussi seront les Américains qui seront en capacité de dire quoi que ce soit. « Un inconnu célèbre », comme je l’explique dans mon livre, mais un inconnu qu’on aime bien, parce qu’il est là depuis très longtemps et qu’on a presque l’impression qu’il fait partie de la famille, ou du décor familier. Joe Biden s’est peu à peu forgé l’image d’un homme sympathique, qui ne cause de problème à personne, et les Américains aiment bien ça. Voudront-ils voter pour un tel homme ? Certainement pas, il lui manque le charisme. Le souhaiteront-ils ? Pas davantage, car ils attendent un autre type de sauveur, s’ils sont démocrates, et veulent réélire Donald Trump, s’ils ne le sont pas.

Et pourtant, c’est ce qu’ils feront certainement au final. Car ils sont aussi épuisés des divisions et des disputes auxquelles le pays doit faire face depuis trois ans. Joe Biden est rassurant, reposant et sans surprise : il est donc tout le contraire de Donald Trump. Il sera ainsi un excellent président pour donner au pays un moment calme, qui lui permettra de respirer et de réfléchir à ce qu’il veut vraiment.

En faisant toujours référence à son temps passé en tant que Vice-Président de Barack Obama, ces huit années au regard de l'héritage contrasté et beaucoup critiqué des années Obama, ne risquent-elles pas, tout en illustrant son expérience, de jouer contre lui ? En d'autres termes, bien que les deux hommes soient différents et aient des positions différentes, être autant associé à Barack Obama ne pourrait-il pas freiner Biden dans sa montée ?

C’est bien tout le contraire qui va se passer ! En France, on ne mesure pas actuellement à quel point Barack Obama est devenu iconique aux Etats-Unis auprès des démocrates : 90% des électeurs potentiels revoteraient pour lui s’ils le pouvaient. Mais ils ne le peuvent pas parce que la Constitution américaine limite à deux le nombre de mandats qu’il est possible de faire : Barack Obama ne sera donc jamais réélu. Du moins directement.

Joe Biden a très bien compris que ce n’est pas sur son nom qu’il rassemblera le Parti une fois que les primaires seront passées. C’est sur celui du 44e président qu’il réunira les foules derrière lui, remplira les stades et ravivera cette flamme qui ne demande qu’à rejaillir : « Yes We Can » n’a pas été ringardisé et les T-shirt floqués avec cette devise vont ressortir des placards.

L’argument « il faut battre Trump » va s’user très vite, face à un président-sortant qui va opposer un bilan économique réussi et va revendiquer d’avoir tenu ses promesses. Le combat qui va se jouer va être d’une autre dimension : en 2020, nous aurons le combat dont tout le monde rêve, à gauche comme à droite : ce sera Trump contre Obama, deux styles, deux visions de la société, deux mondes. Et c’est Joe Biden qui portera l’étendard obamien.

Intéressons-nous désormais aux primaires démocrates, Joe Biden est très largement en tête. Il obtiendrait, d'après les sondages du New York Times, environ 26% des voix. Pete Buttigieg, le maire ouvertement homosexuel de South Bend, est toujours loin derrière mais fait néanmoins une percée non négligeable dans les intentions de vote -d'après les sondages- et arriverait -toujours les sondages- désormais en tête dans l'Iowa. Un effet de surprise est-il concevable ? Biden qui domine désormais depuis l'annonce de sa candidature au printemps dernier pourrait-il ne pas arriver en tête, doublé, par exemple, par Buttigieg, ou sa victoire est-elle -sauf bouleversement- presque assurée ?

Non. Le sondage qui place Pete Buttigieg à 26% ne concerne que le caucus de l’Iowa. La primaire américaine est complexe et très longue : on vote Etat par Etat, dans des caucus (des réunions réservées aux militants du Parti) ou des primaires, un scrutin ouvert aux sympathisants ou à tout le monde, suivant les cas. L’Iowa et le New Hampshire sont de tout petits Etats et Pete Buttigieg y fait maintenant campagne depuis près d’un an. Pour espérer percer, il lui faudrait faire de bons résultats dans les primaires suivantes, dans le Nevada, puis en Caroline du Sud, et même au cours du Super-Mardi, jour qui sera déterminant puisque 14 Etats voteront en même temps. Deux écueils se dressent alors sur la route de Buttigieg : le premier est l’argent. Il est vrai toutefois qu’il a démontré qu’il était très bon pour séduire les donateurs. Mais rien ne dit que cela continuera, même si un bon score en Iowa et dans le New Hampshire l’aidera grandement pour les convaincre. Le deuxième écueil est sa cote catastrophique auprès des Afro-Américains : elle frôle le 0.

Or le résultat du Nevada et de la Caroline du Sud dépend de cette minorité. C’est là la force de Joe Bien et personne n’a réussi à le faire flancher sur sa base, pas même les candidats afro-américains comme Kamala Harris ou Cory Booker.

Quel candidat démocrate serait, selon vous, le mieux armé pour affronter Donald Trump durant les débats ? On a vu que Biden, à l'instar de Trump, avait tendance à attaquer le président américain sur sa personne, une telle stratégie -plutôt que de privilégier les affaires américaines- ne risquerait-elle pas de se retourner contre lui ?

Joe Biden me semble le mieux armé pour affronter le président sortant, mais ce ne sera pas par l’attaque personnelel qu’il l’emportera.

L’attaque personnelle est bien la pire des stratégies lorsqu’on veut affronter Donald Trump. On l’a vu en 2015 : un à un, il a vaincu tous les ténors républicains, terrassant Scott Walker, faisant manger la poussière à Jeb Bush, battant Marco Rubio à plate couture et écrasant au final Ted Cruz. Beaucoup ont tenté les attaques personnelles et l’ont regretté. Parfois c’était drôle, comme celle de Bobby Jindal, l’ancien gouverneur de Louisiane qui a lancé avant d’être éliminé que Donald Trump ne lisait jamais la Bible parce qu’il n’arrivait pas à s’y intéresser, pour la simple raison qu’il n’était pas dedans. Parfois ça l’était moins. Mais à chaque fois, Trump est sorti vainqueur.

Hillary Clinton avait bien analysé ce problème et a désespérément tenté de recentrer la conversation sur l’offre politique. Mais Trump est une bête de scène, qui aime la joute politique et finit toujours par prendre le contrôle des débats. Hillary Clinton est sortie lessivée de ces débats, que les démocrates estimaient toujours qu’elle avait gagné, alors que les sondages d’opinion indiquaient tout le contraire.

Joe Biden a pour lui d’être très précis sur les dossiers : c’est un homme qui a travaillé pendant 36 ans au Congrès et a présidé deux commissions majeures (la justice et les affaires étrangères). Son deuxième point fort est de venir d’une petite ville de Pennsylvanie et d’avoir fait le choix de vivre toute sa vie loin de Washington, dans une autre petite ville du Delaware. Il parle un langage simple et sait écouter les gens, y compris les plus humbles, comme le fait d’ailleurs aussi Donald Trump. Un combat entre les deux hommes, qui sont de la même « trempe », sera donc très différent de celui que l’on a eu avec Hillary.

Nancy Pelosi a officiellement lancé la procédure d'impeachment ce jeudi en demandant la rédaction de l'acte d'impeachment contre Donald Trump. L'accélération de la procédure d'impeachment vise-t-elle à s'assurer qu'elle n'empiète pas sur les primaires démocrates qui débuteront en février prochain ? Vous avez estimé plusieurs fois que l'impeachment pourrait jouer de mauvais aux démocrates qui se verrait accuser de privilégier la bataille contre Trump aux vrais dossiers, cette accélération change-t-elle la donne ?

J’ai en effet écrit voici trois ans, dans « Trumpland » que la pire des choses pour les démocrates serait de lancer une procédure d’Impeachment. Il semble pourtant que l’on y soit. (Il semble parce que la mise en accusation n’a toujours pas été votée). Le lancement formel de cette procédure par un vote à la Chambre des représentants aura pour effet de diviser encore davantage le peuple américain. Cela n’a aucune importance avec les démocrates ou les républicains pour l’issue du vote, car ils sont tous arc-boutés sur leurs positions et n’entendent plus –et depuis très longtemps– les arguments du camp adverse.

En revanche, c’est un véritable pari qui serait lancé par les démocrates vis-à-vis des indépendants. Les sondages montrent qu’ils sont très partagés (45 / 45). Ce qu’ils en retiendront sera certainement assez proche de ce qui s’est passé avec le rapport Mueller après l’enquête russe : au final, il n’y aura qu’une vérité, et Donald Trump sera innocenté.

Pour autant je ne crois pas que cela changera la donne. Le climat général de division qui prévaut aux Etats-Unis est plus fort que tout actuellement : plus fort que l’économie, plus fort que les dénonciations des uns et des autres, que les mises en cause, que la corruption ou que les propositions politiques. Le pays est fatigué et Trump est tenu pour responsable de la fatigue générale : je crois donc qu’il en paiera le prix.

Le livre de Jean-Eric Branaa, "Joe Biden : le 3e mandat de Barack Obama", est publié chez VA Editions. 

Lien vers la boutique : ICI

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TADD
- 07/12/2019 - 15:48
je ne m'attendais pas à cette conclusion ?
Pour moi après avoir lu l'article , je m'attendais à celle ci : le pays est fatigué de l'acharnement des démocrates et ce sont ces derniers qui seront tenus pour responsables de la fatigue générale . Je crois qu'ils en paieront le prix .
evgueniesokolof
- 07/12/2019 - 11:51
amusant
Le pays est fatigué et Trump est tenu pour responsable de la fatigue générale : je crois donc qu’il en paiera le prix.

que devrait on dire de la France alors?