En direct
Best of
Best-of: le meilleur de la semaine Atlantico
En direct
Intrigante
"Valérie Trierweiler veut être une femme de politique, pas une femme politique"
Publié le 12 mai 2012
La nouvelle première dame de France attise la curiosité des Français et des médias. Accusée d'être "brutale", "intrigante", d'avoir une influence sur son compagnon, la journaliste se défend de tout rôle politique. Mais qui est-elle vraiment ? Les réponses d'une journaliste qui l'a suivie.
Constance Vergara est journaliste. Elle a travaillé à France Soir, puis Paris Match, Gala et GQ. Elle a publié en mars 2012 Valérie, Carla, Cécilia, Bernadette et les autres, en campagne.
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Constance Vergara
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Constance Vergara est journaliste. Elle a travaillé à France Soir, puis Paris Match, Gala et GQ. Elle a publié en mars 2012 Valérie, Carla, Cécilia, Bernadette et les autres, en campagne.
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
La nouvelle première dame de France attise la curiosité des Français et des médias. Accusée d'être "brutale", "intrigante", d'avoir une influence sur son compagnon, la journaliste se défend de tout rôle politique. Mais qui est-elle vraiment ? Les réponses d'une journaliste qui l'a suivie.

Atlantico : Le site américain Time écrit sur Valérie Trierweiler qu’elle « a aussi joué un rôle politique dans la campagne présidentielle des socialistes, en se postant au QG de campagne ». Peut-on dire qu’elle est aujourd’hui devenue une femme politique ?

Constance Vergara : Pendant toute la campagne, elle s’en est défendue. Je l’ai observée de près depuis que François Hollande s’est déclaré candidat le 31 mars 2011, j’ai donc vu son évolution. Elle n’a pas occupé de fonction précise au sein de la campagne. Ce bureau qu’on lui a attribué au QG lui a été mis à disposition par François Hollande, car il souhaitait qu’elle ait un endroit où se poser. Ca a été un peu monté en épingle, et dès le départ elle a eu un réflexe de journaliste en se disant que ça allait lui être reproché.

Son seul rôle a été celui d’une spectatrice engagée, qui tout au long de la campagne s’est affirmée. Au départ, c’était seulement la femme amoureuse qui était au premier rang pour soutenir son compagnon dont elle était fière. Au départ, elle n’applaudissait pas, puis elle s’est mise à applaudir, elle a lâché un peu prise, pour finalement ces derniers temps avoir des conseils de plus en plus avisés au point de vue de sa communication. Mais elle n’a jamais souhaité faire de la politique.

Elle est donc restée dans un rôle de communicante ?

Oui, mais de communicante intime. Elle n’a jamais eu un rôle dans les réunions de communication, avec Manuel Valls ou avec son équipe.  Elle ne donnait pas son avis publiquement sur telle ou telle image. Elle a pu le faire, mais dans le cadre intime. Elle a un œil professionnel face au médias, elle m’a toujours dit qu’elle a ce métier dans la peau. Elle a donc eu un regard avisé sur la façon dont les médias traitent François Hollande.

Dans une autre interview pour The Times, elle dit ne pas comprendre que Carla Bruni n’aime pas la politique. Si elle-même adore la politique, comment peut-elle rester à l’écart des décisions ?

Elle adore la politique, elle a choisi d’en faire sa spécialité de journaliste, mais elle m’a toujours dit être la femme du politique, pas la femme politique. Pour elle, il n’y a pas de confusion possible. Les seuls conseils qu’elle donne concernent l’image. Elle est journaliste depuis 20 ans, connait les coulisses des médias par cœur, et sait donc quelle photo sera la bonne, laquelle fera parler, etc. C’est avant tout ce regard qu’elle a pu apporter au sein de la campagne, mais toujours de façon officieuse.

Quand Time dit qu’elle est  « prête à être consultée pour toutes décisions importantes », ils extrapolent ?

C’est complètement faux. Comme dans tout couple, on ne sait pas ce qu’ils se disent le soir dans leur lit. Mais ce n’est pas une intrigante, elle n’a pas une « influence » sur lui… Plutôt un rayonnement, comme beaucoup de femmes ont sur leur mari. Je pense qu’on monte en épingle quelque chose qui n’existe pas. Elle a, comme Danielle Mitterrand, ce côté « fille de gauche », un terme qui renvoi aux résonnances un peu rebelles du « peuple de gauche ». Elle n’a pas sa langue dans sa poche, et dès que quelque chose lui déplait, elle tweete. Ce n’est pas quelqu’un qui fait semblant, qui s’encombre de convenances. Elle est très franche et honnête.

C’est ce qui peut expliquer cette réputation de brutalité qu’on lui donne, mise en exergue notamment par l’affaire Julien Dray, lorsqu'elle l'a rudement empêché de participer au pot de fin de campagne de François Hollande ?

En fait, elle attendait que quelqu’un du staff raccompagne Julien Dray, car il a commis une grosse faute qui aurait pu atteindre François Hollande. Elle savait que qu'il n’avait rien à faire là, comme les autres convives, mais personne n’a eu le courage de lui dire de partir. Elle l’a donc fait. Elle est spontanée. C’est une qualité qui peut être mal interprétée, car elle est trop directe, elle n’aime pas être enfermée dans les protocoles lourds.  

Vous avez cité Danielle Mitterrand, qu'elle prend comme modèle, en l'opposant à Bernadette Chirac. Quelle différence fait-elle entre ces deux premières dames ?

Bernardette Chirac avait, par son éducation, un discours plus policé. Comme Anémone Giscard-d’Estaing, elle avalait les couleuvres et gardait pour elle ses commentaires. Carla Bruni a été présentée comme quelqu’un avec beaucoup de caractère, mais en 4 ans on ne l’a pas entendue rechigner. Elle a appris à policer sa parole. Alors que Valérie Trierweiler, comme Danielle Mitterrand, ne fera jamais semblant. Les Français vont vite apprendre à la connaître : ils sauront qu’elle est cash, que quand elle dit quelque chose, c’est qu’elle le pense.

Cela ne pourrait pas nuire politiquement à François Hollande ?

Non, car elle ne se mêlera pas de politique. Quand elle tweete ou fait part de ses colères, c’est très personnel, ça concerne sa vie privée. Il n’y a jamais eu de commentaire de sa part qui peut se rapprocher d’un contexte politique. Elle n’est pas folle. Elle est directe, mais lorsque ça touche à des émotions personnelles. Elle ne se mêlera jamais de la politique du président, c’est certain.

Outre son tempérament, quelle différence peut-on attendre d’une Valérie Trierweiler première dame ?

C’est la première première dame qui va entrer à l’Elysée tout en étant salariée. Elle est à l’image des trois quarts des Françaises d’aujourd’hui, qui travaillent. Elle est divorcée, elle élève trois enfants… Elle est ancrée dans des problématiques du quotidien. C’est très nouveau, car elle est à l’image de la femme française d’aujourd’hui, alors que Carla Bruni vit dans un hôtel particulier, et les précédentes premières dames n’avaient pas besoin non plus de travailler pour vivre.

Propos recueillis par Morgan Bourven

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.
Charlotte Casiraghi &Gad Elmaleh n’ont pas la même (idée de l’)éducation, Meghan Markle &son père non plus; Laeticia H. se dé-esseule avec un Top chef, Karine Ferri &Yoann Gourcuff se marient en vivant chacun seul; Jennifer Aniston : ses 50 ans avec Brad
02.
Fake news indétectables : GPT2, le programme développé par l’équipe d’intelligence artificielle d’Elon Musk auquel ses concepteurs préfèrent renoncer tant il leur fait peur
03.
Statistiques du ministère de l’intérieur : Christophe Castaner ou l’imagination au pouvoir
04.
Agression contre Finkielkraut : certains Gilets jaunes voudraient que les Juifs portent l'étoile jaune
05.
Ce que le projet de loi Dussopt sur la fonction publique indique des renoncements d’Emmanuel Macron
06.
Alain Finkielkraut sur son agression : " je n’aurais pas subi ce même genre d’insultes sur les ronds-points"
07.
Comment Alain Juppé s’est transformé en l’un des plus grands fossoyeurs de la droite
01.
Christine Lagarde, la directrice du FMI, prévient d’un risque grave de tempête mondiale mais personne ne semble l’entendre
02.
Condamnations de Gilets jaunes : la curieuse approche quantitative de la justice mise en avant par Édouard Philippe
03.
Comment Alain Juppé s’est transformé en l’un des plus grands fossoyeurs de la droite
04.
Parent 1 / Parent 2 : derrière “l’ajustement administratif”, une lourde offensive idéologique
05.
L’étrange manque de recul d’Alain Juppé sur sa part de responsabilité dans l’état « délétère » du pays
06.
Novethic et autres promoteurs forcenés de la transition écologique : en marche vers un nouveau fascisme vert ?
01.
Parent 1 / Parent 2 : derrière “l’ajustement administratif”, une lourde offensive idéologique
02.
L’étrange manque de recul d’Alain Juppé sur sa part de responsabilité dans l’état « délétère » du pays
03.
Novethic et autres promoteurs forcenés de la transition écologique : en marche vers un nouveau fascisme vert ?
04.
Derrière le complotisme, l’énorme échec de 50 ans d’égalitarisme et de progressisme à marche forcée impulsés par l’Education nationale comme par la culture dominante
05.
Flambée d’antisémitisme et de violences politiques : ces erreurs politiques et macroéconomiques à ne pas reproduire pour enrayer la crise
06.
Agression contre Finkielkraut : certains Gilets jaunes voudraient que les Juifs portent l'étoile jaune
Commentaires (43)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
Apicius
- 15/05/2012 - 00:20
Un article à l'aune du journalisme à la française ...
c'est à dire lèche-bottes avec les puissants et insolents avec les faibles.
Eliza
- 14/05/2012 - 18:32
Première quoi ?
Tierweiler est la première concubine de la cinquième république. Rien d'autre.
Guti
- 14/05/2012 - 16:23
Ayant tres peu de
Ayant tres peu de connaissance politique ou ideologique je fais un constat simple: nous vivons dans un monde haineux tendant toujours plus a hair son prochain. Il suffit de lire vos commentaires pour le comprendre...Ce qui interesse c'est simplement de montrer votre superiorité sur les autres tel une meute de loups.

Je trouve tres tristre de trouver son plaisir en rabaissant constemment autrui et en cherchant tous les moyens pour defendre son point de vue, quoi qu'il en coute. Néanmoins, nul n'a moind tort que celui qui affirme avoir raison. Voila l'un des fléaux de notre société chacun est certain de detenir la verité. l'ampathie et la comprehension ne sont plus que des termes obsoletes..

Allez continuer a deverser votre venin qui semble inepuisable mais rassurer vous, vous avez tous raison et etre tous des etres superieurs....