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Réalité virtuelle... ou pas
Les robots sexuels, nouvelle addiction en vue ?
Publié le 07 septembre 2016
Alors que les robots sont de plus en plus présents dans la vie de tous les jours et que leur palette de connaissances techniques et pratiques ne cesse de s'élargir, il ne serait pas étonnant d'assister à l'émergence d'un nouveau type de robot : le robot sexuel.
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Alors que les robots sont de plus en plus présents dans la vie de tous les jours et que leur palette de connaissances techniques et pratiques ne cesse de s'élargir, il ne serait pas étonnant d'assister à l'émergence d'un nouveau type de robot : le robot sexuel.

Les robots sont sujets à de nombreux fantasmes. Alors que les progrès de la robotique se multiplient de jour en jour, certains les imaginent humanoïdes, dotés d'une intelligence supérieure et prêts à dominer le monde ; d'autres se les représentent comme des compagnons de vie serviables et doués de sensibilité et d'empathie. Mais nous n'en sommes pas encore là. Bien que certains robots soient déclinés sous une apparence humanoïde et que le machine learning – qui permet à un robot d'apprendre de ses expériences et de diversifier ses connaissances – les rend toujours plus intelligents, leur capacité de réflexion reste encore à des lieues de la nôtre, et il reste aisé pour un humain de savoir s'il a affaire à un robot ou non.

Sexe à volonté

Les robots demeurent pour le moment des machines sans libre arbitre, obéissant au moindre de nos caprices. Nous leur projetons tous nos désirs et faisons en sorte qu'elles puissent les combler. Nous leur confions les tâches dont nous ne voulons pas nous occuper (lave-vaisselle, machine à laver, aspirateur). Et l'on peut deviner que viendra, inévitablement, le moment où ce sera un désir sexuel que l'homme voudra assouvir avec un robot. Non, pas avec les machines actuelles, mais avec des robots à apparence humaine, aux mensurations de tous goûts, capables de répondre au plus conventionnel des désirs sexuels comme aux plus extrêmes. Le tout, évidemment, sans l'obstacle du consentement mutuel de rigueur dans les couples humains. De quoi rendre, au même titre que le visionnage de vidéos pornographiques accessibles en un clic, ce genre de pratiques courantes et extrêmement addictives. Pourquoi se compliquer la vie à faire l'amour avec une personne qu'il faudra d'abord séduire, sans avoir la garantie de pouvoir prendre son pied ?

C'est en tout cas un scénario que redoute Joel Snell, expert en robotique à l'Université de Kirkwood (Iowa, États-Unis) interrogé par le journal britannique Daily Star : "Le sexe robotique pourrait devenir bien meilleur que le sexe humain", affirme-t-il. Si les robots sexuels sont actuellement plus proches de la poupée gonflable classique que du véritable humain, ils devraient néanmoins connaître une forte demande en 2016. Alors qu'en sera-t-il lorsque ces machines possèderont des parties anatomiques capables de reproduire à l'identique, sinon mieux, le plaisir de l'acte sexuel ? "Les robots sexuels seraient toujours disponibles et ne pourraient jamais dire 'non', ce qui laisserait ainsi quiconque satisfaire son addiction. Ces utilisateurs deviendraient obsédés par leur toujours fidèle et affable robot sexuel", poursuit Snell. Risque-t-on de délaisser nos congénères humains au profit des robots ?

Fantasme ou réel scénario ?

Pour certains, la réponse est oui. Le phénomène reste encore rare et largement risible, mais de plus en plus de personnes, désespérées à l'idée de ne jamais trouver l'âme sœur, choisissent de se tourner vers les robots ou les poupées. C'est le cas de David Mills, un quinquagénaire deux fois divorcé qui s'est confié auprès du magazine américain Men's Health sur la relation qu'il entretient désormais avec une dénommée Taffy, une poupée en silicone.

Les producteurs de ces poupées voient d'ailleurs l'arrivée des robots sexuels comme une bonne nouvelle. Pour Matt McMullen, l'un des pionniers de la poupée sexuelle avec sa marque Real Doll, "personne ne devrait juger ces personnes ; si cette poupée te rend heureux, c'est tout ce qui compte". Il voit d'ailleurs ces robots sexuels comme un moyen pour les couples séparés géographiquement d'avoir des relations sexuelles au travers de ces corps faits de composés électriques et de silicone.

Pour le moment, les robots sexuels restent réservés à une clientèle très aisée, puisque leurs prix sont aux alentours de 9 000 euros, rapporte le site Inverse. Leur prix devrait sans doute chuter dans les années à venir. Ce sera en tout cas l'une des conditions pour que la prédiction du futurologue Ian Pearson, selon laquelle la plupart d'entre nous posséderons des robots sexuels en 2050, soit avérée.

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Commentaires (4)
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BOCE64
- 09/09/2016 - 12:26
Mado
Tout à fait.
Le premier problème des homes c'est la natalité
mado83@free.fr
- 08/09/2016 - 11:04
la reproduction
Tant mieux si elle baisse!! si les humains continuent à se reproduire à cette cadence, c'est la catastrophe.. en 2050 la population africaine aura doublée, sinon triplée, ainsi que l'Inde.. aucune éducation sur la contraception n'est faite.. l'Europe sera submergée par toute cette jeunesse désoeuvrée et avide de consommation..les problèmes seront énormes...
Paul Emiste
- 07/09/2016 - 18:57
Ouaip...
J´entends déjà les bobos gauchos du mariage pour tous...elles font aussi la cuisine et le ménage?!