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Bonnes feuilles

La glaçante confession de H.H. Holmes, un des criminels les plus monstrueux de l’histoire

Publié le 19 novembre 2017
"Moi, serial killer" réunit pour la première fois en un volume des confessions, des textes autobiographiques, des nouvelles, des dessins, des peintures, inédits ou rares, de tueurs en série, de meurtriers de masse et autres criminels, qu’ils soient français ou étrangers. Ces récits sont rassemblés, traduits, préfacés et commentés par Stéphane Bourgoin. Extrait de "Moi, serial killer", de Stéphane Bourgoin aux éditions Grasset (2/2).
Stéphane Bourgoin est un écrivain spécialisé dans la criminologie et l'étude des tueurs en série. 
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"Moi, serial killer" réunit pour la première fois en un volume des confessions, des textes autobiographiques, des nouvelles, des dessins, des peintures, inédits ou rares, de tueurs en série, de meurtriers de masse et autres criminels, qu’ils soient français ou étrangers. Ces récits sont rassemblés, traduits, préfacés et commentés par Stéphane Bourgoin. Extrait de "Moi, serial killer", de Stéphane Bourgoin aux éditions Grasset (2/2).

Le 9 avril 1896, moins d’un mois avant de finir sur le gibet, Herman Webster Mudgett signe de son pseudonyme H.H. Holmes un long témoignage où il évoque les assassinats de vingt-sept personnes ainsi que six tentatives de meurtre. Jusqu’alors il a toujours nié ce qu’on lui reproche lors de l’enquête et d’un procès à sensation qui s’est tenu à Philadelphie. Mais la découverte par les autorités de preuves matérielles à Toronto, Indianapolis et Chicago le force à changer de stratégie. L’escroc et tueur en série sait, de toute façon, qu’il ne peut plus échapper à la potence. D’aucuns avancent l’hypothèse qu’il ne peut plus cacher sa responsabilité dans le massacre des quatre membres de la famille Pitezel et que cette « confession » est destinée à lui garantir une place au panthéon des criminels les plus monstrueux de l’histoire. Il est vrai que certaines de ses affirmations paraissent entrer en contradiction avec les faits. Malgré tout, la tombe creusée dans la terre de la cave de Toronto et le four taché de graisse humaine à Indianapolis, tout comme ce laboratoire du crime sur la 63e Rue à Chicago, existent bel et bien.

Le magnat de la presse William Randolph Hearst (celui qui sert de modèle au Citizen Kane d’Orson Welles) aurait payé la somme astronomique de 10000  dollars pour pouvoir publier cette confession, même si cela n’est pas prouvé. Il y a aussi une autre raison plus personnelle à ces aveux. Tous ceux qui ont pu approcher H.H. Holmes dans sa cellule affirment que le criminel semble avoir été soulagé d’un immense fardeau par ce témoignage. Sa personnalité a changé, il est devenu introspectif, serein et il annonce s’être converti au catholicisme. Tous les jours ou presque il rencontre le père Dailey. Une fois qu’il se trouve sur la potence, dans un ultime retournement de situation, H. H. Holmes crie son innocence avant de basculer par la trappe qui s’ouvre sous ses pieds : « Gentlemen, j’ai peu de choses à vous dire. En fait, j’aurais préféré ne pas m’exprimer, mais en agissant ainsi, je n’aurais fait que cautionner mon exécution. On m’a accusé de nombreux crimes, mais je n’ai tué que deux femmes, en tout et pour tout. Je souhaite aussi vous confirmer que je n’ai assassiné aucun des membres de la famille Pitezel –  les trois enfants et Benjamin, le père –, afin qu’il n’y ait aucun malentendu par la suite. Pourtant, j’ai été condamné pour ces crimes et je suis aujourd’hui destiné à être pendu pour cela. C’est tout ce que j’ai à dire. »

La Confession de H.H. Holmes

Au cours des derniers mois, le désir a été exprimé à plusieurs reprises que je fasse une confession détaillée de tous les crimes les plus graves qui ont avec une si merveilleuse compétence été recensés et rattachés à ma personne. J’ai été jugé pour meurtre, inculpé, condamné, et la première étape de mon exécution le 7  mai, à savoir la lecture de mon arrêt de mort, a été menée, et il semble maintenant être opportun, plus que tout, de faire connaître les détails de ces vingt-sept meurtres, dont il serait inutile de dire plus longtemps que je ne suis pas coupable, face à la quantité écrasante de preuves qui a été rassemblée ; et parce que dans cette confession je parle uniquement des cas qui ont fait l’objet d’investigations – et pas des autres. J’espère que cela ne donnera pas lieu à des suppositions de ma culpabilité pour d’autres affaires.

Pour ceux qui sont enclins à penser ainsi, je dirai que les détectives ont passé toute ma vie au crible, un jour ou même un acte n’ont pas pu échapper à leur examen le plus strict, et de juger que je suis coupable de plus que ces cas qu’ils ont recensés est jeter le discrédit sur leur travail. Pendant une année, ils ont avancé pas à pas, avec minutie et acharnement, pour accumuler des preuves de ma culpabilité. J’ajoute qu’ils l’ont fait en toute impartialité. Mes remerciements et mes félicitations vont en particulier au procureur adjoint Barlow et au détective Frank Geyer et à O. La Forrest Perry, des assurances Fidelity Mutual Life Association de Philadelphie ; car c’est principalement en raison de l’acuité de leur jugement, de leur habileté et de leur persévérance, que dans quelques jours je serai pour toujours placé au-delà du pouvoir de commettre d’autres torts, peut-être, si possible, plus horribles encore. Assistée par de tels serviteurs, la justice ne pourrait plus commettre des erreurs et être dépeinte comme étant aveugle.

Je suis ému de faire cette confession pour diverses raisons, mais parmi celles-ci ne figure ni la bravade ni le désir de faire miroiter mes actes répréhensibles devant le regard sidéré du public. Je ne cherche nullement à me valoriser par la description détaillée de chacun de mes cas. Et après avoir dit cela, j’ai choisi de la rendre publique en le publiant dans The Philadelphia Inquirer.

Un mot sur les motifs ou causes qui m’ont conduit à commettre ces nombreux crimes et, par mes aveux, je vais procéder à la tâche la plus difficile et désagréable de  ma vie, en présentant dans toute son horreur le récit  de l’assassinat prémédité de vingt-sept êtres humains ainsi que les tentatives infructueuses de prendre la vie de six autres. Par ce récit, je vais être marqué du sceau de l’infâmie comme le criminel le plus détestable des temps modernes –  une tâche si difficile et désagréable qu’à côté d’elle la certitude que, dans quelques jours, je serai pendu par le cou jusqu’à ce que mort s’ensuive me semble un passe-temps.

Depuis mon emprisonnement je suis convaincu d’avoir changé et j’éprouve beaucoup de regrets et d’horreur par rapport à ce que j’étais auparavant. Je suis devenu affecté d’une horrible maladie, rare mais terrible, dont les médecins sont familiers, mais sur laquelle ils n’ont aucune prise. C’est une malformation ou distorsion des parties osseuses… Ma tête et mon visage assument petit à petit une forme allongée. Je crois que je vais bientôt ressembler au diable – que la similitude est presque complète.

Je suis sous l’emprise d’une manie homicide, parfois motivée par l’appât du gain, Tous les criminologues qui m’ont examiné semblent être unanimes à ce sujet. Pourtant, il y a dix ans, j’ai été examiné sous toutes les coutures par quatre médecins comme étant mentalement et physiquement normal et en bonne santé. Aujourd’hui j’ai tous les attributs d’un dégénéré –  d’un imbécile moral. Est-il possible que mes crimes, au lieu d’être le résultat de ces conditions anormales, soient en fait la cause de ma dégénérescence ?

Au moment de mon arrestation en 1894, aucun défaut n’a été détecté avec le système de mesures du criminologue Bertillon auquel j’ai été soumis, mais ces derniers mois ces défauts ont augmenté avec une rapidité surprenante. Comme je ne possède pas de miroir dans ma cellule, je ne remarque pas mon infirmité et je n’en souffre pas. Les principaux signes de dégénérescence sont une proéminence marquée d’un côté de mon crâne et une  diminution correspondante de l’autre côté ;  une déficience marquée de mon nez et d’une oreille ; une  différence d’un pouce et demi dans la longueur de mes bras et un raccourcissement égal d’une jambe. La distorsion de mon visage et d’un œil est si poussée que le criminologue Hall Caine a décrit cette affection comme une ligne de criminalité profonde et diabolique alors que je portais une barbe pour essayer de la dissimuler. Un autre expert, employé par le gouvernement des États-Unis qui ne m’avait jamais vu auparavant a dit dans les trente secondes après son entrée dans ma cellule : « Je sais que vous êtes coupable. »

Extrait de "Moi, serial killer", de Stéphane Bourgoin aux éditions Grasset

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