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Plus bas, toujours plus bas…

Manuel Valls outragé, Manuel Valls martyrisé, Manuel Valls brisé… Et maintenant, Manuel Valls humilié!

Publié le 13 mai 2017
L'ancien Premier ministre a été l'artisan de sa propre chute. Une victime consentante du quinquennat Hollande.
Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge ...
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Benoît Rayski
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Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge ...
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L'ancien Premier ministre a été l'artisan de sa propre chute. Une victime consentante du quinquennat Hollande.

Il avait tout pour lui l'ancien maire d'Evry. Elu d'une ville de banlieue il savait tout, et de façon concrète, de la montée de l'islamisme, de l'immigration incontrôlée, des ravages de la délinquance et des pathétiques désarrois de ceux qui n'était ni islamistes, ni délinquants, ni issus de la diversité. Il le savait. Et, chose rare dans son camp, il le disait.

Cette honnêteté et cette franchise – à souligner car Valls était de gauche et membre du PS –lui valu des avances de la part de Sarkozy. Le ministère de l'intérieur semblait être un poste au niveau de ses compétences. Un socialiste premier flic de France sous Sarkozy ça aurait eu de l'allure! L'affaire ne se fit pas : Valls préféra son parti et y continua son chemin assez personnel. 

De cet épisode, de ses déclarations républicaines plutôt musclées, lui resta une tache indélébile. Il fut haï par la banlieue et détesté par une partie de la gauche prosternée devant la figure christique de l'immigré. Puis arriva Hollande. Et Manuel Valls devint le ministre de l'Intérieur qu'il n'avait pas voulu être sous Sarkozy. A gauche, le scandale fut grand. La presse de cette obédience fit des "unes" avec "Valls est-il de droite?" La réponse était à l'intérieur. Et c'était "oui". 

Le chemin de croix de Valls ne faisait que commencer. Il accepta par la suite de devenir Premier ministre d'un homme pour lequel il n'avait pas la moindre considération. Mais un tel poste valait bien des "oui monsieur le Président" en conseil des Ministres et des "oui François" dans l'intimité. Pas sûr que Valls ait aimé cette servitude volontaire. Mais le plat de lentilles était appétissant. Et Valls pensait qu'en manger était la meilleure façon de devenir un jour calife à la place du calife. 

La gauche de la gauche ne s'y trompa pas. Les frondeurs votèrent contre lui et contre ses projets. Et les mêmes journaux qui avaient titré "Valls est-il de droite?" instruisirent contre lui un procès en sorcellerie, c'est à dire en islamophobie. Valls tint bon. 2017 n'était pas loin. Il pensait avoir usé Hollande. Une grave erreur. C'est Hollande qui l'avait usé. 

Et quand il se présenta à la primaire de la gauche, Valls était déjà un homme politique en fin de vie. On suscita contre lui quelques candidats folkloriques (dont Vincent Peillon) qui le marquèrent encore plus à droite. Hamon n'en fit qu'une bouchée. Hypnotisé par son désir de pouvoir, Valls n'avait pas compris qu'il n'était pas de taille à lutter contre le tueur de Tulle. 

Mais il voulait quand même exister. Au PS, ce n'était plus possible : les militant et les sympathisants l'avait excommunié pour toujours. Et toute honte bue, toute dignité oubliée, il se colla à Macron qui avait été son ministre et donc son subordonné. Il fut traité avec condescendance et mépris : on lui fit comprendre qu'on ne raffolait pas des figures de l'Ancien Régime. 

On lui signifia qu'En Marche! n'était pas une entreprise de recyclage. Manuel Valls s'abaissa encore un peu et quémanda une investiture. On l'humilia. Il ne correspondait pas tout à fait, lui dit-on, aux "critères" édictés par Macron… Valls baissa un peu plus la tête. Et le nouveau président lui accorda une aumône : il n'aurait pas l'investiture mais on ne présenterait pas de candidat contre lui. Ca, les socialistes s'en chargeront certainement! Ainsi mourut Manuel Valls. Il aura sa tombe au cimetière où gisent tous ceux que François Hollande a mis à mort. Elle n'est pas la plus importante certes. Mais il était bon qu'elle fut mentionnée…

 

 

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Deneziere
- 14/05/2017 - 10:04
Lecteurs d'Atlantico, êtes-vous aussi crétins ?
En piétinant Valls, et aussi Malek Boutih, c'est la gauche laïque que Macron veut écraser. Flinguer Valls, c'est faire risette aux arabo-musulmans et renvoyer l'ascenseur à l'UOIF, les frères musulmans, donc, qui ont appelé à voter pour lui.
ALJEFA
- 13/05/2017 - 12:11
Sans oublier
La répression féroce pendant la manif pour tous !!
Ex abrupto
- 13/05/2017 - 11:08
Si Vals finit par être élu...
... il aura de facto gagné (sans gloire!). Et le petit chéri Macron (que j'appelle le président hormonal) aura dans sa chaussure un caillou vindicatif et teigneux.