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Raz de marée
Vote des Français de l'étranger : le résultat qui préfigure la mega claque qui attend tous ceux qui ne sont pas En Marche
Publié le 06 juin 2017
C'est une vague; non, un raz de marée, un tsunami. Bien sûr, les Français résidant à l'étranger, comme les Polynésiens vivant à l'autre bout du monde, qui étaient invités à voter une semaine avant la métropole, ne se sont guère mobilisés pour élire les députés qui les représenteront pendant la prochaine législature.
Anita Hausser, journaliste, est éditorialiste à Atlantico, et offre à ses lecteurs un décryptage des coulisses de la politique française et internationale. Elle a notamment publié Sarkozy, itinéraire d'une ambition (Editions l'Archipel, 2003)....
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Anita Hausser, journaliste, est éditorialiste à Atlantico, et offre à ses lecteurs un décryptage des coulisses de la politique française et internationale. Elle a notamment publié Sarkozy, itinéraire d'une ambition (Editions l'Archipel, 2003)....
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C'est une vague; non, un raz de marée, un tsunami. Bien sûr, les Français résidant à l'étranger, comme les Polynésiens vivant à l'autre bout du monde, qui étaient invités à voter une semaine avant la métropole, ne se sont guère mobilisés pour élire les députés qui les représenteront pendant la prochaine législature.

Mais le résultat est sans appel : c'est seulement cette faible participation qui empêche l'élection au premier tour de plusieurs candidats E.M. qui ont obtenu plus de 50% des suffrages (Etats-Unis, Belgique-Luxembourg, Portugal, Suisse), mais pas le quorum qui est de 25% des votants. Les électeurs ont donc confirmé leur vote à la présidentielle et  la forte abstention a amplifié ce résultat car ce sont les plus motivés qui se déplacent. A l'exception du candidat UDI-LR sortant  de la 8e circonscription (Italie, Grèce, Chypre, Israël) qui talonne sa concurrente d'En Marche,  les députés sortants candidats à leur réélection, L.R. ou PS, sont largement battus sur le papier,  tant l'écart de voix avec le score obtenu par leur challenger EM est important. Et si on explique qu'En Marche  est en tête dans dix circonscriptions sur onze, c'est parce que dans cette dernière (-il s'agit de la neuvième circonscription : Maghreb, Afrique de l'Ouest dont le sortant PS ne se représentait pas), la multiplicité des candidatures se réclamant de la Majorité Présidentielle empêche une lecture claire du scrutin. On note d'ailleurs que Didier Le Bret, ancien coordonateur national du renseignement français, qui était investi par le PS, y rate son atterrissage. Dans l'ensemble on ne voit pas comment les députés sortants en mauvaise posture pourraient être en mesure de renverser la tendance au deuxième tour.

Aujourd'hui tout porte à croire que ce premier tour des législatives dans les onze circonscriptions des Français de l'étranger préfigure celui de dimanche prochain en métropole. Les instituts de sondages pronostiquent déjà une large  avance des candidats  La République en Marche et ils ne sont pas démentis par le terrain. Le PS est bien parti pour connaitre une défaite historique, plus ample encore que celle subie en 1993, lorsqu'il avait obtenu  moins de soixante élus. Quant à la droite, son discours prônant un rééquilibrage des pouvoirs et une " opposition constructive", mais qui n'a pas su présenter un projet capable de rassembler une majorité de Français à la présidentielle, elle n'attire pas davantage. Ses cris d'alarme sur les hausses de la CSG n'émeuvent que les plus aisés. La majorité des  électeurs qui ont vécu le dernier quinquennat au rythme de l'opposition systématique de la droite, et des frondes des députés socialistes qui ont empêché les gouvernements Ayrault et Valls d'avancer, sont las et  veulent donner les moyens  de gouverner (-et de réformer) à l'exécutif. L'affaire Ferrand ne semble pas les atteindre ; les incertitudes entretenues sur le contenu du Code du travail  n'ont pas permis  l'instauration du débat, encore moins de polémiques. Les imprécations de Jean-Luc Mélenchon n'intéressent que ses électeurs. Le Front National a perdu son attractivité, notamment à cause des remous internes provoqués par la défaite de Marine Le Pen. Et la candidate à la présidentielle est discrète, concentrée sur sa propre campagne, dans sa circonscription. Ce résultat à venir ne signifie pas que c'est  la personne des candidats d'En Marche ou du Modem qui suscite un engouement; c'est leur étiquette qui attire et à travers elle, la personne d'Emmanuel Macron. Comme lui, ils incarnent le renouveau, en tous cas le renouvellement des hommes. Le scrutin majoritaire à deux tours va amplifier le phénomène. Comment cette future assemblée va-t-elle évoluer ? Ceci sera une autre histoire ; pour l'heure on est à un tournant : la fin d'un  cycle et le début d'une ère nouvelle de la politique française. Pas forcément idyllique, certainement sujette à critiques et à mouvements, mais neuve.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
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lafronde
- 07/06/2017 - 11:30
Le pouvoir va profiter du vote des "sans opinion"
Il y a toujours un vote "suiviste" des indécis, des sans opinion. Comme d'habitude il va amplifier le vote pour le parti du Président. Autrement dit au lieu de voter pour tenter de retrouver leur propre opinion, dans l'offre politique décentralisée et diversifiée des Législatives, les français votent pour une offre politique encore imprécise, d'un Président sélectionné sur une offre politique centralisée et restreinte. Donner les pleins pouvoirs à des inconnus - Président, Gouvernement, Députés - qui ne se sont engagés sur rien, ne peut donner de bons résultats. Pire, non content de leur défaite tous les partis vont se coaliser en front républicain contre la FN ! "Pour empêcher celui-ci d'avoir des députés". Autrement dit il n'y aura plus d'opposition ! C'est un Gouvernement de coalition qui en Allemagne a fait renter un million et demi de clandestins, sans consulter les citoyens allemands, migrants encore à charge et oisifs un an et demi après l'invasion. C'est ce qui nous attend avec la "Majorité Macron". Majorité et Président progressistes accouchés par une Presse progressistes alliée au Patronat, et aux Institutions européennes remplacistes (pour cause de faible natalité !).
BABOUCHENOIRE
- 07/06/2017 - 09:33
Faisons des économies en supprimer ces élections de députés
pour les français de l'étrangers, le taux de participation montre l’intérêt de nos compatriotes pour ces élections. On pourrait , en leur laissant le choix de la circonscription, les faire voter par correspondance / procuration pour des députés se présentant en France.
francoise34
- 06/06/2017 - 23:59
Si jeune que cela ?
Arrêtons de dire : le jeune président, 40 ans bientôt est l'âge de la maturité, il n'est nécessaire d'atteindre l'âge de la retraite pour agir
Ce n'est plus aux cheveux blancs de défendre la France pour leurs enfants, c'est aux enfants devenus adulte de le faire