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Opinion
Et maintenant l’Eurexit !
Publié le 24 juin 2016
Ce jeudi, le Royaume-Uni a donc choisi le "Brexit", le départ de l'Union Européenne. Pour Serge Federbusch, ce choix est celui de la raison, les Britanniques ayant ouvert le chemin de la souveraineté retrouvée.
Serge Federbusch est président d'Aimer Paris et candidat à l'élection municipale de 2020. Il est l'auteur de La marche des lemmings ou la 2e mort de Charlie, et de Nous-Fossoyeurs : le vrai bilan d'un fatal quinquennat, chez Plon.
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Serge Federbusch est président d'Aimer Paris et candidat à l'élection municipale de 2020. Il est l'auteur de La marche des lemmings ou la 2e mort de Charlie, et de Nous-Fossoyeurs : le vrai bilan d'un fatal quinquennat, chez Plon.
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Ce jeudi, le Royaume-Uni a donc choisi le "Brexit", le départ de l'Union Européenne. Pour Serge Federbusch, ce choix est celui de la raison, les Britanniques ayant ouvert le chemin de la souveraineté retrouvée.

Depuis le début des années 2000, l’Union européenne est un peu comme le Norman Bates du «Psychose» d’Hitchcock, elle vit attachée psychologiquement et physiquement à un cadavre dont elle n’a pas réalisé la mort. Ayant substitué l’enflure bureaucratique à l’arbitrage démocratique elle a perdu sa légitimité, s’est privée de toute assise populaire et a sombré dans une sorte d’autoritarisme mou dissimulé dans des normes de plus en plus absurdes et épaisses. Sa monnaie, l’euro, d’abord instrument de domination allemande s’est muée elle-aussi en une créature incontrôlée, imprimée au gré de ses humeurs et ses intérêts par une technocratie inquiète sise à Francfort.

Jeudi, 23 juin 2016, les Britanniques ont fait, comme nous l’espérions, le choix de la raison, de l’avenir et de la liberté. Les sempiternels esclaves de la machinerie berlino-bruxelloise vont maintenant tenter de colmater les brèches, d’invoquer la nécessité d’une construction plus allante qui ne serait en réalité pour la France, dans le rapport des forces actuel, qu’une soumission plus grande à l’Allemagne.

Mais cela ne fonctionnera pas. Trop de questions sont insolubles. Qui va payer les sommes que les Britanniques versaient au budget communautaire ? Comment allons nous collectivement renégocier les conditions de nos échanges de tout type avec les Anglais alors que nous ne parvenons déjà que très difficilement à trouver des accords sur des sujets microscopiques comme les emballages alimentaires ou l’affinage des produits laitiers ?

Les Britanniques nous ont ouvert le chemin de notre souveraineté retrouvée. Il sera escarpé car le confort de la dette garantie par l’Allemagne nous permettait, au prix de notre servilité, de croire que nous pouvions éviter de réformer notre propre bureaucratie. Cela ne sera plus le cas.

Angleterre, merci pour ce moment !

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Olivier K.
- 25/06/2016 - 09:16
Le problème s'est la sur reglementation
Comme souligné dans l'article, le système est sclérosé par la sur-reglementation. Sortir de l'Europe n'y changera rien: on se trouvera en France avec d'autres malades pour provoquer cet excès. Le problème est la structure de nos institutions étatiques qui imaginent le règlement est le seul moyen de transfert d'information vers la population civile. L'autre moyen c'est la communication, on publie articles, pub etc, pour justifier changement de pratiques, et les entreprises suivront naturellement la demande. Il y aura des écarts, et alors? Il y en a dans tous les cas. Il y aura bcp moins de contrainte. Certains se diront il y a des contraintes qu'on ne sera expliquer,... Quand on sait pas expliquer une idée c'est qu elle ne mérite pas d'être transmise, et avec un système tel que je le propose, ces mauvaise idées ne pourront être imposés. Par pitié, n'aillez pas la bêtise de croire que sortir de l'Europe résoudra le cancer administratif, la sorti de l'Europe ne ferait que le déplacer de Bruxelles à Paris.
Gin
- 25/06/2016 - 03:06
Mr Federbusch
Merci pour avoir, en quelques lignes, parfaitement resume avec votre talent habituel la deliquescence des institutions europeennes et francaises. J'ai particulierement apprecie la pertinence de votre tete de chapitre: "Depuis le début des années 2000, l’Union européenne est un peu comme le Norman Bates du «Psychose» d’Hitchcock, elle vit attachée psychologiquement et physiquement à un cadavre dont elle n’a pas réalisé la mort"... O combien vrai!
Silver569
- 24/06/2016 - 22:26
Reponse a gerint
Négatif, il y a une disproportion au profit de l'UE. Rien que la France a un excedent de 10 milliards avec le RU. Le RU exporte à 55% vers le monde (hors UE) et importe à 45/47% du monde (hors UE), donc il importe à 53/55% de l'UE; presque 10% d'écart c'est énorme d'où le "au profit de l'UE".
La renégociation ne se fera pas, donc le régime normal des droits de douane s'appliquera (qui au passage sont très faibles; les USA étant à 2.2%, au pire ça sera 2% voire rien du tout).