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Et les nominés sont :

La très vide administration de Donald Trump

Publié le 20 janvier 2017
Les nominations de l'administration de Donald Trump ainsi que leurs confirmations par le Sénat américain font polémique. La majorité Républicaine rechigne à certaines confirmations tandis que les Démocrates reculent le processus. Donald Trump n'a pour l'instant que 28 membres de son administration confirmés sur environ 700.
François Durpaire est historien et écrivain, spécialisé dans les questions relatives à la diversité culturelle aux Etats-Unis et en France. Il est également maître de conférences à l'université de Cergy-Pontoise.Il est président du mouvement...
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François Durpaire
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François Durpaire est historien et écrivain, spécialisé dans les questions relatives à la diversité culturelle aux Etats-Unis et en France. Il est également maître de conférences à l'université de Cergy-Pontoise.Il est président du mouvement...
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Les nominations de l'administration de Donald Trump ainsi que leurs confirmations par le Sénat américain font polémique. La majorité Républicaine rechigne à certaines confirmations tandis que les Démocrates reculent le processus. Donald Trump n'a pour l'instant que 28 membres de son administration confirmés sur environ 700.

Cette question des confirmations par le sénat n’est que la partie émergé de l’iceberg. La nature exacte des relations entre Donald Trump et la majorité Républicaine. La vraie question est la marge de manoeuvre de Trump par rapport à sa majorité, sachant que depuis le départ il a gagné contre sa famille politique. Il faut garder en mémoire que pendant le premier débat pour la candidature à la nomination Républicaine, Trump n’excluait pas la possibilité de se présenter en tant qu’Indépendant.

Au sénat il y a une majorité faible de 52-48 des Républicains. Les sénateurs ne sont pas tous d’accord avec les positions de Trump sur un certain nombre de sujets, particulièrement la volonté de rapprochement avec la Russie.

Les Démocrates de leur côté utilisent tous les moyens institutionnels possible pour repousser, comme pour la ministre de l’éducation, les différentes nominations. Ils font tout pour ralentir au maximum les auditions, ils veulent gêner le processus pour donner une image d’un Trump sans état de grâce. D’après The Washington Post et BBC News il est le président le plus impopulaire depuis les 7 derniers présidents. Seulement 40% des américains sont d’accord avec les nominations de Donald Trump. Pour les Démocrates c’est aussi une façon de se venger des Républicains qui bloquaient les initiatives de Barack Obama. Nous sommes dans la situation inverse avec les Démocrates qui à leur tour veulent bloquer l’administration de Donald Trump.

Il y a aussi des interrogations sur l’équipe que Trump est en train de mettre en place. En prenant du recul nous pouvons constater que les personnes nominées ont de l’expérience mais pas dans le domaine exécutif. Il y a des anciens militaires, des Hommes d’affaires sans expérience dans l'exécutif. Ce sont des personnes qui d’une certaine façon ressemblent à Donald Trump. Cela peut nous faire penser à Eisenhauer qui n’a pas été élu avant d’être président. Il s’était doté de personnes très au fait des rouages du système exécutif et il avait dit à ce propos :“l’organisation ne peut pas faire d’un amateur un génie, en revanche la désorganisation peut conduire au désastre”. Il y a peut être une interrogation réelle à avoir sur l’architecture générale de l’équipe de Donald Trump.

Le fait qu’il y ai si peu de personnes confirmées par le Sénat montre le caractère poussif de l’entrée de Donald Trump sur le plan de l’opinion, mais aussi sur le plan institutionnel. Barack Obama montrait la facilité qu’il avait à faire confirmer ses nominés malgré un sénat qu’il lui était opposé. Il avait 7 membres de son cabinet confirmés le jour de l’investiture c’était un coup de force.

Ces nominations préfigurent peut être les difficultés des relations entre Donald Trump et le Sénat. Il faut pour l’instant rester prudent sur le sujet. Ces difficultés peuvent préfigurer les difficultés et les interrogations concernant la gouvernabilité des Etats-Unis. 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
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Septentrionale
- 21/01/2017 - 11:25
Papier d'un monsieur bavard, bavard, bavard, bavard, bavard, bav
spécialiste de lui-même et de sa pensée non-affranchie. Il a son alter-ego en Nicole Bacharan qui accoutre son débit sectaire de petits rires nerveux lucifériens. Des zigues sous une influence peu louable qui commence à être contrée Malgré les manifestations orchestrées par Soros, une vérité commence à se dégager. BFMtv pourra éliminer de ses plateaux tous les récalcitrants à la pensée unique, rien n'y fera.
Anguerrand
- 21/01/2017 - 11:21
A ex abruto
Je suis tout à fait d'accord avec vous, c'est la première fois que je coupe en cours C dans l'air pour la nouvelle émission de Calvi sur LCI. Bacharan me paraissait intéressante sur ses connaissances des USA, mais seulement quand le régime était socialiste Obamesque.
Ex abrupto
- 21/01/2017 - 11:08
C dans l'air
Les petits marquis (et marquises!) du clan médiatique ne pourraient-ils nous épargner les Durpaire et Bacharan, qui suent la haine anti trump, ce qui finit par mettre mal à l'aise même quand, comme moi, on n'est pas un grand adepte de ce monsieur.