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La baisse de l’impôt sur les sociétés rendrait le Royaume-Uni très attractif pour les multinationales et contribuerait à attirer de nouvelles sociétés du continent asiatique et africain qui pourraient profiter des infrastructures de Londres.
Bluff ou quinte flush ?
Un taux d’impôt sur les sociétés à 10% ? Pourquoi l’Union européenne ne devrait pas prendre à la légère la menace brandie par Theresa May
Publié le 28 octobre 2016
Alors que Londres menace d'abaisser son taux d'impôt sur les sociétés à 10% en cas de négociations post-Brexit trop difficiles avec l'Union européenne, une telle mesure pourrait bien avoir de sérieux effets sur l'industrie du Vieux Continent.
Sophie Loussouarn est spécialiste de l’histoire politique et économique du Royaume-Uni et proche du monde politique anglo-saxon.
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Alors que Londres menace d'abaisser son taux d'impôt sur les sociétés à 10% en cas de négociations post-Brexit trop difficiles avec l'Union européenne, une telle mesure pourrait bien avoir de sérieux effets sur l'industrie du Vieux Continent.

Atlantico : Selon une source citée par le Sunday Times, le gouvernement britannique de Theresa May envisagerait de baisser l'impôt sur les sociétés à 10% (contre 20% aujourd'hui) si jamais l'Union européenne lui imposait des droits de douane trop élevés ou interdisait l'accès au marché unique pour les banques basées à Londres, dans le cadre des négociations sur les modalités du Brexit. Quels sont les risques pour l'Union européenne si jamais une telle mesure était adoptée ?

Sophie Loussouarn : La baisse de l’impôt sur les sociétés au Royaume-Uni présente un risque majeur pour l’Union européenne d’un transfert de sociétés du continent à la Grande-Bretagne qui appauvrira l’Union européenne en déplaçant l’activité à Londres et dans les provinces britanniques. Ceci créerait un déficit de croissance dans l’Union européenne. Le chômage risquerait par conséquent d’augmenter dans les 27 pays de l’Union européenne.

Entre un impôt sur les sociétés à 10% seulement ou un accès illimité au marché européen, qu'est-ce qui est le plus attractif pour une entreprise ? Sur cette question, observe-t-on des différences selon la taille et les secteurs d'activité des entreprises ?

La baisse de l’impôt sur les sociétés rendrait le Royaume-Uni très attractif pour les multinationales et contribuerait à attirer de nouvelles sociétés du continent asiatique et africain qui pourraient ainsi profiter des infrastructures exceptionnelles de Londres, plaque tournante du commerce international et mégalopole financière. La baisse de l’impôt sur les sociétés serait notamment bénéfique au secteur automobile allemand et japonais. Une baisse de l’impôt sur les sociétés permettrait en effet de garder l’implantation des usines japonaises sur le sol britannique, notamment Honda, Nissan et Toyota. Par ailleurs, une baisse notoire de l’impôt sur les sociétés bénéficierait au secteur agroalimentaire français, notamment au commerce du vin et à la vente de fromages.

Au-delà de la question des entreprises étrangères désireuses de venir s'installer en Europe, un impôt sur les sociétés britanniques de 10% seulement pourrait-il inciter des sociétés déjà installées dans l'Union européenne à déménager leurs activités au Royaume-Uni ?

La baisse de l’impôt sur les sociétés pourrait en effet attirer les sociétés installées sur le continent à choisir la perfide Albion, transformée en Singapour européen et faisant de Londres la capitale incontournable de la finance et de l’industrie.

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vangog
- 27/10/2016 - 01:00
Le Brexit est devenu une chance de réforme pour la GB
alors que les technocrates et ecolo-trotskystes répandus dans les medias prévoyaient sa perte...inversion des courbes gauchiste!
Benvoyons
- 25/10/2016 - 18:44
Amusant car il y a un coût certain pour l'augmenation des autres
impôts pour l'UK avant retour par l'arrivée d'autres sociétés Mais bien évidemment les produits des sociétés qui seront en Angleterre à 10% entrant dans l'UE seront taxés derechef par l'UE. Marché UK 55 millions UE 400 millions :)::) Faut comprendre que l'Irlande est dans l'UE et que l'UE l'accepte pour le moment pour aider l'Irlande. Mais l’Angleterre ne sera plus dans l'UE donc la négo n'est pas forcément plus facile pour Angleterre et la mère May je tape du pied
zouk
- 25/10/2016 - 09:46
IS à 10% en Grande Bretagne
Voilà LA menace majeure. L'UE et ses industries n'y résisteraient pas, tous les sièges sociaux iraient payer leurs impôts en GB.