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La France (toujours plus) ingouvernable : l’impuissance du pouvoir face aux minorités agissantes est-elle vraiment une fatalité ?

Publié le 24 juin 2016
Sans projet politique fédérateur depuis les années 1970, la société, aidée par les réseaux sociaux, se replie sur ses revendications plutôt que de penser aux intérêts collectifs. Un symptôme qui explique la difficulté à gouverner le pays.
Eddy Fougier est politologue, chercheur associé à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris). Spécialiste des mouvements de contestation de la mondialisation, il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur ces thèmes : Dictionnaire...
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Jean-Marie Charon est sociologue, spécialiste des médias et chercheur au CNRS. Il a notamment co-dirigé avec Arnaud Mercier l'ouvrage collectif Armes de communication massives : Informations de guerre en Irak 1991-2003  chez CNRS Éditions
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Fabrice Epelboin est enseignant à Sciences Po et cofondateur de Yogosha, une startup à la croisée de la sécurité informatique et de l'économie collaborative.
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Sans projet politique fédérateur depuis les années 1970, la société, aidée par les réseaux sociaux, se replie sur ses revendications plutôt que de penser aux intérêts collectifs. Un symptôme qui explique la difficulté à gouverner le pays.

Atlantico : Après les mobilisations massives contre la réforme des retraites en 1995, le CPE en 2005 et la loi El Khomri en 2016, la France a régulièrement été décrite comme un pays ingouvernable. En quoi ces blocages répétés peuvent-ils être considérés comme la conséquence d'un abandon politique du sens de l'intérêt général, du récit commun, ou de tout projet rassembleur ? En quoi les stratégies fondées sur des principes de marketing politique visant à additionner les clientèles électorales, participent-elles de cette atomisation de notre société en somme d'intérêts particuliers au détriment de l'intérêt général ?

Maxime Tandonnet : Historiquement, culturellement, la France est un pays difficile à gouverner et encore plus à réformer. La Révolution française fut la conséquence d'échecs multiples de la monarchie à réformer l'administration, la justice, la fiscalité...  Le pays ne parvient à changer qu'à la suite de chocs profonds, les révolutions, les guerres, les crises dramatiques. L'ordre, la discipline, le respect de l'autorité ne sont pas dans la tradition française, contrairement à l'Allemagne par exemple. Alors bien sûr, l'effondrement des valeurs patriotiques et du sens de l'intérêt général au profit de "l'individu roi" n'a fait qu'aggraver ce phénomène. Et nous en arrivons à un point où il est quasiment impossible de réussir une réforme autre qu'allant dans le sens du laxisme et de la facilité, à l'image de la baisse de la durée du temps de travail. Le mode de fonctionnement de la politique actuel amplifie encore  cette tendance. La conquête des attributs du pouvoir ou la préservation des postes et mandats devient le but suprême de la politique. Dès lors la démagogie, la distribution des avantages et des privilèges devient un mode de gouvernement et toute contrainte est ressentie comme insupportable.

Eddy Fougier : Il y a deux écoles. D'une part, ceux qui pensent que le pays est ingouvernable car la population refuse toutes les réformes et refuse de revenir sur ses avantages acquis. Je ne souscris pas à cette idée. La deuxième école correspond à ce que vous dites, c'est-à-dire que la France n'est pas irréformable, ce sont juste les élites qui ne montrent pas le chemin, qui ne nous expliquent pas là où l'on va. 

Dans les années 1950-1960, la direction était donnée, celle de la modernisation du pays. Il y avait un accord entre les élites et la sociétés pour mettre en oeuvre ce projet. Ce consensus n'existe plus aujourd'hui. A partir des années 1980, le projet choisi par les élites -l'ouverture économique et culturelle (mondialisation, approfondissement de l'intégration européenne, société multiculturelle) -n'a pas été assumé et elles n'ont pas nécessairement cherché à obtenir l'assentiment de la population par peur d'un rejet de sa part. Par exemple, l'élargissement de l'Union européenne a été voté par la France à Bruxelles mais sans être assumé en tant que tel. Résultat, le référendum de 2005 a donc été une sorte de référendum ex-post sur l'élargissement avec le résultat que l'on connaît. Quand il n'y a pas de leader pour présenter les objectifs des politiques qui sont menées, les décisions de réforme sont vues par les Français avec un a priori négatif car ils ne voient pas bien où tout cela nous mène et ils se disent quoi qu'il en soit qu'ils vont avoir quelque chose à perdre. 

De 1995 à 2016, les élites sont donc dans l'incapacité à définir des objectifs qui donnent envie de regarder l'avenir avec confiance.  Si on prend la loi El Khomri par exemple, on ne sait pas trop pourquoi elle a été présentée à ce moment-là alors qu'elle ne figurait pas dans le programme du candidat Hollande et dans quel projet d'ensemble elle s'insère. Il en est de même pour les réformes qu'annoncent les différents candidats républicains, on peut y souscrire sur le fond mais aussi se demander quel est objectif du "sang, de la sueur et des larmes" qu'ils nous promettent. Quand Churchill avait fait cette déclaration, les Anglais savaient qu'il s'agissait de tenir bon face aux Allemands, de maintenir la flamme de la liberté. Le sacrifice ou les efforts n'ont de sens que s'ils s'insèrent dans un projet rassembleur et mobilisateur. Sinon, aux yeux des Français, ils apparaissent à juste titre à la fois incompréhensibles et insupportables. 

Une telle absence de vision politique et de projet rassembleur n'offre-t-elle pas à des minorités agissantes toujours plus radicales un espace croissant pour imposer leurs desiderata à la majorité ? Dans quelle mesure cette vacuité des discours politiques officiels conduit-elle à perdre de vue une "majorité silencieuse" au profit de mouvements censés défendre les intérêts de "victimes" du système ?

Maxime Tandonnet : C'est tout le problème de la démocratie en France. Tout le monde sans exception se présente comme démocrate mais rares sont ceux qui croient encore à la démocratie. Celle-ci signifie le pouvoir du peuple et repose sur le principe majoritaire. Le point de vue de ceux qui obtiennent 50% des voix plus une l'emporte et les opposants s'inclinent. La démocratie est un système d'autorité, reposant sur la suprématie de la majorité. Ainsi la loi est en principe la règle fondamentale, votée par la majorité, qui s'impose à tous. Ce principe est le fondement de toute vie collective dans la paix civile. Aujourd'hui, il est foulé au pied. La minorité n'accepte pas de s'incliner devant la loi de la majorité qu'elle juge illégitime. De fait, nous changeons imperceptiblement de système. La démocratie est en voie d'être enterrée au profit de la loi du plus fort : celui qui est en capacité de bloquer les services publics, les raffineries, de casser les vitrines, de frapper les policiers. La démocratie est en recul au profit d'une forme de tyrannie nouvelle. Ce phénomène explique la montée des violences en France. 

Eddy Fougier : Nous sommes dans une situation où effectivement ce n'est pas la loi de la majorité qui l'emporte, et ce sur de nombreux sujets. Ainsi, sur le marché de l'information, ce ne sont pas nécessairement les voix les plus majoritaires qui dominent, ce sont avant tout ceux qui se font le plus entendre le plus fortement, qui occupent le terrain -et qui possèdent la technicité pour l'occuper- qui arrivent à donner une impression de représentativité et de majorité. 

Cela conduit souvent à des blocage de projets, comme celui de l'Aéroport Notre-Dame-des-Landes. C'est une situation assez nouvelle où dans le débat public, ceux qui sont les plus visibles et souvent les plus influents ne sont pas les plus majoritaires.

Il y a une dizaine d'années, le discours vegan, par exemple, était inaudible dans l'espace public. Aujourd'hui, il a toute sa place dans le marché dérégulé de l'information à l'heure d'internet et des réseaux sociaux, comme si son idéologie représentait 30% ou 40% de la population, ce qui n'est pas vrai. Il y a donc une prime aux minorités agissantes et parfois aussi vociférantes, ce qui rend les débats très difficiles et posent des questions sur le fonctionnement de la démocratie.

La majorité silencieuse face aux minorités vociférantes ne fait pas le pli, nous l'avons vu ces derniers jours lorsque Cécile Duflot a annoncé qu'elle continuerait les recours juridiques peu importe le résultat du référendum sur l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Autre exemple de cette minorité qui l'emporte sur la majorité avec les repas à la cantine, et le fait que certaines municipalités décident que les menus seront végétariens pour ne pas mécontenter certaines minorités.

Par ailleurs, l'atomisation de notre société n'est-elle pas également liée à la perte d'audience de grands rendez-vous télévisuels tels que le JT du soir, au profit de nouvelles chaînes d'information en continu, qui permettent à une mobilisation anecdotique d'obtenir un écho très disproportionné ? De quels éléments quantitatifs dispose-t-on pour mesurer ce phénomène ?

Maxime Tandonnet : L'audience du 20 Heures est en forte baisse, elle est passée de 17 millions chaque soir sur TF1 à 6 ou 7 millions aujourd'hui. C'est un élément fédérateur de l'opinion publique qui s'affaiblit  au profit d'autres sources d'information éclatées: les chaînes d'information en continu, Internet. Il faut dire que les journaux télévisés sont largement responsables de la perte de leur audience. Leur contenu est le plus souvent anecdotique, ou moraliste, orienté, destiné à orienter l'opinion des personnes et à favoriser une pensée unique. Le soupçon de connivence avec le pouvoir en place est très fort. Or, les citoyens sont en quête de tout autre chose : une information honnête pour forger leur opinion. Dès lors, la recherche de l'information brute et de la diversification des sources que permet Internet est bien compréhensible.  Pourtant, le risque de la profusion de l'information est aussi patent. Tout le monde va chercher partout ses sources parfois sur des sites douteux. Ce phénomène contribue à l'éclatement des repères et des références politiques. Il favorise des visions extrémistes, radicales, sans nuances, axées sur la violence. Il est plus facile de désigner des boucs émissaires et d'appeler au lynchage sur un site Internet que d'analyser les causes réelles des problèmes et des malheurs collectifs.  Les passions haineuses l'emportent sur la raison et la modération. Les chimères, les délires l'emportent sur l'analyse objectives des faits et favorisent la violence. La crise de la démocratie est aussi celle de la presse, de l'information, plus généralement de la culture politique. 

Jean-Marie Charon : La question de la montée de l’individu aux dépens du collectif dans nos sociétés est une tendance profonde et longue. En matière d’évolution, elle s’exprime d’abord par la montée de magazines, qui seront de plus en plus spécialisés et destinés à des publics précis aux dépens des quotidiens. C’est-à-dire que le phénomène prospère dès les années 1980. Il est possible que l’audiovisuel ait connu plus tôt une évolution comparable (comme aux Etats-Unis par exemple), mais celui-ci est resté longtemps dominé par la rareté et des règlementations qui privilégiaient les approches généralistes pour tous les publics. Cependant, il ne faudra qu’à peine une décennie pour que la "libération des ondes" de la radio conduise à une réduction spectaculaire de la part des radios généralistes, alors que prospéraient les antennes thématiques destinées chacune à des publics précis. C’est avec la TNT que l’équivalent se produit en télévision, sachant que parallèlement l’Internet constituait un support idéal pour que l’information et la communication se développent à des échelles encore plus fines. Il suffit à cet égard de comparer le paysage des pure players d’information au regard des sites des médias généralistes. Avec les réseaux sociaux ce sont les publics qui structurent leurs propres communautés de sensibilité. Le grand déficit ici est celui du rôle de lien social que jouaient les mass médias en matière d’agenda et d’organisation ou de relais du débat public.

Eddy Fougier : On ne sait pas où est la poule et où est l’œuf. Mais il y a une perte très nette de la notion de collectif. Effectivement la Grand messe du 20h était un rendez-vous collectif pour avoir les nouvelles de la France et du monde. L'idée de collectivité était encore importante. Aujourd'hui ce mot sonne même de façon un peu étrange... Les technologies ont aggravé une situation liée à l'individualisation de la société, les individus se renferment dans leurs communautés, se contractent sur leurs amis, familles, réseaux sociaux virtuels ou réels, et c'est par ces moyens que la diffusion de l'information se fait en grande partie.

L'émergence de nouveaux médias en ligne et d'outils comme Periscope ou Facebook Live ne sont-ils pas des vecteurs supplémentaires de cette atomisation, du fait qu'ils renforcent notamment par leurs algorithmes un "biais de confirmation" qui pousse naturellement chacun à ne lire que ce qui conforte ses propres opinions et concerne ses intérêts individuels ou communautaires ? 

Jean-Marie Charon : Je ne retiendrai pas la thèse selon laquelle les réseaux sociaux ou plus généralement les médias numériques seraient la cause d’évolutions aussi profondes que celle du renforcement des segmentations sociales. Celles-ci préexistent. Surtout, dans des continents tels que l’Amérique du nord ou chez certains de nos voisins européens. Les médias numériques ont surtout la particularité d’une très grande plasticité, en même temps qu’ils évoluent très rapidement. Les réseaux sociaux en sont une parfaite illustration, puisqu’ils sont une très efficace réponse technique et servicielle aux pratiques sociales qui se renforçaient dans les années 2000. Ils rompaient avec l’Internet descendant des sites d’information, en même temps qu’ils donnaient une réponse aux blogueurs confrontés à leur frustration de s’exprimer trop souvent dans une parfaite solitude. Alors c’est vrai qu’ils peuvent donner le sentiment d’amplifier les mouvements de fragmentation sociale, d’ignorance de l’autre à partir du moment où il est différent. Il s’agit d’un défi autant pour les acteurs sociaux (politiques, culturels, etc.), que pour les médias, qui doit les conduire à repenser leur relation au corps social à partir des caractéristiques de celui-ci, tout en se servant de ces outils d’information et de mise en relation.

Fabrice Epelboin : Ce n’est pas tant la multiplication des médias qui pose problème que la façon dont ces multiples sources sont assemblées. Autrefois, ce travail d’assemblage - on dit aggrégation pour ces technologies - était du ressort des médias eux mêmes. Les informations retenues pour composer un exemplaire du Figaro donnaient un biais cognitif - en faisant l’impasse sur certaines informations et en en mettant d’autres en valeur - et ce biais cognitif (ou biais de confirmation) confortait les lecteurs du Figaro dans leur vision du monde et leurs opinions politiques. Il en était de même pour Le Monde, Libé ou l’Humanité.

Aujourd’hui, nous en sommes arrivés à une situation où près de la moitié des internautes - autant dire de la population - s’informe à travers Facebook, et la quasi totalité de la population qui cherche de façon active une information passe par Google, qui lui aussi aggrège des résultats de recherche de façon personnalisée. C’est là qu’on va trouver un biais de confirmation.

Ce biais est de deux ordres. Sur Facebook, l’aggrégation d’information - votre fil de news - est influencé par votre réseau personnel et par l'algorithme de Facebook, ainsi que par le moteur de recommandation. Ces trois facteurs impactent fondamentalement sur la selection d’informations proposées, et par extension sur l’opinion publique. Vos amis sont trop souvent selectionnés pour leur proximité idéologique, le moteur de recommandation a tendance à faire émerger des informations contredisant l’information principale proposée par un ami - le but est de susciter du débat (et du coup de l’usage, donc du temps passé et de la publicité), quant à l’algorithme, son fonctionnement est mystérieux, mais son but est lui aussi de vous faire rester le plus longtemps possible sur la plateforme tout en vous offrant une experience agréable. Ces trois facteurs sont en totale contradiction avec un objectif de partialité, tel qu’on pourrait - idéalement - l’attendre d’un journaliste (théoriquement) ou d’un enseignant. Ces trois facteurs poussent non seulement les internautes à s’enfermer insidieusement dans un silo informationnel, tout en détruisant petit à petit la crédibilité des sources d’informations “officielles” dont la véracité est très souvent remise en question par le moteur de suggestion, qui a tendance à mettre en avant un avis opposé, ce dernier étant choisi en fonction de sa popularité, ce qui fait que bien souvent, cet avis est solidement argumenté, suffisament en tout cas pour faire perdre en crédibilité la source initiale.

En combinant ces mécanismes, Facebook est très largement responsable de ce que le gouvernement a qualifié un peu vite de “complotisme”, qui n’est guère que l’effondrement de la confiance envers la parole publique et journalistique, et la recherche par les internautes d’une “vérité” (ainsi que des égarements qui vont avec). Il pousse les internautes à s’informer plus en profondeur, ce qui a tendance à les enfermer également dans une communauté informationelle, notamment du fait que cette démarche là, cette fois ci, passe prioritairement par Google.

Google, lui, personnalise depuis 2009 les résultats de recherche. Concrètement, les news remontées par le moteur de recherche seront plutot issues de médias conservateurs si c’est votre opinion politique, ou libéraux si vous êtes dans cette approche du monde. Ainsi, Google met en place également un biais de conformation à travers la personnalisation qu’il propose.

La multiplication des sources d’information, qui est le résultat d’un effondrement de la barrière à l’entrée pour ce qui est de produire et de diffuser de l’information, ne fait qu’alimenter la machine, mais ne nous y trompons pas, le coupable est essentiellement à chercher dans les nouveaux intermédiaires entre les producteurs d’information et le public.

Quels sont les moyens à la disposition du politique pour faire à nouveau prévaloir les notions de majorité et d'intérêt général dans nos démocraties ? Quels décisions et autres événements pourraient leur redonner un sens concret ?

Maxime Tandonnet : La France et les autres grandes démocraties occidentales sont touchées par une perte de crédibilité de la parole politique. La politique donne le sentiment de s'éloigner toujours plus du réel pour devenir un exercice de communication et de manipulation de l'opinion, se limitant à des postures, des signaux et des polémiques stériles. Les dirigeants politiques commettent une erreur grossière en sous estimant le bon sens populaire. Les citoyens sentent quand on se moque d'eux. Or il est extrêmement difficile de gouverner dans un climat de défiance et d'impopularité, de coupure entre les élites et le peuple. Je ne vois aucune solution miracle mais il me semble que la première chose à faire est de tenter de rétablir la confiance en tenant un discours de vérité et de sérieux. Souvenons nous comme le quinquennat actuel a mal commencé avec une fuite éperdue dans l'anti-sarkozysme ! Il ne faut pas recommencer ce genre de dérive. Tout gouvernement responsable doit commencer par respecter les Français en ne leur cachant rien de la réalité et en s'attachant à l'action concrète et non à la communication. Puis, il faudra en revenir aux fondements de la démocratie en affirmant un principe clair : les politiques pour lesquelles une majorité aura été élue seront mises en oeuvre.  

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vangog
- 24/06/2016 - 21:53
Bon, maintenant que tout le monde est d'accord sur le diagnostic
on va peut-être pouvoir aborder les solutions, non? Il y a urgence pour la belle endormie qu'est la France!
Camtom
- 24/06/2016 - 16:42
Le mensonge est le pire des
Le mensonge est le pire des vices, il nique la confiance... Et quand la confiance est partie s'installe la méfiance... Lire l'excellent article d'Alexandre Del Valle du 24 juin! Comment pouvons nous leur faire confiance avec toutes les couleuvres qu'"ils" veulent nous faire avaler!
zouk
- 24/06/2016 - 11:22
France ingouvernable?
Non, son gouvernement est absolument incapable de proposer un projet mobilisateur. Les réseaux sociaux sont mondiaux, ils ne sont paralysants qu'en France.... pourquoi?