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Trump, Brexit et autres populismes... ce que les réseaux sociaux ont à nous apprendre sur "le paradoxe de l'outrage viral" qui est en train de façonner notre monde politique

Publié le 17 août 2018
Le paradoxe de l'outrage viral est un concept né des deux professeurs de Stanford. D'un point de vue psychologique comment expliquer ce phénomène ?
François-Bernard Huyghe est directeur de recherches à l’Iris. ...
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Nathalie Nadaud-Albertini est docteure en sociologie de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales et correspondante au Centre de Recherche sur les Médiations de l’Université de Lorraine.  
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Le paradoxe de l'outrage viral est un concept né des deux professeurs de Stanford. D'un point de vue psychologique comment expliquer ce phénomène ?

Atlantico : Le paradoxe de l'outrage viral est un concept né des deux professeurs de Stanford Takuya Sawaoka et Benoit Monin. Le principe est simple : lorsqu'une personne publie un contenu sur les réseaux sociaux moralement répréhensible déclenchant en réaction des torrents d'insultes de la part des utilisateurs,l'émetteur, peu importe son propos initial, apparaîtra comme une personne "persécutée" qui pourra apparaître comme "de plus en plus sympathique" au fur et à mesure que les insultes afflueront. D'un point de vue psychologique comment expliquer ce phénomène ? 

Nathalie Nadaud-Albertini  : .À partir d’un certain nombre de commentaires injurieux, l’auteur du premier post apparaît sous les traits d’un Maudit tel que Luc Boltanski le décrit dans La souffrance à distance. Morale humanitaire, médias et politique, et dont Sade à la Bastille est devenu une figure paradigmatique en France dans les années qui ont suivi la Deuxième Guerre Mondiale.

Ce sont des figures qui apparaissent sous les traits d’un accusé, voire d’un persécuté que l’on ne peut considérer comme innocent, puisqu’il revendique par ses écrits (numériques ou classiques) le mal dont on l’accuse, de sorte qu’il est impossible de le disculper en dénonçant ses persécuteurs. En effet, cela supposerait d’attribuer exclusivement la charge du Mal aux persécuteurs et la charge du Bien au persécuté et à ceux dénonçant la persécution.
 
Ce sont des figures de transgression des normes selon lesquelles on a coutume d’exprimer publiquement la conception du Bien et du Mal. Elles apparaissent ainsi comme des figures incarnant le désir d’une existence libre de limites, une sorte de liberté effrénée qui transgresse règles, interdits et tabous. Lorsqu’elles sont abondamment prises à partie, il semble que c’est la liberté même que l'on veut enchaîner. On a alors envie de briser ce qui semble menacer de les ligoter, prenant nous-mêmes à partie leurs détracteurs, en oubliant que l’indignation de ces derniers n’était pas sans fondements.
 

Considérant l'importance prise par les réseaux sociaux pendant les périodes électorales, ce phénomène pourrait-il être un élément explicatif supplémentaire à l'élection de dirigeants populistes ?

François Bernard Huyghe : Je me doute que vous pensez à Donald Trump. Je suis tenté de répondre oui. Puisque si l'on prend son exemple, sa stratégie électorale n’était pas de se faire bien voir par CNN ou par les intellectuels de la côte ouest ou encore les castes cultivées qu'il pensait déjà perdus. Sa stratégie, c'était d’envoyer des petites phrases qui allaient susciter des réactions et auxquelles son public naturel pourrait s’identifier. C’est ça la méthode Trump. On suscite une réaction de l'establishment par des propos politiquement incorrects. C’est économique, car il suffit de lancer un tweet pour faire la première page des journaux. Pas besoin de se payer un spécialiste du marketing politique.

Il y a d’abord une question de style. C’est laconique, c’est brutal, c’est provocateur. Le populiste se pense comme quelqu'un qui dit les choses brutalement sans s’embarrasser des genres. « Je parle comme le peuple...».

Un deuxième effet, la phrase provocatrice va mobiliser du côté de ses adversaires. Elle va être diabolisée, mais va mobiliser en sens inverse du côté de ses partisans qui vont trouver la confirmation de ce qu’ils pensent tous seuls : "on ne peut plus rien dire", "on nous confisque la parole"… Il y a un déni de réalité.... Cela retrace les lignes de fractures et ramène chacun dans son clan. C’est une polarisation. Les élites et les peuples.

En provocant l’adversaire, on solidarise son camp et on fait une démonstration de courage et de grande gueule.

En prenant en compte ce phénomène, couplé à la professionnalisation de la vie politique, n'est-il pas naïf de penser que les personnalités politiques les plus "sulfureuses" n'ont pas déjà intégré ce concept de "paradoxe de l'outrage viral" dans leurs stratégies de communication dans les médias et sur les réseaux sociaux ?

François Bernard Huyghe : Là, je pense que vous avez en tête Jean-Marie le Pen et ses fameuses "petites phrases". Si l'on prend son exemple, chaque fois qu’il avait sorti une de ses fameuses phrases choquantes, beaucoup de gens se sont demandés s’il n’était pas perdu ou si ce n'était pas celle de trop. Pourtant, on voyait que ça lui apportait de la publicité, qu'il faisait tous les plateaux de télévision et les pages des journaux. Cela avait un effet à la fois de défoulement et de solidarité pour ses partisans. Je dirai que d’une certaine façon, c’est un peu une version de droite ou populiste de la vieille méthode gauchiste, provocation-oppression et solidarité.

Le but est d'occuper le créneau de celui qui n’a pas peur de dire la gravité de la situation, qui ne se laisse pas impressionner par les bien-pensants. Il y a un certain public avec qui il est bon de se faire lyncher par les médias. Les réseaux sociaux leur permettent aussi de s’exprimer et de se rapprocher des électeurs.

Est-ce une stratégie qui est de plus en plus dans les normes et qui ne serait plus réservée qu'aux personnalités sulfureuses ?

François Bernard Huyghe : On peut envisager un emploi modéré de cette stratégie extrémiste. Prenons Emmanuel Macron et ses phrases sur les fainéants par exemple. On le voit bien provoquer les médias ("ma pensée est trop complexe", "les médias s'occupent de choses secondaires, je m’occupe des problèmes des Français"…).

Mais c’est une version plus modérée, car il ne va jamais toucher un des tabous essentiels relatif à la race, au sexe ou à l’identité... Tout ce qui est censé faire le fonds de commerce sulfureux des sulfureux. Mais en revanche, il apparaît comme celui qui n’a pas peur de dire les vérités. Il essaie de faire contraste et rupture avec un supposé ronron de la parole officielle. C’est un usage modéré.

D’une certaine façon, tout homme politique doit mettre l’aiguille quelque part ou bien, il est condamné à parler de la pure langue de coton répéter les phrases de la pensée dominante. Il faut qu’il fasse contraste » et qu’il révèle une personnalité et un tempérament pour susciter un certain enthousiasme.

On peut s’interroger sur la stratégie de Laurent Wauquiez qui se dote d’un certain anticonformisme auquel pourrait s’identifier son électorat.

Nathalie Nadaud-Albertini  : Oui, il s’agit bien d’une stratégie qui entre de plus en plus dans les normes, notamment chez une catégorie spécifique de marques-personnes que j’appelle les personnes-marques : celles qui se construisent en grande partie via la culture numérique, les Youtubeurs ou les candidats de téléréalité notamment. En effet, si l’on suit Eileen Fischer et Marie-Agnès Parmentier dans « How Athletes Build their Brand », une marque-personne est une marque que l’on associe à une personne et non à un produit. Classiquement, elle se construit à partir de deux sphères : les compétences professionnelles (les qualités de jeu d’un footballeur par exemple) et le personnage médiatique. Avec les personnes-marques, les deux sphères se confondent, car c’est à travers la construction du personnage médiatique dans le monde numérique que tout commence, les compétences nécessaires étant avant tout de savoir se poser en supports de récits médiatiques à forte caisse de résonance. Sur cette base, de buzz en buzz, ils se construisent un capital de visibilité médiatique qu’ils s’efforcent ensuite de reconvertir dans d’autres activités rentables, souvent liées aux médias. On aboutit parfois à de véritables empires, comme celui des Kardashian.

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