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« Je peux dire que je voterai Hollande »

Chirac-Hollande : le jour où le Corrézien de droite et celui de gauche sont devenus complices

Publié le 12 mai 2012
Depuis l'automne 2011, Christine Pouget et Corinne Delpuech suivent jour par jour la campagne électorale de François Hollande et de Nicolas Sarkozy. Leur reportage se poursuit jusqu'au soir du dimanche 6 mai 2012, deuxième tour de l'élection présidentielle. Extraits de "François hollande, de la Corrèze à l'Elysée" (1/2).
Christine Pouget et Corinne Delpuech sont journalistes au service politique de l’Agence France-Presse.
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Depuis l'automne 2011, Christine Pouget et Corinne Delpuech suivent jour par jour la campagne électorale de François Hollande et de Nicolas Sarkozy. Leur reportage se poursuit jusqu'au soir du dimanche 6 mai 2012, deuxième tour de l'élection présidentielle. Extraits de "François hollande, de la Corrèze à l'Elysée" (1/2).

Vis-à-vis de Jacques Chirac, qu’il a tant côtoyé dans leur chère Corrèze, il y a plusieurs Hollande : celui de l’écrit et celui de l’oral, celui d’avant 2007 et celui d’après.

Le premier est sévère, impitoyable même. « Fin de règne », « système clanique », « échec ». « Jacques Chirac est un Président de circonstance qui exerce avec inconstance le pouvoir depuis 1995 », déclare François Hollande en 2006[1]. Il dresse un bilan accablant de son deuxième mandat, remporté face au frontiste Jean-Marie Le Pen, alors que Lionel Jospin, qui incarnait tous les espoirs socialistes, n’a même pas atteint la finale. « Au lendemain du 5 mai 2002 et de cet invraisemblable second tour, il aurait pu changer la mise, bouleverser la donne, dépasser les clivages, juge Hollande. Ç’aurait été un risque bien plus périlleux pour les partis, notamment pour la gauche, que pour lui-même. » En outre, « ce choix aurait correspondu à l’imaginaire gaulliste ».

Mais, assure celui qui est alors premier secrétaire du PS et n’a pas perdu tout espoir de se lancer dans la course de 2007 à l’Élysée, « loin de tenter cette épopée du dépassement, Jacques Chirac est resté ce qu’il était, un rentier de la politique, survivant avec les siens, gérant ses propres clientèles, veillant à sa protection personnelle ».

Bigre ! Ce réquisitoire résumerait-il les relations des deux Corréziens ? Pourquoi alors, en 2011, à Sarran, inaugurant une exposition dans le musée qui lui est dédié, le vieux Président clame-t-il haut et fort : « Je peux dire que je voterai Hollande » ?

Cet enthousiasme pour son rival de plusieurs décennies s’expliquerait- il par la seule anosognosie qui affecte sa mémoire et son entendement ?

Longtemps, « le grand » a été agacé par ce socialiste très critique. Tous les ans, en janvier, le chef de l’État allait présenter ses vœux aux Corréziens, à Tulle. Député puis maire, Hollande était sur l’estrade. Il descendait à l’issue du discours présidentiel pour en assurer la démolition en règle devant les journalistes, sous le regard furibond de Bernadette et du service de presse de l’Élysée. Toujours rapide, le socialiste saisissait instantanément l’angle d’attaque.

En 2001, le RPR Raymond-Max Aubert, alors protégé du couple Chirac, est candidat à sa propre succession à la mairie de Tulle. Bernadette l’accompagne dans ses tournées des logements sociaux. Systématiquement, au moment de quitter la HLM, qui croisent-ils ? François Hollande, venu détricoter leur travail. Un jour, excédée, la première dame de France ose un bras d’honneur, selon le témoignage d’un participant.

Le tournant s’opère peut-être à l’occasion de la commission Stasi et de la loi sur la laïcité prohibant le port du voile, texte voté le 10 février 2004. « Ce consensus n’aurait pu être obtenu sans l’attitude responsable du Parti socialiste et celle, exemplaire, de son premier secrétaire François Hollande qui s’est comporté ce jour-là en véritable homme d’État[2] », écrit Jacques Chirac dans le deuxième tome de ses mémoires. Un hommage qui a fait froncer des sourcils à l’Élysée.

Autre étape du rapprochement : lorsque François Hollande conquiert en 2008 la présidence du conseil général de Corrèze, poste jadis détenu par Chirac. Dès son élection, il assure Bernadette qu’il sera totalement disponible pour l’aider à accomplir sa tâche de conseillère générale du canton de Corrèze. Elle disposera des moyens matériels ad hoc, promet-il. Par exemple, une voiture l’attend à l’aéroport pour la conduire à Sarran. Sur la photo de famille du conseil général, il la place à sa droite.

Et la Corrèze continue à se montrer généreuse pour l’onéreux musée présidentiel de Sarran.

L’ex-première dame lui renvoie l’ascenseur en prenant un malin plaisir à voter certains projets départementaux hollandais, contre l’avis de ses chers amis de l’UMP. À l’orée de la campagne 2012, le 4 janvier, elle confi e qu’elle juge le président du conseil général « courtois ». Elle entretient avec lui des « rapports professionnels ». Cependant, elle tient à souligner qu’elle votera Sarkozy.

Évidemment, l’éloignement de Chirac de la vie politique active est un facteur essentiel du réchauffement des relations entre les deux Corréziens, qu’un quart de siècle sépare.

« Depuis le retrait de Jacques Chirac, le lien personnel qui lie les Corréziens à leur terre s’est reporté sur moi, explique François Hollande. Il y avait un système Chirac forgé à coups de fidélités, d’échanges, de services, dans la grande tradition locale du “plassou[3]. » Il admet d’ailleurs que cette solidarité active n’est pas étrangère à sa propre démarche politique. N’est-ce pas le lot de tous les élus ? Mais il assure qu’il n’y a pas de « système Hollande ». [...]

Des très proches de l’ex-Président ont même voté pour Hollande à la primaire de gauche. Au soir du 16 octobre, la blonde Sophie Dessus, vice-présidente socialiste de Corrèze, devenue célèbre après avoir été draguée par Jacques Chirac– des séquences drolatiques tournent en boucle sur Internet –, confirme que l’ancien Président a donné pour consigne de « voter François Hollande ».

Le 15 décembre 2011, convié à commenter la sévère condamnation de Jacques Chirac à deux ans de prison avec sursis dans le très durable dossier des emplois fictifs de la mairie de Paris, Hollande se félicite que justice soit faite. Mais il a aussi, publiquement, une pensée pour l’homme malade qui traverse cette épreuve. Une réflexion plus personnelle que celle de Nicolas Sarkozy qui, plusieurs heures plus tard, prend « acte » de la sentence et salue « l’engagement constant » de Jacques Chirac.

Les rivaux d’hier, le Corrézien de droite et celui de gauche, sont devenus complices.

____________________

Extrait de François hollande, de la Corrèze à l'Elysée, Archipel (9 mai 2012)

 



[1] Devoirs de vérité, op. cit.

[2]Jacques Chirac, Le Temps présidentiel, NiL, 2011.

[3] Le Point, 15 décembre 2011.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (3)
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le Gône
- 13/05/2012 - 08:47
C'est simple...ce qui les rassemble..
l'un n'a rien fait pour son pays durant sa trop longue présidence..et l'autre ne fera rien!!...ce sont deux "NON chef d'etat"..juste deux chef de clan..et deux glands en sommes....
cloberval
- 13/05/2012 - 00:17
Sur la condamnation de Chirac
il serait plus juste de rappeler que hollande s'est contenté d'accuser et d'être spectateur ensuite alors que Sarkozy a convaincu l'UMP de "désintéresser" la ville de Paris ce qui a "détendu" l'affaire en supprimant le dommage.

Je ne suis pas certain que Chirac soit très clean à l'égard de Sarkozy dans l'affaire clearstream
jean-paul
- 12/05/2012 - 21:33
c'est simple
hollande et chirac sortent tous les deux de la même famille politique élite, ils ne veulent pas que les choses changent! vive le status quo!!!