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Yes he can (changer maintenant)
Emmanuel Macron : ce que nous réserve un quinquennat placé sous la double inspiration Obama / Hollande
Publié le 12 mai 2017
La scénographie de la soirée au Louvre était d'inspiration mitterandienne mais le discours largement inspiré de Barack Obama. Reste à savoir vers quoi peut mener un Emmanuel Macron autant inspiré par François Hollande que Barack Obama.
Éric Verhaeghe est le fondateur du cabinet Parménide et président de Triapalio. Il est l'auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). Son site : www.eric-verhaeghe.fr Il vient de créer un nouveau site : www...
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Jean Petaux est docteur habilité à diriger des recherches en science politique, ingénieur de recherche, politologue à Sciences Po Bordeaux, grande école dont il est depuis 27 ans le directeur de la Communication et des Relations extérieures. Auteur d...
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La scénographie de la soirée au Louvre était d'inspiration mitterandienne mais le discours largement inspiré de Barack Obama. Reste à savoir vers quoi peut mener un Emmanuel Macron autant inspiré par François Hollande que Barack Obama.

Atlantico : La scénographie de la soirée au Louvre était très mitterrandienne mais le discours lui largement inspiré de celui de Barack Obama de 2008. A quoi pourrait mener ce "yes he can" à la française alors que les conditions de la victoire de Macron sont très différentes de celles d'Obama , l'adhésion au projet étant beaucoup plus faible pour Macron comparativement à Obama ?

Eric Verhaeghe : Je trouve votre comparaison assez cruelle, parce qu'en dehors de l'Obamacare, je ne suis pas bien sûr que le mandat Obama ait laissé un souvenir impérissable, ni aux Etats-Unis, ni au reste du monde. Obama était un magnifique produit de communication, extrêmement bien construit, mais qui n'a pas brillé par une vision véritablement novatrice. Souvenez-vous des atermoiements du Congrès sur le budget fédéral, et vous retrouverez toute la difficulté d'Obama à gouverner. Si je vous suis, Macron en ferait encore moins, et réformerait encore moins qu'Obama? C'est évidemment un sujet d'angoisse que vous nous mettez sur la table. Je crois qu'il est encore un tout petit peu tôt pour trancher le sujet, dans la mesure où les législatives ne sont pas passées. Tout dépendra de l'existence ou non d'une majorité parlementaire. Sur ce point, Macron a une vision verticale de la politique, contrairement aux apparences. Il a la conviction que la politique locale se fait à Paris, ce qui n'est pas prouvé. On verra, de toute façon, ce que donneront les investitures aux législatives jeudi. Mais... laissons faire et regardons, car beaucoup de combinaisons différentes, y compris contradictoires, sont possibles. 

Jean Petaux : Je suis plus que réservé sur une comparaison  poussée entre le Barack Obama de 2008 et l’Emmanuel Macron de 2017. En revanche la comparaison avec François Mitterrand et la cérémonie d’investiture de 1981 est à la fois légitime et inattendue. La surprise est venue du fait que la soirée électorale de victoire (de « vraie victoire », pas celle de qualification pour le second tour) oscille généralement, selon les années et les candidats, entre la « grosse teufe » populaire teintée de revanche politique et la soirée de victoire de coupe de France. Je ne parle pas du 12 juillet 1998, soir de victoire de Coupe du Monde où, selon la formule célèbre de Thierry Roland : « Quand on a connu ça on peut mourir… ». Hier soir, au contraire on a eu droit à une « cérémonie du Panthéon by night » avec steadicam, solitude parfaitement scénographiée du futur chef de l’Etat, ombre portée sur le sol de la Cour Carrée. Le lieu lui-même se prêtant totalement à cette « écriture » télévisée tout comme la « cathédrale républicaine » de la rue Soufflot (le Panthéon) résonnait parfaitement avec la geste mitterrandienne fascinée par les morts et leurs tombeaux. Si Gérard Miller était moins obsédé et fasciné par la figure de Mélenchon, son dernier objet transitionnel politique, il aurait même pu dès ce matin nous gratifier d’un jeu de mots tout lacanien : « son quinquennat, le nouveau président l’ouvre au Louvre ». La question qui se pose ici est la suivante : « Pourquoi avoir voulu solenniser à ce point une telle soirée généralement festive, voire people, voire bon enfant ? ». On peut estimer qu’il y a eu d’abord un impératif de sécurité empêchant le tout nouvel élu de se prendre un bain de foule comparable à celui de Chirac en 1995 montrant un Alain Juppé en train de manquer se faire écraser contre Chirac par une foule de supporters déchainés. On peut aussi comparer par rapport à la soirée électorale de mai 2002 où, bien qu’réélu avec 82% des suffrages Chirac refusa de faire une fête ostentatoire place de la République, où il vint prononcer sur scène un discours inaudible et où la pluie se chargea d’envoyer tout le monde au lit. Dans le cas de 2002 comme dans celui de 2017, la famille Le Pen était challenger du vainqueur. On peut aussi considérer qu’Emmanuel Macron a compris une chose essentielle dans l’art de gouverner : son corps est bien double. Pour parler comme Ernst Kantorowicz qu’en philosophe ricoeurien Emmanuel Macron connait bien. Il y a le corps physique du roi et le corps politique, le corps presque « magique » du roi. Ce corps-là dans une « monarchie présidentielle » où le chef de l’Etat vient de recueillir sur son nom plus de 20,7 millions de voix, où, en proportion il a recueilli avec 43,63% des inscrits plus que Hollande en 2012 (39,08% des inscrits) ; Sarkozy en 2007 (42,68%) ; et même Mitterrand en 1981 (43,16%) et juste un tout petit moins que Giscard en 1974 (43,73%), ce « corps symbolique du roi » est forcément l’objet d’une mise en scène qui n’a rien de banale et de normale. D’autant, encore une fois, que rapportée au nombre des inscrits, contrairement à ce que l’on entend dire aussi bien dans les rangs du FN que dans ceux de la France insoumise, Emmanuel Macron, n’en déplaise à ses détracteurs, bénéficie d’une forte légitimité électorale que la hausse spectaculaire des bulletins blancs (6,35% par rapport aux inscrits, 8,51% par rapport aux votants) et nuls (2,21% des inscrits, 2,96% des votants) vient tout juste ternir.

Sur la question de l’adhésion au projet et la comparaison par rapport à Obama il faut être très prudent dans la démarche. Depuis hier soir un chiffre circule sur toutes les antennes, répété à l’envi par tous les adversaires d’Emmanuel Macron : « 61% des personnes qui ont voté pour lui ne souhaitent pas qu’il ait une majorité absolue à l’Assemblée nationale le 18 juin prochain au soir ». Mais c’est l’inverse qui serait très surprenant. Si on pouvait comparer le chiffre des réponses obtenu sur une question identique en 2002, 2007 et 2012, on pourrait mesurer le décalage avec celui de 2017. La comparaison est pour l’heure difficile sans cet élément. En revanche ce que l’on a pu mesurer (et c’est toute la différence par rapport à l’élection présidentielle américaine où il n’y a qu’un seul tour et où, donc, par définition l’adhésion au projet est bien plus forte) c’est que seulement 24% de ceux qui se sont exprimés au premier tour de 2017 ont voté pour le « projet Macron »… Ce sont donc 76% et non pas 61% qui n’ont pas adhéré au projet du futur président. Et encore sans doute moins si l’on retire des 24% du premier tour ceux qui voté pour lui en fonction du « vote utile » et non pas du contenu de son programme et ceux qui n’ont rien lu du tout de son projet mais qui ont juste aimé son style… ou celui de son épouse ! En 2002, quand Jacques Chirac a obtenu plus de 82% des voix au second tour, il a recueilli moins de 20% des suffrages exprimés sur son projet présenté en son nom personnel au premier tour qui a eu lieu le fameux 21 avril 2002 et encore s’agissait-il là du meilleur score obtenu par les 16 candidats qui s’étaient présentés à cette élection. Le moins que l’on puisse dire c’est que l’adhésion au président sortant n’était pas massive… Donc, méfions-nous tout simplement des premières caractérisations des adhésions (ou non) aux propositions formulées en début de mandat avant ou après les discours inauguraux… Elles ont une valeur prédictive très relative sur les futurs votes aux législatives à venir. Et, surtout, elles ne sont pas destinées à durer ou à disparaitre plus longtemps que ces mêmes discours tout à la fois convenus, qui tiennent plus de l’exercice de style que du grand texte de philosophie politique.

Concernant l'héritage de François Hollande, les deux hommes se sont félicités par discours et déclarations interposées. Ce 8 mai, François Hollande a  déclaré "je serai toujours à côté de lui". Emmanuel Macron a réussi la transformation que François Hollande espérait sans pouvoir la mener : transformer le vieux parti socialiste en partie de gauche moderne et ouvert au monde. Peut-on considérer Emmanuel Macron comme demi-héritier de François Hollande? Qu'est-ce que cet héritage laisse-t-il présager pour la suite ?

Eric Verhaeghe : Disons que dans le Macron, il y a 50% de Mitterrand et 50% de Hollande. Les 50% du premier lui ont permis de mettre à terre le vieux parti socialiste sclérosé qui vivait sur le dos de la République comme un parasite. D'une certaine façon, par un coup tactique audacieux, et dont le réussite revient à son crédit, il est parvenu à recomposer le visage de la gauche. On n'est donc pas loin du résultat du congrès d'Epinay. les 50% de Hollande tiennent plutôt à sa vision politique centriste, radical-socialiste, très énarchique. Le programme présidentiel en est un signe: il est flou, incertain, ambigu. Il y a bien du hollandisme ici, et à de nombreux égards la réussite de Macron a effectivement tenu au soutien et aux conseils de l'Elysée. On a tort de croire que François Hollande fanfaronne quand il s'attribue une part de la réussite de son poulain. Effectivement, sans les conseils du grand frère François, Emmanuel n'aurait probablement réuni autour de lui autant d'atouts. Entre les deux hommes, il y a d'ailleurs une part de narcissisme, comme dans la relation entre un maître de stage et un stagiaire de l'ENA. 

Jean Petaux : Dans l’esprit et la démarche Emmanuel Macron n’est pas qu’un demi-héritier, il est le « fils tactique » de François Hollande. Quand, que cela soit vrai ou pas ou bien que cette image soit une construction purement artificielle et uniquement fondée sur des « représentations », quand on dit de vous que vous « avez tué le père » (symboliquement, politiquement bien entendu) vous êtes plus qu’un demi-héritier. Vous avez su transformer votre statut de « dauphin potentiel » et de « successeur putatif » en « président ». La différence est clairement dans le « passage à l’acte ». Emmanuel Macron, dont, parait-il à son sujet, François Hollande aurait dit : « Il m’a trompé avec méthode » (en admettant que la phrase soit vraie) n’a fait que jouer son jeu en « abattant ses cartes » au fur et à mesure que se déroulait la partie. D’une certaine manière Manuel Valls a fait bien plus pour empêcher François Hollande de candidater à sa propre succession qu’Emmanuel Macron lui-même. Mais il me semble bien trop prématuré de conclure ici que Macron aurait réussi la transformation du Parti Socialiste. C’est après les législatives que l’on mesurera si la stratégie de Macron a été la bonne pour « siphonner » le PS depuis l’extérieur, depuis la nouvelle formation qui s’appelle désormais, à compter du 8 mai 2017 « La République en marche ». Pour l’heure le PS cherche à figurer dans la majorité présidentielle sans trop savoir d’ailleurs ni « avec qui » ni avec « combien de divisions ». La probabilité la plus forte c’est qu’il ressorte littéralement laminé et essoré des législatives. Une part de ses électeurs partis chez Mélenchon va y rester (ce ne sera pas la plus importante). Le noyau dur de l’électorat socialiste (les 6,2% des exprimés qui ont voté Hamon au premier tour de la présidentielle) va demeurer au PS en « pleurant » à la très brève coalition « rose-vert » et en mettant des cierges au « Revenu universel perdu ». Et puis restent tous les autres électeurs socialistes : ceux qui ont voté Macron à la présidentielle… Qu’est-ce qui va les faire revenir voter pour un candidat PS aux prochaines élections législatives ? Peut-être la notoriété de celui-ci comparée à celle du candidat « d’EM ! »… Mais il arrive parfois que l’on gagne vraiment à ne pas être connu… Donc le PS n’est pas encore un parti qui se serait transformé. C’est plutôt un parti en passe d’exploser… La nuance n’est pas tout à fait résiduelle. 

Pour ce qui est des relations avec François Hollande, il est impossible d’imaginer une réponse simple et limpide à cette question. D’abord parce que les deux personnalités, Hollande et Macron, sont, d’après celles et ceux qui les connaissent bien, plutôt du genre « indéchiffrable ». Surtout François Hollande. Mais l’un et l’autre de ces deux hommes d’Etat sont trop adeptes (et même totalement « accros ») aux petites blagues, à l’humour, à l’autodérision, pour ne pas cacher ainsi l’essentiel. Donc on ne saura sans doute jamais comme Hollande a vécu cette période terminale à l’Elysée et la victoire (d’un) de ses anciens collaborateurs. Admiration à l’égard du brio tactique ? Ecœurement devant une telle chance ? Scepticisme quant à la capacité à occuper la fonction ? Encouragements discrets et secrets ? Capacité à feindre de ne pas s’y intéresser ? Sourde haine nourrie à l’égard du sentiment de trahison ? Bien plus tard les langues se délieront forcément. Pour l’heure, dans le feu des événements, le président sortant montre à l’égard du président élu une bienveillance totale et une forme de paternalisme qui risque vite de peser au nouvel hôte de l’Elysée… La cérémonie commémorative du 8 mai 1945 à l’Arc de Triomphe a permis de confronter deux images fortes. La première a été la rencontre entre le président élu et le chef d’Etat-major des Armées, le général de Villiers, sous le parrainage (bras ouverts) du président sortant dans un climat ostensiblement souriant et cordial. La seconde a été la rencontre avec un Nicolas Sarkozy, encore plus coincé et crispé que d’habitude. Au point que l’on pouvait se demander si Macron ne venait pas de le battre à l’élection présidentielle, la veille. En réalité François Hollande va vouloir sortir la tête haute de son quinquennat et s’associer, sans doute au-delà des intentions d’Emmanuel Macron, à la victoire du nouveau président. Parce qu’en sa qualité d’ancien premier secrétaire du PS, François Hollande connait l’importance du « fait présidentiel » dans le résultat des élections législatives à venir. Il sait, contrairement à certains autres qui dirigent actuellement la rue de Solférino, qu’il est préférable de « coller » au président Macron, comme un scotch qu’il aura du mal à retirer, plutôt que de croire que ses candidats à la députation vont, comme toute la classe politique l’a cru et la très grande majorité des observateurs l’ont imaginé pour lui-même, « exploser »… Hollande, pragmatique comme il est, a parfaitement compris que les prochaines législatives seront « Macron ou la branlée »… De là à expliquer un comportement plus que bienveillant, du « sortant » envers « l’entrant », au-delà des convenances républicaines, il n’y a qu’un pas. D’autant plus aisé à franchir que François Hollande pourra toujours s’approprier la double victoire de Macron, à la présidentielle et aux législatives, tel l’adjudant Gerber-(Hollande)-Galabru reprenant à son compte les « réussites » du maréchal-des-logis-chef Cruchot-(Macron)-de Funes.

A quoi pourrait mener ce cocktail Obama-Hollande ? S'il cumule leurs erreurs ? Et si il cumule leurs réussites ?

Eric Verhaeghe : L'enjeu est de savoir à quoi ressemblera l'Assemblée Nationale le 19 juin au matin. S'il dispose d'une majorité parlementaire large, la situation ne sera évidemment pas la même que s'il n'en dispose pas. 

Hypothèse n°1: il y a majorité parlementaire... Dans ce cas, Macron pourra mettre en oeuvre ses réformes. Pour éviter trop d'agitation dans la rue, il aura probablement la tentation, comme Obama, de sacrifier le contenu à la communication et les ambitions affichées seront sans doute suivies de peu d'effets. On le voit déjà avec le texte sur la moralisation de la vie publique, dont les contours paraissent très timides par rapport aux attentes des Français. 

Hypothèse n°2: il n'y a pas de majorité parlementaire... Dans ce cas, la situation sera très compliquée. On voit mal quel consensus se dégagera pour donner à Macron des habilitations pour ses ordonnances. On voit mal quelle place demeurera pour ses réformes. Et on pourra rapidement parler d'un quinquennat perdu...

Jean Petaux : Il est bien trop tôt pour formuler une réponse argumentée à ces interrogations. Sans compter que la lecture que l’on peut avoir du bilan d’Obama n’est pas du tout la même selon que l’on traite des questions de politique intérieure aux Etats-Unis que de relations avec le reste du monde. Sur ce dernier chapitre, incontestablement, le président Obama ne va pas passer à la postérité comme un « grand président ». C’est d’autant plus surprenant qu’il a obtenu le prix Nobel de la Paix en début de mandat et qu’on est en droit de se demander à quel titre d’ailleurs ?

Il y a aussi un paradoxe est dans le binôme que vous énoncez. François Hollande est plutôt dans une situation inverse à celle de Barack Obama : succès diplomatiques incontestables à l’extérieur (épisode malien, COP21, résolution de la crise grecque) et difficultés en politique intérieure. Si Emmanuel Macron réussit très vite à imprimer une « marque », une « patte » dans sa manière de gouverner. S’il sait faire passer les réformes qu’il estime indispensable pour faire redémarrer le pays alors il étonnera lui-même tous les sceptiques et ses opposants venus de tous les horizons de la classe politique et sociale française. Mais son « état de grâce » ne durera pas au-delà de la rentrée 2017… Autrement dit : trois mois à compter de maintenant (avec les législatives au premier tiers de cette période) pour imprimer son empreinte sur l’avenir de la France. Pas loin d’être une mission impossible.

 

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Liberte5
- 09/05/2017 - 23:05
Macron peut faire du Hollande.Il ne pourra pas faire de l'Obama!
Faire du Hollande , c'est continuer l'immigration , massive, le chômage de masse, la grande pauvreté, les déficits, l'insécurité et le déclin. Obama a voulu faire du socialisme dans un pays capitaliste , riche et puissant. Il a donc faire entrer des millions de clandestins, il a laissé les inégalités augmenter, il a fait l'obamacare, il a laisser des poches de misère se développer. Il avait des marges de manœuvre pour faire cela car le pays est riche. Ce n'est pas les cas pour la France, et Macron n'aura aucune marge de manœuvre.
Liberte5
- 09/05/2017 - 22:51
Macron peut faire du Hollande.Il ne pourra pas faire de l'Obama!
Faire du Hollande c'est continuer de façon massive l'immigr
Michèle Plahiers
- 09/05/2017 - 16:12
Machiavel
Macron fera du Macron comme tout vrai cynique. Hollande et Obama ont juste profité de la victoire de Macron pour rappeler au monde qu'ils ne sont pas tout à fait morts.