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© REUTERS/Ismail Zitouny
Si ce flot de clandestins reste important, c’est aussi en grande partie à cause de la politique migratoire de gribouille et littéralement catastrophique, et pour ne pas dire dramatiquement inconsciente, de l’Europe.
Et ensuite ?
Nouveaux problèmes en vue ? 5 questions sur les conséquences potentielles des frappes américaines en Libye
Publié le 05 août 2016
Parallèlement aux frappes de la coalition internationale menée en Syrie contre l'Etat islamique, les Etats-Unis, sollicités par le gouvernement libyen d'union nationale, viennent de débuter une campagne de frappes aériennes contre Daech à Syrte, en Libye. Une opération qui ne risque vraisemblablement pas, à terme, de résoudre l'instabilité politique du pays.
Roland Lombardi est consultant indépendant et analyste associé au groupe d'analyse JFC-Conseil. Docteur en Histoire, il a soutenu sa thèse en 2015 à l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman (IREMAM) d’Aix-Marseille Université....
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Frédéric Encel Docteur HDR en géopolitique de l'Université Paris 8, maître de conférences à Sciences-Po Paris et à la Paris School of Business, fondateur et animateur des Rencontres internationales géopolitiques de Trouville. A paraître à la rentrée...
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Parallèlement aux frappes de la coalition internationale menée en Syrie contre l'Etat islamique, les Etats-Unis, sollicités par le gouvernement libyen d'union nationale, viennent de débuter une campagne de frappes aériennes contre Daech à Syrte, en Libye. Une opération qui ne risque vraisemblablement pas, à terme, de résoudre l'instabilité politique du pays.

Atlantico : Ce lundi, les Etats-Unis ont débuté leurs frappes aériennes sur les positions de l'EI en Libye, localisées dans la ville et la région de Syrte. En dépit de cette limitation géographique des frappes, peut-on s'attendre à voir déferler en Europe un nouveau flot de réfugiés libyens dans les semaines/mois à venir ? 

Roland Lombardi : Il faut juste rappeler que le flot de réfugiés libyens, mais aussi et surtout, ne l’oublions pas, africains (grâce justement à des passeurs libyens) ne s’est jamais tari depuis ces derniers mois. En France, les médias en parlent peu mais il suffit de regarder du côté espagnol et surtout italien pour en avoir une confirmation. Seule la météo de l’hiver l’avait quelque peu ralenti. Mais depuis le printemps, il ne connaît pas d’interruption et tant que le temps sera clément, il continuera même de plus belle. Certes, la situation en Libye, mais aussi dans toute la région, y est pour beaucoup. Mais si ce flot de clandestins reste important, c’est aussi en grande partie à cause de la politique migratoire de gribouille et littéralement catastrophique, et pour ne pas dire dramatiquement inconsciente, de l’Europe. L’apothéose fut bien sûr atteinte avec les positions et les déclarations de la chancelière allemande Merkel ! Positions qu’elle s’est d’ailleurs refusée, il y a encore quelques jours, à remettre en cause, et ce, en dépit des troubles et des attaques causés dernièrement par des réfugiés en Allemagne ! Ainsi, déconnectés des réalités, c’est par angélisme, dogmatisme et idéologie, que les responsables et les technocrates européens laissent encore des drames se produire en Méditerranée, tout en programmant aveuglément la déstabilisation, déjà visible, des sociétés européennes (terrorisme, communautarisme, monté des tensions inter-religieuses et sociales, bouleversements politiques…).  

Frédéric Encel : Non, pour deux raisons : d'abord car à l'exception des deux seules grandes villes, Tripoli et Benghazi, les densités démographiques sont bien moindres en Libye qu'en Syrie et en Irak, ensuite et surtout car il ne s'agit pas d'opérations au sol comme en Syrie, où l'armée se bat contre des rebelles. Là, il s'agit de frappes aériennes ciblées et sans troupes américaines au sol. Et puis la géographie - dont mon maître en géopolitique et coauteur Yves Lacoste dit bien qu'elle "sert d'abord à faire la guerre" - interdit à des collectifs importants de gagner l'Europe, sauf naturellement par bateaux. Mais, en l'espèce, même avec une flotte civile importante, on ne pourrait assister à un exode de centaines de milliers de malheureux comme cela s'est produit via la Turquie et la Grèce. 

Compte tenu de la proximité géographique entretenue avec l'Europe, cette dernière pourrait-elle faire face à une recrudescence des attaques terroristes en représailles à ces frappes, par association selon laquelle Américains et Européens constituent un seul et même ennemi ? 

Frédéric Encel : Vous savez, les barbares de l'Etat islamique - et plus généralement les islamistes radicaux - ne frappent pas la France pour ce qu'elle fait mais bien pour ce qu'elle est. N'en déplaise aux "idiots-utiles" de l'islamisme et autres consternants "Je-ne-suis-pas-Charlie" de janvier 2015, pour lesquels la France et l'Occident seraient coupables de tous les vices et des coups qu'elle subit, ces terroristes nous visaient déjà dans les années 1989-90, bien avant les opérations militaires françaises au Mali et en Irak ! En réalité, ils haïssent notre République car elle est laïque, sociale, respectueuse de l'égalité des citoyens devant la Loi quels que soient leur sexe, leur religion et leurs choix philosophiques, et détestent notre Nation car elle est de vieille culture chrétienne mâtinée d'une forte et ancestrale présence juive. En outre, nous aimons les arts et la culture, l'horreur incarnée pour Daech dont les racines puisent à l'école de jurisconsulte du fanatique Ibn Hanbal au... IXè siècle ! Quelles que soient notre politique étrangère ou celles des autres Européens, voire l'attitude des Américains ou la situation du conflit israélo-palestinien ; les islamistes radicaux demeureront par nature racistes, antisémites, anti-occidentaux, phallocrates, liberticides et fanatiques. Comme l'avait rappelé dès 2014 le ministre Jean-Yves Le Drian, "nous sommes en guerre" contre un groupe combattant qui nous l'a déclarée ; il faut la mener et la remporter. 

Roland Lombardi : Là aussi, il n’y a pas directement de cause à effet. L’argument, qui est de dire qu’au plus nous frapperons Daech, au plus nous en subirons les conséquences, est celui de certains de mes collègues orientalistes. Les mêmes d’ailleurs qui organisent des colloques avec des islamistes "modérés", qui accusent Israël et l’Occident de tous les maux et qui en arrivent même à trouver des excuses aux terroristes ! Mais encore une fois les partis pris et les idéologies surannées ne doivent pas fausser les analyses. Pour ceux qui veulent voir, il est certain que même sans les frappes occidentales en Libye, en Syrie ou en Irak, les djihadistes cibleraient de toute manière, pour une raison ou une autre, qu’elle soit historique, politique, religieuse ou culturelle, les Américains et les Européens. Intrinsèquement, ils représentent l’Occident et tout ce que les islamistes radicaux exècrent.

Comme en Syrie, l'aide militaire apportée par certains pays occidentaux se limite aux seules frappes aériennes. Quels résultats peut-on escompter de ces frappes américaines en Libye sans qu'elles ne soient accompagnées également d'une intervention au sol ? 

Roland Lombardi : D’abord, il faut noter qu’une résolution a été votée par le Conseil de sécurité de l'ONU en décembre dernier autorisant les pays étrangers à frapper l'Etat islamique en Libye si les bombardements sont effectués en coordination avec les autorités.

Ensuite, rappelons que les dernières frappes américaines ne sont pas les premières. En effet, les Américains avaient déjà frappé Daech en Libye en février 2016. Sans parler des opérations clandestines qui ont lieu quotidiennement…

Les forces spéciales américaines et britanniques sont très présentes sur le terrain (notamment à Misrata). Les Français ne sont d’ailleurs pas en reste comme l’atteste la reconnaissance, le 20 juillet dernier, par le ministre français de la Défense, que trois sous-officiers de la DGSE avaient péri trois jours plus tôt dans un accident d’hélicoptère près de Benghazi…

Pour en revenir aux dernières frappes américaines, à mon sens, elles ne sont que purement tactiques (un tank de l’EI aurait été visé lors d'un premier raid, puis deux véhicules de l'organisation terroriste dans un second) et ne font pas partie, pour l’instant, d’une intervention de grande envergure.

D’ailleurs, ces bombardements "interviennent dans un cadre limité dans le temps", comme l’a précisé Fayez al-Sarraj, le chef du gouvernement libyen d'union nationale (GNA), soulignant qu'elles "ne dépasseront pas Syrte et sa banlieue".

Syrte, l'ancien fief de Mouammar Kadhafi, située à 450 km à l’est de Tripoli, est tombée sous le contrôle du groupe armé État islamique à la fin de 2014 (entre 1 000 et 3 000 combattants). Les forces du GNA tentent de reprendre la totalité de la ville dans laquelle elles sont entrées début juin et où elles assiègent depuis les djihadistes. Mais l'Etat islamique résiste et contrôle encore des sites stratégiques dans la cité.

Afin de pacifier véritablement le pays, et sans des troupes locales pour faire le travail au sol, il faudrait sûrement engager entre 50 000 et 100 000 soldats dans une telle opération. Et là encore, sans stratégie globale et surtout un plan politique solide pour la suite, il n’est pas certain que cette intervention soit un succès.

D’autant plus que depuis les dernières grandes interventions occidentales, les chancelleries européennes et américaine ne sont pas très chaudes pour envoyer des hommes qui seraient victimes d’attaques, d’attentats ou d’enlèvements… La "peur du guêpier et du bourbier" prédomine.

Enfin, rien ne pourra se faire sans les Etats-Unis et la France (déjà fort occupés au Sahel, en Syrie et en Irak) et donc, jusqu’aux élections de novembre prochain (pour les Américains) et de mai 2017 (pour les Français), rien de conséquent ne se fera.

Frédéric Encel : Les opérations aériennes, contrairement à l'idée reçue, s'avèrent très efficaces dans l'endiguement de Daech et la destruction de ses ressources en hydrocarbures, matériels militaires et combattants. Mais, en effet, sans troupes au sol, il est pratiquement impossible d'anéantir une rébellion. En Irak, il a fallu que nous armions enfin les Kurdes pour obtenir des résultats substantiels et le recul constant de l'Etat islamique. En Libye, c'est plus difficile car le gouvernement provisoire dispose de troupes maigrelettes et peu fiables. Donc, là aussi, cela prendra du temps...

Dans quelle mesure ces frappes pourraient-elles apporter une solution au problème politique libyen ? Le fait que le GNA (gouvernement d'union nationale), dont la constitution s'est faite sous l'égide de la communauté internationale, ait fait appel expressément aux Etats-Unis, ne risque-t-il pas de nuire à son image auprès de la population libyenne dont une partie s'oppose déjà à ce gouvernement ? 

Frédéric Encel : Dans le monde arabe, avec les Etats-Unis, on fonctionne depuis de longues décennies sur un mode attirance/répulsion ! On dit par exemple que ce pays a mauvaise presse auprès des populations ; peut-être pour la plupart, mais les Beyrouthins protégés par les GI's en 1982, les Koweïtiens libérés de la férule irakienne en 1991, les chiites irakiens libérés à leur tour du tyran sunnite Saddam Hussein en 2003, ou encore les populations prospérant près des complexes industriels ou militaires américains situés à proximité, voient les choses différemment... Autre exemple ; Washington serait tancé par les régimes arabes pour sa proximité avec Israël. Sur les vingt-deux Etats arabes, six sont indigents, effondrés ou en guerre civile aiguë. Sur les seize restants, savez-vous combien ont contracté des accords militaires avec les Etats-Unis ? Huit, soit la moitié ! Et il existe plusieurs dizaines de bases militaires actives dans cette sphère, sachant que je vous fais grâce des gouvernements arabes qui, plus ou moins discrètement, acquièrent à Washington des armes ou du savoir-faire... Alors je vous dirais que la population libyenne, pour l'heure, espère surtout à la fois la fin de la guerre et pour chaque camp en son sein, le triomphe de sa cause, avec ou sans les Américains. 

Roland Lombardi : Ces frappes, même si elles devaient s’intensifier, n’apporteront pas une solution significative au problème politique libyen. Pour que les néophytes comprennent la complexité socio-politique de la Libye, il faut se replonger dans les travaux de l’africaniste Bernard Lugan ou notamment de la chercheuse et spécialiste de la Libye, Hélène Bravin.

Pour synthétiser, il faut savoir que le gouvernement libyen d'union nationale de Sarraj, mis en place officiellement en mars 2016 et vivement soutenu par l’ONU et les capitales occidentales, n’a pas fait, et ne fait toujours pas, l’unanimité dans les Parlements de Tripoli (Ouest) et de Tobrouk (Est), qui ne sont d’ailleurs pas d’accord entre eux. La lutte repose sur les forces de ces deux "gouvernements" qui s’attaquent à de nombreuses factions dont certaines sont des islamistes d’Ansar al-Charia, Al-Qaïda ou encore Daech. D’autres milices sont criminelles ou islamo-criminelles surtout dans l’Ouest du pays.

Même si certaines milices et quelques brigades ont pourtant prêté allégeance au gouvernement Sarraj (qui n’a pas d’armée "personnelle"), ce dernier a déjà connu des dissensions en son sein et possède une légitimité plus que fragile. De fait, il a le plus grand mal à imposer son autorité. Il pâtit aussi des nombreuses divisions et des luttes entre les grandes tribus. Par ailleurs, le général Haftar, le bras armé des autorités de Tobrouk et qui est à la tête du reste de l’armée de Khadafi reconstituée, fait un travail non négligeable contre les mouvements terroristes dans l’Est du pays. Mais écarté dès le début par Sarraj, il ne reconnaît pas les autorités du gouvernement d’union nationale et a même tout fait pour empêcher que ce gouvernement soit reconnu par Tobrouk.

La question est donc de savoir si Sarraj sera encore là dans quelques mois… 

Le fait que les Américains aient décidé d'agir sans leurs alliés traditionnels ne risque-t-il pas de froisser ces derniers ? 

Roland Lombardi : Le fait que les Américains aient décidé d’agir seuls a sûrement soulagé leurs alliés !

les raisons d’une non-intervention occidentale sont principalement politiques mais aussi techniques et militaires. Elles sont aussi et surtout le fait que les Occidentaux n’ont, encore une fois, aucune stratégie globale et politique pour l’après intervention concernant ce pays comme, par exemple, en avaient les Russes en Syrie.

De plus, les Occidentaux ne sont pas d’accord entre eux pour savoir qui soutenir et quel sera l’avenir des futures institutions libyennes. Il n’y a aucun leadership.

L’Elysée et le Quai d’Orsay restent arc-boutés sur une illusoire "démocratie" libyenne. Ils s’alignent encore sur le logiciel américain et britannique qui est de soutenir, parallèlement au GNA, la cité-Etat de Misrata, fief des Frères musulmans. Ses milices sont certes les plus opérationnelles et elles pourraient se rapprocher des islamistes "modérés" de Tripoli. Cependant, elles sont détestées par la plupart des tribus de la Tripolitaine et de Cyrénaïque.

Dans les négociations inter-libyennes, il est indispensable de réintégrer dans un processus politique les anciens Kadhafistes qui sont aujourd’hui mis à l’écart en raison du soutien qu’ils ont apporté au régime précédent. Notons au passage que le QG de Daech est à Syrte, une région qui est également l’une des régions où se trouvent les anciens proches de Kadhafi. Il semblerait donc qu’une majorité d'entre eux ait rejoint l’EI. Non du fait de l’islamisme radical mais pour se venger du renversement en 2011 de leur chef et ainsi, combattre leurs compatriotes à l’origine de la révolte et les Occidentaux qui les ont appuyés. Cela rappelle tout à fait le même processus que l’on a vu en Irak où certains chefs du parti Baas et de l’armée de Saddam Hussein ont servi de cadres et d’armature à l’Etat islamique.

Pour résumer, la clé pour résoudre le conflit libyen dépend de trois conditions.

Premièrement, il faut espérer que les œillères idéologiques (Droits de l’homme et "fondamentalisme démocratique") des Occidentaux tombent enfin pour qu’ils comprennent désormais les réalités et les particularités ethniques, sociétales et culturelles de la Libye. En conséquence, un rééquilibrage serait entrepris entre les vrais acteurs tribaux et les acteurs secondaires, en "récupérant" d’une manière ou d’une autre les Kadhafistes et en réunissant les grandes tribus afin qu’elles soient mieux intégrées au processus politique, qu’elles soient représentées institutionnellement d’une manière ou d’une autre et qu’enfin, elles choisissent le nouveau Zaïm, le futur chef de la Libye !

Secondement, il faut aussi mettre d’accord les acteurs régionaux (Niger, Tchad, Tunisie…) mais surtout les Algériens et les Egyptiens qui disposent d’une armée significative avec une direction solide mais qui n’ont pas confiance dans les Occidentaux notamment depuis 2011. Par exemple, Le Caire soutient le général Haftar qui pourrait être, à mon avis, l’homme idoine pour fédérer les tribus en reconstituant les alliances tribales libyennes, seules garantes véritables d’un retour à la stabilité.

Enfin, associer fortement à toute action la Russie, qui, prête à coopérer, attend toutefois un plan sérieux des Occidentaux, tout en commençant à lorgner peu à peu du côté du général Haftar…

Si ces trois conditions arrivent à être réunies, peut-être que l’avenir de la Libye et des Libyens s’éclaircira. Malheureusement, ce n’est toujours pas le cas et on en est même encore très loin…

Frédéric Encel : Question importante, à laquelle je répondrais que les alliés traditionnels ne souhaitent pas s'engager en Libye, soit faute de moyens (restrictions budgétaires en Europe orientale), soit faute de compétences sérieuses (armées du Golfe), soit encore par manque d'intérêt stratégique ou volonté de projeter des soldats (Allemagne). Quant à la France et à la Grande-Bretagne, militairement les meilleures et les plus sérieuses alliées des Etats-Unis, elles sont déjà engagées sur plusieurs théâtres d'opérations lourds pour la première, et en pleine phase de coupes budgétaires pour la seconde. Ironie de l'histoire ; en 2011, Barak Obama avait refusé d'intervenir auprès des franco-anglo-italiens en Libye. Aujourd'hui, rattrapé par la nécessité de vaincre Daech, il s'y est résolu, dans un contexte extrêmement différent. 

Dans tous les cas, l'objectif prioritaire, c'est bien d'une façon ou d'une autre l'anéantissement de l'Etat islamique et de ses dangereux avatars...      

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Innocent
- 04/08/2016 - 10:48
Tiens ?
Notre indispensable BHL aurait il fait un saut à Washington, pour murmurer à l'oreille d'Obama de lui rendre un service: en remettre une couche au chaos en Libye dont il se flatte d'être l'inspirateur.
Innocent
- 04/08/2016 - 10:48
Tiens ?
Notre indispensable BHL aurait il fait un saut à Washington, pour murmurer à l'oreille d'Obama de lui rendre un service: en remettre une couche au chaos en Libye dont il se flatte d'être l'inspirateur.
Texas
- 03/08/2016 - 21:28
Un timing qui pourrait aussi...
....faire oublier quelques souvenirs douloureux d' une Secrétaire d' Etat en pleine campagne et sur lesquels , une fois de plus , règne un complet silence médiatique , les souvenirs militaires de Mr Trump offrant plus d' intérêt .