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© BORIS HORVAT / AFP
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Valeurs assumées

SOS valeurs de droite : le logiciel Wauquiez peut-il mener Les Républicains à une reconstruction idéologique solide ?

Publié le 03 septembre 2017
Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, favori de l'élection pour la présidence des Républicains, défend une ligne à droite, axée sur les valeurs du travail et du refus du communautarisme.
Eric Deschavanne est professeur de philosophie.A 48 ans, il est actuellement membre du Conseil d’analyse de la société et chargé de cours à l’université Paris IV et a récemment publié Le deuxièmehumanisme – Introduction à la pensée de Luc Ferry (Germina...
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Eric Deschavanne est professeur de philosophie.A 48 ans, il est actuellement membre du Conseil d’analyse de la société et chargé de cours à l’université Paris IV et a récemment publié Le deuxièmehumanisme – Introduction à la pensée de Luc Ferry (Germina...
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Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, favori de l'élection pour la présidence des Républicains, défend une ligne à droite, axée sur les valeurs du travail et du refus du communautarisme.

Atlantico : Dans une interview donnée au Figaro, Laurent Wauquiez a déclaré : "Je défends les valeurs de travail, d'effort, les classes moyennes, je refuse le communautarisme et l'intégrisme islamique qui petit à petit ronge notre société. Je considère que l'on a besoin d'assumer notre histoire et nos racines et que la France n'a pas à se renier pour retrouver du souffle et de l'ambition". Au dela de la personnalité de Laurent Wauquiez. En quoi les "valeurs" énoncées ici sont elles conformes aux attentes des électeurs de droite ? 

Maxime Tandonnet : Elles correspondent aux attentes d’une grande partie des Français, pas seulement des électeurs de droite. Quand on regarde le sondage annuel de CEVIPOF, on s’aperçoit ce que ces principes sont plébiscités par 70% des Français. C’est tout le problème du décalage entre la France dite d’en bas, la majorité silencieuse, et les élites dirigeantes ou influentes. Ce discours sur la réhabilitation du travail, l’indivisibilité de la République, c’est-à-dire le refus du communautarisme et du repli identitaire, la fierté de la France est largement populaire. En revanche il déplaît profondément au monde médiatique et aux milieux influents, dominés par l’idéologie de l’individualisme total et de la défiance envers la nation. Ceux là n’auront de cesse que de le dénigrer. C’est toute la difficulté de l’exercice. Ce discours de Laurent Wauquiez avait permis à Nicolas Sarkozy de convaincre les Français et de gagner la présidentielle à une large majorité en 2007.

Eric  Deschavanne : Il faudrait d’abord pouvoir définir ce qu’est un électeur de droite ! L’axe gauche-droite est toujours structurant, bien sûr, mais s’y superpose désormais l’axe populisme/cercle de la raison, lequel recoupe la fracture sociale entre gagnants et perdants de la mondialisation. D’où la quadripartition de l’électorat et les divisions entre des gauches et des droites irréconciliables. La ligne « droite de droite » peut sans doute permettre de prendre la direction du noyau dur de l’UMP qui veut se distinguer de Macron et de la REM, mais sans doute pas de réconcilier toutes les droites : elle définit une mince ligne de crête située entre le centre-droit et l’extrême-droite. La référence aux classes moyennes et à la valeur travail, associée la critique de l’assistanat, est d’inspiration libérale. La droite de la droite désignerait ainsi un libéralisme plus dur et moins social que celui de Macron : pas sûr que cela convienne à la part importante de l’électorat FN qui attend de l’Etat davantage de protection ainsi que la conservation des acquis sociaux.

La critique du communautarisme et de l’intégrisme, le refus de complaisance envers l’islam, la défense de l’identité et de la fierté nationales sont des thèmes qui permettraient à la droite de se distinguer de Macron, de se séparer du centre et de rassembler la droite de la droite et les électeurs FN. Cela reste toutefois probablement insuffisant dans la mesure où, pour qu’un tel rassemblement soit possible, il faudrait aussi, et sans doute d’abord, un projet économique et social qui fasse consensus. Sur ce plan, la droite Wauquiez demeurera plus proche du centre-droit : pour ne pas provoquer la fuite des électeurs de centre-droit et reconquérir ceux partis chez Macron, il faudra donc que ces « valeurs » soient déclinées que de manière équilibrée et pondérée. La ligne de crête à définir se situe quelque part entre le républicanisme libéral aux penchants multiculturalistes de Macron, d’une part, et le nationalisme identitaire du FN, d’autre part.

En quoi la prise en compte de ces valeurs de l'électorat peut être jugée suffisante, ou non, pour une réelle reconstruction de la droite ? Quelles sont les thématiques sur lesquelles la droite devrait proposer une ligne politique plus affirmée ? En quoi les questions relatives à l'Europe, à la mondialisation, au capitalisme financier, essentielles dans le corps électoral, peinent à trouver une réponse de la part de la droite française actuelle ? Quel pourrait être le positionnement de la droite française sur ces questions ? 

Maxime Tandonnet : Proclamer des valeurs n’est pas le principal problème de fond. Ce qu’il faut avant tout, c’est regagner la confiance dans le politique. Les Français ont été  trop souvent déçu et sont persuadés que les politiques ne s’intéressent qu’à eux-mêmes et ne respectent jamais leurs engagements. L’enjeu fondamental pour Laurent Wauquiez, est de trouver les mots qui permettront de les convaincre de sa détermination à agir, non par ambition personnelle, mais par engagement en faveur du bien commun. Tel est l’immense défi qui se présente à lui… Sur l’Europe et la mondialisation, ou les frontières, il doit prendre le risque de la vérité quitte à s’attirer les foudres du monde médiatique. Pourquoi l’Union européenne est-elle moribonde aujourd’hui, avec le Brexit, la Hongrie, la Grèce ? Pourquoi le déséquilibre entre la réussite de l’Allemagne et l’affaiblissement de l’Europe méditerranéenne est-il une menace pour le continent ? Comment faire face à la  crise migratoire ? Quelle politique des frontières ? Toutes ces questions ont sombré dans le tabou absolu. Personne n’ose les affronter. Il est urgent de les regarder en face et de tenir un discours de vérité.

Eric Deschavanne : Les valeurs ne font pas une politique ! Seule une politique économique efficace qui parviendrait à éradiquer le chômage de masse serait susceptible de fournir une incarnation au discours sur la valeur du travail et de l’effort. Le libéralisme économique ne peut être socialement crédible que s’il offre à chacun la possibilité d’améliorer sa condition par son travail (ou à tout le moins d’espérer pouvoir le faire). La droite se reconstruira autour d’un leader qui portera un projet politique crédible. Son problème est qu’elle n’est pas en mesure, en matière de politique économique et de politique européenne, de présenter un projet substantiellement différent de celui de l’actuel président. Peut-elle, sur le plan économique, proposer autre chose qu’une politique de l’offre destinée à augmenter la compétitivité de la France et de ses entreprises dans le cadre d’une économie ouverte ? Peut-elle sur le plan européen, proposer une sortie de l’euro ?  Sinon, comment vouloir la fin sans vouloir les moyens, c’est-à-dire vouloir l’euro sans vouloir les règles et les contraintes qui vont avec ? Peut-elle proposer un protectionnisme autre qu’européen ? Peut-elle vouloir faire évoluer la politique européenne sans s’entendre avec l’Allemagne, et donc, volens nolens, sans prendre la mesure du rapport de forces économiques qui nous est pour l’heure défavorable ? La vérité est que si la « droite de la droite » était en mesure de proposer une « autre politique », elle ne se bornerait pas à parler « valeurs », elle déclinerait son projet. Il est probable qu’en matière économique, elle ne divergera de la ligne gouvernementale que sur les moyens (les mesures, les options techniques, les méthodes), non sur les fins (les grandes orientations stratégiques). Elle peut cultiver sa différence sur la question identitaire, en se montrant ferme sur l’immigration, sur la défense de la civilisation française et européenne face à l’islam, sur la promotion de l’assimilation républicaine face au multiculturalisme, de l’égalité des chances face à la discrimination positive. Je ne pense pas que la « reconstruction de la droite » puisse aller beaucoup plus loin sans mettre en péril sa crédibilité de force de gouvernement.

Quelles sont les leçons pouvant être tirées des expériences étrangères, notamment dans l'évolution des différents partis de droite des grands pays industrialisés ? 

Maxime Tandonnet : Désolé mais je ne trouve pas d’exemple satisfaisant dans l’actualité et transposables en France. Il me semble que la crise politique touche largement le monde occidental. L’expérience Trump aux Etats-Unis ne fournit pas un modèle probant pour la France. Elle est marquée par une fuite dans la communication et la provocation, avec le système des Tweets du président. Cela fait beaucoup de bruit, déclenche de gigantesques polémiques, tempêtes dans un verre d’eau, mais nul ne peut dire où cela mène. Il faut faire le contraire : agir sur le fond des dossiers pour faire bouger les choses en évitant les gestes et les mots qui déchirent. La situation en Grande-Bretagne n’a rien non plus de réjouissant, quand on voit le Gouvernement de Mme May englué dans un processus de Brexit dont personne ne voit l’issue. Le courant républicain français doit réinventer son propre modèle, fondé sur le pragmatisme, une volonté de transformation profonde de la politique, pour la sortir de la crise de défiance, réconcilier les Français avec la vie politique, en la sortant de la logique de la communication narcissique pour la réconcilier avec l’intérêt général. Le chantier est immense… 

Eric Deschavanne : Dans l’ensemble des pays industrialisés, la droite et la gauche sont confrontées aux mêmes tendances lourdes. La gauche avait pour mission historique d’arracher au système capitaliste une protection sociale pour les plus faibles. C’est ce qui fondait sa légitimité auprès des classes populaires, dont elle défendait à la fois les intérêts et la dignité. Depuis le tournant libéral des années 80, la social-démocratie est partout contrainte, pour défendre la protection sociale, d’adapter l’économie aux exigences de la compétition économique dans le cadre du libre-échange généralisé. En France, de Mitterrand à Jospin, de Jospin à Hollande, et enfin de Hollande à Macron, l’évolution est à sens unique. En outre, comme aux Etats-Unis, et davantage en France qu’ailleurs en Europe, les gauches européennes font désormais face au problème de la « guerre des peuples », de la cassure au sein des catégories populaires -  lesquelles ne sont plus unies par leur position de classe dans le rapport de production mais divisées soit par leur situation économique (chômage ou activité), soit par leurs mœurs, leur identité culturelle, voire raciale. La gauche incline toujours davantage au libéralisme économique, au multiculturalisme libéral et à la défense des droits des minorités, non sans qu’il y ait des réactions significatives (anti-libérales ou républicaines universalistes). Selon les pays et les circonstances politiques, cela conduit à diverses combinaisons idéologiques mais surtout à des clivages irréductibles.

Les droites connaissent une situation analogue. Historiquement, la force de la droite est celle d’une élite dominante qui parvient à fédérer une partie des classes populaires autour du patriotisme (de l’intérêt national), des valeurs chrétiennes traditionnelles et de la promesse d’un progrès économique grâce auquel chacun, par son travail, se voit offrir la possibilité d’améliorer son pouvoir d’achat et ses conditions de vie. La droite, c’était le parti des élites garantes de la grandeur et de l’unité nationales, de l’efficacité économique et de l’ordre moral. Or, partout en occident, on assiste à l’affaissement des valeurs traditionnelles, à la crise de la cohésion nationale (brisée par la fracture sociale, territoriale, culturelle, voire raciale), à la désindustrialisation ainsi qu’au sentiment qui en découle de déclassement et de perte de confiance en l’avenir dans des pans entiers de la population. Il s’ensuit logiquement une défiance (sous la forme d’indifférence ou de révolte) à l’égard des élites, dont la droite, partout, est partout victime. Certes, en apparence, les révoltes populistes apparaissent sous certains des oripeaux idéologiques de la droite (souverainisme, défense de l’identité nationale). En vérité, sur la forme (le style populiste) comme sur le fond (la rupture avec les idées du « cercle de la raison », avec la « pensée unique » des élites, c’est-à-dire son libéralisme), les populismes sont aux antipodes des élites traditionnelles de la droite. Aux Etats-Unis, Trump cohabite avec le parti républicain, dont il n’est nullement l’émanation. Au Royaume-Uni, les stratèges du Brexit ont affaibli le parti tory, en introduisant la contradiction et la division. En France, le FN et l’UMP sont depuis longtemps irréconciliables, et ils le demeureront (les cartes peuvent être rebattues, mais il y aura toujours deux tas au final). Partout, la droite a cessé d’être en mesure de fédérer les élites et le peuple. Son drame est de ne pouvoir défendre le peuple sans se renier, sans s’opposer à elle-même. Elle se scinde entre d’une part une droite élitaire, qui veut atteindre la prospérité et l’unité nationales par les voies classiques de ce qu’elle estime être la rationalité économique et politique, et d’autre part une droite populiste, protectionniste et identitaire, exploitant le ressentiment du petit peuple qui s’estime relégué sur le plan économique et/ou culturel. 

Les catégories familières de « droite », « centre-droit », « droite de droite », « extrême-droite » ont toujours une certaine pertinence, mais l’irruption du populisme a changé la donne. Partout (davantage en France du fait de la particularité de notre système politique), la bipolarisation est mise en cause, l’union des droites comme l’union des gauches devenant impossibles ou problématiques. C’est dans ce contexte trouble rendant l’avenir politique des démocraties incertain que la droite française doit bâtir sa stratégie de reconquête du pouvoir. 

 

 

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vangog
- 04/09/2017 - 00:54
"Identité, histoire, patriotisme"...
il drague les patriotes Front National, Wauquiez...Bon! Cela prouve qu'un terrain d'entente cordiale contre les collabos gaucho-centristes est possible...un embryon de résistance patriotique?
philippe de commynes
- 03/09/2017 - 12:49
La grande illusion
L'illusion FN coca light c'est la ligne philippot, comme quoi : 1 le problème essentiel c'est l'europe, 2 à côté il n'y a pas vraiment de problème de populations arabo-musulmanes .
Cela tout les gens fn intelligents et de bonne foi (c'est à dire ceux qui ne sont pas des trolls chevénementistes) le comprennent, même marine le pen (même si pour elle la détente aura été particulièrement longue, son problême étant maintenant de rester crédible tout en changeant de pied)
cloette
- 03/09/2017 - 10:14
coca light
c'est celui que je prends il est meilleur pour la santé,